Catégorie : Auteurs
Dominique Douay

Présentation de Dominique Douay :
Dominique Douay, qui vit le jour en l’an 1944, compte parmi les plumes les plus singulières et les plus remarquables de notre littérature d’anticipation. Loin des récits de pure machinerie ou des épopées intersidérales si chères à la tradition anglo-saxonne, cet écrivain de grand talent s’attache plutôt à sonder les mystères insondables de l’esprit humain, les dédales incertains de la mémoire et les vertiges de la conscience.
C’est au cœur de la foisonnante décennie des années soixante-dix qu’il fit une entrée des plus éclatantes dans la République des lettres. Abandonnant un temps le droit et l’administration pour s’adonner pleinement aux vertiges de l’imaginaire, il sut très vite imposer une voix d’une originalité absolue. La critique savante salua fort à propos la profondeur de son inspiration, couronnant son œuvre en 1975 du grand prix de la Science-Fiction française pour son bouleversant récit intitulé « Thomas ».
Les presses de notre contrée nous ont également offert d’autres ouvrages frappés du sceau de son génie onirique, à l’instar de « L’Impasse-temps » et de « La Vie comme une course de chars à voile ». Dans ces pages, le romancier déploie une prose d’une indéniable poésie, tissant des intrigues où la perception du monde se fragmente et où les frontières entre la raison et l’illusion s’estompent inexorablement. Son œuvre s’inscrit ainsi dans la lignée d’une science-fiction spéculative et psychologique, fort prisée par les esthètes et les esprits avides de nouveauté.
En maniant avec maestria l’art du trouble et en questionnant sans relâche la trame même de nos réalités tangibles, cet auteur majuscule démontre avec éclat que le merveilleux scientifique hexagonal possède ses propres lettres de noblesse. Par son imagination exigeante et son style d’une grande distinction, Dominique Douay s’affirme incontestablement comme l’un des véritables orfèvres du récit étrange et conjectural.
Livres de Dominique Douay :
Intégrales :
- Deux vertiges (2023)
Brume de cendres (2016)
Car les temps changent (2014)
Cinq solutions pour en finir (1978)
Eclipse ou le printemps de Terre XII (1975)
L’échiquier de la création (1976)
L’impasse-temps (1980)
La fenêtre de Diane (2015)
La fin des temps, et après (1990)
La vie comme une course de chars à voile (1978)
Le monde est un théâtre (1982)
Le principe de l’oeuf (1980)
Rhino (1985)
Strates (1978)
Thomas (1975)
Pour en savoir plus sur Dominique Douay :
La page Wikipédia sur D. Douay
La page Noosfere sur D. Douay
La page isfdb de D. Douay
Michael Crichton

Présentation de Michael Crichton :
Michael Crichton, qui vit le jour au mois d’octobre de l’an 1942 dans la bouillonnante métropole de Chicago, s’est imposé comme l’un des maîtres incontestés du roman d’anticipation et du suspense scientifique. Avant de tenir la plume avec la maestria qu’on lui connaît, ce brillant esprit se destinait d’abord à l’art d’Esculape. Fort d’études rigoureuses à la prestigieuse faculté de médecine de Harvard, il composa ses premières œuvres sous le couvert de divers pseudonymes afin de subvenir à ses besoins estudiantins, jetant ainsi, dans l’ombre de l’anonymat, les fondations d’une carrière des plus prolifiques.
C’est en alliant son érudition médicale aux vertiges du merveilleux scientifique que cet écrivain de talent trouva sa véritable voie. Dès la fin de la décennie soixante, il connut un triomphe retentissant avec « La Variété Andromède », un récit haletant relatant la lutte désespérée de savants contre un terrible bacille d’origine extraterrestre. Par ce coup d’éclat, il forgea véritablement un genre nouveau, où la rigueur implacable des faits scientifiques nourrit une intrigue d’une redoutable efficacité.
Loin de se cantonner aux seules joies de l’imprimerie, ce grand architecte de l’angoisse moderne s’illustra également avec brio dans l’art du cinématographe, écrivant et réalisant d’ingénieuses bandes sur pellicule telles que l’inquiétant « Mondwest », où de terrifiants automates se rebellent contre leurs créateurs. Toutefois, c’est indubitablement avec son chef-d’œuvre « Jurassic Park » qu’il subjugua plus tard les foules du monde entier. Dans cette fresque d’une audace folle, le romancier imagine la résurrection de sauriens antédiluviens par les prodiges redoutables de la manipulation génétique, offrant au public une réflexion vertigineuse sur les périls qui guettent une humanité jouant aux apprentis sorciers.
Romancier visionnaire et conteur hors pair, Michael Crichton a su captiver son siècle avec une prose d’une précision clinique. En sondant les limites de notre savoir et les dérives tragiques du progrès technique, cet auteur majuscule a offert à la littérature d’évasion ses lettres de noblesse, démontrant magistralement que la science, lorsqu’elle est dépourvue de sagesse, enfante immanquablement les plus fascinants des cauchemars.
Livres de Michael Crichton :
Andromède :
- La variété Andromède (1969)
- La menace Andromède (2019)
Jurassic Park :
- Jurassic Park (1990)
- Le monde perdu (1995)
Congo (1980)
Dent de dinosaure (2017)
Eruption (2024)
Etat d’urgence (2004)
Extrême urgence (1968)
Harcèlement (1993)
L’homme terminal (1972)
La proie (2002)
Les mangeurs de morts (1976)
Micro (2011)
Next (2006)
Pirates (2009)
Prisonniers du temps (1999)
Soleil levant (1992)
Sphère (1987)
Turbulences (1996)
Un train d’or pour la Crimée (1975)
Voyages (1988)
Zéro cool (1969)
Pour en savoir plus sur Michael Crichton :
La page Wikipédia sur M. Crichton
La page Noosfere sur M. Crichton
La page isfdb de M. Crichton
Audrey Niffenegger

Présentation de Audrey Niffenegger :
Audrey Niffenegger, qui vit le jour au mois de juin de l’an 1963 dans la bourgade de South Haven, au cœur de l’État du Michigan, est une femme de lettres et une artiste d’outre-Atlantique dont le talent singulier a su envoûter un très vaste public. Avant de s’abandonner aux joies de l’écriture romanesque, ce brillant esprit s’illustra d’abord dans les beaux-arts. Formée à la rigueur des arts plastiques, elle mania le pinceau, le crayon et la pointe sèche avec une maestria reconnue, allant jusqu’à enseigner l’art du livre et de la gravure au sein de prestigieux établissements de la grande métropole de Chicago.
C’est au carrefour de ces arts visuels et de la littérature qu’elle trouva sa véritable voie. Cet exceptionnel écrivain fit une entrée des plus retentissantes dans la République des lettres au tournant de notre époque avec son premier ouvrage, brillamment traduit dans nos contrées sous le titre « Le Temps n’est rien ». L’auteur y tisse, avec une délicatesse d’âme peu commune, les amours tragiques et contrariées d’un homme affligé d’un mal extraordinaire qui le projette malgré lui à travers les couloirs du temps, et de sa douce épouse, inexorablement condamnée à l’attendre. Par ce chef-d’œuvre, elle sut marier les vertiges de l’anticipation scientifique aux frémissements les plus intimes du roman sentimental.
Loin de se reposer sur les lauriers d’un triomphe international qui vit d’ailleurs son récit adapté pour le cinématographe, elle poursuivit son labeur avec une exigence intacte. Elle offrit ainsi aux presses d’autres récits tout aussi mystérieux, à l’instar des « Jumelles de Highgate », où se répondent avec une habileté diabolique les fantômes du passé et les lourds secrets de famille, s’inscrivant là dans la plus pure et noble tradition du fantastique de mœurs. N’oubliant jamais ses premières amours, elle compose également d’étonnants romans graphiques, où le verbe et l’image s’épousent dans une parfaite harmonie.
Par la grâce d’une prose élégante, teintée d’une douce mélancolie et portée par une imagination sans bornes, Audrey Niffenegger a su s’imposer comme une figure de proue des lettres anglo-saxonnes. Ce formidable romancier démontre avec brio que la littérature d’évasion, lorsqu’elle est trempée à l’encre des véritables drames humains, possède cet indicible pouvoir de toucher les cœurs et d’élever l’esprit.
Livres de Audrey Niffenegger :
De toute éternité (2004)
Le temps n’est rien (2003)
Les jumelles de Highgate (2009)
Pour en savoir plus sur Audrey Niffenegger :
La page Wikipédia sur A. Niffenegger
La page Noosfere sur A. Niffenegger
La page isfdb de A. Niffenegger
Robert Charles Wilson

Présentation de Robert Charles Wilson :
Robert Charles Wilson, qui vit le jour en l’année 1953 sous le chaud soleil de la Californie avant d’élire domicile et patrie d’adoption dans les vastes étendues du Canada, s’est imposé au fil des décennies comme l’un des orfèvres les plus remarquables de la littérature d’anticipation contemporaine. Dès son plus jeune âge, ce brillant esprit se passionna pour les mystères insondables du cosmos et les vertiges de la science, forgeant ainsi les prémices d’une œuvre magistrale appelée à marquer durablement son époque.
Loin des récits d’aventures spatiales échevelées et de la froideur technique, cet homme de lettres a su élever la science-fiction à une hauteur d’âme tout à fait inaccoutumée. Son art subtil réside en cette alchimie singulière qui marie l’audace des spéculations scientifiques aux frémissements les plus intimes de la psyché humaine. Dans des ouvrages d’excellente facture tels que « Darwinia » ou « Les Chronolithes », couronnés par les plus nobles cénacles littéraires, il excelle à brosser le portrait d’hommes et de femmes ordinaires, soudainement confrontés à des bouleversements temporels ou à des anomalies cosmiques qui dépassent l’entendement.
Toutefois, c’est indéniablement avec son chef-d’œuvre, « Spin », paru à l’aube de notre nouveau millénaire et fort justement récompensé du prestigieux prix Hugo, que Robert Charles Wilson conquit définitivement les lauriers de la gloire. Dans cette fresque vertigineuse, il imagine avec une redoutable acuité une Terre subitement emprisonnée dans une membrane ténébreuse, à l’abri de laquelle le temps s’écoule à une lenteur désespérante tandis que le reste de l’univers vieillit à un rythme effréné. Par le truchement de ce récit crépusculaire, le romancier sonde avec une infinie mélancolie les affres de notre condition de mortels face à l’immensité insaisissable de la création.
Ce grand architecte de l’imaginaire, par la grâce d’une prose empreinte de poésie, d’une douce nostalgie et d’une rare élégance, a ainsi offert au merveilleux scientifique quelques-unes de ses pages les plus poignantes. Robert Charles Wilson demeure ce veilleur attentif, démontrant magistralement, livre après livre, que la littérature spéculative, lorsqu’elle est portée par un humanisme aussi vibrant, constitue un miroir inestimable pour contempler nos propres fragilités et la beauté tragique de notre destinée.
Livres de Robert Charles Wilson :
Spin :
Intégrales :
A travers le temps (1991)
Ange mémoire (1987)
BIOS (1999)
Blind lake (2003)
Darwinia (1998)
Julian (2009)
La cabane de l’aiguilleur (1986)
La cité du futur (2016)
La possédée de Shawonabe (1980)
Le vaisseau des voyageurs (1992)
Les affinités (2015)
Les chronolites (2001)
Les derniers jours du paradis (2013)
Les fils du vent (1989)
Les perséides (2010)
Mysterium (1994)
Vice versa (1990)
Pour en savoir plus sur Robert Charles Wilson :
La page Wikipédia sur R. C. Wilson
La page Noosfere sur R. C. Wilson
La page isfdb de R. C. Wilson
Jodi Taylor

Présentation de Jodi Taylor :
Jodi Taylor, native de la cité de Bristol outre-Manche, figure assurément parmi les plumes les plus réjouissantes que le Royaume-Uni ait pu nous offrir dans le domaine des littératures de l’imaginaire. Avant de consacrer pleinement son existence au noble sacerdoce des lettres, cette femme d’esprit œuvra de longues années durant au sein de l’administration du comté du Yorkshire du Nord, veillant avec un soin scrupuleux sur les bibliothèques locales. Ce fut là, à n’en point douter, qu’elle put nourrir son insatiable curiosité pour les vieux grimoires et les méandres de l’Histoire humaine.
Romancière d’un talent tout à fait singulier, elle prit d’abord le parti de la plus grande indépendance pour livrer au monde son premier manuscrit, avant que des éditeurs clairvoyants, frappés par son succès d’estime, ne s’emparent de son œuvre. C’est ainsi que vit le jour le formidable cycle romanesque intitulé « Les Chroniques de St Mary », brillamment inauguré par le récit « Un monde après l’autre ». L’auteur s’y amuse, avec une verve toute britannique, à conter les périlleuses péripéties d’un institut de recherche pour le moins atypique. Ses savants historiens n’y étudient point le passé au travers de chartes poussiéreuses, mais s’y projettent physiquement pour observer les grands événements in situ, bien qu’ils refusent catégoriquement, avec la plus grande véhémence, l’étiquette fantaisiste de voyageurs du temps.
Loin de la stricte austérité académique, la prose de Jodi Taylor s’inscrit dans la grande tradition de la littérature d’évasion. Elle mêle avec allégresse un humour féroce et irrésistible, de nobles sentiments romanesques et de frénétiques scènes d’action qui n’auraient sans doute pas déplu aux illustres maîtres du feuilleton. Par son refus des convenances pesantes, cet exceptionnel écrivain a su bâtir un univers foisonnant dont on ne compte plus aujourd’hui le nombre de volumes, s’assurant par-delà les frontières les suffrages enthousiastes d’un très vaste public.
Par son regard espiègle sur nos annales et son indéniable maîtrise du rebondissement fantastique, Jodi Taylor aura su redonner au merveilleux historique ses lettres de noblesse. Elle démontre avec éclat, livre après livre, qu’il demeure possible de bousculer les genres établis et d’explorer les paradoxes temporels tout en divertissant l’esprit avec la plus grande des vivacités.
Livres de Jodi Taylor :
La police du temps :
- La police du temps (2020)
- Les temps changent (2020)
Les chroniques de St Mary :
- Au commencement (2015)
- Un monde après l’autre (2013)
- D’écho en échos (2013)
- Une seconde chance (2015)
- Une trace dans le temps (2015)
- Hier ou jamais (2015)
- En cas de problème (2015)
- Petits arrangements avec l’histoire (2015)
- Le reste appartient à l’histoire (2016)
- Jusqu’à la fin et au-delà (2017)
- Haut les coeurs ! (2019)
- Préparez-vous au pire (2020)
- Autre temps autre lieu (2021)
- De catastrophe en catastrophe (2022)
- Le bien, le mal et l’histoire (2023)
Pour en savoir plus sur Jodi Taylor :
La page Wikipédia sur J. Taylor
La page Noosfere sur J. Taylor
La page isfdb de J. Taylor
Ken Grimwood

Présentation de Ken Grimwood :
Kenneth Milton Grimwood, qui vit le jour à l’aube du printemps de l’année 1944 dans la lointaine contrée de l’Alabama, plus précisément en la bourgade de Dothan, compte parmi les plumes les plus attachantes et singulières des littératures de l’imaginaire d’outre-Atlantique. Avant d’embrasser pleinement la noble carrière des lettres, cet esprit curieux, qui avait fait ses humanités au célèbre collège de Bard, s’illustra de longues années durant sur les ondes hertziennes, officiant comme journaliste et directeur de l’information radiophonique dans la bouillonnante métropole de Los Angeles.
S’il se fit d’abord la main avec quelques ouvrages d’excellente facture, usant même à l’occasion du pseudonyme d’Alan Cochran pour s’essayer à d’autres genres, c’est indubitablement avec la parution de son chef-d’œuvre, « Replay », dans la seconde moitié des années quatre-vingt, qu’il s’attira les faveurs d’un vaste public et les prestigieux suffrages de la critique, glanant notamment l’illustre prix World Fantasy. Dans ce récit vertigineux, Ken Grimwood s’empare avec une habileté diabolique d’un vieux rêve de l’humanité : celui de l’éternel retour et de la seconde chance. En narrant les pérégrinations du sieur Jeff Winston, foudroyé par une crise cardiaque à l’âge mûr pour s’éveiller à nouveau dans son corps d’étudiant des années soixante, conservant par devers lui la prescience de l’avenir, l’auteur brosse une fresque bouleversante sur le regret, les caprices du destin et la quête éperdue de sens.
Loin des froides spéculations de la science-fiction technicienne, la prose de ce romancier se distingue par une humanité vibrante. En mêlant habilement les concepts métaphysiques aux interrogations existentielles de nos sociétés modernes, il sut instiller dans ses fictions une inébranlable soif de vivre, comme en témoigne également son ouvrage « Into the Deep », formidable plaidoyer écologique s’intéressant à la sagacité des cétacés.
La destinée, hélas souvent prompte aux ironies tragiques, voulut que ce brillant conteur connût une fin funestement semblable à celle du héros qui fit sa gloire. Ken Grimwood fut en effet prématurément emporté par un mal de cœur, à l’orée de l’été 2003, dans la douceur de Santa Barbara, alors même qu’il s’attelait, dit-on, à rédiger une suite à son grand œuvre. Par la grâce de sa plume poétique et mélancolique, il nous lègue un de ces romans rares qui ne cessent de hanter les mémoires, démontrant avec éclat que le récit d’anticipation possède toute la noblesse requise pour sonder les tourments et les grandeurs de l’âme humaine.
Livres de Ken Grimwood :
Replay (1986)
Pour en savoir plus sur Ken Grimwood :
La page Wikipédia sur K. Grimwood
La page Noosfere sur K. Grimwood
La page isfdb de K. Grimwood
Elsa Triolet

Présentation de Elsa Triolet :
Elsa Triolet, née Ella Kagan sous les cieux rigoureux de la Russie en l’année 1896, s’impose comme l’une des figures majeures de notre République des lettres. Issue de l’intelligentsia moscovite, cette femme d’esprit et de conviction quitta sa terre natale dans les tourments qui suivirent la Révolution pour finalement choisir la France comme patrie de cœur. Sa rencontre fulgurante avec le poète Louis Aragon, à l’orée des années trente, scella l’union d’un des couples les plus mythiques du paysage intellectuel de notre siècle.
D’abord muse, elle ne tarda point à affirmer sa propre voix de romancière avec un brio remarquable. Lorsque l’ombre de l’Occupation s’abattit sur notre pays, Elsa Triolet ne céda rien à la résignation. Authentique patriote, elle s’engagea dans la clandestinité et contribua activement à l’aventure des « Lettres françaises ». Son admirable recueil, « Le Premier Accroc coûte deux cents francs », bouleversant témoignage de ces heures sombres, lui valut d’ailleurs l’insigne honneur d’être la première femme couronnée par le prestigieux prix Goncourt à la Libération.
Animée par une conscience politique aiguë et une profonde inquiétude face aux dérives de notre époque, cette éminente femme de lettres n’hésita point à explorer de nouvelles voies romanesques. Il convient à ce titre d’évoquer son roman prophétique, « Le Cheval roux ou les Intentions humaines », paru au début des années cinquante. Par ce récit d’une étonnante audace, teinté d’une angoissante anticipation, elle brosse le tableau glaçant d’une humanité menacée de destruction par le péril atomique. S’éloignant du strict réalisme militant, le grand écrivain s’y empare de la force du mythe pour livrer une réflexion vertigineuse sur la folie scientifique et la précarité de notre civilisation à l’ère de la guerre froide.
Elsa Triolet nous a quitté en l’année 1970, dans la quiétude de son moulin de Villeneuve. Par la grâce de son verbe et la noblesse de ses engagements, Elsa Triolet laisse à la postérité une œuvre magistrale. Elle aura démontré, avec la fougue qui caractérise les grandes consciences, que la littérature est une arme redoutable lorsqu’elle se fait le miroir des espérances et des terreurs de la condition humaine.
Livres de Elsa Triolet :
L’âge de nylon :
- Roses à crédit (1959)
- Luna-Park (1959)
- L’âme (1963)
Le cheval blanc (1943)
Le cheval roux (1953)
Le rossignol se tait à l’aube (1970)
Pour en savoir plus sur Elsa Triolet :
La page Wikipédia sur E. Triolet
La page Noosfere sur E. Triolet
La page isfdb de E. Triolet
Terry Goodkind

Présentation de Terry Goodkind :
Terry Goodkind, natif d’Omaha dans les lointaines plaines du Nebraska où il vit le jour au tout début de l’année 1948, figure parmi les romanciers les plus singuliers qu’ait portés la littérature d’imagination d’outre-Atlantique. Avant d’embrasser la noble carrière des lettres, cet homme aux talents multiples se consacra avec passion à l’ébénisterie et aux beaux-arts, façonnant la matière bien avant de sculpter les mots. Il convient de souligner la grande force d’âme avec laquelle il dut surmonter un trouble tenace de la lecture — la dyslexie — pour forger, sur le tard, une œuvre écrite d’une ampleur peu commune.
S’il est un titre de gloire qui consacre la réputation de cet auteur, c’est assurément la vaste fresque romanesque intitulée « L’Épée de vérité », débutée au milieu des années quatre-vingt-dix. En entamant ce grand cycle par le fulgurant récit que fut « La Première Leçon du sorcier », Terry Goodkind offrit au genre du merveilleux héroïque une gravité et une rudesse parfois insoupçonnées. Les amateurs de récits d’évasion y découvrirent, fascinés, les pérégrinations du vaillant Richard Cypher et de la mystérieuse Kahlan Amnell, emportés dans un tourbillon d’intrigues politiques, de conflits fratricides et de magie.
Toutefois, réduire le travail de ce prosateur à un simple divertissement serait une grave méprise, car sa plume se fit toujours l’écho de ses convictions les plus intimes. Profondément marqué par les thèses de sa compatriote Ayn Rand, Terry Goodkind n’eut de cesse de tisser, en filigrane de ses épopées, un plaidoyer vibrant pour l’objectivisme. Ses romans se muent bien souvent en de véritables tribunes morales exaltant la liberté individuelle, la primauté de la raison et le refus viscéral des tyrannies, s’éloignant des chemins convenus du merveilleux pour épouser la forme exigeante du conte philosophique.
Ce créateur prolifique, dont la verve sut captiver des millions de lecteurs par-delà les océans, nous a tristement quittés à l’automne de l’année 2020. Par son refus du cynisme et sa défense acharnée de la volonté humaine, Terry Goodkind laisse à la postérité une œuvre magistrale. Il aura prouvé, avec la flamme qui caractérise les grands conteurs, que les littératures de l’imaginaire demeurent un vecteur de premier ordre pour sonder l’âme et exalter la grandeur de l’esprit humain.
Livres de Terry Goodkind :
L’épée de vérité :
- Dette d’os (1998)
- La première inquisitrice (2012)
- La première leçon du sorcier (1994)
- La pierre des larmes (1995)
- Le sang de la déchirure (1996)
- Le temple des vents (1997)
- L’âme du feu (1999)
- La foi des réprouvés (2000)
- Les piliers de la création (2001)
- L’empire des vaincus (2003)
- La chaîne de flammes (2005)
- Le fantôme du souvenir (2006)
- L’ombre d’une inquisitrice (2007)
- La machine à présages (2011)
- Le troisième royaume (2013)
- Le crépuscule des prophéties (2014)
- Le coeur de la guerre (2015)
Les chroniques de Nicci :
- La maîtresse de la mort (2017)
- Le linceul de l’éternité (2017)
- Le siège de pierre (2018)
- Coeur de glace noire (2020)
Les enfants de d’Hara :
- L’homme griffonné (2019)
- Les carnassiers de la haine (2019)
- Le désert des supplices (2019)
- Le serment d’un voyant (2019)
- Dans les ténèbres (2020)
Intégrales :
La fille sur la lune (2018)
La loi des neuf (2009)
Le peuple-ciel (2019)
Les sanctuaires du mal (2016)
Pour en savoir plus sur Terry Goodkind :
La page Wikipédia sur T. Goodkind
La page Noosfere sur T. Goodkind
La page isfdb de T. Goodkind
Marc « Ayerdhal » Soulier

Présentation de Marc « Ayerdhal » Soulier :
Marc Soulier, qui offrit à la République des lettres ses plus belles pages sous le singulier pseudonyme d’Ayerdhal, vit le jour au cœur de l’hiver de l’année 1959 dans la vénérable cité des Gaules, à Lyon. Figure frondeuse et éminemment engagée, cet artisan d’une littérature de conjecture audacieuse s’est imposé comme l’une des plumes les plus acérées de l’anticipation francophone, portant haut les couleurs d’une science-fiction farouchement politique et sociale.
Avant de se consacrer corps et âme à l’écriture, ce jeune homme à l’esprit résolument libertaire connut mille vies, tâtant de divers labeurs avec la fougue de ceux qui refusent de se laisser entraver par les carcans d’une société par trop conformiste. C’est à l’aube de sa trentaine que son grand œuvre romanesque éclot véritablement, révélant aux amateurs d’évasion un univers d’une densité étourdissante. Dès ses premiers écrits, et plus particulièrement avec la vaste fresque de « La Bohème et l’Ivraie », Ayerdhal témoigna d’une maîtrise éclatante de l’opéra cosmique, ce genre d’ordinaire si prisé des auteurs d’outre-Atlantique, qu’il sut réinventer avec une élégance et une impertinence toutes françaises.
Animé par un indéfectible idéal humaniste et une profonde conscience des luttes populaires, notre prosateur n’eut de cesse, au travers de romans remarqués tels que « Demain, une oasis » ou l’étonnante « Balade choréïale », d’explorer les affres du pouvoir, les méfaits de l’impérialisme et les nécessités de l’écologie. Fuyant les froides démonstrations d’une anticipation purement technicienne, il privilégia toujours les sciences de l’homme, tissant des intrigues où la sociologie, la politique et la génétique viennent éclairer les tourments des sociétés futures. D’aucuns se rappelleront d’ailleurs avec admiration sa fructueuse collaboration avec son confrère Jean-Claude Dunyach pour le magistral ouvrage « Étoiles mourantes », maintes fois couronné de prestigieux lauriers.
Toutefois, brosser le portrait de cet homme d’exception serait incomplet sans évoquer son ardent militantisme au quotidien. Authentique syndicaliste de la plume, il fut l’infatigable héraut du collectif « Le Droit du Serf », bataillant avec une verve sans pareille et une noble obstination pour la dignité et les droits d’auteur de ses camarades écrivains, n’hésitant jamais à croiser le fer avec les grandes puissances éditoriales.
Hélas, ce créateur foisonnant et défenseur farouche des justes causes nous fut ravi bien trop tôt, à l’automne de l’année 2015, en la ville de Bruxelles, terrassé par une cruelle maladie. Par la noblesse de ses engagements et la flamboyance de sa prose, Ayerdhal aura démontré de manière éclatante que la littérature d’imagination, loin de n’être qu’un simple divertissement, constitue un formidable instrument d’émancipation et de réflexion sur les grands bouleversements de notre temps.
Livres de Marc « Ayerdhal » Soulier :
Cybione :
- Cybione (1992)
- Polytan (1994)
- Keelsom, Jahnaïc (2001)
- L’oeil du Spad (2003)
Cycle du Daym :
- L’histrion (1993)
- Sexomorphoses (1994)
La bohème et l’ivraie :
- Ylvain, rêve de vie (1990)
- Made, concerto pour Salmen et Bohême (1990)
- La Naïa, hors limites (1990)
- Ely, l’esprit miroir (1990)
Le chant du Drille :
- Le syndrome des baleines (1992)
- Le mystère Lyphine (1992)
Mytale :
- Promesse d’Ille (1991)
- Honneur de chasse (1991)
- Le choix du Ksin (1991)
Intégrales :
- Le chant du Drille (1992)
Balade choreïale (1994)
Bastards 1 (2014)
Bastards 2 (2014)
Demain, une oasis (1991)
Etoiles mourantes (1999)
Genèses (1996)
L’homme aux semelles de foudre (1999)
La troisième lame (2013)
Parleur ou les chroniques d’un rêve enclavé (1997)
Rainbow warriors (2013)
Résurgences (2010)
Scintillements (2016)
Transparences (2004)
Pour en savoir plus sur Marc « Ayerdhal » Soulier :
La page Wikipédia sur Ayerdhal
La page Noosfere sur Ayerdhal
La page isfdb de Ayerdhal
Pierre Bordage

Vous ne savez pas par quel livre commencer ? Consultez notre guide complet.
Par où commencer avec Pierre Bordage ?
Présentation de Pierre Bordage :
Pierre Bordage, qui vit le jour au cœur de l’hiver de l’année 1955 dans la paisible bourgade de La Réorthe, au creux du bocage vendéen, s’impose sans conteste comme l’un des conteurs les plus vigoureux et majestueux de notre littérature de conjecture. Dès sa prime jeunesse, son esprit fut façonné par les rigueurs et les méditations du petit séminaire ; cette éducation classique et théologique jeta dans son âme les germes d’une profonde quête spirituelle, bien avant qu’il ne rejoignît les bancs de la faculté de lettres de Nantes.
Animé d’une inextinguible soif de découvertes, ce jeune homme épris de liberté entreprit, dans le sillage de sa génération, de vastes périples vers les lointaines contrées de l’Orient, et tout particulièrement aux Indes. Ce voyage initiatique, véritable confrontation avec les sagesses millénaires et le dénuement humain, allait marquer son imaginaire d’une empreinte indélébile, insufflant à sa plume un humanisme vibrant et un refus viscéral des tyrannies de toute nature.
Après avoir éprouvé les rudesses de divers métiers, c’est armé d’une verve foisonnante et d’un souffle épique peu commun que Pierre Bordage vint bouleverser le paysage des lettres d’anticipation francophones. Ses lecteurs gardent un souvenir ému de sa fresque cosmique magistrale, « Les Guerriers du silence ». Par ce récit d’une rare ampleur, notre prosateur tourne le dos à la science-fiction glaciale et purement technicienne pour embrasser l’épopée humaine, politique et mystique. Fuyant le manichéisme, il dépeint la lutte poignante d’hommes et de femmes ordinaires dressés contre l’écrasante machinerie d’un empire totalitaire.
Fort des suffrages d’un public passionné, il poursuivit son œuvre avec une régularité de métronome, livrant des chefs-d’œuvre tels que le cycle de « Wang », véritable plaidoyer contre les murs et les ségrégations qui morcellent la société des hommes, ou encore de troublantes réécritures des grands mythes fondateurs. Par son talent inné de feuilletoniste et la générosité de sa prose, Pierre Bordage démontre avec éclat que la littérature d’évasion, loin d’être un vain divertissement, demeure un prisme merveilleux et indispensable pour sonder la noblesse et les tourments de la condition humaine.
Livres de Pierre Bordage :
Abzalon :
Arkane :
- La désolation (2017)
- La résurrection (2018)
Gigante :
- Au nom du père (2013)
- Au nom du fils (2013)
Griots célestes :
- Qui-vient-du-bruit (2002)
- Le dragon aux plumes de sang (2003)
Jean et Clara :
- Ceux qui sauront (2008)
- Ceux qui rêvent (2010)
- Ceux qui osent (2012)
L’enjomineur :
La fraternité du Panca :
- Frère Ewen (2007)
- Soeur Ynolde (2008)
- Frère Kalkin (2010)
- Soeur Onden (2011)
- Frère Elthor (2012)
Les derniers hommes :
- Le peuple de l’eau (2000)
- Le cinquième ange (2000)
- Les légions de l’apocalypse (2000)
- Les chemins du secret (2000)
- Les douze tribus (2000)
- Le dernier jugement (2000)
Les guerriers du silence :
- Le pacte (2012)
- Les guerriers du silence (1993)
- Terra mater (1994)
- La citadelle hyponéros (1995)
Les prophéties :
- L’évangile du serpent (2001)
- L’ange de l’abîme (2003)
- Les chemins de Damas (2005)
Métro Paris 2033 :
- Rive gauche (2020)
- Rive droite (2021)
- Cité (2022)
Rohel le conquérant :
- Cycle de dame Asmine d’Alba (1999)
- Cycle de Lucifal (1999)
- Cycle de Saphyr (2000)
Wang :
- Les portes d’occident (1996)
- Les aigles d’orient (1997)
Intégrales :
Atlantis (1998)
Chroniques des ombres 1 (2013)
Chroniques des ombres 2 (2013)
Dernières nouvelles de la Terre… (2010)
Graines d’immortels (1999)
Hier je vous donnerai de mes nouvelles (2016)
InKARMAtions (2019)
Kaena, la prophétie (2003)
L’arcane sans nom (2011)
L’arche de mère (2025)
La porte des remparts sublimes – tome 1 (2023)
Le dixième vaisseau (2022)
Le feu de Dieu (2009)
Les dames blanches (2015)
Les fables de l’Humpur (1999)
Ma main à couper (1999)
Mission M’Other (2011)
Mort d’un clone (2012)
Nouvelle vie (2004)
Nouvelles vagues (2025)
Porteurs d’âmes (2007)
Résonances (2015)
Sang mentir (2020)
Tout sur le zéro (2017)
Pour en savoir plus sur Pierre Bordage :
La page Wikipédia sur P. Bordage
La page Noosfere sur P. Bordage
La page isfdb de P. Bordage