Catégorie : Auteurs
Sylviane Corgiat

Présentation de Sylviane Corgiat :
Née en 1955, Sylviane Corgiat possède de multiples cordes à son arc, s’illustrant tout autant dans la littérature pour la jeunesse que dans le scénario de bandes dessinées. Toutefois, il convient d’insister tout particulièrement sur sa fort belle contribution au domaine de l’anticipation et de la science-fiction, genre qui acquiert enfin, en ces années, la respectabilité qu’il mérite.
C’est notamment dans les années quatre-vingt que Sylviane Corgiat va marquer le merveilleux-scientifique de son empreinte, bien souvent en unissant sa plume à celle de Bruno Lecigne. Ensemble, ils ont su tisser des trames d’une belle complexité, lorgnant vers des horizons où la technologie et l’étrange se disputent l’âme humaine. L’on se doit de citer leur maître-ouvrage, Le Rêveur de chats, qui a su séduire les critiques les plus exigeants au point de se voir décerner, en 1984, le prestigieux Grand Prix de la science-fiction française (connu aujourd’hui sous le vocable de Grand Prix de l’Imaginaire).
Son œuvre de science-fiction, souvent publiée dans des collections populaires mais exigeantes, se distingue par une approche psychologique très fine et des univers subtilement décalés. Loin des simples joutes spatiales ou des monstres de carton-pâte, Sylviane Corgiat utilise la conjecture scientifique et les mondes parallèles pour interroger les fêlures intimes de ses personnages. On lui doit également des ouvrages tout à fait remarquables au sein de la fameuse collection « Anticipation » du Fleuve Noir, qui a tant fait pour la diffusion du genre dans nos contrées.
Par sa capacité à marier l’évasion intergalactique ou fantastique avec une véritable exigence d’écriture, Sylviane Corgiat se pose indiscutablement comme l’une des plumes majeures de la science-fiction hexagonale de la fin du vingtième siècle.
Livres de Sylviane Corgiat :
Jeu de la trame :
- Le rêve et l’assassin (1986)
- L’araignée (1987)
- Le souffle de cristal (1987)
- Le masque d’écailles (1988)
Intégrales :
Immolations (1987)
Immolations 2 (1988)
Le programme Troisième Guerre Mondiale (1986)
Pour en savoir plus sur Sylviane Corgiat :
La page Wikipédia sur S. Corgiat
La page Noosfere sur S. Corgiat
La page isfdb de S. Corgiat
Gérard Delteil

Présentation de Gérard Delteil :
Né à Paris en l’an 1939, alors que l’Europe s’apprêtait à basculer dans les affres du second conflit mondial, Gérard Delteil est de ces plumes acérées qui ne sauraient se satisfaire de la simple distraction. Avant de se lancer à corps perdu dans la littérature, notre homme fit ses classes dans la presse, embrassant la noble profession de journaliste, ce qui, sans nul doute, forgea son regard critique sur les soubresauts de notre époque moderne.
Si la critique littéraire s’attarde volontiers sur ses intrigues policières, elle occulte trop souvent l’immense contribution de Gérard Delteil au genre merveilleux-scientifique de notre époque. Avant même que la science-fiction française ne conquière ses lettres de noblesse dans de luxueuses reliures, c’est dans les collections populaires, à l’instar du fameux « Fleuve Noir Anticipation », que notre romancier a su forger des univers d’une redoutable acuité.
Sous la plume de ce citoyen engagé, l’avenir n’est point peuplé de futiles astronefs ou de créatures de pacotille, mais sert de loupe grossissante aux tares de notre civilisation. Dans les années 1970 — et Dieu sait que les décennies quatre-vingt et quatre-vingt-dix lui donneront raison —, Gérard Delteil multiplie les récits où le progrès scientifique se retourne inexorablement contre l’homme. On se délectera de lire ou de relire des pièces maîtresses telles que Transfert (1986), où la manipulation des esprits et des corps prend une dimension glaçante, ou encore La Septième Griffe de Togor et Hors-jeu, toutes deux parues en 1987, qui démontrent un indéniable talent de feuilletoniste intergalactique mâtiné de satire sociale.
Comment, par ailleurs, ne pas frémir à l’évocation de Tchernobagne (1989) ? Dans cet ouvrage prémonitoire, l’auteur, nourri par son expérience de journaliste, s’empare des balbutiements de la catastrophe nucléaire pour dépeindre une humanité exsangue, broyée par des technocraties sans visage. La science-fiction de Gérard Delteil s’inscrit dans la grande tradition de la dystopie : âpre, politique, farouchement anti-impérialiste. Le capitalisme sauvage et la numérisation croissante du monde s’y voient passés au vitriol de son imagination. Ses dystopies, parfois teintées de la tendance « cyberpunk » chère aux Anglo-Saxons, n’ont rien à envier aux plus illustres maîtres américains.
Véritable franc-tireur des lettres, il a su utiliser le récit d’anticipation comme un formidable outil de subversion et de conscientisation politique, prouvant, s’il en était encore besoin, que la littérature de science-fiction peut être aussi divertissante que profondément subversive.
Livres de Gérard Delteil :
Balles de charité (1990)
Bugs (1999)
Chili incarné (1996)
Gombo (2009)
Hors jeu (1987)
KZ – retour vers l’enfer (1987)
L’inondation (2004)
La confiance règne (1991)
La nuit de l’Apagon (1995)
La septième griffe de Togor (1987)
Le nouveau crime de l’Orient-Express (1985)
Les années rouge et noir (2014)
Les écoeurés (2019)
Les pillards de Bagdad (2003)
Mort d’un satrape rouge (1995)
Pièces détachées (1992)
Spéculator (2010)
Tchernobagne (1989)
Transfert (1986)
Pour en savoir plus sur Gérard Delteil :
La page Wikipédia sur G. Delteil
La page Noosfere sur G. Delteil
La page isfdb de G. Delteil
Robert James Sawyer

Présentation de Robert James Sawyer :
Né le 29 avril 1960 dans la bonne ville d’Ottawa, Robert James Sawyer s’est imposé, au fil des décennies, comme la figure de proue de la science-fiction canadienne d’expression anglaise. S’il n’était encore qu’un jeune homme à l’aube de nos chères années soixante-dix, il a su, depuis lors, bâtir une œuvre d’une rigueur et d’une intelligence rares, se rattachant à ce que les exégètes anglo-saxons nomment la « hard science-fiction », ou science-fiction dure.
Ancien journaliste, notre romancier a conservé de sa première profession un goût immodéré pour la recherche documentaire et la vraisemblance. Chez lui, point de fantaisie échevelée ou de vaisseaux filant à travers le cosmos sans le moindre souci des sacro-saintes lois de la physique ! Robert James Sawyer bâtit ses récits sur de solides fondations scientifiques, explorant avec une remarquable érudition des domaines aussi pointus que la paléontologie (passion qu’il distille dans son fameux cycle du Quintaglio), la physique quantique, l’informatique ou la théorie de l’évolution.
Il serait impardonnable de ne point citer quelques-uns de ses hauts faits littéraires, qui lui ont valu de glaner les plus prestigieuses récompenses de l’autre côté de l’Atlantique. Son roman L’Expérience terminale, couronné par le grand prix Nebula en 1995, sonde avec une rare sagacité la question de l’âme humaine à l’aune de l’informatique balbutiante. Comment ne pas évoquer également son brillant roman Hominids (récipiendaire du prix Hugo en 2003), qui nous ouvre les portes d’un univers parallèle où les Néandertaliens ont supplanté notre propre espèce ? L’on mentionnera enfin Flashforward (1999), dont l’intrigue saisissante — l’humanité entière plongeant dans une syncope de quelques minutes pour entrevoir son avenir — a d’ailleurs connu les honneurs d’une transposition sur le petit écran.
Par-delà la pure spéculation technique, l’œuvre de Robert James Sawyer s’illustre par un profond et sincère humanisme. L’auteur se plaît à confronter la froide rationalité scientifique aux plus profonds questionnements philosophiques, éthiques et religieux, interrogeant sans relâche la nature de la conscience et la place de l’homme dans le vaste univers.
Livres de Robert James Sawyer :
Singularité :
Calculating God (2000)
Dernière chance pour l’humanité (1998)
Expérience terminale (1995)
Flash Forward (1999)
Mutations (1997)
Rollback (2007)
Starplex (1996)
Un procès pour les étoiles (1997)
Pour en savoir plus sur Robert James Sawyer :
La page Wikipédia sur R. J. Sawyer
La page Noosfere sur R. J. Sawyer
La page isfdb de R. J. Sawyer
Jean-Michel Dagory

Présentation de Jean-Michel Dagory :
Né au sortir du dernier grand conflit mondial, le 24 avril 1946, Jean-Michel Dagory présenta d’abord toutes les dispositions pour embrasser une carrière des plus classiques. Passé par les bancs prestigieux de l’École des Hautes Études Commerciales (HEC), il fit ses premières armes dans le lancement de produits, un univers fort éloigné des muses. Fort heureusement pour notre édification, l’homme ne tarda point à rompre les amarres avec ce milieu prosaïque pour s’abandonner au théâtre de rue, au mime et à l’animation, fondant notamment le Théâtre du Bilboquet.
Mais c’est assurément dans l’exercice exigeant de la littérature que ce tempérament bouillonnant trouve sa plus belle expression. Si Jean-Michel Dagory s’est illustré dans le roman noir, inaugurant sa carrière de romancier en 1982 par le biais de son ouvrage « À la recherche du sang perdu », il a su s’élever avec une remarquable acuité vers les sphères vertigineuses de la littérature d’imagination. Les amateurs d’anticipation – et je sais que vous en êtes ! – conservent un souvenir ému de son incursion majeure dans le domaine de la science-fiction avec « Quand souvenirs revenir, nous souffrir et mourir », paru en 1986. Dans cet ouvrage, dont le titre seul résonne comme une funeste complainte, l’écrivain déploie une vision du futur pleine d’aspérités et de mélancolie, prouvant qu’il possède ce « fameux » sens de l’émerveillement et de la prospective propre aux grands faiseurs de mythes modernes.
Cet artisan des mots ne se contente d’ailleurs pas du confort ouaté de son cabinet de travail. Son approche de l’écriture s’apparente parfois à l’authentique performance. L’on se souviendra avec un amusement teinté de respect de cette étonnante gageure, tenue en 1997 : s’enfermer à la vue de tous, durant vingt-quatre heures d’horloge, à l’intérieur d’une bulle de plastique au beau milieu d’une station du métropolitain parisien, avec pour seul dessein d’y accoucher d’un roman, qui prit finalement le titre fort à propos de « Polar sous la ville ».
Notons enfin que l’homme, poussé par son amour de la scène, a souvent prêté ses traits au cinématographe, accomplissant un honnête travail de comédien dans de nombreuses œuvres de notre temps (Le Péril jeune, La Belle Verte…). Néanmoins, c’est bien son encre, et particulièrement celle qui dessine les contours d’avenirs incertains, qui marque le plus durablement les esprits.
Livres de Jean-Michel Dagory :
Quand souvenirs revenir, nous souffrir et mourir (1986)
Pour en savoir plus sur Jean-Michel Dagory :
La page Wikipédia sur J.-M. Dagory
La page Noosfere sur J.-M. Dagory
La page isfdb de J.-M. Dagory
Vladimir « Daridjana » Bodiansky

Présentation de Vladimir « Daridjana » Bodiansky :
Né à Paris en l’an 1929 et mort en 2018, il porta avec élégance le même prénom que son illustre père, le célèbre ingénieur et architecte d’origine russe Vladimir Bodiansky. Avant de tremper sa plume dans l’encrier, notre homme fut un authentique artisan de l’ombre au sein du septième art. Il œuvra en effet de longues années durant comme assistant réalisateur et directeur de production, fréquentant assidûment les plateaux de tournage et côtoyant les grands noms du cinéma. Toutefois, le démon des lettres finit par le rattraper. Vladimir Bodiansky est un écrivain à part entière, dont l’œuvre embrassa des horizons bien plus vastes.
Son nom figure d’ailleurs en bonne place dans le registre du roman policier et du roman d’aventures historiques. Il fut l’un des contributeurs de la fameuse collection « Le Poulpe », véritable vivier de la littérature noire à la française, et l’on se souviendra avec un plaisir non dissimulé de ses ouvrages parus chez Denoël, tels La Clef des ombres ou encore Les Chevauchées du capitaine de Betz (1994), où il ressuscite la France de la Restauration avec un panache et une verve dignes d’un feuilletoniste du siècle passé.
Il a également prêté son indéniable talent à la littérature pour la jeunesse, prouvant par là même la grande souplesse de son esprit. Ainsi, loin de n’être que l’artisan d’un facétieux canular éditorial, Vladimir Bodiansky se révèle être un homme de lettres complet, un raconteur d’histoires qui sut manier le mystère, le suspense et l’aventure avec une maîtrise tout à fait louable.
Livres de Vladimir « Daridjana » Bodiansky :
Roulette russe (1985)
Pour en savoir plus sur Vladimir « Daridjana » Bodiansky :
La page Wikipédia sur Daridjana
La page Noosfere sur Daridjana
La page isfdb de Daridjana
Robert L. Forward
Présentation de Robert L. Forward :
Né en l’an 1932 sous les cieux de l’État de New York, Robert L. Forward ne fut point, de prime abord, un homme de lettres, mais un éminent physicien. Docteur de l’Université du Maryland, il œuvra de longues et fructueuses décennies au sein des laboratoires de recherche de la firme Hughes Aircraft. Ses travaux sur la détection des ondes gravitationnelles et ses concepts vertigineux touchant à la propulsion spatiale – l’on songe notamment à ses études fort avant-gardistes sur les voiles solaires et l’antimatière – lui valurent la juste estime de ses pairs au sein de la communauté scientifique.
Cependant, mû par le désir de partager ses spéculations théoriques avec le commun des mortels, Robert L. Forward choisit de franchir les lisières de l’anticipation littéraire. Il s’imposa très vite comme l’un des chantres incontestés de ce que les exégètes anglo-saxons nomment la hard science-fiction, cette littérature de l’imaginaire où la plus stricte vraisemblance scientifique se doit de régir le récit.
Son véritable coup d’éclat, qui assura sa renommée dans nos contrées, fut sans conteste la publication de L’Œuf du Dragon (en langue originale, Dragon’s Egg). Dans cet ouvrage d’une vertigineuse ingéniosité, le professeur Forward nous invite à suivre l’évolution accélérée des cheelas, de fascinantes créatures de la taille d’un grain de sésame, vivant, bataillant et philosophant à la surface d’une étoile à neutrons où la gravité écraserait tout entendement. Mieux qu’aucun autre, il a su allier l’aridité de l’astrophysique à un véritable souffle merveilleux, transformant une leçon de mécanique céleste en une fresque romanesque des plus palpitantes.
Cet artisan infatigable des lettres et des sciences nous a également gratifiés d’autres récits d’envergure, tel que Le Vol de la Libellule (Rocheworld), toujours ciselés avec cette même minutie de géomètre. L’homme s’est hélas éteint à l’orée de notre siècle, en l’an 2002, laissant derrière lui une œuvre où la froide beauté des mathématiques épouse magistralement les vertiges de la spéculation futuriste.
Livres de Robert L. Forward :
Rocheworld :
- Le vol de la libellule (1984)
- tomes suivants non traduits
L’oeuf du dragon (1980)
Pour en savoir plus sur Robert L. Forward :
La page Wikipédia sur R. L. Forward
La page Noosfere sur R. L. Forward
La page isfdb de R. L. Forward
Ambrose Bierce

Présentation de Ambrose Bierce :
Né en 1842 dans une bourgade de l’Ohio au sein d’une fratrie des plus nombreuses, Ambrose Bierce fut, avant que d’être un maître de l’étrange, un homme d’action. Il s’engagea, dans la fleur de l’âge, au sein des troupes de l’Union lors de la terrible guerre de Sécession. Il prit part aux batailles les plus effroyables du conflit, telles celles de Shiloh ou de Chickamauga. L’horreur des charniers et l’absurdité sanglante des carnages auxquels il assista, couronnées par une fort grave blessure à la tête lors du siège de Kennesaw Mountain, forgèrent en lui un pessimisme insondable. Son âme en demeura meurtrie à jamais, lui inspirant une vision de la condition humaine dénuée de la moindre illusion.
Rendu à la vie civile, il se fixa sous les cieux cléments de San Francisco où il entama une carrière de plumitif et de chroniqueur. Il s’y imposa rapidement comme un pamphlétaire d’une redoutable férocité. Son esprit caustique, sa verve impitoyable et son intransigeance morale lui valurent d’ailleurs le sobriquet fort à propos de Bitter Bierce (Bierce l’Amer). L’on redoutait sa plume dans toute la baie de Californie, tant il excellait à disséquer les hypocrisies de ses contemporains avec la précision clinique d’un chirurgien.
Toutefois, c’est par son œuvre de fiction que Ambrose Bierce a conquis l’immortalité littéraire. Héritier spirituel de l’illustre Edgar Allan Poe, il fut un nouvelliste d’un noir génie. Ses récits macabres et cruels, compilés dans des recueils tels que Au cœur de la vie, mettent en scène des destins broyés par une mécanique implacable, où la mort se plaît à tromper les vivants. Comment, en effet, ne pas frissonner à la lecture du célèbre conte Ce qu’il se passa sur le pont de Owl Creek ? Par-delà son talent pour le fantastique, il convient de saluer bien bas son magistral Dictionnaire du Diable, un lexique d’aphorismes d’un cynisme étincelant, où l’humour noir le dispute à la lucidité la plus glaçante.
La fin de son existence, véritable sommet de théâtralité romanesque, acheva de sceller son mythe. À l’automne 1913, alors qu’il avait allègrement franchi le cap des soixante-dix printemps, le vieil écrivain, las de ses semblables, fit ses malles et chevaucha vers le sud pour observer les tumultes de la révolution mexicaine, rejoignant les armées de Pancho Villa. Il s’évapora purement et simplement dans les brumes de l’Histoire au tournant de l’année 1914, ne laissant derrière lui qu’un insondable mystère et un silence définitif, épitaphe rêvée pour ce grand contempteur du genre humain.
Livres de Ambrose Bierce :
Traductions de Mais-Encore.fr :
A la dérive (1874)
Contes noirs (1991)
De telles choses sont-elles possibles ? (1994)
Epigrammes (1911)
Fables fantastiques (1995)
Histoires macabres et flegmatiques de la Guerre de Sécession (2020)
L’étranger (1909)
La fille du bourreau (1986)
Le club des parenticides (2007)
Le dictionnaire du diable (1906)
Le Maître de Moxon (1910)
Les fables de Zambri (2013)
Morts violentes (1957)
Un diagnostic de la mort (1901)
Pour en savoir plus sur Ambrose Bierce :
La page Wikipédia sur A. Bierce
La page Noosfere sur A. Bierce
La page isfdb de A. Bierce
Stan Nicholls

Présentation de Stan Nicholls :
Né au cœur de Londres en l’an 1949, Stan Nicholls s’est longtemps illustré dans les coulisses du monde de l’édition avant de franchir le Rubicon de la création romanesque. Ce polygraphe d’une rare érudition a en effet prêté sa plume, en qualité de journaliste, à de fort nombreuses revues de presse écrite, tout en exerçant ses talents d’anthologiste et de gérant de librairie. L’on rapporte d’ailleurs qu’il fut l’un des pionniers dans la diffusion de la science-fiction et du fantastique dans la capitale britannique, bien avant que ces genres ne connaissent les faveurs du grand public.
Si Stan Nicholls a enfanté une œuvre abondante, comprenant d’honorables novellisations et des séries pour la jeunesse, son nom demeure indéfectiblement lié, pour la postérité, à un véritable coup de maître. C’est avec la parution de sa fameuse trilogie des Orcs (Orcs: First Blood dans la langue de Shakespeare) qu’il a littéralement renversé l’échiquier de la fantasy épique !
Jusqu’alors, voyez-vous, la tradition voulue par l’illustre professeur Tolkien et ses épigones reléguait ces créatures verdâtres et belliqueuses au simple rang de chair à canon, suppôts d’un Mal absolu et dénués d’épaisseur. Avec une audace et un panache qu’il convient de saluer, Stan Nicholls a pris le parti de nous faire vivre l’épopée à travers les yeux de ces reîtres grognards, en suivant les pérégrinations sanglantes de la troupe des Renards de Sang, farouchement commandée par le capitaine Stryke. Sous sa plume alerte, le manichéisme habituel vole en éclats : les humains s’y révèlent d’une cupidité et d’une cruauté effroyables, destructeurs de l’équilibre naturel, tandis que nos fiers orcs font montre d’un sens de l’honneur, d’une loyauté et d’une camaraderie quasi chevaleresques.
Cette œuvre de fort belle facture, traduite dans de multiples idiomes, a connu un formidable retentissement – notamment dans nos contrées grâce au discernement de ses éditeurs français – et a définitivement assis la notoriété de l’auteur en tant que maître conteur.
Livres de Stan Nicholls :
Les chroniques de Nightshade :
- Le grimoire des ombres (1996)
- L’ombre du sorcier (1997)
- L’invasion des ombres (1998)
Orcs :
- La compagnie de la foudre (1999)
- La légion du tonnerre (1999)
- Les guerriers de la tempête (2000)
Revanche des Orcs :
- Armes de destruction magique (2008)
- L’armée des ombres (2009)
- Inferno (2011)
Vif-Argent :
- L’éveil du Vif-Argent (2003)
- Le zénith du Vif-Argent (2004)
- Le crépuscule du Vif-Argent (2006)
Intégrales :
- L’intégrale
- Les chroniques de Nightshade (2008)
- Orcs (2001)
Pour en savoir plus sur Stan Nicholls :
La page Wikipédia sur S. Nicholls
La page Noosfere sur S. Nicholls
La page isfdb de S. Nicholls
Michel Robert

Présentation de Michel Robert :
Né en 1964, Michel Robert s’est imposé comme l’un des feuilletonistes les plus vigoureux de notre littérature de l’imaginaire, explorant avec une maestria indéniable les contrées sauvages de ce que les Anglo-Saxons nomment l’heroic fantasy – cette épopée fantastique où le fracas de l’acier le dispute aux sortilèges les plus ténébreux.
C’est sous l’égide de courageux éditeurs, à l’instar des éditions Mnémos, Pocket et Fleuve Noir, que l’auteur a bâti sa réputation. Sa plume, d’une redoutable efficacité, s’est illustrée de la plus éclatante des manières à travers sa grande saga, L’Agent des ombres. Dans ce cycle romanesque de fort belle ampleur, l’on suit les pérégrinations tumultueuses et sanglantes de Cellendhyll de Cortavar, un guerrier au destin tragique, ange du chaos et maître d’armes d’une redoutable dextérité. Loin des bluettes éthérées ou de la merveille innocente, Michel Robert tisse une trame résolument adulte, où les intrigues de cour, l’âpreté des combats et le cynisme de ses protagonistes rappellent les heures les plus sombres du roman de cape et d’épée, mâtinées d’une magie impitoyable.
Ce ton singulier, alliant un rythme effréné à une crudité assumée dans la description des affrontements, est devenu la véritable marque de fabrique du romancier. Michel Robert ne s’est d’ailleurs pas cantonné à cette seule fresque, puisqu’il a également ravi les amateurs du genre avec d’autres récits d’envergure, tels que le diptyque de La Fille des clans ou le fort original Baleine. Dans chacune de ces œuvres, l’on retrouve ce même souffle épique et cette passion indéfectible pour les personnages entiers, rebelles et indomptables.
Par son labeur acharné et son indéniable talent de conteur, Michel Robert a su se forger une place de choix dans le panthéon des lettres fantastiques françaises, prouvant que la littérature d’évasion pouvait fort bien s’accommoder de la noirceur et de la fureur des passions humaines.
Livres de Michel Robert :
Fille des clans :
- Balafrée (2010)
- Revanche de sang (2014)
L’agent des ombres :
- L’ange du chaos (2004)
- Coeur de Loki (2005)
- Sang-pitié (2006)
- Hors-destin (2007)
- Belle de mort (2007)
- Guerrier des lunes (2011)
- Chiens de guerre (2012)
- Ange et Loki (2013)
- Ruisseaux de sang (2016)
- Destin brisé (2023)
La Malerune :
- Les armes des Garamont (1998)
- Le dire des Sylfes (2003)
- La belle arcane (2004)
Largo Callahan :
Gheritarish, les terres de sang (2009)
Pour en savoir plus sur Michel Robert :
La page Wikipédia sur M. Robert
La page Noosfere sur M. Robert
La page isfdb de M. Robert
Ed McDonald

Présentation de Ed McDonald :
S’il est un trait qui distingue ce romancier, c’est bien la solide érudition qui sous-tend ses architectures merveilleuses. Ed McDonald a, en effet, fréquenté avec assiduité les bancs de l’université de Birmingham puis du Birkbeck College de Londres, s’y imprégnant d’histoire antique, d’archéologie et de l’étude méticuleuse du Moyen Âge. Toutefois, loin de demeurer un simple rat de bibliothèque, notre homme, qui dispense par ailleurs son savoir en tant que professeur d’université dans la capitale britannique, joint volontiers le geste à la parole. Il pratique assidûment les arts martiaux historiques, croisant le fer à la rapière ou à l’épée longue ! Cette singulière inclination pour l’escrime confère d’ailleurs à ses scènes d’affrontement une crudité, un fracas et un réalisme viscéral que l’on rencontre trop rarement dans la littérature d’évasion.
C’est avec Blackwing (traduit sous le titre La Marque du corbeau), fulgurant premier volet d’une trilogie du même nom, que Ed McDonald a su conquérir les suffrages des amateurs d’une fantasy à l’atmosphère poisseuse et résolument crépusculaire. Dans cet univers d’une âpreté peu commune, où les vestiges d’une technologie arcanique côtoient de sinistres entités démoniaques, l’auteur déploie une prose incisive et sans concession. L’on y suit les pérégrinations âpres d’un protagoniste désabusé au cœur d’une contrée dévastée, récit qui se prolonge avec le même brio dans Le Cri du corbeau et La Chute du corbeau.
Ed McDonald, artisan infatigable du frisson épique, ne s’est pas arrêté en si bon chemin, puisqu’il a plus récemment entrepris de nous captiver avec un tout nouveau cycle romanesque, « Les Chroniques de Redwinter », entamé avec La Fille de Redwinter. Il y explore, avec la même maestria et un sens toujours très aigu du tragique, les funestes destins liés au royaume des ombres.
Partageant aujourd’hui sa paisible existence londonienne avec sa compagne, l’estimée romancière Catriona Ward, il continue de tisser, pour notre plus grand plaisir, les fils de ses sombres tapisseries.
Livres de Ed McDonald :
Blackwing :
- La marque du corbeau (2017)
- Le cri du corbeau (2018)
- La chute du corbeau (2019)
Intégrales :
Pour en savoir plus sur Ed McDonald :
La page Wikipédia sur E. McDonald
La page Noosfere sur E. McDonald
La page isfdb de E. McDonald