Catégorie : Livres

 

Les prêtres-rois de Gor par John Norman

Fiche de Les prêtres-rois de Gor

Titre : Les prêtres-rois de Gor (Tome 3 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : John Norman
Date de parution : 1968
Traduction : B. Martin
Editeur : J’ai lu

Première page de Les prêtres-rois de Gor

« LA FOIRE D’EN’KARA

Moi, Tarl Cabot, originaire de la Terre, je suis un homme que connaissent les Prêtres-Rois de Gor.

C’est vers la fin du mois d’En’Kara de l’année 11 117 de la fondation de la Cité d’Ar que j’arrivai au Palais des PrêtresRois, dans les Monts Sardar, sur la planète Gor, l’Anti-Terre. J’étais parvenu quatre jours auparavant, à dos de tarn, au pied de la gigantesque palissade noire qui enclôt les terrifiantes Sardar, ces sombres montagnes couronnées de glace, consacrées aux Prêtres-Rois, interdites aux hommes, aux mortels, à toute créature de chair et de sang.

Je dessellai et libérai mon tarn, gigantesque monture semblable à un faucon; car il ne pourrait pas m’accompagner dans les Sardar. Il avait une fois tenté de me faire franchir la palissade en direction des Monts, mais jamais plus je ne me risquerais à un tel vol. L’oiseau avait été pris dans le réseau invisible protégeant les Prêtres-Rois, réseau d’où »

Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les Prêtres-Rois de Gor. »

Le banni de Gor par John Norman

Fiche de Le banni de Gor

Titre : Le banni de Gor (Tome 2 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : John Norman
Date de parution : 1967
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : J’ai lu

Première page de Le banni de Gor

« UN MOT SUR LE MANUSCRIT

Mon bon ami Harrison Smith, jeune avocat de son état, m’a récemment fait passer un second manuscrit, censé provenir du fameux Tarl Cabot. C’est à sa demande que je soumets ce second document, comme je l’avais fait pour le premier, à l’attention d’un éditeur. Cependant, et à cause des nombreuses critiques et demandes engendrées par le premier manuscrit, Le Tarnier de Gor – certaines personnes prétendant être en possession de documents confirmant l’existence de l’Antichton, d’autres revendiquant la paternité du manuscrit -, j’ai cette fois eu le dessus sur Smith en obtenant de lui qu’il écrive quelques lignes en guise de préface à ce deuxième témoignage, précisant clairement son rôle dans toute cette histoire et nous en disant un peu plus sur ce Tarl Cabot, que je n’ai jamais eu le privilège de rencontrer en personne. »

Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Le banni de Gor. »

Le tarnier de Gor par John Norman

Fiche de Le tarnier de Gor

Titre : Le tarnier de Gor (Tome 1 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : John Norman
Date de parution : 1966
Traduction : A. Rosenblum
Editeur : J’ai lu

Première page de Le tarnier de Gor

« UNE POIGNÉE DE TERRE

Je m’appelle Tarl Cabot. Mon nom de famille passe pour venir du patronyme italien Caboto, raccourci au xve siècle. Cependant, que je sache, je n’ai aucun lien avec l’explorateur vénitien qui porta la bannière de Henry VII dans le Nouveau Monde. Cette parenté semble improbable pour bon nombre de raisons, parmi lesquelles le fait que les gens de ma famille étaient de simples commerçants de Bristol, au teint clair et couronnés d’un flamboiement de cheveux du roux le plus agressif. Néanmoins, ces coïncidences -même si elles ne sont que géographiques – ont laissé leur marque dans les traditions familiales : notre petite revanche sur les registres et l’arithmétique d’une existence mesurée en pièces de draps vendues. J’aime à penser qu’il y avait peut-être un Cabot à Bristol, un des nôtres, pour regarder notre homonyme italien lever l’ancre à l’aube du 2 mai 1497. »

Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Le tarnier de Gor. »

Mirage par Francis Paul Wilson et Matthew John Costello

Fiche de Mirage

Titre : Mirage
Auteur : Francis Paul Wilson et Matthew John Costello
Date de parution : 1996
Traduction : I. Troine
Editeur : Pocket

Première page de Mirage

« Julia pénétra en trombe dans son bureau.
— Pourriez-vous écouter mon répondeur, s’il vous plaît ?
Elle était encore en retard, mais cela n’avait rien d’étonnant : le département n’employait que six personnes pour effectuer le travail de douze.
— C’est déjà fait, répondit Cindy en lui tendant une feuille de papier.
Julia parcourut du regard les messages écrits à la main. Il n’y avait rien de très important ni de très urgent. Elle pourrait rappeler ses correspondants plus tard dans la journée, voire le lendemain.
Ses yeux se posèrent sur la dernière ligne : Téléphonez à votre oncle Ethan de toute urgence. Cindy s’était trompée en écrivant le nom d’Eathan, mais tout le monde commettait la même erreur. Julia ne reconnut pas l’indicatif international du numéro qui suivait. D’habitude, c’était le 44 de l’Angleterre. Eathan se trouvait peut-être en vacances… »

Extrait de : F. P. Wilson et M. J. Costello. « Mirage. »

Liens de sang par Francis Paul Wilson

Fiche de Liens de sang

Titre : Liens de sang
Auteur : Francis Paul Wilson
Date de parution : 1991
Traduction : J. Guiod
Editeur : France Loisirs

Première page de Liens de sang

« MERCREDI 4 FÉVRIER – 0 h 45

Ce fut une soirée des plus banales, elle devint complètement dingue. Une folie qui n’avait pas un instant effleuré l’esprit d’Ed Bannion lorsqu’il avait invité son frère cadet à le rejoindre à New York.
Phil avait pris sa Lincoln pour venir de Tinton Falls, dans le New Jersey, et Ed l’avait retrouvé dans un parking du centre ville. Pas pour une occasion particulière, seulement pour garder le contact. Ils avaient commencé par la partie sud de Manhattan pour remonter par étapes vers le nord : apéritif au Airplane de SoHo, pièce de théâtre d’avant-garde à Kips Bay, crevettes à la sauce verte au El Quijote de Chelsea, tout cela pour finir par un dernier verre au Oak Bar du Plaza. »

Extrait de : F. P. Wilson. « Liens de sang. »

Le tery par Francis Paul Wilson

Fiche de Le tery

Titre : Le tery
Auteur : Francis Paul Wilson
Date de parution : 1973
Traduction : P. Sabathé
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le tery

« LES phrases chantaient dans sa tête comme une litanie, revenant sans cesse, lui interdisant toute autre pensée.
 
Une pleine planète de chrétiens
C’est trop beau pour être vrai
Plus cruelle sera la déception.

 
Mais il n’y croyait pas vraiment. Une partie seulement de son esprit se refusait à espérer. Chaque nouveau pas qu’il faisait en direction de la chapelle accroissait la sourde excitation qu’il sentait monter en lui depuis son arrivée sur la planète.
La Fédération l’avait découverte peu de temps auparavant. Sa colonie initiale s’était divisée pour donner le jour à deux civilisations d’importance inégale. Isolés sur leur grande île, les Doués – ou quelque chose comme ça – avaient refusé tout échange avec le reste de l’humanité. »

Extrait de : F. P. Wilson. « Le Tery. »

La forteresse noire par Francis Paul Wilson

Fiche de La forteresse noire

Titre : La forteresse noire
Auteur : Francis Paul Wilson
Date de parution : 1981
Traduction : J. Guiod
Editeur : Fleuve noir

Première page de La forteresse noire

« VARSOVIE, POLOGNE
Lundi 28 avril 1941 – 8 heures 15
 
Un an et demi plus tôt, il y avait eu un autre nom sur la porte, un nom polonais, et puis aussi un titre et le nom d’un département ou d’un bureau du gouvernement polonais. Mais la Pologne n’appartenait plus à ses habitants, et le nom avait été grossièrement effacé à grands coups de peinture noire. Erich Kaempffer fit halte devant la porte et tenta de se souvenir du nom. Pas vraiment par intérêt, plutôt pour faire travailler sa mémoire. Une plaque d’acajou dissimulait les traînées noirâtres mais quelques taches apparaissaient encore çà et là. Des mots y étaient inscrits :

SS-Oberführer W. Hossbach
RSHA ― Division de la Race et du Repeuplement
District de Varsovie
 
Il chercha à se tranquilliser. Que pouvait bien lui vouloir Hossbach ? Pourquoi cette convocation matinale ? Il se reprochait de réagir de la sorte mais aucun membre de la SS, quelle que fût sa position, pas même un officier à l’ascension aussi rapide que la sienne, ne pouvait être appelé à se rendre « sur-le-champ » au bureau de son supérieur sans éprouver une légère appréhension. »

Extrait de : F. P. Wilson. « La forteresse noire. »

Sur les ailes du cauchemar par Lisa Tuttle

Fiche de Sur les ailes du cauchemar

Titre : Sur les ailes du cauchemar
Auteur : Lisa Tuttle
Date de parution : 1992
Traduction : N. Serval
Editeur : Denoël

Sommaire de Sur les ailes du cauchemar

  • Sur les ailes du cauchemar
  • Sans regrets
  • Affaire de peau
  • Le champ de pierres
  • Le cabinet des esprits
  • Lézard du désir
  • La colonisation d’Edwin Beal
  • Des maris
  • Le coeur d’une mère : une véridique histoire d’ours
  • L’autre chambre
  • Un bout de corde
  • En pièces détachées
  • Souvenirs du corps

Première page de Sur les ailes du cauchemar

« Le crépuscule, l’heure bleue… Depuis le balcon de son sixième étage, Tess O’Neal contemplait l’étendue incertaine des banlieues de La Nouvelle-Orléans, un ensemble confus d’arbres verts et de maisons multicolores où les premiers feux du soir scintillaient comme des joyaux. Ce moment de la journée lui inspirait une douce mélancolie, un sentiment nostalgique d’ordinaire agréable. Mais pas ce jour-là. Pour une fois, elle regrettait d’être seule devant le soir.
Gordon avait reporté leur rendez-vous. Ce n’était pas une catastrophe – il avait promis qu’ils passeraient le dimanche ensemble – mais Tess s’était inquiétée de ce changement de programme, et elle l’avait pressé de questions.
« Quelque chose ne va pas ? »
Il avait hésité, peut-être surpris de la vivacité de sa réaction. « Mais non… Jude avait des projets, et  »

Extrait de : L. Tuttle. « Sur les ailes du cauchemar. »

Le vieux M. Boudreaux par Lisa Tuttle

Fiche de Le vieux M. Boudreaux

Titre : Le vieux M. Boudreaux
Auteur : Lisa Tuttle
Date de parution : 2011
Traduction : M. Fazi
Editeur : Dystopia

Première page de Le vieux M. Boudreaux

« Certaines choses sont éternelles, pas les sentiments.
Alors que j’étais d’humeur taciturne durant la traversée de l’Atlantique, ressassant des idées noires, je me détendis une fois revenue sur la terre ferme. Autour de moi, les gens parlaient espagnol ou anglais au lieu du français, et les cadences familières de l’accent texan me renvoyèrent à ma petite enfance. Je me sentais curieusement à mon aise dans le décor pourtant impersonnel de l’aéroport et, quand je quittai l’air conditionné et que la touffeur de Houston me lécha la peau, j’eus l’impression de retrouver le giron maternel. Pour la première fois depuis que j’avais appris que ma mère était condamnée, j’acceptai simplement la nouvelle. Après  »

Extrait de : L. Tuttle. « Le vieux M. Boudreaux. »

Gabriel par Lisa Tuttle

Fiche de Gabriel

Titre : Gabriel
Auteur : Lisa Tuttle
Date de parution : 1987
Traduction : N. Serval
Editeur : Denoël

Première page de Gabriel

« Il avait hérité sa longue chevelure aile-de-corbeau d’un arrière-grand-père indien. De sa grand-mère galloise, il disait tenir son talent et ses yeux bleus. La silhouette fine et nerveuse était celle de son père. Son caractère emporté et colérique lui était strictement personnel, je pense, comme les cicatrices de sa main gauche, comme sa mort violente et prématurée.
Il s’appelait Gabriel Archer et avait été mon mari durant onze mois. Il était mort à vingt-trois ans, à quelques jours de mon dix-neuvième anniversaire. Dix ans plus tard presque jour pour jour, il était revenu me hanter.
À dire vrai, il ne m’avait jamais laissée en paix. Mais avec le temps, la douleur s’était atténuée et le souvenir de notre brève union me paraissait aussi lointain que mon enfance. »

Extrait de : L. Tuttle. « Gabriel. »