Catégorie : Livres

 

Les épées de Lankhmar par Fritz Leiber

Fiche de Les épées de Lankhmar

Titre : Les épées de Lankhmar (Tome 5 sur 7 – Cycle des épées)
Auteur : Fritz Leiber
Date de parution : 1968
Traduction : J. de Tersac
Editeur : True Gods Edition

Première page de Les épées de Lankhmar

« -Il semble que nous soyons attendus, dit le petit homme en se dirigeant vers la porte qui s’ouvrait dans la muraille ancienne, haute et massive.
Comme par hasard, sa main reposait mollement sur la poignée de la longue épée flexible qu’il portait au côté.
— Comment peux-tu, à plus d’une portée de flèche… l’interrompit son compagnon qui, lui, était nettement plus grand. Ah, je le vois, je vois Bashabeck avec son foulard orange. Il est aussi visible qu’une putain en plein milieu d’une église ! Et là où se trouve Bashabeck, on est certain de rencontrer ses hommes de main ! Tu aurais dû garder le montant de tes cotisations pour la Guilde des Voleurs !
— Ce ne sont pas tellement les cotisations qui m’ennuient, dit le petit. Après le dernier boulot, cela m’est complètement sorti de la tête qu’il fallait par- »

Extrait de : F. Leiber. « Le Cycle des Épées – Les Épées de Lankhmar. »

Epées et sorciers par Fritz Leiber

Fiche d’Epées et sorciers

Titre : Epées et sorciers (Tome 4 sur 7 – Cycle des épées)
Auteur : Fritz Leiber
Date de parution : 1968
Traduction : J. de Tersac
Editeur : True Gods Edition

Sommaire d’Epées et sorciers

  • Dans la tente de la sorcière
  • Le quai des étoiles
  • Les deux voleurs de Lankhmar
  • Les seigneurs de Quarmall

Première page de Dans la tente de la sorcière

« La vieille sorcière se pencha sur le brasier dont les volutes de fumée grise se mêlaient à ses mèches noires tombant en désordre. À la lueur des flammes, son visage semblait noir, raviné, sale, osseux, semblable aux racines tordues qui s’échappent de la souche noire d’un pommier abattu par la foudre. Depuis un demi-siècle, la chaleur et la fumée du brasier toujours alimenté en essences diverses et odorantes avaient boucané sa peau, l’avaient noircie, craquelée, durcie, au point qu’elle avait l’air d’un vieux morceau de lard de Mingolie.
Par ses narines évasées, par sa bouche distordue où l’on apercevait quelques dents noirâtres dressées comme de vieilles souches pourries sur le champ gris de sa langue, elle inhalait et rejetait la fumée tour à tour. »

Extrait de : F. Leiber. « Le cycle des épées – Epées et Sorciers. »

Epées et brumes par Fritz Leiber

Fiche d’Epées et brumes

Titre : Epées et brumes (Tome 3 sur 7 – Cycle des épées)
Auteur : Fritz Leiber
Date de parution : 1968
Traduction : J. de Tersac
Editeur : True Gods Edition

Sommaire d’Epées et brumes

  • Le nuage de haine
  • Jours maigres dans Lankhmar
  • La mer est leur maîtresse
  • Quand le roi de la mer est au loin
  • Le mauvais chemin
  • Le jeu de l’initié

Première page de Le nuage de haine

« Les tambours résonnaient sur un rythme lancinant, des lumières rouges vacillaient, de façon hypnotique, dans le sous-sol du Temple des Haines, où étaient agenouillés cinq mille fidèles en haillons, qui s’humiliaient et se frappaient extatiquement le front contre le carrelage froid et rugueux, tombant peu à peu en transe et saisis par un venin humain.
Le roulement des tambours était sourd. On n’entendait que chuchotements et grondements. Tous ces bruits se mêlaient à une diabolique vibration qui menaçait de secouer la ville et le pays de Lankhmar, et même tout l’univers de Nehwon.
Depuis de nombreuses lunes, Lankhmar était en paix ; et les haines devenaient de plus en plus violentes. En outre, cette nuit même, en plein centre de la ville, la noblesse en toges noires de Lankhmar célébrait dans la joie, dans le bruit des festins et des bals, les fiançailles de la fille du Suzerain avec le  »

Extrait de : F. Leiber. « Le cycle des épées – Epées et Brumes. »

Epées et mort par Fritz Leiber

Fiche d’Epées et mort

Titre : Epées et mort (Tome 2 sur 7 – Cycle des épées)
Auteur : Fritz Leiber
Date de parution : 1970
Traduction : J. Parsons
Editeur : True Gods Edition

Sommaire d’Epées et mort

  • La boucle est bouclée
  • Les bijoux dans la forêt
  • La maison des voleurs
  • Le rivage désolé
  • La tour qui hurle
  • Le pays qui coule
  • Sept prêtres noirs
  • Des serres dans la nuit
  • Le prix de l’oubli
  • Le bazar du bizarre

Première page de La boucle est bouclée

« U n grand guerrier armé d’une épée et un autre, petit, sortaient par la porte du Marais de Lankhmar et suivaient la Chaussée de Pierre en direction de l’est. Ils marchaient à grandes enjambées ; c’étaient des jeunes gens par la fraîcheur de leur teint et la souplesse de leur démarche, des hommes par leur expression de profonde douleur et de résolution inexorable.
Les gardes somnolents en cuirasses d’acier bruni ne leur posèrent pas de questions. Il fallait être fou ou stupide pour quitter de son plein gré la plus grande cité du Monde de Nehwon, spécialement à l’aube et à pied. De plus, ils paraissaient l’un et l’autre extrêmement dangereux.
Au-dessus de leurs têtes, le ciel était rose vif, comme le bord frangé de bulles d’un grand gobelet de cristal plein de vin rouge mousseux fait pour le  »

Extrait de : F. Leiber. « Le Cycle des Épées – Épées et mort. »

Epées et démons par Fritz Leiber

Fiche d’Epées et démons

Titre : Epées et démons (Tome 1 sur 7 – Cycle des épées)
Auteur : Fritz Leiber
Date de parution : 1970
Traduction : J. Parsons
Editeur : True Gods Edition

Sommaire d’Epées et démons

  • Les femmes des neiges
  • Le rituel profané
  • Mauvaise rencontre à Lankhmar

Première page de Les femmes des neiges

« À  la Carre Glacée, au milieu de l’hiver, les femmes du Clan des Neiges menaient aux hommes une guerre froide. Elles marchaient péniblement, fantomatiques, vêtues des plus blanches de leurs fourrures, presque invisibles sur le fond de neige fraîche, toujours par groupes et sans hommes, silencieuses ou sifflant tout au plus comme des ombres furieuses. Elles évitaient la Salle des Dieux avec ses arbres-colonnes, ses murs de lanières de cuir entrelacées et son toit majestueux d’aiguilles de pin.
Elles se réunissaient dans la grande Tente ovale des Femmes, plantée comme une sentinelle devant les tentes plus petites servant d’habitations, pour des séances consacrées aux incantations et à des lamentations de mauvais augure ainsi qu’à diverses pratiques silencieuses destinées à faire naître des enchantements puissants qui enchaîneraient les  »

Extrait de : F. Leiber. « Le cycle des épées – Epées et Démons. »

Les royaumes de Tartare par Brian Stableford

Fiche de Les royaumes de Tartare

Titre : Les royaumes de Tartare
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1977
Traduction : J. Polanis
Editeur : Opta

Première page de Les royaumes de Tartare

« Les étoiles étaient immobiles dans le ciel, comme elles l’avaient toujours été, comme elles le seraient toujours. Elles brillaient d’une lueur nacrée régulière, et chacune d’elles était parfaitement ronde. Elles n’étaient pas également réparties dans la voûte céleste, mais s’accumulaient en grappe au-dessus des terres appelées Shairn, se faisant à peine moins denses vers l’est, où les terres des Hommes Sans Ames se déroulaient au-delà du Canal Cudal, plus loin que ne portait la vue depuis le Mont Amalek. Au nord de Shairn s’étendait la Lande Gangreneuse. Dans ces cieux, les étoiles étaient plus espacées, et se clairsemaient plus encore quand on s’éloignait vers l’ouest ou vers le nord en contournant la grande muraille de fer. Enfin, loin vers le nord-ouest, se trouvaient les terres-sombres, où ne brillait aucun astre, à l’exception d’une seule ligne qui s’incurvait vers l’obscurité comme une route étoilée. Personne ne suivait la route étoilée, non parce que personne n’était curieux de savoir où elle  »

Extrait de : B. Stableford. « Les royaumes de Tartare. »

Les portes de l’eden par Brian Stableford

Fiche de Les portes de l’eden

Titre : Les portes de l’eden
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1983
Traduction : J. Schmitt
Editeur : Galaxie / Opta

Première page de Les portes de l’eden

« Tandis que tu avances dans le couloir, les mains jaillissent des murs, tâtonnant de leurs doigts gourds et visqueux, à la recherche de tes bras et de tes chevilles. Tes cheveux se prennent dans les toiles d’araignée qui caressent ton visage, et tu sens les yeux des grosses araignées t’épier. Elles ne bougent pas, mais ce n’est pas rassurant pour autant.
Des fantômes existent à proximité, mais tu ne les verras jamais. Ils habitent dans l’épaisseur des murs, là où préfèrent vivre les fantômes, en coexistence avec la pierre froide. Telle est ta destinée : enseveli pour l’éternité dans le roc, obligé d’errer à l’intérieur des barrières qui séparent les espaces où vivent les autres.
Les autres ?
Tu es en ce moment l’un de ces autres. Une créature éphémère ; le songe dénué de sens des acides nucléiques, un pion dans le grand jeu de la vie. Chair et sang – une chair faite pour ressentir la douleur ; un sang qui t’emplit à tel point que la moindre piqûre d’épingle te crèvera, te videra, te flétrira ; et le vampire se nourrira de toi jusqu’à ce que, desséché, consumé, tu coures te réfugier au sein glacial des murs. 
 »

Extrait de : B. Stableford. « Les portes de l’Éden. »

Le bord du monde par Brian Stableford

Fiche de Le bord du monde

Titre : Le bord du monde
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1978
Traduction : M. Fages
Editeur : J’ai lu

Première page de Le bord du monde

« Sirion Hilversun attendait une lettre. Quand arriverait-elle ? Il l’ignorait mais il se souvenait que ce devait être pour bientôt. Cette attente l’agaçait, il avait si mauvaise mémoire ces derniers temps qu’il lui faudrait attendre l’arrivée de la missive pour en découvrir la teneur.
Sirion Hilversun était né magicien, en réalité c’était son métier : il était enchanteur. Mais il était très âgé et comme pour le reste, la magie avait subi des ans l’irréparable outrage. Dans sa jeunesse, il pouvait se rappeler tout le passé ainsi qu’une proportion non négligeable du futur. Ah, à cette époque, il savait toujours où il en était ! Mais à présent il vivait plongé dans un imbroglio inextricable d’hier et de demain. Sa fille Helen, qui tenait le calendrier à jour et qui possédait là la seule montre de Moonmansion qui ne fût pas magique – et par conséquent la seule qui fût fiable –, sa fille, donc, devait perpétuellement lui rappeler dans quelle tranche de temps il se situait. »

Extrait de : B. Stableford. « Le bord du monde. »

Le chant du cygne par Brian Stableford

Fiche de Le chant du cygne

Titre : Le chant du cygne (Tome 6 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1975
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Galaxie / Opta

Première page de Le chant du cygne

« Pourchasser la liberté s’avère parfois une activité très éprouvante. C’est le genre d’activité qui domine les pensées et les projets pendant des mois, voire des années – l’endurance n’est pas un problème à partir du moment où l’on a un objectif à atteindre et une direction à suivre – ensuite, quand on est parvenu à ses fins, on se retrouve complètement et totalement à plat. Vide et épuisé. Objectifs, élan et ambition ont disparu. La première gorgée de cette liberté chèrement gagnée a inévitablement le goût amer de l’eau croupie. Peut-être est-ce la première fois que l’on n’est pas en mesure de répondre à la question : Pourquoi ? et, quand on s’est battu aussi âprement pendant aussi longtemps, l’absence de réponse a un côté terrifiant.
Un peu de temps suffit à se reprendre, mais ce temps est parfois tellement lourd et inutile qu’on sue sang et eau pour le supporter.
Au bout du compte, on s’y fait. Ce n’est pas pour rien qu’on se sent à plat, abandonné comme un ballon crevé, du moment qu’on sait que monter est la  »

Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Le chant du cygne. »

Le fenris par Brian Stableford

Fiche de Le fenris

Titre : Le fenris (Tome 5 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1974
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Galaxie / Opta

Première page de Le fenris

« Je suis spationaute. J’aime l’espace. J’aime voyager dans l’espace et je connais toutes les ficelles qui rendent cette activité plus aisée, toutes les ficelles qui me permettent de faire face mieux qu’un autre aux excentricités de l’espace. Je suis à l’aise dans l’espace libre et je suis capable de résoudre virtuellement tous les problèmes que l’espace libre peut décider de me poser. Piloter le Cygne Capoté en espace libre était une joie et un privilège.
Mais le Cygne Capoté, de l’aveu de son architecte, avait beaucoup plus de capacités qu’un vaisseau ordinaire. Quant à son propriétaire, il n’avait aucunement l’intention, disait-il, de l’utiliser comme un simple moyen de transport lui permettant de se rendre du point A au point B – trajet que n’importe quel caboteur de bas étage pouvait effectuer presque aussi bien. Il avait toujours eu l’intention de confier au Cygne Capoté des missions qu’aucun vaisseau existant n’était en mesure de mener à bien. C’était pour cette raison qu’il m’avait engagé. En fait, les événements ne s’étaient pas déroulés exactement  »

Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Le fenris. »