Catégorie : Livres

 

Un petit coin de paradis par Brian Stableford

Fiche d’Un petit coin de paradis

Titre : Un petit coin de paradis (Tome 4 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1974
Traduction : B. Martin
Editeur : Galaxie / Opta

Première page d’Un petit coin de paradis

« Au cours de ma longue et relativement pénible carrière de parasite galactique, il m’est souvent arrivé d’avoir l’impression que tout le monde me détestait. Mais je n’ai qu’une seule et unique fois eu l’occasion de prendre un plaisir particulier à cette situation. C’était sur Pharos.
Le jour où l’on se posa, j’allai me promener dans le village de cabanes que l’équipe de la Caradoc s’était aménagé. Ce n’étaient guère que des abris en plastique accolés les uns aux autres, mais les contremaîtres, directeurs et organisateurs disposaient de demeures plus impressionnantes, en cupro-carbone, qui soulignaient leurs différences de position. En tant que villégiature, c’était décidément assez moche, mais je ne doutais pas qu’avec le temps ils finissent par en faire une pathétique imitation des agglomérations suburbaines. Bien sûr, c’était le spatioport qui avait la priorité absolue et, en ce moment, toute l’attention se concentrait à l’améliorer. »

Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Un petit coin de paradis. »

Terre promise par Brian Stableford

Fiche de Terre promise

Titre : Terre promise (Tome 3 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1974
Traduction : B. Martin
Editeur : Galaxie / Opta

Première page de Terre promise

« On ne peut pas dire que la Nouvelle-Alexandrie soit l’endroit idéal pour un pauvre mec sans culture et sur le pavé. Ce n’est pas tant que la population se compose presque entièrement de bibliophiles profondément imbibés de philosophie de la civilisation, et puritains derrière leurs lunettes, que du fait que les habitants exclus de cette catégorie se sentent en quelque sorte honteux de leur état. À la Nouvelle-Alexandrie, tout le monde est toujours en train de s’excuser. Partout où on met les pieds, on tombe sur des poids-plume de l’intellect qui jouent aux petits soldats sous un barda d’ersatz-instruction et de goût soigneusement calqué sur la mode.
Moi, ça ne me gênerait pas tellement si encore ils prenaient leur pied à se conduire ainsi, mais la morosité immédiatement sous-jacente à leur hypocrisie me hérisse littéralement le poil. Rien que d’aller boire un pot à Corinthe, ça me foutait les nerfs en boule. Fallait généralement que j’emmène Nick ou Johnny de peur que mes chagrins finissent par me noyer au lieu que ce soit le contraire. »

Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Terre promise. »

Rhapsodie noire par Brian Stableford

Fiche de Rhapsodie noire

Titre : Rhapsodie noire (Tome 2 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1973
Traduction : B. Martin
Editeur : Galaxie / Opta

Sommaire de Rhapsodie noire

  • Rhapsodie noire
  • Le grand voyage par K. Vonnegut Jr
  • Lulungomeena par G. R. Dickson

Première page de Rhapsodie noire

« J’ai passé deux longues années sur un monde sinistre gravitant autour d’un soleil froid, à la frange du Courant d’Alcyon. Il y avait de l’air, de l’eau, et une végétation tout juste suffisante pour me maintenir en vie. J’avais donc eu de la chance. Mais de la malchance aussi. Mon vaisseau était détruit, mon associé avait péri et même avec le blip qui appelait sans cesse à l’aide, la situation avait un aspect désespéré. Ces deux années m’ont fait plus de mal que la moitié d’une vie passée dans l’espace. Les probabilités d’existence d’un spationaute ne sont pas telles que deux années puissent en être perdues sans que cela compte.
Bien peu de choses pour m’occuper sur ce roc, sinon la nécessité de continuer à vivre et de relever la croix marquant la tombe de Lapthorn chaque fois que le vent la renversait ; et c’était fréquent. J’avais certes des souvenirs, mais il n’est pas dans ma nature d’y puiser grand réconfort et je les considérais comme des fantômes qui venaient me hanter.
Et puis le vent se mit à me parler. Je l’écoutais. »

Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Rhapsodie Noire. »

Le courant d’Alcyon par Brian Stableford

Fiche de Le courant d’Alcyon

Titre : Le courant d’Alcyon (Tome 1 sur 6 – Grainger des étoiles)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1972
Traduction : B. Martin
Editeur : Galaxie / Opta

Sommaire de Le courant d’Alcyon

  • Le courant d’Alcyon
  • Le belier de Judas par S. Merwin Jr

Première page de Le courant d’Alcyon

« C’est sur un monde dont j’ignore le nom, au flanc d’une grande montagne, que s’est posée la Javeline. Des rocs noirs arrondis, trop lourds pour qu’un homme puisse les déplacer, l’entourent de toutes parts. J’ai colmaté les fentes de son enveloppe métallique avec de la boue et de la glaise, mais elle n’a plus de porte. L’intérieur n’est pas trop endommagé… la chambre des machines et les ailerons de queue sont totalement démolis, mais les quartiers d’habitation restent en bon état. N’eût été le fait qu’elle gît sur le flanc, alors qu’elle a été construite pour reposer sur la queue, ce serait encore confortable. Mais qui a jamais réussi à dormir dans une couchette à la verticale ?
Une croix s’érige au-dessus du sol à trente ou quarante mètres de la nef. La tombe de Lapthorn. Pas très profonde, cette fosse, car il n’y a guère de terre entre les faces de la roche implacable. La croix est souvent à terre, comme si le vent avait la faculté de la retrouver et de l’arracher du sol. Lapthorn  »

Extrait de : B. Stableford. « Grainger des étoiles – Le Courant d’Alcyon. »

Grainger des étoiles – l’intégrale 2 par Brian Stableford

Fiche de Grainger des étoiles – l’intégrale 2

Titre : Grainger des étoiles – l’intégrale 2
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 2019
Traduction : B. Martin, D. Lemoine
Editeur : Critic

Sommaire de Grainger des étoiles – l’intégrale 2

  • Un petit coin de paradis
  • Le Fenris
  • Le chant du cygne

Première page d’Un petit coin de paradis

« Au cours de ma longue et relativement pénible carrière de parasite galactique, il m’est souvent arrivé d’avoir l’impression que tout le monde me détestait. Mais je n’ai qu’une seule et unique fois eu l’occasion de prendre un plaisir particulier à cette situation. C’était sur Pharos.
Le jour où l’on se posa, j’allai me promener dans le village de cabanes que l’équipe de la Caradoc s’était aménagé. Ce n’étaient guère que des abris en plastique accolés les uns aux autres, mais les contremaîtres, directeurs et organisateurs disposaient de demeures plus impressionnantes, en cuprocarbone, qui soulignaient leurs différences de position. En tant que villégiature, c’était décidément assez moche, mais je ne doutais pas qu’avec le temps ils finissent par en faire une pathétique imitation des agglomérations suburbaines. Bien sûr, c’était le spatioport qui avait la priorité absolue et, en ce  »

Extrait de : B. Stableford. « Grainger des Etoiles – L’intégrale 2. »

Grainger des étoiles – l’intégrale 1 par Brian Stableford

Fiche de Grainger des étoiles – l’intégrale 1

Titre : Grainger des étoiles – l’intégrale 1
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 2019
Traduction : B. Martin
Editeur : Critic

Sommaire de Grainger des étoiles – l’intégrale 1

  • Le courant d’Alcyon
  • Rhapsodie noire
  • Terre promise

Première page de Le courant d’Alcyon

« Le vent lui parlait.
Il lui disait que cette planète refusait l’homme. C’était peut-être pour cela que leur astronef s’était écrasé dans ce désert de rocs et de sable, loin des routes stellaires.
Le vent lui parlait. Il lui disait qu’il était un être vivant, un naufragé, comme lui, et qu’il serait toujours avec lui, dans sa tête, à jamais. »

Extrait de : B. Stableford. « Grainger des Etoiles – L’intégrale 1. »

Le feu de la salamandre par Brian Stableford

Fiche de Le feu de la salamandre

Titre : Le feu de la salamandre (Tome 2 sur 3 – Les livres de la Genèse)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1996
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Rivages

Première page de Le feu de la salamandre

« Il n’existe pas de destinée ; l’avenir est imprévisible, mais le monde regorge de devenirs. Certains naîtront et suceront le lait nourricier. Les plus forts deviendront de nouvelles créatures, pas seulement de ce monde, mais de tout Vunivers. L’avenir reste imprévisible, mais l’imagination sait entrevoir son ombre.
Un jour arriva un Serpent à Idun, portant le présent d’un arbre dont le fruit contenait la connaissance du bien et du mal. Nos pères achetèrent l’arbre avec des promesses qu’ils ne respectèrent pas.
« Je vous ferai don de mon sangf dit le Serpent, et je souhaite que vous en fassiez bon usage. *
Nos pères acceptèrent ce don sans tenir leur promesse. « Nous te le rendrons un millier de fois, répondirent-ils, si seulement nous en faisons bon usage.  »

Extrait de : B. Stableford. « Livres de la genèse – Le Feu de la salamandre. »

Le sang du serpent par Brian Stableford

Fiche de Le sang du serpent

Titre : Le sang du serpent (Tome 1 sur 3 – Les livres de la Genèse)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1995
Traduction : N. Mesplède
Editeur : Rivages

Première page de Le sang du serpent

« Les humains furent créés par un monde qui n ‘est pas celui qu ‘ils connaissent; un monde de même nature mais pourtant différent. Aucun homme ne verra le monde originel\ mais il pourra l’apercevoir en rêve. Aucun souvenir du monde qui créa la race humaine ne subsiste ici-bas ni n ‘est mentionné dans la légende sacrée, mais ce qui est écrit dans le sang ne peut jamais être entièrement effacé et la flamme dansante qui illumine les rêves les plus intimes ne s’éteindra jamais complètement.
Aucun homme issu de ce monde ne sait ce qu ‘est une lune ou une montagne et pourtant, certains hommes s’abreuvent d’une précieuse folie et voient la lune les yeux fermés, tandis que d’autres escaladent des montagnes couchés dans leur lit, et connaissent le vertige des hauteurs sublimes.
Notre monde ne connaît pas de saisons, mais les saisons se trouvent dans le rythme de nos êtres. Les marées qui affluent dans notre sang sont infiniment plus intenses que celles, insignifiantes, qui agitent nos mers sans profondeurs. »

Extrait de : B. Stableford. « Livres de la genèse – Le Sang du Serpent. »

L’extase des vampires par Brian Stableford

Fiche de L’extase des vampires

Titre : L’extase des vampires (Tome 1 sur 4 – Edward Copplestone)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1996
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : Denoël

Première page de L’extase des vampires

« Le ciel était étonnamment dégagé au-dessus de la ville et les étoiles brillaient de tout leur éclat. Le réverbère le plus proche se trouvait à cent mètres de là, mais grâce à la pleine lune, la visibilité était parfaite.
Monsieur le Comte avait insisté pour que le duel ait lieu avant l’aube. Lorrain avait désapprouvé ce défi aux convenances, mais il était bien obligé d’admettre que la lumière était amplement suffisante. »

Extrait de : B. Stableford. « Edward Copplestone – L’extase des vampires. »

La troisième mission par Brian Stableford

Fiche de La troisième mission

Titre : La troisième mission (Tome 3 sur 6 – Daedalus)
Auteur : Brian Stableford
Date de parution : 1977
Traduction : F. Maillet
Editeur : Galaxie / Opta

Première page de La troisième mission

« Je sortis de la maison par la porte de derrière, qui n’était fermée que par un loquet. Je suppose que c’était ce qu’on appelait l’« entrée des fournisseurs ». J’étais content de la trouver. Sortir par la fenêtre manque tellement de dignité ! La porte donnait sur une partie du jardin – le potager – qui avait le bon goût de ne pas être visible de l’allée principale, étant conçu à des fins utilitaires plutôt que décoratives. Je progressai en direction du nord, parmi les choux et les haricots grimpants, jusqu’à ce que je puisse obliquer vers l’est sans ravager les plantations.
Je mis une centaine de mètres entre la maison et moi avant d’allumer ma lampe de poche. Au premier et au deuxième étage, plusieurs fenêtres laissaient encore passer des traits de lumière derrière leurs rideaux tirés. Se coucher tôt n’était pas une habitude universelle par ici… »

Extrait de : B. Stableford. « Daedalus – La Troisième mission. »