Catégorie : Livres

 

Le triomphe par Edmond Hamilton

Fiche de Le triomphe

Titre : Le triomphe (Tome 4 sur 18 – Capitaine Futur)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1940
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial

Première page de Le triomphe

« L’élixir du mal

La pièce où se diffusait une douce lueur était étrange. De métal gris, elle disposait de sas ne laissant rien entrer de l’air extérieur. Par ses fenêtres scellées, on discernait une forêt sombre, quelque peu grotesque. Le colossal cimeterre scintillant des grands anneaux qu’une seule planète possède tranchait sur le ciel noir clouté d’étoiles.
Un observateur l’aurait bel et bien trouvée étrange, mais il n’aurait pas imaginé qu’elle se situait au cœur d’un trafic immonde qui étendait ses tentacules de pieuvre vers les neuf mondes du Système solaire.
L’un des deux hommes dans la pièce siégeait derrière un bureau de chromalliage. Sa silhouette et son visage étaient dissimulés par un écran individuel de lumière bleue émanant d’un petit cube qui  »

Extrait de : E. Hamilton. « Capitaine Futur – Le Triomphe. »

Le défi par Edmond Hamilton

Fiche de Le défi

Titre : Le défi (Tome 3 sur 18 – Capitaine Futur)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1940
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial

Première page de Le défi

« L’heure H

L’individu installé devant son puissant transmetteur de télévision dans le réduit mal éclairé aurait pu être terrien – ou martien, ou jovien, voire originaire de n’importe quelle autre planète du Système solaire.
Impossible de le déterminer.
Une combinaison spatiale toute noire le dissimulait de la tête aux pieds. Même la visière en verrite de son casque était peinte en noir, exception faite de deux ovales au niveau des yeux. L’homme à l’intérieur voyait ; de l’extérieur, il restait invisible.
Tendant la main vers le haut panneau de commandes du gros téléviseur, il le régla sur une longueur d’onde secrète. Les générateurs montèrent en puissance avec une plainte colérique. Il se pencha vers le microphone sous l’écran. « Le Destructeur appelle Navire Un ! » siffla-t-il. »

Extrait de : E. Hamilton. « Capitaine Futur – Le Défi. »

A la rescousse par Edmond Hamilton

Fiche d’A la rescousse

Titre : A la rescousse (Tome 2 sur 18 – Capitaine Futur)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1940
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial

Première page d’A la rescousse

« La menace venue de l’espace

Le Pallas effectuait son trajet habituel de Vénus à la Terre. Dans ses bars brillamment éclairés, les hommes et les femmes buvaient, riaient, causaient – dansaient pour certains au son de l’orchestre vénusien jouant une musique entêtante.
De quart au poste télé, « Rad » bâillait sur ses appareils. Le jeune opérateur terrien leva les yeux sitôt que le robuste second du paquebot entra dans le local.
« Appelle l’Astroport 4 et dis-leur qu’on appontera à dix heures tapantes demain », lui ordonna l’autre.
Rad enfonça les touches et pressa le bouton d’émission. L’écran du téléviseur s’alluma pour montrer le régulateur qui assurait son service à l’Astroport en question.
Celui-ci écouta le message, puis hocha la tête. »

Extrait de : E. Hamilton. « Capitaine Futur – À la Rescousse. »

L’Empereur de l’espace par Edmond Hamilton

Fiche de L’empereur de l’espace

Titre : L’empereur de l’espace (Tome 1 sur 18 – Capitaine Futur)
Auteur : Edmond Hamilton
Date de parution : 1940
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial

Première page de L’empereur de l’espace

« La ruine de Jupiter

La noire menace qui couvait à des millions de kilomètres de là insufflait son froid polaire jusque dans le bureau spacieux, à l’éclairage tamisé, sis au sommet de la plus haute des tours colossales de New York.
L’homme assis à une table d’ébonite était inquiet. Par la baie vitrée qui encadrait les sommets vertigineux de la ville éclairée par la Lune, il sentait cette aura glaciale, néfaste. Il frémit à l’idée de ce qu’il se passait en ce moment même.
« Cela ne peut pas continuer », murmura-t-il, écœuré. « Il faut mettre fin à cette horreur. Sinon… »
Si James Carthew, le président du Gouvernement de la Terre qui gérait les affaires de l’humanité depuis la dernière Guerre mondiale en date, n’avait rien d’un ancêtre (à cinquante ans, on était dans la fleur de l’âge désormais), la lourde responsabilité de guider le destin du genre humain l’avait prématurément vieilli. »

Extrait de : E. Hamilton. « Capitaine Futur – L’Empereur de l’espace. »

Le pays de la nuit par William H. Hodgson

Fiche de Le pays de la nuit

Titre : Le pays de la nuit
Auteur : William H. Hodgson
Date de parution : 1912
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Terre de Brume

Première page de Le pays de la nuit

« Ce fut l’allégresse du coucher du soleil qui nous ramena à discuter. Je m’étais éloigné de ma demeure, marchant en solitaire, et m’arrêtant souvent afin de regarder s’amonceler les murailles du soir, et pour sentir le crépuscule se réunir de façon étrange et chère sur le monde, autour de moi.
Lorsque je m’étais arrêté, j’étais entièrement perdu dans la joie solennelle de la Gloire de la Nuit Tombante, et peut-être avais-je ri un peu, en me tenant là, seul au centre du Crépuscule se couchant sur le monde. Et soudain, l’on fit écho à mon bonheur depuis les arbres bordant la route, à ma droite ; et ce fut ainsi que quelqu’un s’exclama : « Vous aussi ! » sur un ton réjoui, et que je ris à nouveau ; comme si je n’avais cru qu’à demi que c’était un véritable humain qui avait répondu à mon rire, mais plutôt quelque Esprit ou Illusion ayant le même état d’âme que le mien. »

Extrait de : W. H. Hodgson. « Le Pays de la nuit. »

Les spectres-pirates par William H. Hodgson

Fiche de Les spectres-pirates

Titre : Les spectres-pirates
Auteur : William H. Hodgson
Date de parution : 1909
Traduction : E. Chardome
Editeur : BeQ

Première page de Les spectres-pirates

« La figure qui sortit de la mer.
 
Il commença sans aucune circonlocution.
« Je m’embarquai à Frisco, en qualité de matelot à bord du Mortzestus. D’étranges histoires couraient sur le compte de ce bateau. Mais j’étais presque sans ressources, et trop heureux de partir pour m’arrêter à de tels détails. D’ailleurs, de l’aveu de tous, on ne pouvait rien dire contre le voilier au point de vue nourriture et bons traitements. Lorsque je demandai des précisions sur les causes de sa réputation inquiétante, nul ne sut m’en donner. Seulement, il passait pour malchanceux, s’attardait plus que de raison dans ses traversées et encaissait plus que sa part de gros temps. Même, la mer étant mauvaise, il avait eu deux fois son chargement déplacé, sans parler d’autres accidents analogues. Aucun n’offrait rien d’exceptionnel et, pourvu que je pusse regagner l’Angleterre, je ne craignais pas de courir quelque risque. Néanmoins, si l’occasion s’en était présentée, j’aurais préféré un autre navire. »

Extrait de : W. H. Hodgson. « Les spectres-pirates. »

Le dernier voyage par William H. Hodgson

Fiche de Le dernier voyage

Titre : Le dernier voyage
Auteur : William H. Hodgson
Date de parution : 1908
Traduction : E. Chardome
Editeur : EbooksGratuits

Première page de Le dernier voyage

« Le Shamraken, navire à voiles, en avait passé des jours sur les mers ! Il était vieux, plus vieux que ses maîtres, et ce n’est pas peu dire. Il allait, le bois boursouflé de ses vieux flancs soulevé par la houle. Mais il ne semblait pas pressé. Pourquoi se serait-il pressé ? Il finirait toujours par arriver d’une façon ou d’une autre, suivant son invariable habitude.
Deux faits caractérisaient à première vue l’équipage : d’abord l’âge avancé de tous ses membres, ensuite l’air de famille qu’il y avait entre eux, bien qu’ils ne fussent point parents. Mais le vaisseau leur appartenait en commun.
Ils formaient un étrange assemblage, ces hommes barbus, grisonnants, vieillotants. Cependant, ils ne donnaient pas, comme les autres vieillards, l’impression de n’appartenir déjà plus à l’humanité – sauf peut-être en ceci qu’ils ne bougonnaient jamais, et qu’on lisait dans leurs yeux la joie tranquille de ceux en qui toute passion est morte. »

Extrait de : W. H. Hodgson. « Le Dernier Voyage. »

La porte du monstre par William H. Hodgson

Fiche de La porte du monstre

Titre : La porte du monstre
Auteur : William H. Hodgson
Date de parution : 1924
Traduction : E. Chardome
Editeur : BeQ

Sommaire de La porte du monstre

  • La porte du monstre
  • Le dernier voyage

Première page de La porte du monstre

« En réponse au billet accoutumé de Carnacki nous invitant à dîner et à écouter une histoire, je me rendis de bonne heure à Cheyne Walk, où je trouvai, arrivés avant moi, les trois autres amis qui étaient toujours de ces charmantes petites soirées : Arkright, Jessop et Taylor. Cinq minutes après, un dîner exquis nous occupait tout entiers.
« Vous n’avez pas été longtemps parti, cette fois », observai-je, au moment de finir mon potage ; oubliant combien Carnacki déteste qu’on lui demande ne fût-ce que d’indiquer les grandes lignes de ses histoires avant qu’il se déclare prêt à les raconter.
« Non », répliqua-t-il brièvement. Afin de changer le sujet, je communiquai à toute la table que je venais d’acheter un nouveau fusil, annonce qu’il approuva d’un sourire et d’un signe d’intelligence, comme pour me montrer quel plaisir lui causait ma tentative de détourner la conversation. Après le dîner, Carnacki s’installa confortablement dans sa grande chaise, alluma une pipe, et entra au vif de son récit : »

Extrait de : W. H. Hodgson. « La porte du monstre. »

La maison au bord du monde par William H. Hodgson

Fiche de La maison au bord du monde

Titre : La maison au bord du monde
Auteur : William H. Hodgson
Date de parution : 1946
Traduction : J. Parsons
Editeur : Opta

Sommaire de La maison au bord du monde

  • Les canots du « Glen Carrig »
  • La maison au bord du monde
  • Les pirates fantômes

Première page de Les canots du « Glen Carrig »

« La Terre de la Solitude

Cela faisait à présent cinq jours que nous nous trouvions à bord de ces canots et que nous n’apercevions aucune terre. Et puis, le matin du sixième jour, on entendit le maître d’équipage, qui commandait la chaloupe de sauvetage, crier qu’il y avait au loin, à bâbord, quelque chose qui aurait pu être une terre ; mais c’était très bas sur l’horizon et il était impossible de dire si c’était une terre ou un nuage du matin. Cependant, comme cela faisait renaître un peu d’espoir dans nos cœurs, nous avons trouvé, malgré la fatigue, la force de ramer dans cette direction et, au bout d’une heure, nous pouvions constater qu’il s’agissait bien, en effet, du rivage d’un pays plat. »

Extrait de : W. H. Hodgson. « La Maison au bord du Monde. »

La chose dans les algues par William H. Hodgson

Fiche de La chose dans les algues

Titre : La chose dans les algues
Auteur : William H. Hodgson
Date de parution : 1967
Traduction : J. Baron, F. Truchaud, H. Sahl
Editeur : NEO

Sommaire de La chose dans les algues

  • Les chevaux marins
  • L’épave
  • La « chose » dans les algues
  • De la mer immobile
  • Le cinquième message
  • L’île de Ud
  • La voix dans la nuit
  • L’aventure du promontoire
  • Le mystère de l’épave
  • Le dernier voyage du Shamraken
  • Le bateau de pierre
  • L’équipage du Lancing
  • Les habitants de l’îlot du Milieu
  • Le monstre de l’île aux algues
  • La chose invisible
  • Bibliophilie

Première page de Les chevaux marins

« — Comment t’avais fait pour m’en attraper un, Grandpa’ ? demanda Nebby.
Il avait posé cette question à tout moment au cours de la semaine, chaque fois que son massif grand-père, aux yeux d’un bleu de Guernesey, fredonnait la Ballade des Chevaux marins qu’il ne poursuivait jamais bien loin.
— Comme ça qu’il était un peu fatigué, p’tit Nebby, et je l’ai fameusement attrapé avec un coup d’hache, avant qu’il puisse déguerpir, expliqua son grand-père, tout plein de gravité et de satisfaction.
Nebby descendit de son drôle de cheval de bois, tout simplement en le tirant par l’avant d’entre ses jambes. Il examina sa tête qui, bizarrement, ressemblait plus ou moins à celle d’une licorne, puis mit son doigt dans une sorte de meurtrissure dont on voyait la trace dans la peinture noire du nez.
— C’est là que tu l’as tapé, Grandpa’ ? demanda-t-il sérieusement. »

Extrait de : W. H. Hodgson. « La Chose dans les Algues. »