Catégorie : Livres
L’horreur tropicale par William H. Hodgson
Fiche de L’horreur tropicale
Titre : L’horreur tropicale
Auteur : William H. Hodgson
Date de parution : 1975
Traduction : F. Truchaud
Editeur : NEO
Sommaire de L’horreur tropicale
- L’horreur tropicale
- Une voix dans la tempête
- A la recherche du Graiken
- Eloi Eloi lama sabachthani
- Le réservoir de la peur
- L’albatros
- Le fantôme du Lady Shannon
Première page de L’horreur tropicale
« Cela fait cent trente jours que nous avons quitté Melbourne et depuis trois semaines nous naviguons dans des eaux calmes, au milieu de cette chaleur lourde et humide.
Il est minuit et nous sommes de quart sur le pont jusqu’à quatre heures. Je sors et m’assieds sur le panneau de cale. Une minute plus tard, Joky, notre plus jeune novice, me rejoint pour bavarder. Nous avons passé bien des heures à bavarder ainsi durant les quarts de nuit ; même si, bien sûr, c’est Joky qui parle tout le temps. Je me contente de fumer et de l’écouter, poussant de temps à autre un grognement de circonstance pour montrer que je suis attentif à ses propos.
Depuis quelques instants Joky est silencieux ; la tête penchée, il médite. Soudain il lève les yeux, de toute évidence dans l’intention de faire quelque remarque. Je vois alors son visage se crisper, expri- »
Extrait de : W. H. Hodgson. « L’horreur tropicale. »
Carnacki et les fantômes par William H. Hodgson
Fiche de Carnacki et les fantômes
Titre : Carnacki et les fantômes
Auteur : William H. Hodgson
Date de parution : 1913
Traduction : F. Truchaud
Editeur : Le Masque
Sommaire de Carnacki et les fantômes
- La chose invisible
- La porte du monstre
- La maison parmi les lauriers
- La chambre qui sifflait
- Le cheval de l’invisible
- Le mystère de la maison hantée
- Le jarvée
- Le verrat
- Bibliophilie
- Carnacki, le chasseur de fantômes
- La déesse de la mort
Première page de La chose invisible
« Carnacki venait juste de rentrer à Cheyne Walk, Chelsea. J’avais été informé de ce fait intéressant par une carte brève et laconique que j’étais en train de relire. Sur celle-ci, Carnacki me priait de me présenter chez lui, ce même soir, pas plus tard que sept heures.
Mr Carnacki avait été absent, comme moi-même et les autres membres de notre petit club très fermé le savions, durant ces trois dernières semaines, qu’il avait passées dans le Kent. Mais en dehors de ce fait, nous n’étions pas plus renseignés. Carnacki était d’une nature renfermée et taciturne, et ne parlait que lorsqu’il le voulait bien. Quand ce moment était arrivé, moi et ses trois autres amis, Jessop, Arkright et Taylor, recevions d’ordinaire une carte, ou un »
Extrait de : W. H. Hodgson. « Carnacki et les fantômes. »
Terre, planète impériale par A. C. Clarke
Fiche de Terre, planète impériale
Titre : Terre, planète impériale
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1975
Traduction : G. H. Gallet
Editeur : J’ai lu
Première page de Terre, planète impériale
« UN CRI DANS LA NUIT
Duncan Makenzie avait dix ans lorsqu’il découvrit le numéro magique. Ce fut par pure chance ; il avait eu l’intention d’appeler Grand-maman Ellen mais il n’avait pas fait attention et ses doigts devaient avoir frappé sur les mauvaises touches. Il sut tout de suite qu’il avait fait une erreur car la vidéo de Grand-maman avait un délai de deux secondes, même sur répondeur-enregistreur. La communication fut établie instantanément. Pourtant il n’y eut ni signal ni image. L’écran demeura complètement vide sans même une moucheture d’interférence. Duncan pensa qu’il avait été mis en communication avec un canal audio seulement, ou avait atteint un poste dont la caméra était déconnectée. En tout cas, ce n’était certainement pas le numéro de Grand-maman et il avança la main pour couper la communication.
Il remarqua alors le son. Il pensa d’abord que quelqu’un respirait paisiblement dans le microphone à l’autre bout, mais il se rendit vite compte qu’il se trompait. Ce doux susurrement avait un caractère aléatoire, inhumain ; il n’avait aucun rythme régulier et il y avait de longs intervalles de complet silence. »
Extrait de : A. C. Clarke. « Terre, planète Impériale. »
Prélude à l’espace par A. C. Clarke
Fiche de Prélude à l’espace
Titre : Prélude à l’espace
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1951
Traduction : A. Jager, J. G. Vandel
Editeur : Fleuve noir
Première page de Prélude à l’espace
« Dirk Alexson repoussa son livre, se leva et escalada les quelques marches qui menaient au pont d’observation. C’était encore trop tôt pour apercevoir la Terre, mais la fin prochaine du voyage le surexcitait tellement qu’il ne parvenait pas à se concentrer. Parvenu auprès des hublots étroits et incurvés ménagés dans le bord d’attaque de la grande aile, il eut sous les yeux la masse amorphe de l’océan.
Il n’y avait absolument rien à voir ; de cette altitude, même les plus violentes tempêtes de l’Atlantique auraient été invisibles. Dirk contempla quelques instants la grisaille de cette morne étendue, puis il se dirigea vers le répétiteur de radar destiné aux passagers.
Le trait de lumière pivotant sur l’écran commençait déjà à éveiller des faibles échos à la limite de sa portée. La terre était là, à trois cents kilomètres devant eux et à seize au-dessous, une terre que Dirk n’avait encore jamais vue bien qu’elle lui semblât quelquefois plus proche de lui que son pays natal. »
Extrait de : A. C. Clarke. « Prélude à l’espace. »
Les prairies bleues par A. C. Clarke
Fiche de Les prairies bleues
Titre : Les prairies bleues
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1957
Traduction : R. Albeck
Editeur : Albin Michel
Première page de Les prairies bleues
« L’apprenti
Un tueur en liberté dans le pâturage !
La patrouille aérienne du Pacifique Sud avait aperçu le grand cadavre ballotté par les vagues qu’il teignait de cramoisi. En quelques secondes, l’alerte s’était étendue à tout le dispositif complexe de surveillance. De San Francisco à Brisbane, les ordinateurs cliquetaient et des hommes traçaient des cercles de délimitation sur des cartes. Et Don Burley, se frottant encore les yeux, se trouva installé devant le tableau de bord du minuscule patrouilleur N°5 qui gagnait déjà ses vingt brasses de fond.
Enfin ! Avec cette alerte dans son secteur, c’était la première sensation forte depuis des mois. Les yeux fixés sur les instruments dont dépendait sa vie, il tenta de prévoir la suite. Que s’était-il passé ? Rien de plus qu’un message très bref rendant compte »
Extrait de : A. C. Clarke. « Les prairies bleus. »
Les gouffres de la lune par A. C. Clarke
Fiche de Les gouffres de la lune
Titre : Les gouffres de la lune – intégrale (S.O.S. Lune)
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1961
Traduction : B. R. Bruss
Editeur : Milady
Sommaire de Les gouffres de la lune
- S.O.S. Lune
- Naufragés de la Lune
Première page de Les gouffres de la lune
« Pat Harris jouissait du privilège d’être le capitaine de l’unique bateau qui fasse en permanence « croisière » sur la Lune. Tandis que les passagers s’embarquaient sur le Séléné et se bousculaient pour avoir les places près des fenêtres, il se demandait à quoi ressemblerait, cette fois-ci, la promenade. Dans son miroir rétroviseur, il apercevait Mlle Wilkins, qui accueillait à bord les excursionnistes. Elle était charmante dans son uniforme bleu de la Commission touristique lunaire. Harris, lorsqu’il était de service avec elle, s’imposait de ne voir en elle que « Mlle Wilkins », et non pas « Sue ». Cela l’aidait à se concentrer sur son travail. Quant à savoir ce qu’elle pensait de lui, il n’avait jamais réellement pu le deviner.
Parmi les gens qui s’installaient à bord, il ne reconnut aucun visage familier. C’étaient des nouveaux venus, avides d’entreprendre leur première croisière. La plupart étaient des touristes types, des personnes d’un certain âge, en visite sur un monde qui, dans leurs jeunes années, avait été le symbole même des lieux inaccessibles. Quatre ou cinq passagers seulement n’avaient pas encore atteint la »
Extrait de : A. C. Clarke. « Les Gouffres de la Lune. »
Les fontaines du paradis par A. C. Clarke
Fiche de Les fontaines du paradis
Titre : Les fontaines du paradis
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1979
Traduction : G. H. Gallet
Editeur : J’ai lu
Première page de Les fontaines du paradis
« Kalidasa
La couronne devenait plus lourde avec chaque année qui passait. Lorsque le Vénérable Bodhidharma Mahanayake Thero l’avait – tellement à contrecœur – posée pour la première fois sur sa tête, le prince Kalidasa fut surpris de sa légèreté. À présent, vingt ans plus tard, le roi Kalidasa abandonnait avec plaisir ce cercle d’or incrusté de joyaux, chaque fois que le permettait l’étiquette de la cour.
Il y en avait peu ici, au sommet du rocher-forteresse battu par le vent ; peu d’envoyés diplomatiques ou de pétitionnaires sollicitaient audience sur ces hauteurs. Beaucoup de ceux qui faisaient le voyage jusqu’au Yakkagala rebroussaient chemin devant l’ascension finale, à travers la gueule même du lion accroupi, qui semblait toujours prêt à bondir »
Extrait de : A. C. Clarke. « Les Fontaines Du Paradis. »
Les enfants d’Icare de A. C. Clarke
Fiche de Les enfants d’Icare
Titre : Les enfants d’Icare
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1954
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de Les enfants d’Icare
« Il y avait un demi-million d’années que le volcan qui avait fait surgir Taratua des profondeurs du Pacifique était endormi. Et pourtant, songeait Reinhold, un brasier plus ardent que celui qui avait présidé à la naissance de l’île allait la submerger avant peu. Son regard se posa sur l’aire de lancement, s’éleva en suivant le monumental berceau qui ceinturait encore la Christophe Colomb. À soixante mètres au-dessus du sol, le nez de la fusée accrochait les derniers rayons du soleil déclinant. C’était l’une des dernières nuits qu’elle connaîtrait : bientôt, elle voguerait dans le soleil éternel de l’espace.
Tout était paisible sous les hauts palmiers couronnant l’arête rocheuse de l’île. Les seuls bruits que l’on entendait étaient la rumeur trépidante d’un compresseur pneumatique qui se mettait occasionnellement en marche ou un appel assourdi lancé par un technicien. Reinhold avait fini par aimer ces palmiers blottis les uns contre les autres et il venait presque tous les soirs contempler son petit royaume. L’idée qu’ils seraient désintégrés quand la »
Extrait de : A. C. Clarke. « Les enfants d’Icare. »
Les chants de la Terre lointaine par A. C. Clarke
Fiche de Les chants de la Terre lointaine
Titre : Les chants de la Terre lointaine
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1986
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : Bragelonne
Première page de Les chants de la Terre lointaine
« La plage de Tarna
Avant même que le bateau franchisse le récif, Mirissa comprit que Brant était en colère. L’attitude tendue de son corps à la barre – le simple fait qu’il n’ait pas laissé le passage final aux mains expertes de Kumar – indiquait que quelque chose l’avait troublé.
Elle quitta l’ombre des palmiers et descendit lentement sur la plage, le sable mouillé alourdissant ses pas. Quand elle arriva au bord de l’eau, Kumar affalait déjà la voile. Son petit frère – maintenant presque aussi grand qu’elle et tout en muscles solides – agita gaiement la main. Que de fois elle avait souhaité que Brant ait le bon caractère de Kumar, qu’aucune crise ne pouvait apparemment bouleverser ! »
Extrait de : A. C. Clarke. « Les Chants de la Terre lointaine. »
Le vent venu du soleil par A. C. Clarke
Fiche de Le vent venu du soleil
Titre : Le vent venu du soleil
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1972
Traduction : G. W. Barlow
Editeur : Pocket
Sommaire de Le vent venu du soleil
- La nourriture des dieux
- Maelström II
- Clartés dans l’abîme
- Le vent qui vient du soleil
- Mystère sur la lune
- Dernières instructions
- Qui est à l’appareil ?
- Retrouvailles
- Retour sur soi
- Lumière au coeur des ténèbres
- La plus longue histoire de science-fiction jamais contée
- L’honorable Herbert Heorge Morley Robert Wells
- Amour universel
- Croisade
- Le ciel impitoyable
- Marée neutronique
- Passage de la terre
- Face à face avec méduse
Première page de La nourriture des dieux
« En toute honnêteté, je dois vous prévenir, Monsieur le Président, qu’une bonne partie de mon témoignage sera fort peu ragoûtante : il s’agit d’aspects de la nature humaine que l’on évoque rarement en public, et sûrement jamais devant une commission parlementaire. Mais il faut bien, je le crains, les regarder en face. Il y a des cas où il faut arracher le voile de l’hypocrisie, et celui-ci en est un.
Vous et moi, Messieurs, descendons d’une longue lignée de carnivores. Je vois à votre expression que vous ignorez pour la plupart le sens de ce terme. Cela n’a rien de surprenant : il vient d’un langage qui ne se parle plus depuis deux mille ans. Peut-être ferais-je mieux d’éviter les euphémismes et d’être d’une brutale franchise, même s’il me faut utiliser des mots qu’on n’entend jamais dans la bonne société. Je présente à l’avance mes excuses à tous ceux que je pourrais offusquer.
Il y a quelques siècles encore, la nourriture favorite de tous les hommes était la viande – la chair d’animaux qui avaient été vivants. Je ne cherche pas à vous soulever le cœur : ce n’est qu’une constatation de fait, qu’on peut vérifier dans n’importe quel livre d’histoire… »
Extrait de : A. C. Clarke. « Le vent venu du soleil. »