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Top 20 des éditeurs de livre de Science Fiction / Fantasy / Horreur en France en février 2026

1. Fleuve noir

Fleuve noir est sans doute l’un des éditeurs les plus emblématiques de la littérature populaire française, notamment pour son rôle majeur dans la diffusion de la science-fiction, du fantastique et du polar. Fondé en 1949, il s’est rapidement imposé grâce à des collections phares comme « Anticipation », qui a publié des auteurs majeurs comme Philip K. Dick, Frank Herbert ou encore Stefan Wul. Fleuve noir a aussi marqué l’histoire du roman noir et de l’horreur, avec des séries cultes et une accessibilité qui a démocratisé ces genres en France.

L’éditeur a su conserver une identité forte, même après son rachat par le groupe Editis. Son catalogue reste une référence pour les amateurs de littérature de genre, et ses rééditions en format poche ou numérique permettent de découvrir ou redécouvrir des classiques. Fleuve noir incarne à la fois une tradition éditoriale et une modernité, en continuant à publier des auteurs contemporains tout en entretenant la mémoire des grands noms du XXe siècle.

2. Gallimard (avec Denoël, Folio, Folio SF)

Gallimard, géant de l’édition française, a marqué l’histoire littéraire avec des collections comme « Folio SF » et « Ailleurs et Demain » (chez Denoël), qui ont accueilli des œuvres fondatrices de la science-fiction et de la fantasy. Denoël, intégré au groupe Gallimard, a été un pionnier avec des auteurs comme J.R.R. Tolkien, Isaac Asimov ou Philip K. Dick. La collection « Présence du Futur » a aussi joué un rôle clé dans la popularisation du genre.

Folio SF, lancée en 2000, a permis de rendre accessibles des classiques et des nouveautés, avec une politique éditoriale exigeante. Gallimard, via ses différentes filiales, couvre ainsi un large spectre, du roman graphique à la littérature générale, tout en restant un acteur incontournable pour les amateurs de genres de l’imaginaire.

3. Flammarion (avec J’ai lu, Librio)

Flammarion, maison historique fondée en 1876, a su diversifier son offre avec des collections dédiées à la science-fiction, la fantasy et l’horreur, notamment via sa filiale J’ai lu. Cette dernière, avec sa collection « J’ai lu SF », a publié des auteurs majeurs comme Stephen King, Anne Rice ou encore Terry Pratchett, rendant ces genres accessibles à un large public. Librio, autre filiale, a aussi contribué à la diffusion de textes courts et accessibles.

Flammarion et J’ai lu ont ainsi joué un rôle central dans la démocratisation de la littérature de genre, en alliant qualité éditoriale et prix abordables. Leur catalogue, riche et varié, continue d’attirer les lecteurs, des classiques aux découvertes contemporaines.

4. Pocket (avec Presses Pocket, Presses de la cité)

Pocket, filiale du groupe Editis, est un acteur majeur du livre de poche en France, avec une forte présence dans les genres de l’imaginaire. La collection « Pocket Science-Fiction » a publié des auteurs incontournables comme Ray Bradbury, Arthur C. Clarke ou encore Ursula K. Le Guin. Presses de la cité, autre entité du groupe, a aussi édité des œuvres de fantasy et d’horreur, élargissant ainsi l’offre.

Pocket a su allier accessibilité et diversité, en proposant des rééditions de classiques et des nouveautés, tout en maintenant une qualité de traduction et d’édition reconnue. Son rôle dans la diffusion de la littérature de genre reste essentiel, notamment pour les lecteurs en quête de formats pratiques et abordables.

5. Hachette (avec Le livre de poche, Jean-Claude Lattès, Calmann-Lévy, Marabout)

Hachette, l’un des plus grands groupes éditoriaux français, couvre un large éventail de genres grâce à ses nombreuses filiales. Le livre de poche, notamment, a publié des classiques de la science-fiction, de la fantasy et de l’horreur, avec des collections dédiées et des rééditions régulières. Jean-Claude Lattès et Calmann-Lévy ont aussi contribué à la diversité de l’offre, en éditant des auteurs français et internationaux.

Marabout, autre filiale, a marqué les esprits avec des séries cultes et des anthologies. Hachette, par son envergure, permet une diffusion massive des œuvres de l’imaginaire, tout en maintenant une exigence éditoriale qui en fait un acteur clé du secteur.

6. Bragelonne (avec Milady)

Bragelonne, fondé en 1995, s’est rapidement imposé comme l’un des éditeurs français les plus dynamiques dans les domaines de la fantasy, de la science-fiction et de l’horreur. La maison a publié des auteurs français et étrangers, avec une attention particulière portée à la qualité des traductions et à la diversité des voix. Milady, sa filiale, se concentre sur la fantasy et le fantastique, avec des séries à succès et des découvertes.

7. Nouvelles Editions Oswald (avec NEO)

Les Nouvelles Editions Oswald, avec leur filiale NEO, sont spécialisées dans la réédition de classiques de la science-fiction et de la fantasy. Leur catalogue, souvent illustré et soigné, permet de redécouvrir des œuvres rares ou oubliées, avec une approche patrimoniale et passionnée.

8. Bibliothèque Nationale de France (avec BNF)

La BNF, via sa plateforme Gallica, propose un accès gratuit à des milliers d’œuvres tombées dans le domaine public, dont de nombreux textes de science-fiction, fantasy et horreur. C’est une ressource inestimable pour les chercheurs et les amateurs de littérature ancienne.

9. Opta

Opta, surtout connu pour ses magazines comme « Fiction » et « Galaxies », a joué un rôle clé dans la diffusion de la science-fiction en France. Ces revues ont publié des nouvelles, des articles et des traductions, contribuant à la vitalité du genre.

10. Albin Michel

Albin Michel, maison historique, a publié des auteurs majeurs de la fantasy et de la science-fiction, comme J.K. Rowling ou Frank Herbert. Leur collection « Wiz » a marqué les esprits, avec des œuvres pour la jeunesse et un public adulte.

11. Les Indés de l’imaginaire (avec Mnémos, ActuSF, Les moutons électriques)

Ce collectif regroupe des éditeurs indépendants spécialisés dans l’imaginaire, proposant des œuvres originales et des traductions de qualité, souvent primées.

12. Bélial

Bélial est un éditeur indépendant réputé pour son exigence et son éclectisme, publiant des auteurs français et étrangers de science-fiction, fantasy et horreur.

13. Bibliothèque Numérique Romande

Cette bibliothèque en ligne offre un accès gratuit à des œuvres francophones de l’imaginaire, tombées dans le domaine public.

14. Vaugirard (avec Vauvenargues)

Vaugirard, avec Vauvenargues, réédite des classiques de la science-fiction et de la fantasy, souvent dans des éditions soignées.

15. Le Masque (avec Editions du Masque)

Le Masque, connu pour ses polars, a aussi publié des œuvres de fantastique et d’horreur, avec une identité graphique forte.

16. L’Atalante

L’Atalante est un éditeur indépendant spécialisé dans la fantasy et la science-fiction, avec un catalogue exigeant et varié.

17. Bibebook

Bibebook propose des ebooks gratuits, dont des classiques de l’imaginaire, accessibles à tous.

18. Editions Robert Laffont

Robert Laffont a publié des auteurs majeurs de la science-fiction et de la fantasy, avec des collections comme « Ailleurs et Demain ».

19. Plon

Plon a édité des œuvres de fantastique et d’horreur, avec une approche littéraire et grand public.

20. Feedbooks

Feedbooks est une plateforme numérique proposant des ebooks gratuits et payants, dont des classiques de l’imaginaire.

Les diables de Loudun par Aldous Huxley

Fiche de Les diables de Loudun

Titre : Les diables de Loudun
Auteur : Aldous Huxley
Date de parution : 1952
Traduction : J. Castier
Editeur : Pocket

Première page de Les diables de Loudun

« C’EST en 1605 que Joseph Hall, le satirique, et futur évêque, visita pour la première fois la Flandre. « Le long de notre route, combien avons-nous vu d’églises démolies, dont il ne restait que des tas de décombres pour dire au voyageur qu’il y avait eu à la fois de la dévotion et des hostilités. Ah ! ces misérables empreintes de la guerre !… Mais (ce dont je m’étonnai), les églises tombent, et les collèges des Jésuites s’élèvent partout. Il n’y a point de ville où ils ne soient en construction, ou bâtis. A quoi cela tient-il ? Est-ce parce que la dévotion n’est pas aussi nécessaire que la politique ? Ces hommes (comme nous le disons du renard) prospèrent d’autant mieux qu’ils sont plus maudits. Il n’en est point qui soient aussi malveillants entre eux ; aussi haïs de tous ; à tel point en butte à l’opposition des nôtres ; et pourtant, ces mauvaises herbes poussent. »
Elles poussaient, pour une raison fort simple et suffisante : le public en voulait. Pour les Jésuites euxmêmes, la « politique », comme le savaient fort bien Hall et toute sa génération, était la première considération. »

Extrait de : A. Huxley. « Les Diables de Loudun. »

L’arpenteur de mondes par Jean-Christophe Chaumette

Fiche de L’arpenteur de mondes

Titre : L’arpenteur de mondes
Auteur : Jean-Christophe Chaumette
Date de parution : 2000
Editeur : Pocket

Première page de L’arpenteur de mondes

« Le Francis Normand, celui de la Petite Gatinière, était un mauvais gars, du genre à écraser délibérément le chien d’un voisin avec qui il avait eu des mots, à frapper sa femme s’il ne trouvait pas le repas prêt en rentrant des champs, ou à racler avec la benne de son tracteur, chaque fois qu’il passait devant chez eux, la murette des Parisiens qui restauraient une ferme près de chez lui et dont l’allure ne lui plaisait pas.
Il sortait rarement sans que son fusil de chasse fût posé sur le siège passager de sa camionnette, et il lui était déjà arrivé d’en menacer certains qui l’avaient contrarié. Mais il y avait longtemps que ce genre d’incident ne se produisait plus, tant le Francis était connu dans la région, et chacun évitait d’avoir maille à partir avec lui.
Fort comme un bœuf, buté comme un mulet, il avait pour principe que tout devait plier devant lui, choses, bêtes et gens. Il n’avait ni affection pour ses enfants, qu’il terrorisait, ni tendresse pour sa femme, ni respect pour ses parents logés sous le même toit que lui. Sa propre mère l’avait maudit, lui déclarant qu’il était si méchant que le Diable n’aurait pas la patience d’attendre sa venue en enfer, mais viendrait un jour le chercher en personne. Francis Normand avait alors manifesté pour la première fois l’ébauche de ce qui ressemblait à de la gêne, ou à du désarroi. Il était resté sans voix, avait haussé les épaules, puis avait battu en retraite. »

Extrait de : J.C Chaumette. « L’arpenteur de mondes. »

L’aigle de sang par Jean-Christophe Chaumette

Fiche de L’aigle de sang

Titre : L’aigle de sang
Auteur : Jean-Christophe Chaumette
Date de parution : 2001
Editeur : Pocket

Première page de L’aigle de sang

« Tous regardent la vieille, la volva, celle qui est capable de prophétiser. Les femmes forment un cercle autour de l’estrade de bois, et psalmodient un chant lan-cinant. Elles sont neuf, comme les neuf filles de l’océan, les neuf gardiens de l’hydromel ou les neuf domaines de l’enfer… Le galdr, incantation répétée interminablement, doit provoquer la transe de la voyante.
Les hommes se tiennent en retrait, curieux mais effrayés, eux qui ne craignent ni le fer des haches ennemies, ni les crocs des ours, ni la fureur des tempêtes. Ils se méfient de ces pratiques réservées aux femelles, ou, dit-on, à certains m‚les qui adoptent les manières de l’autre sexe…
La plate-forme a été dressée à l’écart du village, en lisière de la forêt, juste sur la frontière entre le domaine des humains et le sombre royaume o˘ rôdent les bêtes sauvages et les draug, ces revenants qui hantent les vivants pour réparer une injustice. »

Extrait de : J.C Chaumette. « L’Aigle De Sang. »

Le dernier jedi par Michael Reaves et Maya Kaathryn Bohnhoff

Fiche de Le dernier jedi

Titre : Le dernier jedi (Tome 4 sur 4 – Star Wars légende – Les nuits de Coruscant)
Auteur : Michael Reaves et Maya Kaathryn Bohnhoff
Date de parution : 2013
Traduction :
Editeur : Pocket

Première page de Le dernier jedi

« — Le cargo Far Ranger demande l’autorisation de décoller.

Tope-là imitait à la perfection la voix bourrue de Tuden Sal. Personne – pas même un appareil de reconnaissance vocale – n’aurait deviné que le commerçant sakiyan était caché près de Westport, où il complotait contre l’Empire. Personne, bien sûr, à part l’équipage du Far Ranger et son unique passager.

Jax Pavan, la main sur le manche du Far Ranger, retenait sa respiration en attendant que le contrôleur du spatioport autorise leur départ. Il laissa la tension se dissiper et résista à l’envie de recourir à la Force pour influencer le préposé. Mieux valait ne pas courir de risque. Il ne souhaitait pas attirer l’attention de Dark Vador… à supposer que ce dernier soit toujours en vie.

Jax en était persuadé. Il n’avait plus senti la présence du Seigneur Sith dans la Force, mais il était difficile d’imaginer qu’un tel pouvoir, une telle concentration de mal, puisse disparaître. Tant que Jax ne verrait pas de ses propres yeux le cadavre de Vador, tant qu’il ne le toucherait pas à travers la Force sans rien sentir en retour, tant qu’il n’aurait aucune certitude, il se montrerait prudent. »

Extrait de : M. K. Bohnhoff et M. Reaves. « Les nuits de Coruscant – Le dernier jedi. »

Modèles de force par Michael Reaves

Fiche de Modèles de force

Titre : Modèles de force (Tome 3 sur 4 – Star Wars légende – Les nuits de Coruscant)
Auteur : Michael Reaves
Date de parution : 2009
Traduction : N. Ancion, A. Dumoulin
Editeur : Pocket

Première page de Modèles de force

« Les éclats de voix s’élevaient autour de Haninum Tyk Rhinann mais il n’y prêtait plus guère attention. Il avait d’abord essayé de rester concentré, mais le mot contrebande l’avait forcé à faire son propre débriefing. Il s’était mis à réfléchir à un mystère qu’il tentait de résoudre pour des raisons personnelles. L’affaire dont les autres discutaient – le meurtre d’un être insignifiant mêlé au trafic d’une variété d’épices particulièrement nocive – n’avait d’importance que pour le préfet de police local, Pol Haus. En d’autres mots, aussi bien localement que cosmiquement, cela n’avait pas la moindre importance.

Rhinann avait envie d’enfoncer ses doigts dans ses oreilles poilues pour ne plus entendre la voix de crécelle du préfet. À une époque, quand il était l’aide de camp personnel de Dark Vador en personne, le simple fait d’envisager une attitude aussi peu séante aurait suffi à provoquer un reflux d’acide dans ses quatre estomacs. A présent, en toute honnêteté, il devait reconnaître qu’il s’en fichait complètement. Il aurait voulu être doté d’oreillettes auto-rabattantes comme le lesser houdoggin de Klatooine pour bloquer la voix du préfet aussi facilement qu’il pouvait fermer les yeux pour masquer sa vue désagréable. »

Extrait de : M. Reaves. « Les nuits de Coruscant – Modèles de force. »

Rue des ombres par Michael Reaves

Fiche de Rue des ombres

Titre : Rue des ombres (Tome 2 sur 4 – Star Wars légende – Les nuits de Coruscant)
Auteur : Michael Reaves
Date de parution : 2008
Traduction :
Editeur : Pocket

Première page de Rue des ombres

« Padmé ne saurait jamais à quel point il l’aimait.

Elle était morte seule, loin d’ici, sur une planète qui ressemblait à l’enfer décrit par les légendes. Il avait réussi à retracer son dernier voyage jusque-là. La planète Mustaphar subissait encore les tourments de la création : des rivières de feu et des pierres en fusion se détachaient sur un paysage de basalte et d’obsidienne, où des droïdes, conçus pour résister aux chaleurs extrêmes, extrayaient des coulées de lave des métaux rares et précieux. C’était un endroit affreux, un monde à l’obscurité éternelle, au ciel chargé de suie et de gaz méphitiques. Personne ne méritait de mourir dans un endroit pareil, et encore moins Padmé. Elle aurait mérité de s’éteindre sur une planète ensoleillée, bercée par une douce musique, comme Naboo, dont ils étaient originaires tous les deux. Un astre vert et bleu, pas une planète rouge et noire.

Mais elle s’était rendue sur Mustafar. Elle avait suivi le Jedi Anakin Skywalker dans une mission tellement secrète, disait-elle, que même son garde du corps ne pouvait l’accompagner. Persuadé qu’elle serait protégée par le Jedi, il l’avait laissée partir.

Il ne l’avait plus jamais revue… vivante. »

Extrait de : M. Reaves. « Les nuits de Coruscant – Rue des ombres. »

Crépuscule Jedi par Michael Reaves

Fiche de Crépuscule Jedi

Titre : Crépuscule Jedi (Tome 1 sur 4 – Star Wars légende – Les nuits de Coruscant)
Auteur : Michael Reaves
Date de parution : 2008
Traduction :
Editeur : Pocket

Première page de Crépuscule Jedi

« Dans les niveaux inférieurs, dans les profondeurs urbaines abyssales de la cité-monde qu’était Coruscant, il était rare d’apercevoir les rayons du soleil. Pour les privilégiés, par contre, ceux qui habitaient les bâtiments brillants et baroques, les gratte-ciel, les tours et les super gratte-ciel – ces derniers dépassant parfois les deux mille mètres –, le soleil était un dû, tout comme les autres éléments assurant une certaine qualité de vie. Depuis que MétéoNet garantissait l’absence de pluie de l’aube au crépuscule – parfois plus tard –, les couchers de soleil sublimes n’étonnaient plus personne. Merveille aussi banale que l’air respiré, somme toute.

Cependant, des centaines d’étages plus bas, loin sous les premiers niveaux habités des tours géantes et des édifices scintillants, partout ailleurs sur – ou sous – la surface de la planète, c’était une autre histoire. Là, des centaines de milliers d’habitants, humains ou non-humains, naissaient et mourraient, parfois sans même apercevoir ne serait-ce que l’éclat du soleil. En bas, la faible lumière filtrée par les panneaux inverseurs était blanchâtre et blafarde. »

Extrait de : M. Reaves. « Les nuits de Coruscant – Crépuscule Jedi. »

Entrave par Michael Reaves

Fiche de Entrave

Titre : Entrave (Tome 1 sur 2 – Star Wars – Dark Maul)
Auteur : Michael Reaves
Date de parution : 2012
Traduction : G. Brodhy
Editeur : Pocket

Première page de Entrave

« Le jeune Maul, en quête d’un abri, fuyait en zigzaguant sur le sol gelé de la Vallée des Larmes Claires. Les bouts éraflés de ses bottes de combat raclaient le sol friable, ses mains gantées de noir cherchaient des prises là où le versant se faisait plus abrupt. Une fois encore le sol graveleux se déroba sous ses pieds et il tomba rudement sur son genou droit. Les décharges à basse énergie de blaster tirées de quelque part en contrebas percutèrent la pente tout autour de lui, projetant des éclats brûlants sur son visage non protégé. Une décharge l’atteignit sur le mollet alors qu’il se hissait vers le sommet, et il pesta contre son inattention. Sa combinaison était déjà trouée par les autres impacts, sa peau irritée et rougie par les zébrures et les marques grosses comme des jetons de sabacc. Si le but de la poursuite avait été son élimination plutôt que sa capture, il serait déjà mort sur la rive glacée de la rivière qui sinuait dans la vallée. »

Extrait de : M. Reaves. « Dark Maul – Entrave. »

L’horreur dans le musée par Howard Phillips Lovecraft

Fiche de L’horreur dans le musée

Titre : L’horreur dans le musée (Tome 1 sur 2 – Les papiers du Lovecraft Club)
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Date de publication : J. Parsons
Traduction : 1975
Editeur : Pocket

Sommaire de L’horreur dans le musée

  • En rampant dans le chaos
  • La verte prairie
  • Le monstre invisible
  • Quatre heures
  • L’homme de pierre
  • La mort ailée
  • Le nécrophile
  • Sourd, muet et aveugle
  • Le mangeur de spectres
  • Jusqu’à ce que toutes les mers…
  • L’horreur dans le musée
  • Surgi du fond des siècles
  • Le journal d’Alonso Typer

Première page de En rampant dans le chaos

« On a beaucoup écrit sur les plaisirs et les souffrances procurés par l’opium. Les extases et les horreurs de De Quincey, les Paradis artificiels de Baudelaire ont été décrits et interprétés avec un art qui les a immortalisés et tout le monde connaît la beauté, l’aspect terrifiant et mystérieux de ces royaumes obscurs dans lesquels est transporté le rêveur inspiré. Mais malgré tout ce qu’on en a dit, personne n’a encore osé suggérer la nature des phantasmes qui se déroulent dans l’esprit, ou indiquer la direction des routes inouïes dont le participant est irrésistiblement entraîné à suivre le parcours flamboyant et dépaysant. De Quincey fut emporté en Asie, ce continent foisonnant d’ombres nébuleuses dont l’impressionnante antiquité est telle que « le grand âge de la race et du nom domine le sens de la jeunesse chez l’individu », mais il n’a pas osé aller plus loin. »

Extrait de : H. P. Lovecraft. « L’horreur dans le musée. »