Jeanne Mariem Corrèze

Présentation de Jeanne Mariem Corrèze :

Si Jeanne Mariem Corrèze a su d’emblée s’attirer les faveurs des amateurs de merveilleux, c’est avant tout par un coup d’éclat magistral, paru aux éditions des Moutons Électriques à l’aube des années 2020. Bien qu’elle ait commis d’autres écrits fort louables depuis lors, c’est indubitablement sur cette première grande fresque, intitulée Le Chant des cavalières, qu’il convient de nous attarder, tant elle définit l’essence de son art.

Dans ce roman d’une grande distinction, Jeanne Mariem Corrèze nous transporte au cœur du royaume de Sarda, une contrée de haute fantaisie (cette littérature que nos amis anglo-saxons se plaisent à nommer « fantasy »). La romancière y déploie une intrigue où le rôle de premier plan est tenu par un ordre matriarcal. Loin des frêles demoiselles en détresse des contes de jadis, nous découvrons ici de fières guerrières chevauchant de majestueux dragons — des créatures d’ailleurs fort singulières, tenant tout autant du reptile que du grand volatile.

Le lecteur est invité à suivre le rude apprentissage de la jeune Sophie, une novice attendant avec impatience de franchir les étapes qui lui permettront de prétendre au statut tant convoité de cavalière. Au travers de ce récit initiatique, l’auteur brosse le portrait d’une société où le pouvoir, l’intrigue politique et la force martiale sont exercés avec poigne par ces dames. Sans jamais verser dans la démonstration pompeuse, la plume de cette brillante femme de lettres tisse une toile subtile, riche en émotions et en descriptions fort poétiques. L’ouvrage exhale un parfum d’émancipation et d’indépendance féminine d’une grande modernité, un vent de liberté qui décoifferait presque le lecteur confortablement installé dans son fauteuil.

L’on ne saurait trop vanter la prose de Jeanne Mariem Corrèze, d’un raffinement rare, qui prend le temps d’installer ses atmosphères et de décortiquer les tourments de l’âme humaine. Le Chant des cavalières n’est pas seulement un grand roman d’évasion ; c’est un récit épique, nourri de mythes anciens et de complots de cour, qui laissera, j’en suis persuadé, une empreinte durable dans nos bibliothèques de l’imaginaire.

Livres de Jeanne Mariem Corrèze :

Le chant des cavalières

Pour en savoir plus sur Jeanne Mariem Corrèze :

La page Wikipédia sur J. M. Corrèze
La page Noosfere sur J. M. Corrèze
La page isfdb de J. M. Corrèze

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