Catégorie : Auteurs
Jérome Sériel

Présentation de Jérome Sériel :
Né à Pontoise le vingt-quatre septembre 1939 au sein d’une famille de magistrats, Jacques Vallée est très tôt habité par une double curiosité intellectuelle : la rigueur des disciplines d’exactitude et le vertige poétique de la conquête spatiale. Après des études de mathématiques à la Sorbonne et de hautes études d’astrophysique menées à l’université de Lille, il s’engage dans la recherche astronomique à l’Observatoire de Paris au tournant des années soixante. Dès cette époque, son esprit indépendant refuse de dissocier les spéculations de la physique théorique du jaillissement romanesque, convaincu que la fiction constitue le laboratoire prospectif le plus hardi de l’aventure humaine.
C’est sous le pseudonyme de Jérôme Sériel qu’il fait une entrée retentissante sur la scène des lettres d’imagination. En 1961, à l’âge de vingt-deux ans à peine, il publie aux éditions Hachette, dans la fameuse collection « Le Rayon fantastique » dirigée par Georges H. Gallet, son coup d’essai : Le Sub-espace. Ce premier roman, couronné par le prestigieux prix Jules-Verne, frappe aussitôt les amateurs par la solidité de son substrat cosmologique et l’audace de son souffle dramatique. Il y aborde les arcanes de la navigation supraluminique, les ruptures dimensionnelles et la solitude de l’homme projeté au-delà des rivages de la physique classique.
Jérôme Sériel récidive l’année suivante chez Denoël avec Le Satellite sombre (1962), récit d’une angoissante rigueur scientifique où la découverte d’un corps errant aux confins du système solaire sert de révélateur aux tensions diplomatiques et philosophiques terrestres. Dans le même temps, il enrichit de sa prose alerte les colonnes de revues spécialisées, notamment Fiction, où paraissent des nouvelles fort remarquées telles que Les Calmars d’Andromède ou L’Œil du Sgal. Dans ces textes brefs, l’auteur se plaît à dépasser le simple divertissement mécaniste du genre pour interroger les formes inassimilables d’intelligences et les mirages de la conscience humaine face à l’inconnu.
Établi outre-Atlantique à compter de 1962, Jacques Vallée mène une carrière d’avant-garde comme pionnier des réseaux informatiques naissants et de l’intelligence artificielle. Pourtant, même lorsqu’il consacre ses veilles de chercheur à l’examen méticuleux des phénomènes aérospatiaux non identifiés — ses essais retentissants sur les « soucoupes volantes » renouvelant profondément la question par son hypothèse para-physique et folklorique —, la flamme de la fiction ne l’abandonne jamais. Pour lui, l’imaginaire fantastique n’est point un simple passe-temps d’évasion, mais un instrument philosophique de premier ordre, capable de préparer l’entendement moderne aux métamorphoses de la réalité.
Auteur lucide et inventif, Jérôme Sériel demeure l’un des artisans les plus originaux de la science-fiction d’expression française, ayant su concilier l’austérité du calcul cosmique et le frisson du mythe futuriste.
Livres de Jérome Sériel :
Le satellite sombre (1962)
Sub espace (1961)
Pour en savoir plus sur Jérome Sériel :
La page Wikipédia sur J. Sériel
La page Noosfere sur J. Sériel
La page isfdb de J. Sériel
Anne Robillard

Présentation de Anne Robillard :
Née à Montréal le neuf février 1955, Anne Robillard grandit au cœur de la métropole québécoise dans un milieu intimement lié aux milieux artistiques — son père ayant lui-même exercé la profession de comédien. Dès sa prime jeunesse, nourrie par les grands récits d’aventures maritimes et de féerie, elle manifeste une vive passion pour l’art du dialogue et la composition dramatique. Après de solides études en lettres françaises et en traduction à l’université de Montréal, elle exerce durant de longues années la profession de secrétaire juridique. Cependant, loin des arcanes austères de la procédure et des prétoires, elle consacre ses loisirs et ses veilles à noircir d’innombrables cahiers de songes fabuleux, attendant patiemment l’heure propice pour livrer son œuvre au jugement des lecteurs.
C’est à l’orée du nouveau millénaire, après s’être heurtée aux réticences de maisons d’édition peu accoutumées au souffle épique sous pavillon francophone, que la renommée vient récompenser son opiniâtreté. En 2002 paraît le tome inaugural d’une immense geste chevaleresque qui va bouleverser le paysage du livre pour la jeunesse : Les Chevaliers d’Émeraude.
Cette fresque monumentale, développée en douze tomes captivants, relate le combat sans merci que livre l’antique continent d’Enkidiev contre les hordes d’insectes de l’empereur Amecareth. Pour préserver leur civilisation du néant, des monarques coalisés confient leur défense à un ordre souverain de preux dotés de facultés magiques : les fameux Chevaliers d’Émeraude. L’auteur y renoue avec la pure tradition des chansons de geste médiévales et les mystères de la Table ronde, tout en y mêlant un sens moderne de l’intrigue chorale, un rythme haletant et un profond attachement aux vertus morales — l’amitié sacrée, la loyauté au serment et le sacrifice consenti pour le bien commun. Le succès de cette saga est colossal ; il dépasse rapidement les frontières de la Belle Province pour conquérir l’ensemble du monde francophone, faisant de ce cycle l’un des plus retentissants triomphes de librairie de son temps.
Loin d’épuiser son inspiration au terme de cette épopée, Anne Robillard prolonge son univers avec une égale fécondité à travers deux suites majeures, Les Héritiers d’Enkidiev puis Les Chevaliers d’Antarès, explorant avec une verve intarissable les continents inconnus et les secrets des divinités de son panthéon.
Parallèlement à cette veine féerique, le romancier s’illustre avec brio dans le fantastique contemporain et l’anticipation ésotérique. Sa série à suspense A.N.G.E. met en scène une agence secrète chargée de surveiller les phénomènes surnaturels et d’affronter des complots d’essence démoniaque à l’échelle planétaire, mêlant avec habileté les rouages du roman d’espionnage à une authentique fascination pour l’angéologie et les mystères de l’invisible. Elle aborde par la suite la magie réparatrice et les dons extrasensoriels dans la suite plus intimiste des Ailes d’Alexanne, ainsi que dans le cycle initiatique du Retour de l’oiseau-tonnerre.
Travailleur infatigable doué d’une rare promptitude narrative, Anne Robillard s’impose comme l’un des maîtres les plus aimés et les plus lus de l’imaginaire de langue française, ayant su redonner au public de notre temps le goût immortel des tournois d’honneur, des quêtes héroïques et des sortilèges.
Livres de Anne Robillard :
A.N.G.E. :
- Antichristus (2007)
- Reptilis (2007)
- Perfidia (2007)
- Sicarius (2008)
- Codex Angelicus (2009)
- Tribulare (2012)
- Absinthium (2010)
- Periculum (2010)
- Cenotaphium (2011)
- Obscuritas (2012)
- Personnel autorisé seulement (2011)
Ailes d’Alexanne :
- 4h44 (2010)
- Mikal (2010)
- Le faucheur (2011)
- Sara-Anne (2013)
- Spirales (2014)
- Sirènes (2015)
- James (2016)
- Alba (2018)
- Éire (2019)
- Marie (2022)
- Adriel
Chevaliers d’Émeraude :
- Privilège de roi (2010)
- Le feu dans le ciel (2003)
- Les dragons de l’empereur noir (2003)
- Piège au royaume des Ombres (2003)
- La princesse rebelle (2004)
- L’île des lézards (2004)
- Le journal d’Onyx (2004)
- L’enlèvement (2005)
- Les dieux déchus (2006)
- L’héritage de Danalieth (2006)
- Représailles (2007)
- La justice céleste (2007)
- Irianeth (2008)
Héritiers d’Enkidiev :
- Renaissance (2010)
- Nouveau monde (2010)
- Les dieux ailés (2011)
- Le sanctuaire (2011)
- Abussos (2012)
- Nemeroff (2012)
- Le conquérant (2013)
- An-Anshar (2013)
- Mirages (2014)
- Déchéance (2014)
- Double allégeance (2015)
- Kimaati (2015)
La malédiction des Dragensblöt :
- Le château (2019)
- Thorfrid et Brynjulf (2019)
- Clara et Lionel (2019)
- Esther et Isabel (2020)
- Ulrik et Andrew (2020)
- Rose et Sortiarie (2020)
- Samuel et Emily (2020)
Le retour de l’oiseau tonnerre :
- L’éveil (2014)
- Perceptions (2015)
- L’envol (2015)
Légendes d’Ashur-Sîn :
Les chevaliers d’Antares :
- Descente aux enfers
- Basilics
- Manticores
- Chimères
- Salamandres
- Les sorciers
- Vent de trahison
- Porteur d’espoir
- Justiciers
- La tourmente
- Alliance
- La prophétie
Les cordes de cristal :
- Tome 1
- Tome 2
- Tome 3
- Tome 4
- Tome 5
- Tome 6
- Tome 7
- Tome 8
- Tome 9
- Tome 10
Terra Wilder :
- Qui est Terra Wilder ?
- Capitaine Wilder
- Béthanie Wilder
Enlilkisar, le nouveau monde
Les chevaliers d’épées
Pour en savoir plus sur Anne Robillard :
La page Wikipédia sur A. Robillard
La page Noosfere sur A. Robillard
La page isfdb de A. Robillard
Gustav Meyrink

Présentation de Gustav Meyrink :
Né à Vienne le dix-neuf janvier 1868, sous le nom de Gustav Meyer, il est le fruit des amours adultérines et réprouvées d’un grand seigneur wurtembergeois, le baron Karl von Varnbüler, et d’une comédienne de théâtre, Maria Meyer. Cette bâtardise originelle blesse douloureusement son enfance et laisse dans son esprit une fêlure secrète, entretenue par les séjours successifs de sa mère dans diverses cités de l’Empire austro-hongrois. Au terme de ses études secondaires à Munich, Hambourg puis Prague, il choisit de se fixer au bord de la Vltava et s’établit banquier en commandite. Menant durant près de deux décennies l’existence d’un dandy caustique et élégant, passionné d’escrime et d’aviron, il semble tout d’abord étranger aux tourments de la création littéraire.
Or, une crise morale aiguë vient bouleverser le cours de sa destinée. En 1892, alors que, désespéré par les vanités du monde, le jeune homme s’apprête à commettre l’irréparable et pointe une arme à feu contre sa tempe, un prospectus occultiste glissé sous sa porte le détourne miraculeusement du suicide. Bouleversé par ce signe du destin, il se plonge éperdument dans les sciences maudites : la kabbale, l’alchimie, la théosophie, le spiritisme et le yoga hindou, qu’il pratique avec une rigueur d’ascète. Victime peu après d’accusations calomnieuses d’escroquerie et d’usage illicite de magnétisme qui lui valent un bref séjour en détention préventive, sa maison de banque périclite. Ruiné mais libéré des chaînes du négoce, il embrasse alors résolument la carrière des lettres sous le pseudonyme de Gustav Meyrink.
Ses premières nouvelles satiriques et macabres, accueillies avec enthousiasme par la célèbre revue munichoise Simplicissimus, révèlent un humoriste féroce, prompt à pourfendre le militarisme prussien et la morgue bourgeoise. Cependant, c’est en 1915, en pleine tourmente de la Grande Guerre, que retentit son coup d’éclat magistral : la publication en librairie du Golem.
Ce roman envoûtant, chef-d’œuvre d’atmosphère et de songe métaphysique, ressuscite le vieux ghetto de Prague et la légende cabalistique de l’automate d’argile façonné par le rabbin Loew. L’ouvrage, qui connaît aussitôt un triomphe retentissant à travers toute l’Europe, s’impose comme le modèle suprême de l’angoisse moderne : les venelles tortueuses de la vieille cité y deviennent le labyrinthe de l’âme humaine, où la conscience dédoublée cherche le chemin de l’éveil spirituel et de la rédemption.
Fort de ce rayonnement éclatant, Meyrink approfondit sa quête des mystères transcendants dans une suite de grands romans d’initiation : Le Visage vert (1916), visionnaire tableau d’une humanité déliquescente aux prises avec l’apocalypse, La Nuit de Walpurgis (1917), satire convulsive du déclin aristocratique, et Le Dominicain blanc (1921), pénétré de sagesse taoïste. Il couronne cette méditation ésotérique avec L’Ange à la fenêtre d’occident (1927), fresque somptueuse consacrée aux transmutations et aux égarements de l’astrologue élisabéthain John Dee. Parallèlement à sa propre production, il enrichit le patrimoine littéraire de son pays en traduisant en langue allemande l’œuvre intégrale de Charles Dickens.
Retiré dans sa villa de Starnberg, en Bavière, qu’il avait baptisée la « Maison de la dernière lanterne », le grand écrivain est frappé au soir de sa vie par un deuil irréparable : le suicide de son fils bien-aimé Harro, devenu infirme à la suite d’un accident de ski. Refusant tout abattement vulgaire, Meyrink affronte le trépas avec la sérénité d’un sage oriental. Le quatre décembre 1932, assis dans son lit face au soleil levant, il quitte ce monde matériel pour pénétrer dans les arcanes de l’invisible.
Créateur d’un fantastique intérieur où l’effroi psychologique s’allie sans cesse à l’illumination philosophique, Gustav Meyrink demeure à jamais, pour les esprits épris de mystère, le veilleur solitaire de Prague et l’un des plus profonds visionnaires du siècle.
Livres de Gustav Meyrink :
L’ange à la fenêtre d’occident (1927)
La nuit de Walpurgis (1917)
Le cardinal Napellus (1977)
Le golem (1915)
Meyrink Fantastique – Le cabinet des horreurs (2026)
Pour en savoir plus sur Gustav Meyrink :
La page Wikipédia sur G. Meyrink
La page Noosfere sur G. Meyrink
La page isfdb de G. Meyrink
Carina Rozenfeld

Présentation de Carina Rozenfeld :
Issue d’un foyer parisien où la culture et l’amour des lettres tiennent une place d’honneur, Carina Rozenfeld voit le jour le treize juillet 1972 dans la capitale. Gagnée très tôt par une ferveur passionnée pour la lecture, elle dévore dans son enfance les chefs-d’œuvre des grands conteurs et des pionniers du merveilleux scientifique, nourrissant dès ses jeunes années le dessein intime de se consacrer à l’art du récit. Après de solides humanités et des études supérieures axées sur la géographie et l’urbanisme, elle fait ses premières armes professionnelles dans le monde du journalisme et de la presse pour la jeunesse, milieu fécond qui lui permet d’affiner son sens dramatique et la clarté de son style.
Toutefois, la vocation de romancier ne tarde point à s’imposer à elle avec éclat. C’est à compter du milieu des années deux mille qu’elle entre de plain-pied dans la carrière des lettres, se consacrant presque exclusivement au roman d’anticipation et à la féerie moderne destinés aux jeunes esprits curieux.
Dès ses premiers écrits, Carina Rozenfeld captive son lectorat en explorant avec délicatesse et gravité les vertiges de mondes parallèles, les énigmes de l’hérédité humaine et les pouvoirs insoupçonnés de l’esprit. Avec Lucille et les yeux sourds (2004), puis la remarquable trilogie de La Quête des Livres-Monde, elle propose une réflexion poétique et vibrante sur le pouvoir créateur de la parole écrite et la mémoire des peuples. Le monde des amateurs de prospective et de fantastique ne s’y trompe guère : les lauriers académiques et associatifs couronnent rapidement ses publications, lui conférant de flatteuses récompenses, au premier rang desquelles figurent le prestigieux prix Imaginales des collégiens et le prix des Incorruptibles.
Son talent d’architecte de l’illusion éclate plus encore avec la publication du diptyque Le Mystère d’Ol-Haum, puis avec des œuvres d’une haute tenue de suspense telles que Phænix ou encore la fresque de science-fiction Moi, la mort et les feux follets. Son roman d’anticipation E.V.E. démontre par ailleurs une acuité singulière pour interroger les dérives possibles des technologies naissantes et les illusions de la réalité simulée, tout en préservant au cœur du tumulte dramatique l’authenticité des sentiments humains, de la fraternité et de la révolte morale. Artiste sociable et généreuse, elle associe également sa verve narrative à celle d’autres plumes de sa génération, cosignant notamment avec le romancier Maxime Chattam la fresque fantastique Les Miroirs de Diane au sein de la série Un jeu interdit.
Par la grâce d’une écriture élégante, rythmée et limpide, Carina Rozenfeld s’affirme sans conteste comme l’une des personnalités les plus attachantes et fécondes du roman d’imagination contemporain, témoignant avec constance que le merveilleux demeure, pour les générations montantes, le plus lumineux miroir de la condition humaine.
Livres de Carina Rozenfeld :
Doregon :
- Les portes de Doregon (2010)
- La guerre de l’ombre (2011)
- Les cracheurs de lumière (2012)
L’héritier des Draconis :
- Draconia (2017)
- La sculptrice de dragons (2017)
- La baie aux arcs-en-ciel (2018)
- Les secrets de Brûle-Dragon (2018)
- La dernière bataille (2019)
La prophétie de l’ambre :
- Le dernier Phénix (2025)
- Le sceau de la confidente (2025)
La symphonie des abysses :
- La partition d’Abrielle (2014)
- L’histoire d’Eyal (2014)
Le feu secret :
- Le feu secret (2015)
- La cité secrète (2016)
Les anges mécaniques :
Phaenix :
- Ames soeurs (2012)
- Les cendres de l’oubli (2012)
- Le brasier des souvenirs (2013)
Quête des Livres-monde :
- Le livre des âmes (2008)
- Le livre des lieux (2010)
- Le livre du temps (2012)
Quête des pierres de Luet :
- La pierre d’Etlal (2014)
- La pierre de Majilpuûr (2015)
- La pierre de Goth (2015)
A la poursuite des Humutes (2010)
E.V.E (2017)
Le démêleur de rêves (2019)
Le mystère Olphite (2008)
Les aventuriers de l’espace – Alien en détresse (2024)
Les clefs de Babel (2009)
Les sentinelles du futur (2013)
Moi, je la trouve belle (2012)
Papy, Maxwell et moi – Opération 19.999 lieues sous les mers (2022)
TerreS (2021)
Zalim (partie 1) (2016)
Pour en savoir plus sur Carina Rozenfeld :
La page Wikipédia sur C. Rozenfeld
La page Noosfere sur C. Rozenfeld
La page isfdb de C. Rozenfeld
Tui T. Sutherland

Présentation de Tui T. Sutherland :
Prénommée ainsi par sa mère néo-zélandaise en hommage à un oiseau mélodieux des antipodes, Tui Tamara Sutherland voit le jour le trente et un juillet 1978 à Caracas, au Venezuela. Sa première jeunesse est marquée par un perpétuel dépaysement géographique : elle grandit tour à tour à Asunción au Paraguay, sous les cieux tropicaux de Saint-Domingue en République dominicaine, ainsi qu’en Floride, avant que sa famille ne se fixe dans le New Jersey. Ce cosmopolitisme précoce nourrit une vive sensibilité pour la diversité des cultures et l’art du récit. Gagnée très tôt par la passion des belles-lettres et du théâtre, elle poursuit de brillantes études au Williams College, dans le Massachusetts, dont elle sort diplômée en 1998 après avoir consacré ses travaux académiques à la figure d’Ophélie dans l’œuvre de Shakespeare, avant de compléter sa formation par une maîtrise en histoire des arts.
Elle embrasse d’abord la carrière de lectrice et d’éditrice au sein de maisons d’édition new-yorkaises. Ce métier d’artisan du livre lui offre un observatoire privilégié des goûts du jeune public et lui permet de faire ses premières armes sous divers pseudonymes collectifs ou individuels. Elle participe ainsi de façon éminente, sous le masque collégial d’Erin Hunter, à la célèbre saga féline de La Guerre des clans, tout en rédigeant des récits d’aventures sous les noms de plume de Tamara Summers ou d’Heather Williams.
Toutefois, c’est en déployant un univers résolument personnel et fantastique que Tui Sutherland accède à une gloire éclatante. À compter de 2012, elle donne le jour à la monumentale suite romanesque des Royaumes de feu (Wings of Fire). Dans cette ample chronique, l’auteur accomplit un tour de force littéraire : délaisser le point de vue anthropomorphique traditionnel pour placer les dragons eux-mêmes au centre de la tragédie. À travers le continent de Pyrrhia, déchiré par des rivalités dynastiques et des guerres intestines, une antique prophétie annonce que cinq jeunes dragonnets sont destinés à rétablir la paix. Conjuguant le sens de la péripétie à de nobles interrogations morales sur le libre arbitre, la loyauté, la tolérance et la tyrannie, cette épopée moderne a conquis des millions de jeunes lecteurs à travers le monde.
Poursuivant sa tâche créatrice depuis sa résidence du Massachusetts — où elle a également collaboré avec sa sœur Kari à la charmante suite SOS Créatures fantastiques —, Tui T. Sutherland figure aujourd’hui parmi les voix les plus inspirées de la féerie romanesque contemporaine, sachant avec une rare maîtrise renouveler les grands mythes universels.
Livres de Tui T. Sutherland :
Animal Tatoo :
- autres auteurs
- Trahisons (2014)
- autres auteurs
Les royaumes de feu :
La Prophétie des dragonnets du destin :
- La prophétie (2012)
- La princesse disparue (2012)
- Au coeur de la jungle (2013)
- L’île au secret (2013)
- La nuit la plus claire (2014)
La Prophétie de la montagne de Jade :
- La montagne de jade (2015)
- Le piège de glace (2015)
- La mission de péril (2016)
- Les serres du pouvoir (2017)
- La tempête de sable (2017)
Le Continent perdu :
- Le continent perdu (2018)
- Les rebelles de Pantala (2019)
- Le souffle du mal (2019)
- Le trésor interdit (2021)
- Les flammes de l’espoir (2023)
Les royaumes de feu – Légendes :
- Spectral (2016)
- Les flammes de l’espoir (2023)
SOS Créatures fantastiques :
- Le secret des petits griffons (2013)
- Le procès du dragon (2014)
- Le mystère du kraken (2015)
Les royaumes de feu – Destinées (2016)
Pour en savoir plus sur Tui T. Sutherland :
La page Wikipédia sur T. T. Sutherland
La page Noosfere sur T. T. Sutherland
La page isfdb de T. T. Sutherland
Vincent Gallaix

Présentation de Vincent Gallaix :
Né le quatorze mars 1937 à Boussu, dans la province de Hainaut, Jacques Acar se découvre de bonne heure une vocation passionnée pour le récit d’aventures, l’illustration populaire et le journalisme. Entré à vingt-cinq ans dans la carrière des lettres, il devient l’un des collaborateurs les plus féconds et les plus précieux du célèbre hebdomadaire Tintin, où son sens de la dramaturgie et la vivacité de son dialogue en font un scénariste recherché par les plus grands maîtres du neuvième art. Il met ainsi sa plume au service d’illustrateurs illustres — tels Édouard Aidans, William Vance ou Paul Cuvelier —, animant des héros populaires comme Marc Franval, Ringo ou le fameux chien Rataplan. Il prête également son concours aux revues Pilote, Record et Line.
Toutefois, c’est dans le vaste domaine de l’imaginaire et de la prospective scientifique que son génie inventif trouve son expression la plus singulière. Dès le tournant des années soixante-dix, Jacques Acar transpose pour les pages de Tintin Sélection plusieurs grandes sagas héroïques sous forme de récits romancés, explorant les confins des civilisations préhistoriques avec Tounga ou les péripéties d’aventuriers modernes confrontés à des mystères insondables.
Désireux de sonder les vertiges de la science-fiction pure, il prend pour masque littéraire le pseudonyme de Vincent Gallaix afin de faire paraître ses romans d’anticipation. C’est au sein de la prestigieuse collection « Anticipation » des éditions du Fleuve Noir — véritable phare des amateurs de fantastique et d’odyssées sidérales dans notre décennie — qu’il publie ses textes les plus marquants. En 1975 paraît Orbite d’attente, un ouvrage d’une saisissante tension dramatique où l’angoisse humaine se mesure aux abîmes du cosmos et aux paradoxes du progrès technique. Il confirme l’originalité de sa vision visionnaire avec Zoomby, paru au début de l’année 1976, fable futuriste ingénieuse et rythmée où s’entremêlent l’aventure spatiale et la réflexion sociologique.
Hélas ! alors que ce créateur en pleine maturité semblait promis à de plus amples conquêtes dans les domaines de la prospective et du merveilleux scientifique, un destin tragique interrompt brutalement son élan. Jacques Acar s’éteint à Leuze-en-Hainaut le vingt et un janvier 1976, à l’âge de trente-huit ans seulement.
Sous le pavillon de Vincent Gallaix comme sous son propre patronyme, il laisse le souvenir d’un artisan scrupuleux et fécond de la littérature de l’imaginaire, capable de conjuguer la verdeur de la bande dessinée classique et les méditations inquiètes du roman d’anticipation moderne.
Livres de Vincent Gallaix :
Orbite d’attente (1976)
Zoomby (1976)
Pour en savoir plus sur Vincent Gallaix :
La page Wikipédia sur V. Gallaix
La page Noosfere sur V. Gallaix
La page isfdb de V. Gallaix
Soman Chainani

Présentation de Soman Chainani :
Issu d’une famille d’ascendance indienne, Soman Chainani voit le jour à la fin des années soixante-dix et grandit sous le ciel ensoleillé de Floride, sur l’île de Key Biscayne. Esprit brillant et passionné dès l’adolescence par l’univers des légendes et les arts de l’écran, il entreprend de prestigieuses études universitaires. Il fréquente d’abord les bancs de la vénérable université Harvard, dont il sort lauréat en lettres anglaises et américaines. Fait digne de remarque, il y consacre ses recherches érudites à la structure des contes de fées traditionnels et à la figure récurrente des marâtres et magiciennes malfaisantes, travail couronné par de flatteuses distinctions académiques. Il parfait ensuite son apprentissage à l’université Columbia de New York, s’y formant aux techniques de la cinématographie et de la dramaturgie.
Après s’être exercé à la rédaction de scénarios et à la mise en scène, Soman Chainani choisit de transposer son sens dramatique dans le domaine du livre romanesque. La consécration survient en l’an de grâce 2013 avec la parution du premier tome d’une vaste épopée féerique : L’École du Bien et du Mal (The School for Good and Evil).
Dans cette œuvre originale et piquante, l’auteur imagine une académie séculaire où sont éduqués, dans deux corps de logis distincts, les futurs héros chevaleresques et les monstres de la fable. Le récit met en scène deux jeunes amies du village de Gavaldon — Sophie, beauté coquette aspirant à devenir princesse, et Agatha, fillette farouche recluse dans un cimetière —, dont les destins se trouvent inversés à leur arrivée au sanctuaire : la première est jetée parmi les réprouvés du Mal, tandis que la seconde intègre les rangs des vertueux. En subvertissant avec finesse le manichéisme propre aux récits folkloriques, Chainani livre une méditation mordante sur les apparences, la vanité morale et les ambiguïtés de l’âme humaine.
L’ouvrage rencontre un triomphe immédiat, confirmant les talents de son auteur au fil des volumes subséquents — tels Un monde sans princes ou Le Dernier Conte de fées — jusqu’à former une longue saga couronnée par un immense engouement populaire et de spectaculaires transpositions cinématographiques. Il poursuit depuis lors cette réinvention des mythes anciens à travers d’autres recueils de contes fantastiques, notamment La Belle et les Bêtes (Beasts and Beauty), où son écriture acérée redonne aux fables d’autrefois leur tranchant et leur noirceur originelle.
Soman Chainani s’affirme ainsi comme l’un des maîtres contemporains de la fable moderne, prouvant que les vieux archétypes de notre imaginaire peuvent encore, sous une plume ingénieuse, instruire et captiver la jeunesse.
Livres de Soman Chainani :
L’école du bien et du mal :
- L’école du bien et du mal (2013)
- Un monde sans princes (2014)
- Le dernier conte (2015)
- Rêves de gloire (2017)
- Le cristal du temps (2019)
- Le seul véritable roi (2020)
L’école du bien et du mal, les origines :
- Les origines (2022)
- La chute (2023)
La belle et les bêtes (2021)
Pour en savoir plus sur Soman Chainani :
La page Wikipédia sur S. Chainani
La page Noosfere sur S. Chainani
La page isfdb de S. Chainani
Pascale Quiviger

Présentation de Pascale Quiviger :
Née à Montréal le cinq octobre 1969, Pascale Quiviger grandit dans la belle province canadienne avant d’embrasser un parcours intellectuel d’une remarquable exigence. Dotée d’une curiosité universelle, elle s’adonne conjointement à la spéculation métaphysique et aux beaux-arts, obtenant une maîtrise en philosophie auprès de l’université de Montréal — complétée en Alsace, à l’université de Strasbourg —, ainsi qu’un diplôme d’arts plastiques à l’université Concordia. Éprise d’arts graphiques, elle gagne ensuite l’Italie pour s’y consacrer à l’étude de l’estampe et enseigner le dessin ainsi que la peinture durant une décennie. Elle s’est établie par la suite en Grande-Bretagne, dans le comté de Nottingham, où elle exerce les disciplines de l’esprit, la méditation et l’enseignement artistique tout en poursuivant son œuvre romanesque.
Son entrée en littérature s’effectue d’abord par la forme brève avec un recueil de nouvelles, Ni sols ni ciels (2001). Mais c’est avec son premier roman, Le Cercle parfait, paru en 2004, qu’éclate la singularité de son talent. Cette méditation envoûtante sur la passion amoureuse, le mirage des lieux et le dépaysement toscan lui vaut l’un des plus éminents lauriers de son pays natal : le Prix littéraire du Gouverneur général. Par la suite, confirmant la rigueur d’une prose attentive aux fêlures humaines et aux paysages intérieurs, elle livre plusieurs ouvrages remarqués, au rang desquels figurent La Maison des temps rompus (2008), Pages à brûler (2010), ainsi que le poignant Si tu m’entends (2015), drame intime auscultant l’épreuve du coma et de la reconstruction.
Au terme de ce cheminement intimiste, Pascale Quiviger s’illustre avec éclat dans le vaste domaine du conte héroïque et de l’imaginaire en composant la tétralogie romanesque du Royaume de Pierre d’Angle. Commencée en 2019 par L’Art du naufrage, cette suite monumentale entraîne le lecteur dans une contrée insulaire préservée des fureurs du monde, jusqu’au jour où son prince héritier y ramène à son bord une énigmatique captive. Conjuguant la haute tenue du style classique, la réflexion politique et morale, et le souffle épique de l’aventure maritime, cette fresque — poursuivie plus récemment avec La Dernière Saison de Selim — a conquis un immense public, tant adulte que juvénile, et reçu de flatteuses distinctions critiques.
Alliant l’œil du peintre à la profondeur du philosophe, Pascale Quiviger s’impose ainsi comme une figure de premier plan du roman français d’aujourd’hui, prouvant avec noblesse que la féerie peut s’allier à la plus exigeante gravité morale.
Livres de Pascale Quiviger :
Le royaume de pierre d’angle :
- L’art du naufrage (2019)
- Les filles de mai (2019)
- Les adieux (2020)
- Courage (2021)
Pierre d’angle :
- Le voyage (2014)
- La couronne (2014)
- Les loups (2014)
- Le pacte (2014)
- Le printemps (2015)
- La princesse (2015)
H mort ou vif (2025)
La dernière saison de Selim (2023)
La maison des temps rompus (2008)
Ni sols ni ciels (2001)
Si tu m’entends (2015)
Pour en savoir plus sur Pascale Quiviger :
La page Wikipédia sur P. Quiviger
La page Noosfere sur P. Quiviger
La page isfdb de P. Quiviger
Brandon Mull

Présentation de Brandon Mull :
Né le huit novembre 1974 aux États-Unis, Brandon Mull passe les années de sa prime jeunesse sous le soleil de la Californie. Dès l’enfance, il se distingue par une complexion rêveuse et une imagination singulièrement féconde, préférant aux divertissements ordinaires les songes intérieurs et l’invention d’aventures chevaleresques. Après un séjour de deux années au Chili — où il accomplit son ministère ecclésiastique tout en s’initiant à la langue espagnole et aux arts de la scène —, il poursuit de solides humanités à l’université Brigham-Young, dans l’État d’Utah, dont il sort diplômé au tournant du siècle.
Exerçant d’abord de modestes emplois dans la réclame commerciale et le négoce afin de pourvoir à sa subsistance, il consacre ses veilles à l’apprentissage méthodique des belles-lettres. Nourri des exemples illustres du professeur J. R. R. Tolkien et de C. S. Lewis, il ambitionne d’ouvrir à son tour les portes du merveilleux à la jeune génération.
La consécration littéraire survient en l’an de grâce 2006 avec la publication du premier tome de sa célèbre suite romanesque : Fablehaven. Cette geste captivante met en scène deux jeunes gens, Kendra et son frère Seth, découvrant que la propriété de leur grand-père abrite en vérité un sanctuaire séculaire et secret, refuge ultime de créatures féeriques, fées, géants et démons menacés de disparition. Par l’abondance de ses péripéties, la vivacité de ses dialogues et une imagination sans cesse renouvelée, l’ouvrage conquiert promptement les éloges de la critique et s’installe au sommet des palmarès de librairie.
Fort de cet éclatant triomphe, Brandon Mull déploie son talent dans de multiples directions. On lui doit notamment la trilogie des Beyonders — récit d’un passage héroïque vers les terres oubliées de Lyrian —, la vaste épopée des Cinq Royaumes (Five Kingdoms), la série fantastique du Mystère des bonbons magiques, ainsi que sa contribution fondatrice au cycle collectif d’Animal Tatoo (Spirit Animals). Plus récemment, il a donné une suite directe à son premier univers avec le cycle de Dragonwatch.
Établi au cœur des vallées de l’Utah, entouré d’une nombreuse famille, Brandon Mull parcourt inlassablement les collèges et les assemblées d’Amérique pour exhorter les écoliers à cultiver les vertus de la lecture et de la hardiesse poétique. Il s’impose ainsi comme un maître incontesté du conte fantastique américain contemporain.
Livres de Brandon Mull :
Animal Tattoo :
- Les quatre élus (2013)
- autres auteurs
Beyonders :
- Un monde sans héros (2011)
- La naissance d’une rébellion (2012)
- La voie de la prophétie (2013)
Fablehaven :
- Le sanctuaire secret (2006)
- La menace de l’étoile du soir (2007)
- Le fléau de l’ombre (2008)
- Le temple des dragons (2009)
- La prison des démons (2010)
Five kingdoms :
- Les pirates du ciel (2014)
- Le chevalier félon (2014)
- Les gardiens du cristal (2015)
- non traduit
- non traduit
Le mystère des bonbons magiques (2007)
Pour en savoir plus sur Brandon Mull :
La page Wikipédia sur B. Mull
La page Noosfere sur B. Mul
La page isfdb de B. Mul
Alric et Jennifer Twice

Présentation de Alric et Jennifer Twice :
Unis tant par les liens du cœur que par une vocation poétique partagée, ces deux jeunes auteurs français — lui originaire des faubourgs parisiens, elle native du Midi montpelliérain — ont choisi d’unir leurs sensibilités respectives sous un même étendard patronymique. Nourris dès l’enfance d’amours romanesques, d’épopées légendaires et de mythologies anciennes, ils s’établissent en terre d’Occitanie, à proximité de Montpellier, afin d’y bâtir dans la retraite et la méditation un univers chimérique de grande ampleur.
Leur collaboration donne naissance à une œuvre ambitieuse conçue à quatre mains, dont le coup d’éclat s’opère au grand jour lors de la parution, en l’an de grâce 2021, du premier volume de leur fresque romanesque : La Passeuse de Mots.
Ce cycle touffu met en scène l’héroïne Arya Argyro, jeune femme investie d’un sacerdoce mystique et périlleux, capable d’éveiller et d’ordonner le pouvoir séculaire des vocables pour conjurer les périls menaçant son royaume. Par la grâce d’une plume harmonieuse, où l’onction poétique tempère les rigueurs de l’aventure dramatique, les époux Twice parviennent à fondre leurs deux personnalités en un style unique, d’une parfaite unité de ton.
La suite des tomes — parmi lesquels L’Œil de vérité puis La Mémoire de la Lune — vient promptement confirmer l’engouement d’un vaste auditoire juvénile. Couronnés par des suffrages critiques enthousiastes et par des distinctions décernées par les lecteurs eux-mêmes, ces écrivains continuent d’enrichir leur univers féerique tout en ouvrant de nouveaux chantiers dramatiques au souffle plus sombre et mystérieux.
En conjuguant ainsi leurs efforts au service du conte merveilleux, Alric et Jennifer Twice apportent une contribution remarquée au renouveau de la littérature d’imagination française, prouvant avec panache que le labeur d’écrivain peut être une aventure partagée.
Livres de Alric et Jennifer Twice :
La passeuse de mots :
- La légende d’Hellébore (2023)
- La passeuse de mots (2021)
- L’oeil de vérité (2021)
- La mémoire de la lune (2022)
- Les larmes du saule (2024)
Jusqu’au plus profond des astres (partie 1) (2025)
Pour en savoir plus sur Alric et Jennifer Twice :
La page Wikipédia sur A. et J. Twice
La page Noosfere sur A. et J. Twice
La page isfdb de A. et J. Twice