Catégorie : Auteurs
Terry Goodkind

Présentation de Terry Goodkind :
Terry Goodkind, natif d’Omaha dans les lointaines plaines du Nebraska où il vit le jour au tout début de l’année 1948, figure parmi les romanciers les plus singuliers qu’ait portés la littérature d’imagination d’outre-Atlantique. Avant d’embrasser la noble carrière des lettres, cet homme aux talents multiples se consacra avec passion à l’ébénisterie et aux beaux-arts, façonnant la matière bien avant de sculpter les mots. Il convient de souligner la grande force d’âme avec laquelle il dut surmonter un trouble tenace de la lecture — la dyslexie — pour forger, sur le tard, une œuvre écrite d’une ampleur peu commune.
S’il est un titre de gloire qui consacre la réputation de cet auteur, c’est assurément la vaste fresque romanesque intitulée « L’Épée de vérité », débutée au milieu des années quatre-vingt-dix. En entamant ce grand cycle par le fulgurant récit que fut « La Première Leçon du sorcier », Terry Goodkind offrit au genre du merveilleux héroïque une gravité et une rudesse parfois insoupçonnées. Les amateurs de récits d’évasion y découvrirent, fascinés, les pérégrinations du vaillant Richard Cypher et de la mystérieuse Kahlan Amnell, emportés dans un tourbillon d’intrigues politiques, de conflits fratricides et de magie.
Toutefois, réduire le travail de ce prosateur à un simple divertissement serait une grave méprise, car sa plume se fit toujours l’écho de ses convictions les plus intimes. Profondément marqué par les thèses de sa compatriote Ayn Rand, Terry Goodkind n’eut de cesse de tisser, en filigrane de ses épopées, un plaidoyer vibrant pour l’objectivisme. Ses romans se muent bien souvent en de véritables tribunes morales exaltant la liberté individuelle, la primauté de la raison et le refus viscéral des tyrannies, s’éloignant des chemins convenus du merveilleux pour épouser la forme exigeante du conte philosophique.
Ce créateur prolifique, dont la verve sut captiver des millions de lecteurs par-delà les océans, nous a tristement quittés à l’automne de l’année 2020. Par son refus du cynisme et sa défense acharnée de la volonté humaine, Terry Goodkind laisse à la postérité une œuvre magistrale. Il aura prouvé, avec la flamme qui caractérise les grands conteurs, que les littératures de l’imaginaire demeurent un vecteur de premier ordre pour sonder l’âme et exalter la grandeur de l’esprit humain.
Livres de Terry Goodkind :
L’épée de vérité :
- Dette d’os (1998)
- La première inquisitrice (2012)
- La première leçon du sorcier (1994)
- La pierre des larmes (1995)
- Le sang de la déchirure (1996)
- Le temple des vents (1997)
- L’âme du feu (1999)
- La foi des réprouvés (2000)
- Les piliers de la création (2001)
- L’empire des vaincus (2003)
- La chaîne de flammes (2005)
- Le fantôme du souvenir (2006)
- L’ombre d’une inquisitrice (2007)
- La machine à présages (2011)
- Le troisième royaume (2013)
- Le crépuscule des prophéties (2014)
- Le coeur de la guerre (2015)
Les chroniques de Nicci :
- La maîtresse de la mort (2017)
- Le linceul de l’éternité (2017)
- Le siège de pierre (2018)
- Coeur de glace noire (2020)
Les enfants de d’Hara :
- L’homme griffonné (2019)
- Les carnassiers de la haine (2019)
- Le désert des supplices (2019)
- Le serment d’un voyant (2019)
- Dans les ténèbres (2020)
Intégrales :
La fille sur la lune (2018)
La loi des neuf (2009)
Le peuple-ciel (2019)
Les sanctuaires du mal (2016)
Pour en savoir plus sur Terry Goodkind :
La page Wikipédia sur T. Goodkind
La page Noosfere sur T. Goodkind
La page isfdb de T. Goodkind
Marc « Ayerdhal » Soulier

Présentation de Marc « Ayerdhal » Soulier :
Marc Soulier, qui offrit à la République des lettres ses plus belles pages sous le singulier pseudonyme d’Ayerdhal, vit le jour au cœur de l’hiver de l’année 1959 dans la vénérable cité des Gaules, à Lyon. Figure frondeuse et éminemment engagée, cet artisan d’une littérature de conjecture audacieuse s’est imposé comme l’une des plumes les plus acérées de l’anticipation francophone, portant haut les couleurs d’une science-fiction farouchement politique et sociale.
Avant de se consacrer corps et âme à l’écriture, ce jeune homme à l’esprit résolument libertaire connut mille vies, tâtant de divers labeurs avec la fougue de ceux qui refusent de se laisser entraver par les carcans d’une société par trop conformiste. C’est à l’aube de sa trentaine que son grand œuvre romanesque éclot véritablement, révélant aux amateurs d’évasion un univers d’une densité étourdissante. Dès ses premiers écrits, et plus particulièrement avec la vaste fresque de « La Bohème et l’Ivraie », Ayerdhal témoigna d’une maîtrise éclatante de l’opéra cosmique, ce genre d’ordinaire si prisé des auteurs d’outre-Atlantique, qu’il sut réinventer avec une élégance et une impertinence toutes françaises.
Animé par un indéfectible idéal humaniste et une profonde conscience des luttes populaires, notre prosateur n’eut de cesse, au travers de romans remarqués tels que « Demain, une oasis » ou l’étonnante « Balade choréïale », d’explorer les affres du pouvoir, les méfaits de l’impérialisme et les nécessités de l’écologie. Fuyant les froides démonstrations d’une anticipation purement technicienne, il privilégia toujours les sciences de l’homme, tissant des intrigues où la sociologie, la politique et la génétique viennent éclairer les tourments des sociétés futures. D’aucuns se rappelleront d’ailleurs avec admiration sa fructueuse collaboration avec son confrère Jean-Claude Dunyach pour le magistral ouvrage « Étoiles mourantes », maintes fois couronné de prestigieux lauriers.
Toutefois, brosser le portrait de cet homme d’exception serait incomplet sans évoquer son ardent militantisme au quotidien. Authentique syndicaliste de la plume, il fut l’infatigable héraut du collectif « Le Droit du Serf », bataillant avec une verve sans pareille et une noble obstination pour la dignité et les droits d’auteur de ses camarades écrivains, n’hésitant jamais à croiser le fer avec les grandes puissances éditoriales.
Hélas, ce créateur foisonnant et défenseur farouche des justes causes nous fut ravi bien trop tôt, à l’automne de l’année 2015, en la ville de Bruxelles, terrassé par une cruelle maladie. Par la noblesse de ses engagements et la flamboyance de sa prose, Ayerdhal aura démontré de manière éclatante que la littérature d’imagination, loin de n’être qu’un simple divertissement, constitue un formidable instrument d’émancipation et de réflexion sur les grands bouleversements de notre temps.
Livres de Marc « Ayerdhal » Soulier :
Cybione :
- Cybione
- Polytan
- Keelsom Jahnaic
- L’oeil du Spad
Cycle du Daym :
- L’histrion
- Sexomorphoses
La bohème et l’ivraie :
- Ylvain, rêve de vie
- Made, concerto pour Salmen et Bohême
- La Naïa, hors limites
- Ely, l’esprit miroir
Le chant du Drille :
- Le syndrome des baleines
- Le mystère Lyphine
Mytale :
- Promesse d’Ille
- Honneur de chasse
- Le choix du Ksin
Intégrales :
- Le chant du Drille
Balade choreïale
Bastards 1
Bastards 2
Demain, une oasis
Etoiles mourantes (1999)
Genèses
L’homme aux semelles de foudre
La troisième lame
Parleur ou les chroniques d’un rêve enclavé
Rainbow warriors
Résurgences
Scintillements
Transparences
Pour en savoir plus sur Marc « Ayerdhal » Soulier :
La page Wikipédia sur Ayerdhal
La page Noosfere sur Ayerdhal
La page isfdb de Ayerdhal
Pierre Bordage

Présentation de Pierre Bordage :
Pierre Bordage, qui vit le jour au cœur de l’hiver de l’année 1955 dans la paisible bourgade de La Réorthe, au creux du bocage vendéen, s’impose sans conteste comme l’un des conteurs les plus vigoureux et majestueux de notre littérature de conjecture. Dès sa prime jeunesse, son esprit fut façonné par les rigueurs et les méditations du petit séminaire ; cette éducation classique et théologique jeta dans son âme les germes d’une profonde quête spirituelle, bien avant qu’il ne rejoignît les bancs de la faculté de lettres de Nantes.
Animé d’une inextinguible soif de découvertes, ce jeune homme épris de liberté entreprit, dans le sillage de sa génération, de vastes périples vers les lointaines contrées de l’Orient, et tout particulièrement aux Indes. Ce voyage initiatique, véritable confrontation avec les sagesses millénaires et le dénuement humain, allait marquer son imaginaire d’une empreinte indélébile, insufflant à sa plume un humanisme vibrant et un refus viscéral des tyrannies de toute nature.
Après avoir éprouvé les rudesses de divers métiers, c’est armé d’une verve foisonnante et d’un souffle épique peu commun que Pierre Bordage vint bouleverser le paysage des lettres d’anticipation francophones. Ses lecteurs gardent un souvenir ému de sa fresque cosmique magistrale, « Les Guerriers du silence ». Par ce récit d’une rare ampleur, notre prosateur tourne le dos à la science-fiction glaciale et purement technicienne pour embrasser l’épopée humaine, politique et mystique. Fuyant le manichéisme, il dépeint la lutte poignante d’hommes et de femmes ordinaires dressés contre l’écrasante machinerie d’un empire totalitaire.
Fort des suffrages d’un public passionné, il poursuivit son œuvre avec une régularité de métronome, livrant des chefs-d’œuvre tels que le cycle de « Wang », véritable plaidoyer contre les murs et les ségrégations qui morcellent la société des hommes, ou encore de troublantes réécritures des grands mythes fondateurs. Par son talent inné de feuilletoniste et la générosité de sa prose, Pierre Bordage démontre avec éclat que la littérature d’évasion, loin d’être un vain divertissement, demeure un prisme merveilleux et indispensable pour sonder la noblesse et les tourments de la condition humaine.
Livres de Pierre Bordage :
Abzalon :
- Abzalon
- Orcheron
Arkane :
- La désolation
- La résurrection
Gigante :
- Au nom du père
- Au nom du fils
Griots célestes :
- Qui-vient-du-bruit
- Le dragon aux plumes de sang
Jean et Clara :
- Ceux qui sauront
- Ceux qui rêvent
- Ceux qui osent
L’enjomineur :
- 1792
- 1793
- 1794
La fraternité du Panca :
- Frère Ewen
- Soeur Ynolde
- Frère Kalkin
- Soeur Onden
- Frère Elthor
Les derniers hommes :
- Le peuple de l’eau
- Le cinquième ange
- Les légions de l’apocalypse
- Les chemins du secret
- Les douze tribus
- Le dernier jugement
Les guerriers du silence :
- Le pacte
- Les guerriers du silence
- Terra mater
- La citadelle hyponéros
Les prophéties :
- L’évangile du serpent
- L’ange de l’abîme
- Les chemins de Damas
Métro Paris 2033 :
- Rive gauche
- Rive droite
- Cité
Rohel le conquérant :
- Cycle de Dame Amine d’Alba
- Cycle de Lucifal
- Cycle de Saphyr
Wang :
- Les portes d’occident
- Les aigles d’orient
Intégrales :
- Arkane
- Griots célestes
- La fraternité du Panca
Atlantis
Chroniques des ombres 1
Chroniques des ombres 2
Dernières nouvelles de la Terre
Graines d’immortels
Hier je vous donnerai de mes nouvelles
InKARMAtions
Kaena, la prophétie
L’arcane sans nom
Le dixième vaisseau
Le feu de Dieu
Les dames blanches
Les fables de l’Humpur
Ma main à couper
Mission M’Other
Mort d’un clone
Nouvelle vie
Porteurs d’âmes
Résonances
Sang mentir
Tout sur le zéro
Pour en savoir plus sur Pierre Bordage :
La page Wikipédia sur P. Bordage
La page Noosfere sur P. Bordage
La page isfdb de P. Bordage
Greg Keyes

Présentation de Greg Keyes :
John Gregory Keyes, qui vit le jour à l’orée du printemps de l’année 1963 dans la bourgade de Meridian, au cœur du Mississippi, s’impose aujourd’hui comme un artisan remarquable du merveilleux et de la littérature d’imagination d’outre-Atlantique. Dès sa prime jeunesse, son esprit fut forgé par une expérience singulière, son père ayant entraîné la famille sur les terres arides d’une réserve navajo, en Arizona. Cette immersion précoce au sein d’une culture si riche en légendes et en rites éveilla en lui une passion dévorante pour les mythes, au point qu’il en devint bilingue, jetant là les bases de sa future vocation.
Animé par cette soif de percer les mystères des sociétés humaines, ce jeune homme brillant entreprit de solides études universitaires en anthropologie, qu’il paracheva sur les bancs de l’Université de Géorgie. Fort de ce bagage intellectuel et de sa fine connaissance de la linguistique, Greg Keyes s’éloigna des sentiers académiques pour embrasser pleinement la carrière des lettres, offrant à ses lecteurs des mondes chimériques d’une densité inaccoutumée.
C’est armé d’une plume élégante et d’une rigueur d’historien qu’il donna naissance, sous la signature de J. Gregory Keyes, à des fresques magistrales. Les amateurs de conjecture historique se souviennent avec émoi de son retentissant cycle de « L’Âge de la déraison », où il entremêle avec une audace folle l’alchimie, les sciences naissantes et les destins de messieurs Newton et Franklin. Plus tard, avec le vaste cycle des « Royaumes d’Épine et d’Os », il prouva avec éclat son aisance dans le domaine de la haute fantaisie héroïque, déployant une prose où résonne volontiers le cliquetis des armes — un art de l’escrime que notre romancier, fine lame à la ville, maîtrise d’ailleurs à la perfection.
Par-delà ses créations originales, ce prosateur infatigable a prêté son grand talent à de célèbres sagas de la science-fiction américaine, enrichissant de sa vision humaniste de fameux univers télévisuels et cinématographiques tels que ceux de « La Guerre des Étoiles » ou de « Babylone 5 ». En mêlant l’érudition de l’anthropologue au souffle épique du conteur, Greg Keyes démontre que l’évasion par le fantastique demeure un prisme merveilleux pour explorer l’âme et la culture des hommes.
Livres de Greg Keyes :
Les élus du Changelin :
- Les enfants du fleuve (1996)
- Le Dieu noir (1997)
Royaumes d’épines et d’os :
- Le roi de bruyère (2003)
- Le prince charnel (2004)
- Le chevalier de sang (2006)
- La dernière reine (2008)
Star Wars – L’aurore de la victoire :
- Conquête (2001)
- Renaissance (2001)
Star Wars :
- L’envoyé du vide (????)
- L’ultime prophétie (2003)
The Elder Scrolls :
- La cité infernale (2009)
- Le seigneur des âmes (2009)
Pour en savoir plus sur Greg Keyes :
La page Wikipédia sur G. Keyes
La page Noosfere sur G. Keyes
La page isfdb de G. Keyes
Stephen R. Donaldson

Présentation de Stephen R. Donaldson :
Stephen Reeder Donaldson, né au printemps de l’année 1947 dans la florissante cité de Cleveland, au cœur de l’Ohio, s’impose avec une force peu commune dans le domaine du merveilleux et de la littérature d’imagination d’outre-Atlantique. Fils d’un dévoué médecin missionnaire, il passa les années formatrices de sa prime jeunesse sous le soleil ardent de l’Inde. C’est en ces contrées lointaines qu’il fut le témoin, avec une acuité poignante, des ravages de la lèpre, un fléau que son père combattait âprement au sein de léproseries. Cette fréquentation précoce de la souffrance et de la marginalité devait marquer d’une empreinte indélébile l’âme et l’œuvre de ce futur homme de lettres.
De retour sur le sol natal, ce jeune esprit épris d’absolu poursuivit de brillantes études, couronnées par un diplôme ès lettres anglaises à l’université d’État de Kent. Profondément pacifiste et troublé par les tourments militaires de sa génération, il fit valoir l’objection de conscience lors du conflit vietnamien, préférant l’obscur et noble labeur d’un service civil dans les hospices américains à la carrière des armes.
C’est armé d’une prose d’une rare opulence que Stephen R. Donaldson s’attela à la rédaction de son grand œuvre, lequel vint bouleverser le paysage littéraire à la fin des années soixante-dix : le cycle foisonnant des « Chroniques de Thomas l’Incrédule ». Rompant avec les fables candides et le manichéisme rassurant propres aux imitateurs du professeur Tolkien, notre romancier osa placer au centre de sa geste un anti-héros farouche et désabusé. Son protagoniste, un écrivain frappé par le mal de Hansen et renié par les siens, se trouve projeté dans le Fief, un univers chimérique dont il refuse obstinément d’accepter la réalité, persuadé qu’il n’est que le fruit de son esprit malade.
Par ce récit épique teinté d’allégorie, de noirceur et de doutes métaphysiques, Stephen R. Donaldson démontre avec panache que la littérature d’évasion peut se muer en un miroir vertigineux de nos angoisses existentielles. S’illustrant par la suite dans de vastes fresques d’anticipation et de science-fiction, ce prosateur exigeant bouscule les codes établis. Salué par la critique comme un novateur de génie et couronné par les suffrages d’un public passionné, il redonne, par la vigueur de son style et la profondeur de ses chimères, d’incontestables lettres de noblesse à la fantaisie héroïque américaine.
Livres de Stephen R. Donaldson :
L’appel de Mordant :
- Le miroir de ses rêves (1986)
- Un cavalier passe (1987)
- Le feu de ses passions (1987)
Le cycle des seuils :
- Au seuil du conflit, la véritable histoire (1991)
- Au seuil de la vision, le savoir interdit (1991)
- Au seuil du pouvoir, l’éveil du Dieu noir (1991)
Les chroniques de Thomas Covenant :
- La malédiction du rogue (1977)
- La retraite maudite (1977)
- La terre dévastée (1977)
- Le rituel du sang (1978)
- L’arbre primordial (1982)
- Le pouvoir de l’or blanc (1983)
Pour en savoir plus sur Stephen R. Donaldson :
La page Wikipédia sur S. R. Donaldson
La page Noosfere sur S. R. Donaldson
La page isfdb de S. R. Donaldson
Francine Pelletier

Présentation de Francine Pelletier :
Francine Pelletier, qui a vu le jour dans la cité de Laval à l’orée du printemps de l’année 1959, s’illustre aujourd’hui avec un talent consommé dans le domaine exigeant de la littérature d’anticipation et du merveilleux. Cette femme de lettres, à la prose aussi poétique que rigoureuse, s’est fort tôt passionnée pour la chose écrite, parachevant son instruction par des études de lettres à l’Université du Québec à Montréal avant de se lancer à corps perdu dans la création romanesque.
Dès ses premiers pas dans le cénacle de la conjecture, cette brillante romancière a fait montre d’une maturité d’esprit remarquable. Elle n’a d’ailleurs point tardé à prêter son précieux concours à la prestigieuse revue « Solaris », où elle exerça de hautes responsabilités au sein du comité de rédaction, côtoyant ainsi les grands noms de l’imaginaire d’outre-Atlantique. Par son labeur acharné et sa sûreté de jugement, elle a grandement contribué à sortir la science-fiction de ses oripeaux de paralittérature pour lui conférer une incontestable respectabilité au sein de la Belle Province.
Son œuvre, d’une belle ampleur, se signale par une sensibilité peu commune et une attention toute particulière portée à la psychologie de ses protagonistes, fuyant volontiers les froides machineries de l’anticipation classique au profit d’enjeux profondément humains et sociétaux. Les amateurs du genre gardent en haute estime ses vastes fresques, à l’image de l’ambitieux triptyque « Le Sable et l’Acier », où l’auteur déploie un univers troublant teinté de mystère et d’écologie.
Il convient également d’ajouter que Francine Pelletier s’est illustrée avec un succès grandissant dans les lettres destinées à la jeunesse, offrant aux écoliers des récits d’une rare intelligence qui ne cèdent en rien à la facilité des feuilletons habituels. Couronnée à de maintes reprises par les jurys littéraires les plus sévères — elle reçut notamment les lauriers du prestigieux Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois —, Francine Pelletier s’impose sans conteste comme l’un des piliers de notre littérature d’imagination. Par la grâce de sa plume, elle démontre avec éclat que l’exploration des mondes futurs constitue un formidable miroir tendu aux espoirs et aux angoisses de notre époque.
Livres de Francine Pelletier :
Le sable et l’acier :
- Nelle de Vilvèq (1997)
- Samiva de Frée (1998)
- Issabel de Qohosaten (1998)
Les aventures d’Arialde :
- Mort sur le Redan (1988)
- Le crime de l’enchanteresse (1989)
- Le septième écran (1992)
- La saison de l’exil (1992)
- Les eaux de Jade (2000)
Le rendez-vous du désert (1987)
Les jours de l’ombre (2004)
Si l’oiseau meurt (2007)
Un tour en Arkadie (2009)
Pour en savoir plus sur Francine Pelletier :
La page Wikipédia sur F. Pelletier
La page Noosfere sur F. Pelletier
La page isfdb de F. Pelletier
Daniel Sernine

Présentation de Daniel Sernine :
Daniel Sernine, qui vit le jour sous le nom d’Alain Lortie dans la bouillonnante métropole montréalaise à l’automne de l’année 1955, s’affirme aujourd’hui comme l’un des authentiques maîtres de la littérature de conjecture et du merveilleux au sein de la Belle Province. Cet homme de lettres, doté d’une imagination d’une rare fertilité, s’est fort tôt passionné pour les mystères du passé. Il a ainsi poursuivi de brillantes études en histoire sur les bancs de l’Université de Montréal, avant de parfaire son instruction par un diplôme en bibliothéconomie. Cette rigueur intellectuelle et ce goût prononcé pour les archives transparaissent d’ailleurs admirablement dans l’édification de ses univers romanesques.
Dès la fin des années soixante-dix, ce jeune prosateur s’engage avec une belle ardeur dans la vie littéraire québécoise. Refusant de laisser l’anticipation confinée aux illustrés d’importation, il rejoint très vite la rédaction du fanzine « Requiem » — publication appelée à devenir la prestigieuse revue « Solaris ». Il en prendra même la direction par la suite, prouvant par son labeur éditorial et son exigence critique qu’il est de ceux qui façonnent et élèvent le milieu littéraire.
Son œuvre, d’une ampleur considérable, embrasse avec une même aisance le fantastique ténébreux et la science-fiction. Les lecteurs avertis chérissent tout particulièrement ses cycles grandioses : comment ne pas citer la mystérieuse cité de Neubourg ou encore le monde d’Érythe ? Dans des recueils de fort belle facture tels que « Les Contes de l’ombre » ou le redoutable « Boulevard des Étoiles », Daniel Sernine déploie une plume élégante, volontiers mélancolique, tissant des intrigues où le surnaturel vient habilement fissurer le vernis de nos certitudes bourgeoises.
Il convient d’ajouter à ce brillant portrait que notre auteur n’a point dédaigné le jeune public, s’illustrant avec brio dans le roman pour la jeunesse, domaine où il excelle à donner le frisson aux écoliers tout en ménageant la qualité de la langue. Lauréat des prix les plus enviés d’outre-Atlantique, Daniel Sernine démontre, avec une constance qui force le respect, que l’exploration des mondes chimériques constitue une voie royale pour sonder les tréfonds de l’âme humaine.
Livres de Daniel Sernine :
La suite du temps :
- Les méandres du temps (2004)
- Les archipels du temps (2005)
- Les écueils du temps (2008)
- Les passerelles du temps (2023)
Aurores boréales 2 (1985)
Chronoreg (1999)
L’épée Arhapal (1981)
Le vieil homme et l’espace (1981)
Les portes mystérieuses (1993)
Petites fugues en lettres mineures (1997)
Pour en savoir plus sur Daniel Sernine :
La page Wikipédia sur D. Sernine
La page Noosfere sur D. Sernine
La page isfdb de D. Sernine
Claude Bolduc

Présentation de Claude Bolduc :
Claude Bolduc, né à Québec à l’aube de l’année 1960, s’impose comme un véritable maître de l’insolite et de l’effroi au sein des lettres canadiennes-françaises. Homme de lettres au parcours peu banal, il appartient à cette génération biberonnée dès le plus jeune âge aux feuilletons télévisés de l’étrange et aux illustrés d’anticipation, ce qui a sans nul doute nourri son goût prononcé pour les marges de notre réalité.
Élevé loin des tumultes de la grande ville, ce nouvelliste solitaire a longtemps gardé sa plume dans l’ombre. Ce n’est qu’à l’approche de la trentaine qu’il se décide à livrer ses premiers manuscrits aux presses. Dès l’année 1989, avec la publication d’un premier texte dans les pages d’un modeste fanzine, il se fait d’emblée remarquer par les amateurs de conjecture et de merveilleux sombre. Loin de s’enfermer dans les cercles mondains ou les chapelles littéraires, il déploie une prose singulière, souvent publiée çà et là dans diverses revues de l’underground francophone.
Se défiant de la bien-pensance, Claude Bolduc — qui s’amuse parfois à dissimuler son identité sous de truculents pseudonymes tels que Richard Viens ou Baba Côté — se fait l’explorateur minutieux des turpitudes de l’âme humaine. Il excelle dans l’art exigeant de la nouvelle, troussant des récits où la terreur la plus poisseuse côtoie, avec une habileté diabolique, un cynisme et une ironie fort salvateurs. Ses personnages, souvent confrontés à leurs propres démons, évoluent dans une atmosphère oppressante qui n’est pas sans rappeler les grands feuilletonistes anglo-saxons ou les maîtres belges du genre.
Au fil des ans, l’abondante production de cet infatigable prosateur a été heureusement rassemblée dans de fort beaux volumes. Les lecteurs avertis chérissent tout particulièrement ses recueils tels que « Les Yeux troubles et autres contes de la lune noire » ou encore « Histoire d’un soir et autres épouvantes ». Salué par ses pairs et couronné par les plus hautes distinctions de l’imaginaire d’outre-Atlantique, dont le prestigieux Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois, Claude Bolduc prouve avec panache que la littérature d’épouvante possède, elle aussi, ses lettres de noblesse.
Livres de Claude Bolduc :
Entre les bras des amants réunis (2010)
La maison douleur (1996)
Là-haut sur la colline (2007)
Le jour de la démouille (2018)
Pour en savoir plus sur Claude Bolduc :
La page Wikipédia sur C. Bolduc
La page Noosfere sur C. Bolduc
La page isfdb de C. Bolduc
Glen Cook

Présentation de Glen Cook :
Glen Cook, né en l’an 1944 dans la grouillante métropole de New York, s’impose sans conteste comme l’un des prosateurs les plus vigoureux de la littérature de l’imaginaire d’outre-Atlantique. Fait singulier dans la république des lettres, cet auteur n’a point passé sa vie confiné dans les cénacles intellectuels : après avoir servi sous les drapeaux au sein de la marine de guerre américaine, il a de longues années durant gagné son pain au sein des usines de la compagnie automobile General Motors. C’est dans le fracas des chaînes de montage, et au prix de nuits sans sommeil, qu’il a forgé une prose d’une rugosité et d’une authenticité fort rares.
S’il fait ses premières armes dans le courant des années soixante-dix avec des récits de conjecture scientifique et des épopées aux accents sombres telles que le cycle d’« Un impitoyable empire », c’est véritablement avec l’imposante fresque de « La Compagnie noire » — livrée aux presses à partir de 1984 — qu’il vient bouleverser les canons du merveilleux. Tournant résolument le dos au manichéisme éthéré et aux héros chevaleresques des feuilletons d’antan, Glen Cook y consigne les pérégrinations d’une troupe de mercenaires désabusés, pris dans les rets de conflits politiques et magiques qui les dépassent. On y retrouve l’âpreté de la vie de caserne et la rudesse de la fraternité d’armes, décrites avec un réalisme saisissant qui doit beaucoup à sa propre éducation militaire.
Ce romancier prolifique, travailleur infatigable, ne s’est pourtant point limité à cette seule épopée martiale. Il convient de saluer d’autres œuvres de longue haleine, à l’instar des pittoresques enquêtes de « Garrett, détective privé ». Dans cette série, l’homme de lettres s’amuse à marier avec une habileté diabolique les codes du roman noir et de l’investigation, à la manière d’un Dashiell Hammett ou d’un Raymond Chandler, aux sortilèges les plus inattendus de la fantaisie urbaine.
Véritable artisan du récit, fuyant les mondanités, Glen Cook prouve à chaque page que la littérature fantastique peut se départir de ses atours les plus naïfs pour sonder l’âme humaine dans toute sa noirceur et son cynisme. Ce conteur hors pair a su redonner ses lettres de noblesse à l’épopée guerrière, ouvrant la voie à une approche du merveilleux où la boue des champs de bataille l’emporte enfin sur la dorure des palais illusoires.
Livres de Glen Cook :
Compagnie noire :
- La compagnie noire (1984)
- Le château noir (1984)
- La rose blanche (1985)
- Jeux d’ombres (1989)
- Rêves d’acier (1990)
- La pointe d’argent (1989)
- Saisons funestes (1996)
- Elle est les ténèbres 1 (1997)
- Elle est les ténèbres 2 (1997)
- L’eau dort 1 (1999)
- L’eau dort 2 (1999)
- Soldats de pierre 1 (2000)
- Soldats de pierre 2 (2000)
Garrett, détective privé :
- La belle aux bleus d’argent (1987)
- Coeurs d’or à l’amer (1988)
- Pour quelques deniers de cuivre (1988)
- Chagrins de ferraille (1989)
- Feuilles de laiton et reliure d’ombre (1990)
- Nuits au fer rouge (1991)
- Mensonge au vif-argent (1994)
- Petits dieux en étain (1995)
Les instrumentalités de la nuit :
- La tyrannie de la nuit (2005)
- Seigneur du royaume silencieux (2007)
- Soumettez vous à la nuit 1 (2010)
- Soumettez vous à la nuit 2 (2010)
Intégrales :
- Les annales de la Compagnie noire 1 (Tome 1 à 3) (2015)
- Les annales de la Compagnie noire 2 (Tome 4 à 6) (2015)
- Les annales de la Compagnie noire 3 (Tome 7 à 8) (2016)
- Les annales de la Compagnie noire 4 (Tome 9 à 10) (2016)
Le dragon ne dort jamais (1988)
Le navire damné (????)
Qushmarrah (1990)
Pour en savoir plus sur Glen Cook :
La page Wikipédia sur G. Cook
La page Noosfere sur G. Cook
La page isfdb de G. Cook
Elisabeth Vonarburg

Présentation de Elisabeth Vonarburg :
Élisabeth Vonarburg, née dans la capitale française à l’aube de l’année 1947, fait aujourd’hui figure de véritable pionnière et de figure tutélaire dans le domaine de la littérature d’anticipation. Femme de lettres à l’érudition peu commune, elle a su jeter un pont entre la vieille Europe et la Belle Province, contrée qu’elle a choisie pour s’établir définitivement au cours de l’année 1973, dans les contrées enneigées du Saguenay.
Avant de franchir l’océan, cet esprit brillant s’était déjà illustré sur les bancs de l’Université, y décrochant de fort beaux diplômes en lettres modernes, couronnés par la réussite au difficile concours de l’agrégation. Cette rigueur classique ne l’a pourtant nullement empêchée de se tourner vers la conjecture scientifique et le fantastique, domaines dans lesquels cet auteur a su insuffler une noblesse et une profondeur psychologique trop souvent absentes des feuilletons d’antan.
Dès les années soixante-dix, alors que la science-fiction québécoise cherche encore sa pleine légitimité, elle s’engage avec une ferveur inlassable dans la vie littéraire de son pays d’adoption. Elle rejoint bientôt l’équipe de la revue « Requiem » — laquelle adoptera plus tard le noble titre de « Solaris » —, où elle exercera les délicates fonctions de directrice littéraire. C’est en ces pages qu’elle façonne, avec une exigence et une bienveillance remarquables, toute une nouvelle école de jeunes prosateurs francophones.
S’il fallait résumer son œuvre, on ne saurait omettre ses romans de longue haleine qui ont fait date. Avec « Le Silence de la cité » (paru en 1981) ou encore l’imposante fresque des « Chroniques du Pays des Mères » (1992), cette romancière hors pair déploie des univers d’une richesse inouïe. Elle y interroge l’ingénierie biologique, le clonage, mais également les structures de nos sociétés et la mémoire humaine. Loin des banales quincailleries intergalactiques, le récit se fait chez elle un formidable outil d’exploration sociologique.
Traductrice émérite — elle a d’ailleurs transposé dans la langue de Molière nombre de chefs-d’œuvre anglo-saxons —, essayiste et théoricienne du merveilleux, Madame Vonarburg a vu son talent couronné par les plus hautes distinctions littéraires. Cet écrivain majuscule prouve, à chaque nouvelle publication, que l’imaginaire conjectural constitue l’un des miroirs les plus fascinants pour scruter les tourments et les espoirs de notre civilisation moderne.
Livres de Elisabeth Vonarburg :
Les Pierres et Roses (2018) :
- La voie des pierres (2018)
- La voie des roses (2018)
- La balance et le sablier (2018)
Les Pierres et Roses (2024) :
Reine de mémoire :
- La maison d’oubli (2005)
- Le dragon de feu (2005)
- Le dragon fou (2006)
- La princesse de vengeance (2006)
- La maison d’équité (2007)
Tyranael :
- Les rêves de la mer (1996)
- Le jeu de la perfection (1996)
- Mon frère l’ombre (1997)
- L’autre rivage (1997)
- La mer allée avec le soleil (1997)
- Contes de Tyranael (1994)
Intégrales :
Chroniques du pays des mères (1992)
Comment écrire des histoires (1986)
Entre nos mains (2025)
Hôtel Olympia (2014)
Janus (1984)
L’oeil de la nuit (1980)
La femme aux semelles de temps (2023)
La maison au bord de la mer (2000)
La musique du soleil (2013)
Le jeu des coquilles de Nautilus (2003)
Le silence de la cité (1998)
Les contes de la Chatte rouge (1993)
Les voyageurs malgré eux (1994)
Sang de pierre (2009)
Pour en savoir plus sur Elisabeth Vonarburg :
La page Wikipédia sur E. Vonarburg
La page Noosfere sur E. Vonarburg
La page isfdb de E. Vonarburg