Catégorie : Auteurs
Jean-Pierre Hubert

Présentation de Jean-Pierre Hubert :
Venu au monde le vingt-cinq mai 1941 dans la belle cité de Strasbourg, Jean-Pierre Hubert a partagé sa vie entre les nobles devoirs de l’enseignement et les fulgurances de la création romanesque. C’est d’ailleurs dans la paisible commune de Wissembourg qu’il a dispensé son savoir de longues années durant, et c’est en ces mêmes lieux qu’il s’est éteint au printemps de l’an 2006.
Maître incontesté de la science-fiction à la française, Jean-Pierre Hubert a fait les beaux jours de l’édition dès la décennie 1970 avec des ouvrages comme Planète à trois temps (1975). Son œuvre, d’une richesse foisonnante et d’une grande acuité psychologique, fut couronnée des plus hautes distinctions. L’on songe notamment au prestigieux Grand Prix de l’Imaginaire, qu’il remporta à deux reprises, ainsi qu’au prix Rosny aîné, dont il fut honoré par quatre fois ! Son roman Le Champ du rêveur, paru en 1983 aux éditions Denoël, demeure une pièce maîtresse que tout amateur se doit de posséder dans sa bibliothèque, au même titre que ses redoutables Faiseurs d’orages (1984) ou encore Ombromanies (1985).
Il convient d’ajouter que ce brillant esprit ne s’est point cantonné aux seules contrées interstellaires. Il s’est également exercé dans la littérature policière, unissant parfois sa plume à celle de son confrère Christian Vilà sous l’habile pseudonyme de « Jean-Christian Viluber ». En outre, ce talentueux polygraphe a su charmer un public plus jeune, en signant des récits remarquables tels que Le Bleu des mondes (1997) ou l’étonnant Sa majesté des clones (2002).
Livres de Jean-Pierre Hubert :
Cocktail
Couples de scorpions
Greffes profondes
Je suis la mort
Le champ du rêveur
Les cendres de Ligna
Les faiseurs d’orages
Les sonneurs noirs
Mort à l’étouffée
Ombromanies
Planète à trois temps
Sa majesté des clones
Scènes de guerre civile
Sur les pistes de Scar
Pour en savoir plus sur Jean-Pierre Hubert :
La page Wikipédia sur J.-P. Hubert
La page Noosfere sur J.-P. Hubert
La page isfdb de J.-P. Hubert
Sylvie Lainé

Présentation de Sylvie Lainé :
Venue au monde au mois de novembre de l’an 1957, Sylvie Lainé n’a point borné son horizon aux seules chaires académiques. Professeur des universités en sciences de l’information et de la communication à Lyon, elle mène de front une carrière d’enseignante et de chercheuse des plus respectables, et une œuvre de fiction tout à fait remarquable.
S’il est un point qui singularise ce talentueux auteur, c’est son amour immodéré pour le format bref. Là où d’aucuns s’étendent en de longues sagas romanesques, elle excelle en effet dans l’art exigeant de la nouvelle. Depuis la décennie 1980, elle tisse avec une sensibilité exquise des récits de science-fiction qui se démarquent de la froideur des machines pour explorer la biologie, la communication et la complexité des sentiments, que ce soit entre les hommes ou avec d’éventuelles créatures d’outre-espace.
Ce labeur, d’une poésie et d’une intelligence rares, fut salué à maintes reprises par la critique comme par ses pairs. Le milieu des lettres de l’imaginaire lui a ainsi accordé ses plus belles couronnes, dont le prestigieux prix Rosny aîné à plusieurs reprises, le Grand Prix de l’Imaginaire, ainsi que le prix Julia-Verlanger. Parmi les ouvrages rassemblant ses textes qu’il convient de placer dans toute bonne bibliothèque, l’on citera volontiers Le Miroir aux éperluettes, L’Opéra de Shaya, Espaces sécables ou encore le recueil Marbrées, aux yeux clairs.
Livres de Sylvie Lainé :
Espaces insécables (2008)
Fidèle à ton pas balancé (2016)
L’opéra de Shaya (2014)
Le miroir aux éperluettes (2007)
Marouflages (2009)
Pour en savoir plus sur Sylvie Lainé :
La page Wikipédia sur S. Lainé
La page Noosfere sur S. Lainé
La page isfdb de S. Lainé
Loïc Le Borgne
Présentation de Loïc Le Borgne :
Venu au monde le sept mai 1969 dans la noble cité de Rennes, ce digne fils de la Bretagne a d’abord exercé ses talents dans le tumulte des salles de rédaction. Durant près de quinze années, Loïc Le Borgne fut en effet journaliste pour un grand quotidien régional de l’Ouest de la France. Cependant, l’appel de la fiction fut le plus fort pour ce grand voyageur qui, ayant parcouru bien des contrées lointaines avec son épouse, avait la tête emplie de merveilleux et de mystères.
C’est en l’an 2006 que Loïc Le Borgne fit son entrée dans le monde des lettres avec Marine des étoiles, premier tome d’une trilogie d’anticipation baptisée Les Enfants d’Éden. Toutefois, c’est véritablement avec la parution de Je suis ta nuit, en 2008, qu’il s’imposa auprès d’un plus large public. Ce récit d’épouvante, fort bien troussé et mâtiné de suspense, campe son intrigue dans un village breton et n’est pas sans rappeler, par son efficacité redoutable, les œuvres des grands maîtres anglo-saxons du genre.
Au fil des années, l’homme de lettres a confirmé sa maestria pour la littérature de l’imaginaire, livrant des ouvrages aussi haletants que Hystérésis (un récit de fin du monde paru au mitan des années 2010) ou encore Le garçon qui savait tout. Il convient par ailleurs de souligner que ce talentueux polygraphe ne néglige point les plus jeunes lecteurs : il s’est en effet illustré dans le feuilleton pour enfants en signant, sous le gracieux pseudonyme de « Loïc Léo », la série Le Club des chevaux magiques.
Livres de Loïc Le Borgne :
Agence Mysterium :
- Le fantôme de Saint-Malo (2017)
- Le diable des Pyrénées (2018)
Enfants d’Eden :
- Marine des étoiles (2006)
- Le grand voyage (2007)
- Libertalia (2007)
Les loups :
- Le secret des murmureurs (2018)
- La promesse du roi (2018)
- La citadelle oubliée (2019)
Ghost love (2020)
Hysteresis (2014)
Il (2015)
Je suis ta nuit (2008)
La fille aux 100 visages (2023)
Le bout du monde (2010)
Le garçon qui savait tout (2015)
Le sang des lions (2008)
Sim survivor (2016)
Sur le flanc de la froide colline (2014)
Pour en savoir plus sur Loïc Le Borgne :
La page Wikipédia sur L. Le Borgne
La page Noosfere sur L. Le Borgne
La page isfdb de L. Le Borgne
Maud Mayeras

Présentation de Maud Mayeras :
Venue au monde aux prémices de l’automne 1981 (le six octobre, pour être tout à fait rigoureux), Maud Mayeras cultive un ancrage provincial fort louable, puisqu’elle réside dans la noble cité porcelainière de Limoges. Loin des salons mondains de la capitale, c’est dans le calme de sa région limousine qu’elle ourdit les intrigues les plus sombres de notre littérature contemporaine.
Son entrée en littérature tint véritablement du coup de maître. Avant même d’avoir célébré son quart de siècle, elle livra aux presses des éditions Calmann-Lévy, en l’an 2006, un premier ouvrage au titre fort évocateur : Hématome. Ce récit à la noirceur étouffante fut couronné d’un succès immédiat tant auprès du public que des critiques, raflant le Prix Polars des Limbes Pourpres et s’illustrant comme finaliste du Prix SNCF du Polar.
Preuve d’une exigence toute classique dans son labeur, cette plume singulière ne se presse point pour publier et préfère polir son art avec minutie. Sept longues années s’écoulèrent avant de voir paraître son deuxième roman, le glaçant Reflex (2013, aux éditions Anne Carrière). Elle y confirma sa maestria pour les intrigues psychologiques éprouvantes, s’imposant comme l’un des maîtres incontestés du thriller à la française. Parurent ensuite Lux en 2016, puis le redoutable Les Monstres en l’an 2020, récompensé par le prix De livre en livre, qui assit définitivement sa réputation de tisseuse de cauchemars.
Il convient d’ajouter que Maud Mayeras ne chemine pas toujours en solitaire, puisqu’elle appartient à la confrérie littéraire « Satori Noir », réunissant plusieurs artisans de la littérature criminelle et ténébreuse de notre époque.
Livres de Maud Mayeras :
Hématome (2006)
Les monstres (2020)
Lux (2016)
Reflex (2013)
Pour en savoir plus sur Maud Mayeras :
La page Wikipédia sur M. Mayeras
La page Noosfere sur M. Mayeras
La page isfdb de M. Mayeras
Alec Covin

Présentation de Alec Covin :
Venu au monde en 1719… pardonnez-moi, ma plume s’égare ! Alec Covin est bel et bien un enfant de notre époque moderne, né en l’an 1970. Avant de faire frissonner les foules, ce lettré s’est fortifié l’esprit sur les bancs de la faculté, obtenant une licence ès lettres modernes ainsi qu’une maîtrise consacrée au cinématographe. Ses premiers pas dans la vie active le menèrent d’ailleurs à fréquenter les cercles de l’art contemporain, avant que l’appel de l’écriture ne se fît le plus fort.
S’il est un domaine où le talent de Alec Covin éclate avec une noirceur redoutable, c’est assurément celui de l’imaginaire et du fantastique. L’homme s’est fait une spécialité du roman à suspense (ce que nos amis d’outre-Manche appellent volontiers thriller), mâtiné d’épouvante. En l’an 2005, il fit grand bruit dans le monde des lettres avec la parution des Loups de Fenryder, un récit palpitant publié aux presses des éditions Plon. Fort de ce premier triomphe, il récidiva l’année suivante avec États primitifs, une nouvelle incursion fort réussie dans la littérature qui donne la chair de poule, confirmant ainsi sa maestria pour instaurer un climat d’angoisse oppressante. Plus récemment, au tout début de la décennie précédente (en 2011), il nous a livré Le Général Enfer, asseyant définitivement sa réputation de maître de l’horreur à la française.
Par ses ouvrages, Alec Covin prouve, s’il en était besoin, que la littérature de l’imaginaire et du frisson n’est nullement l’apanage exclusif des auteurs anglo-saxons.
Livres de Alec Covin :
La trilogie des loups :
- Les loups de Fenryder (2005)
- Etats primitifs (2006)
- Le général Enfer (2011)
Deux et demi (2008)
Pour en savoir plus sur Alec Covin :
La page Wikipédia sur A. Covin
La page Noosfere sur A. Covin
La page isfdb de A. Covin
Morgane Caussarieu

Présentation de Morgane Caussarieu :
Née aux premiers frimas de décembre 1987 (le onze, pour être tout à fait exact) dans la paisible bourgade de Vieux-Boucau-les-Bains, au cœur de nos belles Landes, Morgane Caussarieu s’est bien vite détournée des lectures convenues pour s’adonner aux frissons de l’épouvante. Spécialiste du mythe du vampire, qu’elle dépoussière de fort belle manière, et des monstruosités en tout genre, elle s’est imposée comme l’une des rares plumes de notre pays à exceller dans le registre de l’horreur.
Son œuvre, à la fois crue et viscérale, puise son inspiration dans les marges de notre société et la culture des feuilletons et cinématographes d’outre-Atlantique. Elle a su marquer les esprits par des romans d’une noirceur implacable, bien éloignés des bluettes habituelles. On retiendra notamment Dans les veines, redoutable relecture du mythe vampirique parue au début de la décennie précédente, ou encore Vertèbres, un récit saisissant qui conjugue les affres de l’enfance avec des thématiques organiques particulièrement dérangeantes. Récemment, en l’an 2024, elle a livré aux presses Visqueuse, confirmant son indéniable maestria pour le fantastique sombre et le macabre. Ses écrits lui ont d’ailleurs valu la reconnaissance de ses pairs et plusieurs prix saluant la littérature de l’imaginaire, tels que le prix Masterton ou le prix Bob Morane.
Il convient d’ajouter que Morgane Caussarieu mène une existence fort bohème. Également essayiste et traductrice de métier, elle a posé ses valises outre-Rhin, dans la bouillonnante ville de Berlin. Elle y exerce, sous le mystérieux pseudonyme de « Nature Obscure », la profession d’illustratrice et de tatoueuse, gravant sur la peau d’autrui les chimères qui hantent ses nuits.
Livres de Morgane Caussarieu :
Dans tes veines :
- Dans les veines (2012)
- Je suis ton ombre (2014)
- Les enfants de samedi
- Rouge toxic (2018)
- Rouge venom (2019)
Baron Cimetière (2026)
Entrevue choc avec un vampire (2022)
Festin de larmes (2025)
Le syndrome de Pan (2022)
Vertèbres (2021)
Visqueuse (2024)
Pour en savoir plus sur Morgane Caussarieu :
La page Wikipédia sur M. Caussarieu
La page Noosfere sur M. Caussarieu
La page isfdb de M. Caussarieu
Jean Potocki

Présentation de Jean Potocki :
Venu au monde en 1761 sur les terres de Podolie, Jean Potocki fut un savant polymathe, tout à la fois historien, ethnologue avant l’heure, aéronaute et infatigable voyageur. Ayant fait ses humanités en Suisse et parcouru l’Europe, l’Asie et l’Afrique du Nord, le comte Jean Potocki maîtrisait à la perfection la langue de Molière, idiome dans lequel il choisit de consigner ses chefs-d’œuvre.
S’il a publié de fort savants traités géographiques et historiques, c’est indubitablement par ses incursions dans le domaine du fantastique qu’il s’est assuré une place de choix dans l’histoire des lettres. Son monument littéraire, le légendaire Manuscrit trouvé à Saragosse, rédigé au tournant du dix-neuvième siècle, est une vertigineuse épopée qui repousse les frontières de l’imaginaire. Par un procédé fort ingénieux de récits enchâssés (ce que nos critiques modernes nomment parfois le roman à tiroirs), Jean Potocki y déploie un univers foisonnant où le lecteur s’égare avec délice. On y croise pèle-mêle des princesses mauresques, des cabalistes mystérieux, d’effrayants inquisiteurs, mais également de redoutables vampires, des démons et des goules hantant les lugubres montagnes de la Sierra Morena. Ce chef-d’œuvre, mêlant habilement le conte philosophique aux frissons du roman gothique naissant, joue en permanence sur l’hésitation entre l’hallucination surnaturelle et la raison, imposant l’auteur comme l’un des maîtres incontestés du récit fantastique et de l’épouvante onirique.
L’existence de ce génial conteur fut hélas fauchée par un épilogue d’une noirceur toute digne de ses propres fictions. Plongé dans une sombre mélancolie au crépuscule de sa vie, Jean Potocki mit fin à ses jours en décembre 1815, dans son domaine d’Uladówka. La légende, sans doute nourrie par l’atmosphère occulte de ses romans, veut qu’il se soit donné la mort à l’aide d’une balle d’argent, patiemment limée à partir de la poignée d’un sucrier (ou d’une théière) et bénie par le chapelain de son château, se croyant, dit-on, frappé de lycanthropie.
Livres de Jean Potocki :
Manuscrit trouvé à Saragosse (1958)
Pour en savoir plus sur Jean Potocki :
La page Wikipédia sur J. Potocki
La page Noosfere sur J. Potocki
La page isfdb de J. Potocki
Jacques Cazotte

Présentation de Jacques Cazotte :
Né en 1719 dans la bonne ville de Dijon, Jacques Cazotte fit ses classes chez les Pères jésuites avant de s’en aller servir le Roy. Il embrassa en effet une carrière d’administrateur colonial, officiant en tant que contrôleur de la Marine à la lointaine Martinique. De retour en nos contrées métropolitaines dans les années 1750, il décida de se retirer sur ses terres à Pierry, en Champagne, pour s’y adonner pleinement à sa véritable passion : l’écriture.
Si Jacques Cazotte s’est essayé à divers genres, c’est assurément par ses écrits de l’imaginaire qu’il a gravé son nom dans le marbre de notre panthéon littéraire. Bien avant l’avènement des grands maîtres de l’épouvante du dix-neuvième siècle, il sut insuffler le surnaturel dans le quotidien. Il s’illustra d’abord par des contes orientaux ou féériques, mâtinés de satire, tels que Les Mille et une fadaises. Mais son incontestable chef-d’œuvre, la pierre angulaire de son édifice fantasmagorique, demeure Le Diable amoureux, publié en 1772. Par ce récit envoûtant, relatant l’invocation de Belzébuth par le jeune Alvare et les ruses du démon métamorphosé en une troublante jeune femme, Biondetta, Jacques Cazotte a pour ainsi dire inventé le fantastique moderne. L’hésitation constante entre la réalité rationnelle et les sortilèges de l’enfer y est menée avec une maestria étourdissante, ouvrant la voie à des générations d’auteurs férus d’étrange.
Au crépuscule de sa vie, l’esprit de notre romancier fut d’ailleurs lui-même accaparé par le mystère et l’occulte. Il se tourna vers l’illuminisme et les doctrines ésotériques, fréquentant les cercles martinistes. La légende a même gardé le souvenir d’une fameuse prophétie (rapportée bien plus tard par La Harpe) dans laquelle Jacques Cazotte aurait annoncé, lors d’un dîner mondain, les horreurs sanglantes de la Révolution et la fin tragique de plusieurs convives.
Fidèle à son souverain et à ses idéaux monarchiques, ce pionnier du surnaturel connut lui-même une fin fort funeste. Emprisonné lors de la Terreur, il périt tragiquement sous le couperet de la guillotine en septembre 1792, à Paris.
Livres de Jacques Cazotte :
Le diable amoureux (1772)
Pour en savoir plus sur Jacques Cazotte :
La page Wikipédia sur J. Cazotte
La page Noosfere sur J. Cazotte
La page isfdb de J. Cazotte
Jérémy Fel

Présentation de Jérémy Fel :
Venu au monde en 1979 dans la noble cité normande de Rouen, Jérémy Fel s’en alla tout d’abord faire ses humanités au Havre, s’y plongeant avec ferveur dans les rigueurs de la philosophie et des belles-lettres. Avant de se lancer pleinement dans le métier d’écrivain, Jérémy Fel exerça la respectable profession de commis libraire, fondant d’ailleurs sa propre officine, sobrement baptisée « Terres d’encre », dans sa ville natale.
Nourri par les sombres fresques d’outre-Atlantique et par les images cinématographiques les plus frémissantes (les gazettes évoquent fort souvent à son sujet l’ombre d’un Stephen King ou l’atmosphère trouble de certains feuilletons américains), ce brillant plumitif a fait une entrée remarquée dans notre paysage littéraire avec son premier ouvrage, Les Loups à leur porte, paru aux éditions Rivages en l’an 2015. Par cet impressionnant roman en forme de casse-tête machiavélique, l’auteur déploie une prose viscérale, sondant sans ciller la violence sourde et la part maudite de la nature humaine. Ce coup d’essai, salué par les critiques d’avant-garde, lui valut d’ailleurs quelques jolies récompenses.
L’écrivain ne s’est fort heureusement point arrêté en si bon chemin. En 2018, il livra aux presses Helena, un drame familial d’une implacable noirceur, confirmant son talent singulier pour maintenir son lecteur dans un état de constante fébrilité. Plus récemment, par le truchement de volumes épais et ambitieux tels que Nous sommes les chasseurs (2021) ou Malgré toute ma rage (2023), Jérémy Fel a définitivement assis sa réputation de maître de l’effroi psychologique. Il y dépeint avec un réalisme cru et une maestria indéniable les cruautés de nos contemporains, explorant sans fard les rapports de domination et les indélébiles meurtrissures de l’enfance.
Livres de Jérémy Fel :
Brocéliande (2024)
Helena (2018)
Les loups à leur porte (2015)
Malgré toute ma rage (2023)
Nous sommes les chasseurs (2021)
Pour en savoir plus sur Jérémy Fel :
La page Wikipédia sur J. Fel
La page Noosfere sur J. Fel
La page isfdb de J. Fel
Cédric Sire

Présentation de Cédric Sire :
Venu au monde à l’automne 1974 dans la riante bourgade de Saint-Gaudens, au pied de nos belles montagnes pyrénéennes, Cédric Sire a su se forger une réputation redoutable dans les domaines fort obscurs de l’épouvante et du récit policier. Le lecteur averti se souviendra peut-être qu’il fit d’abord paraître ses premiers ouvrages sous le curieux pseudonyme de « Sire Cédric », inversant ainsi l’ordre naturel de son état civil, avant de reprendre l’usage régulier de son patronyme à l’orée des années 2018.
Cédric Sire s’est tout d’abord illustré par des récits fantastiques où le macabre le dispute au surnaturel, puisant son inspiration tant dans les mythes anciens que dans les musiques ténébreuses de la jeunesse moderne. Son ouvrage L’Enfant des cimetières, couronné par les critiques et fort apprécié des amateurs de frissons, annonçait déjà une maîtrise peu commune des ambiances sépulcrales. Par la suite, cet auteur au tempérament fougueux s’est tourné avec une redoutable efficacité vers le roman noir et le roman à suspense (ce genre haletant que nos amis anglo-saxons nomment le « thriller »), nous gratifiant de volumes tels que De fièvre et de sang ou encore Le Jeu de l’ombre, où la noirceur de l’âme humaine se révèle dans toute son horreur et lui valut notamment le très convoité prix Polar de Cognac.
Plus récemment, avec la publication d’épais volumes tels que Vindicta et La Saignée, ce romancier a définitivement confirmé son implacable talent pour nouer des intrigues d’une diabolique noirceur. Délaissant les artifices de la magie pour se concentrer sur la cruauté bien réelle de ses contemporains, il tient son lecteur captif jusqu’à la dernière page, imposant un rythme fiévreux que bien des feuilletonistes pourraient lui envier.
Livres de Cédric Sire :
Alexandre Vauvert :
- L’enfant des cimetières (2009)
- Le jeu de l’ombre (2011)
Eva Svärta :
- De fièvre et de sang (2010)
- Le premier sang (2013)
- La mort en tête (2013)
AngeMort (2013)
Avec tes yeux (2015)
Déchirures (2006)
Dreamworld (2009)
Du feu de l’enfer (2017)
La saignée (2021)
Survivantes (2024)
Vindicta (2019)
Pour en savoir plus sur Cédric Sire :
La page Wikipédia sur C. Sire
La page Noosfere sur C. Sire
La page isfdb de C. Sire