Sophie Scholl, non à la lâcheté par Jean-Claude Mourlevat

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Fiche de Sophie Scholl, non à la lâcheté
Titre : Sophie Scholl, non à la lâcheté
Auteur : Jean-Claude Mourlevat
Date de parution : 2013
Editeur : Actes Sud
Première page de Sophie Scholl, non à la lâcheté
« Mercredi 27 janvier 1943
L’après-midi touche à sa fin. C’est la guerre et la gare principale de Munich est pleine de réfugiés, d’enfants pâles et de soldats en uniforme. Une jeune fille s’approche du guichet, une valise à la main. Son visage est doux et enfantin. Ses cheveux bruns sont rejetés vers la droite, à partir d’une raie, et retenus par une barrette. Elle porte un manteau à col rond, une robe, des chaussettes qui lui montent sous le genou et des chaussures basses. Elle s’appelle Sophie Scholl.
Quand vient son tour, elle demande un billet aller-retour pour Stuttgart, qui se trouve à trois heures de voyage par le train express. Elle devrait pouvoir le faire sans angoisse, c’est tellement naturel de dire ces mots : un aller-retour pour Stuttgart s’il vous plaît, mais au moment de parler, il lui semble que sa voix se trouble et la trahit. Que sa démarche, son regard, sa respiration la désignent. C’est à cause de son cœur qui cogne et de son estomac qui se vrille. Elle doit se battre chaque fois avec la même incontrôlable peur. »
Extrait de : J-C Mourlevat. « Sophie Scholl : « Non à la lâcheté ». »
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