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Poésies de Th. Gautier qui ne figureront pas dans ses oeuvres par Théophile Gautier

Fiche de Poésies de Th. Gautier qui ne figureront pas dans ses oeuvres

Titre : Poésies de Th. Gautier qui ne figureront pas dans ses oeuvres
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1873
Editeur : BnF

Sommaire de Poésies de Th. Gautier qui ne figureront pas dans ses oeuvres

  • Singularités
  • Galanteries
  • Bonapartisme

Première page de Cauchemar

« Avec ses nerfs rompus, une main écorchée
Qui marche sans le corps dont elle est arrachée,
Crispe ses doigts crochus armés d’ongles de fer
Pour me saisir : des feux pareils aux feux d’enfer
Se croisent devant moi ; dans l’ombre des yeux fauves
Rayonnent ; des vautours à cous rouges et chauves
Battent mon front de l’aile, en poussant des cris sourds :
En vain pour me sauver je lève mes pieds lourds,
Des flots de plomb fondu subitement les baignent,
A des pointes d’acier ils se heurtent et saignent,
Meurtris et disloqués ; et mon dos cependant
Ruisselant de sueur, frissonne au souffle ardent  »

Extrait de : T. Gautier. « Poésies de Th. Gautier qui ne figureront pas dans ses œuvres. »

Paris futurs par Théophile Gautier

Fiche de Paris futurs

Titre : Paris futurs
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 2013
Editeur : ArchéoSF

Sommaire de Paris futurs

  • Les ruines de Paris. Songe par Roland Bauchery
  • La ville nouvelle ou le Paris des Saints-Simoniens par Charles Duveyrier
  • Paris en ruines par Clémence Robert
  • Paris futur par Théophile Gautier
  • Paris futur par Joseph Méry
  • Paris futur par Victor Fournel
  • L’avenir par Victor Hugo
  • Transformation de Paris par Tony Moilin
  • Les ruines de Paris par Gustave Nadaud
  • La vie à Paris en 1987 par Mirliton
  • Paris Futur par Pierre Véron
  • La statue de Gambetta en l’an 2000 par M. Millaud
  • Le Paris futur ou l’an trois mille sept cent quatre-vingt-neuf par Arsène Houssaye
  • La mort de Paris par Louis Gallet
  • Paris futur par Jules Hoche
  • En 2305… de certaines peintures découvertes dans les ruines de Paris par François Crucy
  • L’inscription par Eugène Fourrier
  • L’inondation du métropolitain par Paul Vibert

Nouvelles Tome 3 par Théophile Gautier

Fiche de Nouvelles Tome 3

Titre : Nouvelles Tome 3
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution :
Editeur : Bibebook

Sommaire de Nouvelles Tome 3

  • Le pied de momie
  • Le club des hachichins
  • Arria Marcella
  • Le chevalier double
  • Deux acteurs pour un rôle

Première page Le pied de momie

« J’étais entré par désoeuvrement chez un de ces marchands de curiosités dits marchands de bric-à-brac dans l’argot parisien, si parfaitement inintelligible pour le reste de la France.
Vous avez sans doute jeté l’oeil, à travers le carreau, dans quelques-unes de ces boutiques devenues si nombreuses depuis qu’il est de mode d’acheter des meubles anciens, et que le moindre agent de change se croit obligé d’avoir sa chambre Moyen Âge.

C’est quelque chose qui tient à la fois de la boutique du ferrailleur, du magasin du tapissier, du laboratoire de l’alchimiste et de l’atelier du peintre ; dans ces antres mystérieux où les volets filtrent un prudent demi-jour, ce qu’il y a de plus notoirement ancien, c’est la poussière ; les toiles d’araignées y sont plus authentiques que les guipures, et le vieux poirier y est plus jeune que l’acajou arrivé hier d’Amérique. »

Extrait de : T. Gautier. « Nouvelles III. »

Nouvelles Tome 2 par Théophile Gautier

Fiche de Nouvelles Tome 2

Titre : Nouvelles Tome 2
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution :
Editeur : Bibebook

Sommaire de Nouvelles Tome 2

  • La pipe d’opium
  • Une nuit de Cléopâtre
  • La toison d’or

Première page de La pipe d’opium

« L’autre jour, je trouvai mon ami Alphonse Karr 1 assis sur son divan, avec une bougie allumée, quoiqu’il fit grand jour, et tenant à la main un tuyau de bois de cerisier muni d’un champignon de porcelaine sur lequel il faisait dégoutter une espèce de pâte brune assez semblable à la cire à cacheter ; cette pâte flambait et grésillait dans la cheminée du champignon, et il aspirait par une petite embouchure d’ambre jaune la fumée qui se répandait ensuite dans la chambre avec une vague odeur de parfum oriental.

Je pris, sans rien dire, l’appareil des mains de mon ami, et je m’ajustai à l’un des bouts ; après quelques gorgées, j’éprouvai un espèce d’étourdissement qui n’était pas sans charmes et ressemblait assez aux sensations de la première ivresse.

Étant de feuilleton ce jour-là, et n’ayant pas le loisir d’être gris, j’accrochai la pipe à un clou et nous descendîmes dans le jardin, dire bonjour aux dahlias et jouer un peu avec Schutz, heureux animal qui n’a d’autre fonction que d’être noir sur un tapis de vert gazon. »

Extrait de : T. Gautier. « Nouvelles II. »

Nouvelles Tome 1 par Théophile Gautier

Fiche de Nouvelles Tome 1

Titre : Nouvelles Tome 1
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution :
Editeur : Bibebook

Sommaire de Nouvelles Tome 1

  • La cafetière
  • Omphale ou la Tapisserie amoureuse
  • La morte amoureuse
  • L’âme de la maison
  • Une visite nocturne
  • Le petit chien de la marquise

Première page La cafetière

« L’année dernière, je fus invité, ainsi que deux de mes camarades d’atelier, Arrigo Cohic et Pedrino Borgnioli à passer quelques jours dans une terre au fond de la Normandie.

Le temps, qui, à notre départ, promettait d’être superbe, s’avisa de changer tout à coup, et il tomba tant de pluie, que les chemins creux où nous marchions étaient comme le lit d’un torrent.

Nous enfoncions dans la bourbe jusqu’aux genoux, une couche épaisse de terre grasse s’était attachée aux semelles de nos bottes, et par sa pesanteur ralentissait tellement nos pas que nous n’arrivâmes au lieu de notre destination qu’une heure après le coucher du soleil.

Nous étions harassés ; aussi, notre hôte, voyant les efforts que nous faisions pour comprimer nos bâillements et tenir les yeux ouverts, aussitôt que nous eûmes soupé, nous fit conduire chacun dans notre chambre.

La mienne était vaste ; je sentis, en y entrant, comme un frisson de fièvre, car il me sembla que j’entrais dans un monde nouveau. »

Extrait de : T. Gautier. « Nouvelles I. »

Nouvelles ironiques et fantastiques par Théophile Gautier

Fiche de Nouvelles ironiques et fantastiques

Titre : Nouvelles ironiques et fantastiques
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1833-1845
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Sommaire de Nouvelles ironiques et fantastiques

  • Le nid de rossignols
  • Le petit chien de la marquise
  • La toison d’or
  • L’âme de la maison
  • Une visite nocturne
  • L’oreiller d’une jeune fille

Première page de Le nid de rossignols

« Autour du château il y avait un beau parc.
Dans le parc il y avait des oiseaux de toutes sortes : rossignols, merles, fauvettes ; tous les oiseaux de la terre s’étaient donné rendez-vous dans le parc.
Au printemps, c’était un ramage à ne pas s’entendre ; chaque feuille cachait un nid, chaque arbre était un orchestre. Tous les petits musiciens emplumés faisaient assaut à qui mieux mieux. Les uns pépiaient, les autres roucoulaient ; ceux-ci faisaient des trilles et des cadences perlées, ceux-là découpaient des fioritures ou brodaient des points d’orgue : de véritables musiciens n’auraient pas si bien fait.
Mais dans le château il y avait deux belles cousines qui chantaient mieux à elles deux que tous les oiseaux du parc ; l’une s’appelait Fleurette et l’autre Isabeau. Toutes deux étaient belles, désirables et bien en point, et les dimanches, quand elles avaient leurs belles robes, si leurs blanches épaules n’eussent pas montré qu’elles étaient de véritables filles, on les aurait prises pour des anges ; il n’y manquait que les plumes. Quand elles chantaient, le vieux sire de Maulevrier, leur oncle, les tenait quelquefois par la main, de peur qu’il ne leur prît la fantaisie de s’envoler. »

Extrait de : T. Gautier. « Nouvelles ironiques et fantastiques. »

Nouvelles antiques et exotiques par Théophile Gautier

Fiche de Nouvelles antiques et exotiques

Titre : Nouvelles antiques et exotiques
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1837-1840
Editeur : Bibliothèque Numérique Romande

Sommaire de Nouvelles antiques et exotiques

  • La chaîne d’or
  • Le roi Candaule
  • La mille et deuxième nuit
  • Le pavillon sur l’eau
  • Une nuit de Cléopâtre

Première page de La chaîne d’or ou l’amant partagé

« Plangon la Milésienne fut en son temps une des femmes les plus à la mode d’Athènes. Il n’était bruit que d’elle dans la ville ; pontifes, archontes, généraux, satrapes, petits-maîtres, jeunes patriciens, fils de famille, tout le monde en raffolait. Sa beauté, semblable à celle d’Hélène aimée de Paris, excitait l’admiration et les désirs des vieillards moroses et regretteurs du temps passé. En effet, rien n’était plus beau que Plangon, et je ne sais pourquoi Vénus, qui fut jalouse de Psyché, ne l’a pas été de notre Milésienne. Peut-être les nombreuses couronnes de roses et de tilleul, les sacrifices de colombes et de moineaux, les libations de vin de Crète offerts par Plangon à la coquette déesse, ont-ils détourné son courroux et suspendu sa vengeance ; toujours est-il que personne n’eut de plus heureuses amours que Plangon la Milésienne, surnommée Pasiphile. »

Extrait de : T Gautier. « Nouvelles antiques et exotiques. »

Militona par Théophile Gautier

Fiche de Militona

Titre : Militona
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1847
Editeur : BnF

Première page de Militona

« Un lundi du mois de juin de 184… dia de toros, comme on dit en Espagne, un jeune homme de bonne mine, mais qui paraissait d’assez mauvaise humeur, se dirigeait vers une maison de la rue San Bernardo, dans la très noble et très héroïque cité de Madrid.

D’une des fenêtres de cette maison s’échappait un clapotis de piano qui augmenta d’une manière sensible le mécontentement peint sur les traits du jeune homme : il s’arrêta devant la porte comme hésitant à entrer ; mais cependant il prit une détermination violente, et surmontant sa répugnance, il souleva le marteau au fracas duquel répondit dans l’escalier le bruit de pas lourds et gauchement empressés du gallego qui venait ouvrir.

On aurait pu supposer qu’une affaire désagréable, un emprunt usuraire à contracter, une dette à solder, un sermon à subir de la part de quelque vieux parent grondeur amenait ce nuage sur la physionomie naturellement joyeuse de don Andrès de Salcedo.

Il n’en était rien. »

Extrait de : T. Gautier. « Militona. »

Ménagerie intime par Théophile Gautier

Fiche de Ménagerie intime

Titre : Ménagerie intime
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1869
Editeur : BnF

Première page de Ménagerie intime

« On a souvent fait notre caricature : habillé à la turque, accroupi sur des coussins, entouré de chats dont la familiarité ne craint pas de nous monter sur les épaules et même sur la tête. La caricature n’est que l’exagération de la vérité ; et nous devons avouer que nous avons eu de tout temps pour les chats en particulier, et pour les animaux en général, une tendresse de brahmane ou de vieille fille. Le grand Byron traînait toujours après lui une ménagerie, même en voyage, et il fit élever un tombeau avec une épitaphe en vers de sa composition, dans le parc de l’abbaye de Newstead, à son fidèle terre-neuve Boastwain. On ne saurait nous accuser d’imitation pour ce goût, car il se manifesta chez nous à un âge où nous ne connaissions pas encore notre alphabet.
Comme un homme d’esprit-prépare en ce moment une Histoire des animaux de lettres, nous écrivons ces notes dans lesquelles il pourra puiser, en ce qui concerne nos bêtes, des documents certains. »

Extrait de : T. Gautier. « Ménagerie intime. »

Mademoiselle de Maupin par Théophile Gautier

Fiche de Mademoiselle de Maupin

Titre : Mademoiselle de Maupin
Auteur : Théophile Gautier
Date de parution : 1878
Editeur : BnF

Première page de Mademoiselle de Maupin

« Tu te plains, mon cher ami, de la rareté de mes lettres. – Que veux-tu que je t’écrive, sinon que je me porte bien et que j’ai toujours la même affection pour toi ? – Ce sont choses que tu sais parfaitement, et qui sont si naturelles à l’âge que j’ai et avec les belles qualités qu’on te voit, qu’il y a presque du ridicule à faire parcourir cent lieues à une misérable feuille de papier pour ne rien dire de plus. – J’ai beau chercher, je n’ai rien qui vaille la peine d’être rapporté ; – ma vie est la plus unie du monde, et rien n’en vient couper la monotonie. Aujourd’hui amène demain comme hier avait amené aujourd’hui ; et, sans avoir la fatuité d’être prophète, je puis prédire hardiment le matin ce qui m’arrivera le soir. »

Extrait de : T. Gautier. « Mademoiselle de Maupin. »