Auteur/autrice : CH91
Kate Wilhelm

Présentation de Kate Wilhelm :
Venue au monde le huit juin de l’an 1928 dans la cité industrielle de Toledo (ou Dayton, selon certaines gazettes), au cœur de l’État de l’Ohio, sous le patronyme de Katie Gertrude Meredith, la future femme de lettres passa ses jeunes années à Louisville, dans le Kentucky. Avant de vouer ses veilles au culte exclusif de l’écriture, cette esprit curieux et indépendant exerça mille petits métiers de la vie moderne, se faisant tour à tour mannequin, demoiselle du téléphone, commise de magasin ou encore employée au sein d’une compagnie d’assurances. Épouse en premières noces de Joseph Wilhelm en 1947, dont elle conserva le nom pour signer ses ouvrages, elle convola en justes noces, dès l’année 1963, avec l’illustre critique, nouvelliste et anthologiste Damon Knight.
Formant dès lors l’un des couples les plus féconds et les plus respectés de la République des lettres futuristes, ils animèrent avec une ferveur inlassable les fameuses rencontres de Milford, en Pennsylvanie, avant de participer à la fondation des célèbres ateliers d’écriture « Clarion » (Clarion Writers Workshop), véritable pépinière de talents où Kate Wilhelm prodigua son savoir et ses précieux conseils aux jeunes plumes durant plus de deux décennies.
Sur le plan strictement littéraire, c’est à l’automne de l’an 1956 qu’elle fit ses premières armes dans les revues spécialisées – que nos amis d’Amérique nomment pulps ou magazines –, en confiant son récit The Pint-Size Genie aux pages de Fantastic, bientôt suivi par l’accueil enthousiaste du grand John W. Campbell qui publia The Mile-Long Spaceship dans son vénérable Astounding Science Fiction en 1957. Dès lors, la romancière et nouvelliste ne cessa d’enrichir notre genre de prédilection d’une œuvre abondante, délaissant volontiers la quincaillerie spatiale au profit d’une spéculation résolument tournée vers les sciences humaines, les dérives écologiques et les arcanes de l’âme.
Parmi la quarantaine de romans et les innombrables nouvelles nés sous sa plume, l’amateur éclairé se doit de retenir tout particulièrement son chef-d’œuvre incontesté : l’admirable Hier, les oiseaux (Where Late the Sweet Birds Sang), paru en 1976 et traduit dès l’année suivante dans notre belle langue au sein de la prestigieuse collection « Présence du futur » des éditions Denoël. Couronné à très juste titre par les fameux prix Hugo et Locus en 1977, ce maître-livre dépeint une Terre ravagée par les pollutions et les pandémies, où l’humanité, frappée d’une funeste stérilité, tente de conjurer son extinction par le truchement du clonage. Avec une subtilité rare, l’auteur y explore le fossé vertigineux qui se creuse entre les fondateurs individualistes d’une vallée isolée et leur progéniture gémellaire, laquelle développe une conscience collective étrangère aux passions d’antan.
Il convient également de saluer sa magistrale incursion dans l’anticipation géopolitique et climatique avec Le Temps des genévriers (Juniper Time, 1979), ouvrage d’une brûlante acuité où une sécheresse apocalyptique jette les foules sur les routes de l’exode tandis que les grandes puissances s’affrontent autour de la station orbitale Alpha ; une fresque saisissante qui fut auréolée chez nous du prix Apollo en l’an 1981. Mentionnons encore, au rayon de ses livres traduits sous nos latitudes, Demain le silence (The Chosen, 1970), La Mémoire de l’ombre (A Sense of Shadow, 1981), Bonjour, chaos (Welcome, Chaos, 1983) ou La Couvée Huysman (Huysman’s Pets, 1986), où se mêlent manipulations génétiques et facultés télépathiques.
Nouvelliste au talent maintes fois récompensé par le prestigieux prix Nebula – notamment pour ses récits Les Planificateurs (The Planners) en 1968, La Fille tombée du ciel (The Girl Who Fell into the Sky) en 1986 et À toi pour toujours, Anna (Forever Yours, Anna) en 1987 –, elle nous a laissé d’admirables recueils tels que Le Village (The Infinity Box), Quand Somerset rêvait (Somerset Dreams) et Écoute, écoute (Listen, Listen). Notons enfin que cet esprit éclectique sut également briller avec un égal bonheur dans le roman à énigme et le drame judiciaire, donnant vie aux enquêtes fort prisées de l’avocate Barbara Holloway ou du couple de détectives formé par Constance Leidl et Charlie Meiklejohn.
Après une existence bien remplie, dont les dernières décennies s’écoulèrent paisiblement dans la verdoyante cité d’Eugene, en Oregon, Kate Wilhelm s’est éteinte le huit mars de l’an 2018, à l’âge vénérable de quatre-vingt-neuf ans, rejoignant au panthéon de l’imaginaire son cher époux disparu en 2002.
Livres de Kate Wilhelm :
Demain le silence
Ecoute, écoute !
Hier, les oiseaux
La couvée Huysman
La mémoire de l’ombre
Le temps des genévriers
Le village
Quand Somerset rêvait
Pour en savoir plus sur Kate Wilhelm :
La page Wikipédia sur K. Wilhelm
La page Noosfere sur K. Wilhelm
La page isfdb de K. Wilhelm
Tancrède par Ugo Bellagamba

Fiche de Tancrède
Titre : Tancrède
Auteur : Ugo Bellagamba
Date de parution : 2009
Editeur : Les moutons électriques
Première page de Tancrède
« Le déluge tombe sur Amalfi-Pont-sur-Scaphard et j’observe une ville qui se noie. La baie est devenue floue et grise. Sur le beffroi, la verte oriflamme des rebelles se devine, tout au plus. Même les blanches demeures patriciennes, juchées au sommet de la colline capitale, se fondent dans les giboulées.
Je passe une main gantée sur ma nuque, fais craquer mes cervicales.
Le siège de la cité dure depuis des semaines. Amalfitains et Salernois opposent une résistance farouche à nos armées. Mais nous avons déjà verrouillé tout le sud de l’Italie et la victoire n’est plus qu’une question de jours. Ils le savent, ils ont la rage des désespérés.
Amalfi va tomber, ouvrant la voie vers Naples…
Dans l’éclat aveuglant d’un éclair lointain, je sens qu’il est temps d’agir. »
Extrait de : U. Bellagamba. « Tancrede. »
Quand il y aura des pommiers sur Mars par Ugo Bellagamba

Fiche de Quand il y aura des pommiers sur Mars
Titre : Quand il y aura des pommiers sur Mars
Auteur : Ugo Bellagamba
Date de parution : 2010
Editeur : Bélial
Première page de Quand il y aura des pommiers sur Mars
« La rhapsodie hongroise de Liszt emplissait l’espace démesuré du hall et ni les conversations ni les tintements des coupes ne parvenaient à occulter les notes aériennes, si parfaites en la circonstance.
Sacha s’approcha de la baie panoramique et leva les yeux vers ce qui se trouvait de l’autre côté. La formidable réalisation des ingénieurs chinois sous l’autorité desquels elle avait travaillé pendant de longues années, lui coupa le souffle.
« Par la moustache de Vladimir Ilitch ! Tu vois ça, Boris ? Il est encore plus impressionnant que je ne
l’imaginais… »
Son compagnon maugréa, la bouche pleine.
« Tiens, prend plutôt une coupe. C’est pas tous les jours que tu pourras boire du vrai champagne français, camarade ! »
Avec son front dégarni et ses favoris, Boris ressemblait plus à un savant fou ou à un écrivain sur le retour, qu’à un ouvrier mécanicien. Elle prit le verre qu’il lui tendait, en souriant. »
Extrait de : U. Bellagamba. « Quand il y aura des pommiers sur Mars. »
La cité du soleil par Ugo Bellagamba

Fiche de La cité du soleil
Titre : La cité du soleil et autres récits héliotropes
Auteur : Ugo Bellagamba
Date de parution : 2003
Editeur : Bélial
Sommaire de La cité du soleil :
- La cité du soleil
- L’apopis républicain
- Dernier filament pour Andromède
Première page de La cité du soleil
« Après avoir repoussé une mèche de cheveux châtains en arrière, Laura Firpo parcourut le hall du regard. Une première fois, très vite, glissant sur les silhouettes, puis plus lentement, fouillant avec méthode la marée de visages qui hantait l’espace vitrifié.
Paul n’était pas là. Pourtant, juste avant son départ de Lima, elle lui avait laissé un message, lui rappelant le jour et l’heure de son retour.
Après un mois de séparation…
Durant toute la descente de son vol sur Marignane, Laura avait imaginé leurs retrouvailles : Paul l’aurait attendue en sirotant un café, engoncé dans ce Burberry’s élimé qui lui venait de son grand-père italien. Il aurait été là, sa tasse de café dans une main, un bouquin dans l’autre, et l’esprit ailleurs, perdu dans des univers imaginaires. Mais, dès qu’elle aurait manifesté sa présence en le fixant avec ce regard teinté de reproche qu’il prétendait adorer, il aurait tout lâché pour l’enlacer… Une fois à Marseille, ils auraient déposé ses affaires chez elle, auraient fait l’amour, sans attendre. Puis, Paul l’aurait amenée au Vallon des Auffes, sur la basse corniche. »
Extrait de : U. Bellagamba. « La Cité du Soleil et autres récits héliotropes. »
L’origine des victoires par Ugo Bellagamba

Fiche de L’origine des victoires
Titre : L’origine des victoires
Auteur : Ugo Bellagamba
Date de parution : 2013
Editeur : Mémoires Millénaires
Première page de L’origine des victoires
« La vieille dame regarde le ciel.
Ce n’est pas difficile, son fauteuil ergonomique la maintient dans une position semi-allongée qui ne lui laisse que peu de choix : c’est soit les dalles grises du faux-plafond, soit le ciel qui se déroule lentement, comme un papier cadeau à l’azur froissé, à travers les grandes fenêtres du salon de la maison de retraite. Elle en est venue, avec le temps, à préférer lorsqu’il pleut, lorsqu’il tonne, là-bas, de l’autre côté du double vitrage mal nettoyé, et que le ciel descend si bas qu’il pourrait presque l’emporter loin de cette vie d’attente, d’éclats de voix perdues, de raclements de gorges flétries. Et puis, le ciel gris lui rappelle celui de l’aube de l’humanité, quand il fallait courir pour survivre. Dans ses souvenirs les plus lointains qui ont considérablement gagné en puissance, au point d’occulter tout ce qui se passe autour d’elle, le ciel a déjà été d’une autre couleur que bleu ou gris. Une fois, elle s’en souvient comme si c’était hier, il a été blanc, noyé d’une lumière si pure qu’elle en devenait douloureuse.
C’était un été. »
Extrait de : U. Bellagamba. « L’Origine des Victoires. »
Dictionnaire utopique par Ugo Bellagamba

Fiche de Dictionnaire utopique
Titre : Dictionnaire utopique de la science-fiction
Auteur : Ugo Bellagamba
Date de parution : 2023
Editeur : Bélial
Première page de Dictionnaire utopique
« J’ai toujours aimé les dictionnaires, surtout ceux qui parlent de science-fiction. Celui qui a marqué ma génération, et dont je garde jalousement un exemplaire aujourd’hui, même s’il peut paraître un peu obsolète, c’est Le Science-fictionnaire (1994) de Stan Barets. L’ouvrage se présente en deux tomes : le premier identifie, par ordre alphabétique, tous les auteurs de science-fiction connus à l’époque, avec une forte dominante anglo-saxonne ; le second, toujours par ordre alphabétique, présente les grands thèmes du genre, mais aussi certains de ses éléments structurels, tels que les prix et les collections. Je me suis beaucoup inspiré de ce second volume pour structurer mon propre dictionnaire. Je voudrais également rendre hommage, ici, au travail de Lorris Murail, avec Les Maîtres de la science-fiction (1993), dictionnaire alphabétique paru presque simultanément. Murail y fait une habile et passionnante présentation des grands auteurs, en les répartissant en deux époques, les anciens, « de Poe à Campbell », et les modernes, « de Campbell aux Cyberpunks », et en ajoutant, in fine, un dictionnaire qu’il qualifie de « complémentaire », contenant des auteurs qu’il n’avait pas pu évoquer dans les deux premières parties. »
Extrait de : U. Bellagamba. « Dictionnaire utopique de la science-fiction. »
Ugo Bellagamba

Présentation de Ugo Bellagamba :
Venu au monde le deux décembre de l’an 1972 dans la charmante cité de Nice, Ugo Bellagamba a tout d’abord consacré ses veilles à Thémis et à Clio. Après avoir brillamment soutenu, en l’an 2001, une thèse de doctorat dépeignant les mœurs et le rôle politique des avocats du barreau phocéen aux XVIIIe et XIXe siècles, il est devenu maître de conférences à l’université de sa ville natale, où il professe avec passion l’histoire du droit et des idées politiques. Par ailleurs, cet esprit curieux assume les nobles fonctions de délégué artistique au sein du grand salon international de Nantes, les fameuses « Utopiales ».
Toutefois, il convient d’insister tout particulièrement sur son œuvre féconde au sein des littératures de l’imaginaire, domaine dans lequel il fit ses premières armes à la fin de la décennie 1990 sous le pseudonyme anglo-saxon de « Michael Rheyss ». Chez Ugo Bellagamba, l’érudition de l’historien ne bride nullement la fantaisie du conteur ; bien au contraire, elle irrigue ses récits d’une réflexion profonde sur l’altérité, les systèmes politiques, l’utopie et les vertiges de l’uchronie.
En véritable orfèvre de la spéculation historique et futuriste, il s’est d’abord illustré dans l’exercice délicat du roman écrit à quatre mains, s’associant à son confrère Thomas Day pour donner naissance à deux fresques remarquées : L’École des assassins en 2002, où l’épopée spatiale côtoie les intrigues de pouvoir, suivi dès l’année 2003 par Le Double Corps du roi, une audacieuse réinvention des arcanes de notre monarchie.
Mais c’est en solitaire qu’il signera son chef-d’œuvre uchronique, l’admirable Tancrède, une uchronie, paru en 2009. Dans ce roman d’une tenue littéraire exemplaire – qui fut très justement couronné par le prix Rosny aîné ainsi que par le prix Utopiales européen en 2010 –, l’auteur nous transporte au temps tumultueux de la première croisade, infléchissant avec une maestria confondante le destin d’un chevalier normand épris d’idéal et de paix au cœur de l’Orient. Mentionnons également, au rayon de ses longs récits où le merveilleux se mêle aux siècles passés et futurs, L’Origine des Victoires (2013), une fresque envoûtante qui retrace, de la Rome antique jusqu’aux confins des étoiles, le combat secret de femmes lettrées et guerrières veillant sur la destinée humaine.
Néanmoins, l’amateur éclairé de conjectures ne saurait ignorer que Ugo Bellagamba excelle tout particulièrement dans le format exigeant de la nouvelle et du court roman – que d’aucuns nomment aujourd’hui novella. Sa plume ciselée y fait merveille, comme en témoignent L’Apopis républicain (1999), où l’ombre de Bonaparte rencontre les mystères de l’Égypte éternelle, La Cité du Soleil (2005), hommage vibrant aux songes de Tommaso Campanella, ou encore son éblouissant texte Chimères !, qui lui valut les honneurs conjoints du prix Rosny aîné et du prix Bob-Morane en cette même année 2005.
Enfin, comment passer sous silence ses travaux d’essayiste au service de notre genre de prédilection ? Qu’il décrypte l’œuvre du maître américain Robert A. Heinlein dans Solutions non satisfaisantes (rédigé de concert avec le physicien Éric Picholle et auréolé du Grand Prix de l’Imaginaire en 2008) ou qu’il nous livre, en 2023, son précieux Dictionnaire utopique de la science-fiction aux éditions du Bélial’, cet honnête homme démontre sans relâche que la science-fiction demeure le plus merveilleux des laboratoires pour penser les sociétés de demain.
Livres de Ugo Bellagamba :
Dictionnaire utopique (2023)
L’école des assassins (2010)
L’origine des victoires (2013)
La cité du soleil (2003)
Le double corps du roi (2003)
Le monde de Julia (2023)
Quand il y aura des pommiers sur Mars (2010)
Tancrède (2009)
Pour en savoir plus sur Ugo Bellagamba :
La page Wikipédia sur U. Bellagamba
La page Noosfere sur U. Bellagamba
La page isfdb de U. Bellagamba
Les marais de la mort par Philippe Ébly

Fiche de Les marais de la mort
Titre : Les marais de la mort (tome 5 sur 5 – Les patrouilleurs de l’an 4003)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1986
Editeur : Hachette
Première page de Les marais de la mort
« L’aventure commença par un petit cri bizarre à la foi aigu et bref, et à ce moment, il y avait à peu près seize heures que l’Épervier 7 avait quitté sa base. Ce cri, c’était une espèce de couinement, qui ne pouvait provenir que d’un jeune animal ou d’un ordinateur.
« Khaïï… Khaïï… »
Dogann se détourna légèrement pour observer l’écran de l’ordinateur, où un avertissement venait d’apparaître.
« FONCTIONNEMENT ANORMAL DU MOTEUR ! » Au-dessous de cette inscription, on voyait une série de chiffres et de symboles, que Dogann sembla comprendre sans aucune peine.
« Pas trop grave », dit-il simplement.
Il poussa deux boutons du tableau de bord, et on cessa de sentir la poussée des moteurs.
« Tu vas réparer ? »
Hina était une jeune Eurasienne aux grands yeux sombres – très jolie. Elle savait, en toute occasion, éviter les phrases inutiles. »
Extrait de : P. Ebly. « Les marais de la mort – Les patrouilleurs de l’an 4003. »
L’enlèvement du dieu blanc par Philippe Ébly

Fiche de L’enlèvement du dieu blanc
Titre : L’enlèvement du dieu blanc (tome 4 sur 5 – Les patrouilleurs de l’an 4003)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1985
Editeur : Hachette
Première page de L’enlèvement du dieu blanc
« C’est encore loin ? » demanda Hina.
Elle avait posé cette question d’une voix tranquille. Son visage et son attitude n’exprimaient ni impatience ni inquiétude. Elle restait d’ailleurs toujours calme, même si tout le monde s’énervait autour d’elle.
« Plus tellement », répondit Dogann.
Le garçon qui venait de parler était solide et bien bâti. C’était, à coup sûr, le plus robuste des quatre patrouilleurs. Au contraire d’Hina, il semblait indécis et plutôt inquiet. Il observa longuement le carrefour autour de lui, à la recherche d’un signe ou d’un repère quelconque. Puis il ajouta, à mi-voix :
« Non. Nous ne sommes plus loin, maintenant. »
On devinait qu’il ne connaissait pas du tout l’endroit et qu’il n’avait pas de plan de la ville, ou qu’il ne voulait pas s’en servir. Le ciel, d’un gris terne, était déjà sombre. Seules quelques étoiles étaient visibles.
« Vous cherchez quelque chose ? » dit une voix, tout près d’eux. »
Extrait de : P. Ebly. « L’enlèvement du dieu blanc – Les patrouilleurs de l’an 4003. »
