Terry Goodkind

Présentation de Terry Goodkind :
Terry Goodkind, natif d’Omaha dans les lointaines plaines du Nebraska où il vit le jour au tout début de l’année 1948, figure parmi les romanciers les plus singuliers qu’ait portés la littérature d’imagination d’outre-Atlantique. Avant d’embrasser la noble carrière des lettres, cet homme aux talents multiples se consacra avec passion à l’ébénisterie et aux beaux-arts, façonnant la matière bien avant de sculpter les mots. Il convient de souligner la grande force d’âme avec laquelle il dut surmonter un trouble tenace de la lecture — la dyslexie — pour forger, sur le tard, une œuvre écrite d’une ampleur peu commune.
S’il est un titre de gloire qui consacre la réputation de cet auteur, c’est assurément la vaste fresque romanesque intitulée « L’Épée de vérité », débutée au milieu des années quatre-vingt-dix. En entamant ce grand cycle par le fulgurant récit que fut « La Première Leçon du sorcier », Terry Goodkind offrit au genre du merveilleux héroïque une gravité et une rudesse parfois insoupçonnées. Les amateurs de récits d’évasion y découvrirent, fascinés, les pérégrinations du vaillant Richard Cypher et de la mystérieuse Kahlan Amnell, emportés dans un tourbillon d’intrigues politiques, de conflits fratricides et de magie.
Toutefois, réduire le travail de ce prosateur à un simple divertissement serait une grave méprise, car sa plume se fit toujours l’écho de ses convictions les plus intimes. Profondément marqué par les thèses de sa compatriote Ayn Rand, Terry Goodkind n’eut de cesse de tisser, en filigrane de ses épopées, un plaidoyer vibrant pour l’objectivisme. Ses romans se muent bien souvent en de véritables tribunes morales exaltant la liberté individuelle, la primauté de la raison et le refus viscéral des tyrannies, s’éloignant des chemins convenus du merveilleux pour épouser la forme exigeante du conte philosophique.
Ce créateur prolifique, dont la verve sut captiver des millions de lecteurs par-delà les océans, nous a tristement quittés à l’automne de l’année 2020. Par son refus du cynisme et sa défense acharnée de la volonté humaine, Terry Goodkind laisse à la postérité une œuvre magistrale. Il aura prouvé, avec la flamme qui caractérise les grands conteurs, que les littératures de l’imaginaire demeurent un vecteur de premier ordre pour sonder l’âme et exalter la grandeur de l’esprit humain.
Livres de Terry Goodkind :
Epée de vérité :
- Dette d’os
- La première inquisitrice
- La première leçon du sorcier
- La pierre des larmes
- Le sang de la déchirure
- Le temple des vents
- L’âme du feu
- La foi des réprouvés
- Les piliers de la création
- L’empire des vaincus
- La chaîne de flammes
- Le fantôme du souvenir
- L’ombre d’une inquisitrice
- La machine à présages
- Le troisième royaume
- Le crépuscule des prophéties
- Le coeur de la guerre
Les chroniques de Nicci :
- La maîtresse de la mort
- Le linceul de l’éternité
- Le siège de pierre
- Coeur de glace noire
Les enfants de d’Hara :
- L’homme griffonné
- Les carnassiers de la haine
- Le désert des supplices
- Le serment d’un voyant
- Dans les ténèbres
Intégrales :
- L’épée de vérité
La fille sur la lune
La loi des neuf
Le peuple ciel
Les sanctuaires du mal
Pour en savoir plus sur Terry Goodkind :
La page Wikipédia sur T. Goodkind
La page Noosfere sur T. Goodkind
La page isfdb de T. Goodkind