Aurélie Wellenstein

Présentation de Aurélie Wellenstein :
Aurélie Wellenstein est née en l’an 1980 sous le ciel de Paris, cette femme de lettres s’est rapidement imposée comme l’une des voix les plus poignantes et les plus sombres du merveilleux moderne et de l’anticipation. Loin des fables candides, l’œuvre de Mme Wellenstein s’enracine dans une réflexion profonde, et bien souvent inquiète, sur la nature humaine, ses instincts les plus sauvages et son rapport pour le moins tourmenté avec le règne animal et la Nature.
C’est véritablement en 2015 que la consécration vient couronner ses efforts avec la parution du « Roi des fauves », un roman d’une redoutable efficacité qui donne le ton de ses futures créations. Son univers se plaît à sonder les abîmes de la cruauté et la funeste porosité des frontières entre l’Homme et la Bête. Cette thématique viscérale irrigue l’ensemble de son œuvre, qu’elle nous transporte auprès des « Loups chantants » (2016), ou qu’elle nous confronte aux chimères déroutantes du « Dieu oiseau » (2018).
Aurélie Wellenstein excelle tout autant dans les fictions crépusculaires. Comment ne pas frissonner, en effet, à la lecture de « Mers mortes » (2019), cette grande fresque écologique où des océans asséchés sont hantés par les spectres affamés des créatures marines d’antan ? Par le truchement de cette allégorie saisissante, la romancière nous tend un miroir peu complaisant sur les dérives de notre monde industriel et les ravages infligés à notre environnement. Ses cycles plus récents, à l’instar de « L’Épée, la Famine et la Peste », confirment sa maîtrise éclatante de la dark fantasy (que nous pourrions traduire par « haute fantaisie ténébreuse »), peignant des mondes d’une noirceur majestueuse où l’espoir ne subsiste que sous l’aspect de quelques braises vacillantes.
Honorée par de fort belles distinctions de notre milieu littéraire, ayant notamment reçu les faveurs du prix Imaginales ou du prix Elbakin, Aurélie Wellenstein nous administre la preuve éclatante que la littérature d’évasion peut, paradoxalement, nous sommer de contempler nos propres tares afin de mieux sauvegarder la part d’humanité qui nous reste.
Livres de Aurélie Wellenstein :
Chevaux de foudre
Impair et manque
L’épée, la famine et la peste 1
L’épée, la famine et la peste 2
La mort du temps
Le désert des couleurs
Le dieu oiseau
Le roi des fauves
Les loups chantants
Mers mortes
Yardam
Pour en savoir plus sur Aurélie Wellenstein :
La page Wikipédia sur A. Wellenstein
La page Noosfere sur A. Wellenstein
La page isfdb de A. Wellenstein