Gaston Leroux

Présentation de Gaston Leroux :

Gaston Leroux, qui poussa son premier cri aux premiers jours du mois de mai de l’an 1868 au cœur de notre capitale, s’inscrit au panthéon des lettres françaises comme l’un des maîtres incontestés et flamboyants du roman populaire. Avant de régner en monarque absolu sur l’imaginaire de ses concitoyens, ce fils de la bourgeoisie provinciale fut d’abord promis au prétoire. Toutefois, mû par une soif inextinguible d’aventures, il ne tarda point à jeter sa robe d’avocat aux orties pour embrasser la carrière, alors fort trépidante, de journaliste.

Grand reporter pour les colonnes du quotidien Le Matin, Gaston Leroux courut le monde avec une verve infatigable, relatant à ses lecteurs ébahis les soubresauts de son époque, depuis les sables de l’Afrique jusqu’aux sanglantes convulsions de l’Empire russe lors de la révolution de 1905. C’est indéniablement de ces années de reportage qu’il puisa ce sens aigu du rythme et cette scrupuleuse précision documentaire qui feront, plus tard, le sel de ses fictions.

C’est à l’aube de la quarantaine, en l’an 1907, que cet homme au tempérament rabelaisien décida de s’adonner pleinement à la chose littéraire, signant un authentique coup de tonnerre dans le ciel du roman policier : « Le Mystère de la chambre jaune ». Avec cette intrigue à la machiavélisme diabolique, il posa les fondations du problème de la chambre close et donna naissance à l’inoubliable Joseph Rouletabille. Ce jeune reporter, armé de la seule puissance de la déduction et des « bons bouts de la raison », triomphe là où les limiers les plus chevronnés s’égarent. Fort d’un immense succès de librairie, l’auteur lui offrit une suite tout aussi vertigineuse, « Le Parfum de la dame en noir », parachevant ainsi son statut de démiurge de l’énigme.

Cependant, l’on aurait tort de cantonner Gaston Leroux à la seule littérature policière. Son imagination fertile le poussa à s’aventurer dans les territoires ombreux du fantastique et du drame gothique. Il convient de citer, pour la bonne bouche, le célébrissime « Fantôme de l’Opéra », paru sous les presses en 1910. En explorant les dédales souterrains de l’Académie nationale de musique, il livre une fresque tragique, mêlant la terreur à l’amour le plus fiévreux. N’oublions pas non plus la figure truculente et pathétique du forçat Chéri-Bibi, dont le cri de ralliement, « Fatalitas ! », résonne encore dans la mémoire des fervents amateurs du roman-feuilleton.

Emporté par la maladie au printemps de l’an 1927 sous le ciel clément de la cité niçoise, Gaston Leroux s’en est allé après avoir noirci des milliers de feuillets avec une prodigalité prodigieuse. En cette époque où les cénacles universitaires redécouvrent enfin la noblesse des littératures dites de genre, il apparaît plus que jamais indispensable de saluer le génie de cet artisan de l’illusion. Par son art consommé du suspense, son écriture truculente et son sens inné du mystère, Gaston Leroux a su élever le divertissement populaire aux plus hautes cimes de l’art romanesque.

Livres de Gaston Leroux :

Chéri-Bibi :

  • Les cages flottantes
  • Palas et Cheri-Bibi
  • Fatalitas !
  • Chéri-Bibi et Cécily
  • Le coup d’état de Chéri-Bibi

Herbert de Renich :

  • Le Capitaine Hyx
  • La bataille invisible

Les ténébreuses :

  • La fin d’un monde
  • Du sang sur la Néva

Rouletabille :

  • Le mystère de la chambre jaune
  • Le parfum de la dame en noir
  • Rouletabille chez le Tsar
  • Le château noir
  • Les étranges noces de Rouletabille
  • Rouletabille chez Krupp
  • Le crime de Rouletabille
  • Rouletabille chez les bohémiens

Balaoo
Coffret
L’épouse du soleil
L’homme qui a vu le diable
L’homme qui revient de loin
La double vie de Théophraste Longuet
La machine à assassiner
La poupée sanglante
La reine du Sabbat
Le coeur cambriolé
Le fantôme de l’Opéra
Le fauteuil hanté
Le fils de trois pères
Le roi mystère
Les mohicans de Babel
Master Flow
Quelques nouvelles terrifiantes
Un homme dans la nuit

Pour en savoir plus sur Gaston Leroux :

La page Wikipédia sur G. Leroux
La page Noosfere sur G. Leroux
La page isfdb de G. Leroux

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