Pascale Quiviger

Présentation de Pascale Quiviger :
Née à Montréal le cinq octobre 1969, Pascale Quiviger grandit dans la belle province canadienne avant d’embrasser un parcours intellectuel d’une remarquable exigence. Dotée d’une curiosité universelle, elle s’adonne conjointement à la spéculation métaphysique et aux beaux-arts, obtenant une maîtrise en philosophie auprès de l’université de Montréal — complétée en Alsace, à l’université de Strasbourg —, ainsi qu’un diplôme d’arts plastiques à l’université Concordia. Éprise d’arts graphiques, elle gagne ensuite l’Italie pour s’y consacrer à l’étude de l’estampe et enseigner le dessin ainsi que la peinture durant une décennie. Elle s’est établie par la suite en Grande-Bretagne, dans le comté de Nottingham, où elle exerce les disciplines de l’esprit, la méditation et l’enseignement artistique tout en poursuivant son œuvre romanesque.
Son entrée en littérature s’effectue d’abord par la forme brève avec un recueil de nouvelles, Ni sols ni ciels (2001). Mais c’est avec son premier roman, Le Cercle parfait, paru en 2004, qu’éclate la singularité de son talent. Cette méditation envoûtante sur la passion amoureuse, le mirage des lieux et le dépaysement toscan lui vaut l’un des plus éminents lauriers de son pays natal : le Prix littéraire du Gouverneur général. Par la suite, confirmant la rigueur d’une prose attentive aux fêlures humaines et aux paysages intérieurs, elle livre plusieurs ouvrages remarqués, au rang desquels figurent La Maison des temps rompus (2008), Pages à brûler (2010), ainsi que le poignant Si tu m’entends (2015), drame intime auscultant l’épreuve du coma et de la reconstruction.
Au terme de ce cheminement intimiste, Pascale Quiviger s’illustre avec éclat dans le vaste domaine du conte héroïque et de l’imaginaire en composant la tétralogie romanesque du Royaume de Pierre d’Angle. Commencée en 2019 par L’Art du naufrage, cette suite monumentale entraîne le lecteur dans une contrée insulaire préservée des fureurs du monde, jusqu’au jour où son prince héritier y ramène à son bord une énigmatique captive. Conjuguant la haute tenue du style classique, la réflexion politique et morale, et le souffle épique de l’aventure maritime, cette fresque — poursuivie plus récemment avec La Dernière Saison de Selim — a conquis un immense public, tant adulte que juvénile, et reçu de flatteuses distinctions critiques.
Alliant l’œil du peintre à la profondeur du philosophe, Pascale Quiviger s’impose ainsi comme une figure de premier plan du roman français d’aujourd’hui, prouvant avec noblesse que la féerie peut s’allier à la plus exigeante gravité morale.
Livres de Pascale Quiviger :
Le royaume de pierre d’angle :
- L’art du naufrage
- Les filles de mai
- Les adieux
- Courage
Pour en savoir plus sur Pascale Quiviger :
La page Wikipédia sur P. Quiviger
La page Noosfere sur P. Quiviger
La page isfdb de P. Quiviger