Étiquette : Alexandre Vauvert
Le jeu de l’ombre par Cédric Sire

Fiche de Le jeu de l’ombre
Titre : Le jeu de l’ombre (tome 2 sur 2 – Alexandre Vauvert)
Auteur : Cédric Sire
Date de parution : 2011
Editeur : Le pré aux clercs
Première page de Le jeu de l’ombre
« En avril, déjà, les nuits dans le Sud sont douces. Même à trois heures du matin, dans les espaces désertiques entre Montpellier et Carcassonne, la tiédeur persiste. Sous le ciel illuminé d’une poudre d’étoiles, les phares tracent une ligne droite au milieu des silhouettes torsadées des vignes et des pins parasols.
Juste ça. La vitesse, et l’oubli. L’Aston Martin remonte la route déserte, l’avale, telle une balle jaillie d’un pistolet de roulette russe, un engin de mort lancé dans la folle course avant le dernier impact. Malko Swann maintient son pied sur la pédale de l’accélérateur, siège en cuir incliné au maximum, bras tendus pour empoigner le volant à pleines mains, nuque en arrière, confortablement posée sur l’appuie-tête. Un sourire de défi plaqué sur son visage, il sent la musique – la merveilleuse musique – pulser dans ses veines, dans un sens et dans l’autre, un, deux, un, deux. À cause de la coke ou à cause de l’excitation, parce qu’il roule trop vite, bien trop vite. Pourquoi ? Pour défier la mort, ou simplement parce qu’il en éprouve le besoin, aussi loin qu’il s’en souvienne. Pour se prouver qu’il est en vie, pour se sentir en vie. Malko est comme ça, un accro aux sensations fortes, un drogué à l’adrénaline. Et sa musique est ainsi. Juste comme lui. Directe et entière, éclatante dans ses excès. »
Extrait de : C. Sire. « Le jeu de l’ombre – Alexandre Vauvert. »
L’enfant des cimetières par Cédric Sire

Fiche de L’enfant des cimetières
Titre : L’enfant des cimetières (tome 1 sur 2 – Alexandre Vauvert)
Auteur : Cédric Sire
Date de parution : 2009
Editeur : Pocket
Première page de L’enfant des cimetières
« Souvent, il fait le même rêve.
Un rêve de nuages noirs, si noirs qu’ils ressemblent à d’immenses ombres vivantes, se regroupant au-dessus de la mer. Il en vient de partout. Des ténèbres veloutées remplacent le ciel, effacent la lune ronde, s’étalent à perte de vue, jusqu’à ce que le monde soit plongé dans une obscurité profonde.
Sur la côte, alors que s’étend la noirceur, les animaux ont déjà regagné leurs terriers. Les hommes se barricadent à leur tour, pour échapper à la tempête qui s’annonce.
La mer se froisse, rugit.
Les vagues se soulèvent au large, là où nul navire ne vogue.
Là où nul œil humain ne pourrait être témoin de son arrivée.
Une silhouette féminine crève la surface des eaux – dans un jaillissement d’embruns – et s’élève dans les airs.
Elle monte jusqu’au cœur de l’orage, lumineuse, seulement vêtue d’une robe d’écume qui scintille de diamants. Avec sa chevelure déployée et son rire mélangé à la fureur des éléments, elle chevauche les nuages noirs qu’elle a invoqués pour couvrir son escapade. »
Extrait de : C. Sire. « L’enfant des Cimetières – Alexandre Vauvert. »