Étiquette : Ari Mackenzie
Le mystère Fulcanelli par Henri Loevenbruck

Fiche de Le mystère Fulcanelli
Titre : Le mystère Fulcanelli (tome 3 sur 3 – Ari Mackenzie)
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2013
Editeur : Flammarion
Première page de Le mystère Fulcanelli
« L’homme qui pénétra, à la nuit tombée, dans l’église de la Santa Caridad, à Séville, avait toutes les raisons de croire qu’il était seul dans ces murs.
Il se trompait.
À quelques pas des berges du Guadalquivir, l’édifice baroque, nappé du bleu royal que les nuits d’été déposent doucement sur cette partie du globe, se dressait comme un songe dans le silence ténébreux de la cité endormie. La courte nef, coiffée d’une voûte en berceau, était plongée dans une obscurité que seules quelques bougies allumées ici et là, et près de s’éteindre, venaient émailler de leurs dernières vacillations.
L’air, à la fraîcheur saisissante, était saturé de l’odeur poudrée des jasmins, un parfum qui, par sa puissance, n’évoquait pas tant les plaines fleuries de Chine que les encens d’une chambre funéraire. Et d’ailleurs, l’homme frissonna. »
Extrait de : H. Loevenbruck. « Le mystère Fulcanelli. »
Les cathédrales du vide par Henri Loevenbruck

Fiche de Les cathédrales du vide
Titre : Les cathédrales du vide (tome 2 sur 3 – Ari Mackenzie)
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2009
Editeur : Flammarion
Première page de Les cathédrales du vide
« En refermant derrière lui la lourde porte en fer, Charles Lynch savait pertinemment qu’il n’avait que deux issues possibles : la liberté ou la mort.
Sortir du complexe souterrain ou y disparaître à jamais.
Le sang battait dans ses tempes et sa poitrine avec la cadence inquiétante d’un tambour funèbre et le couloir qui s’ouvrait devant lui avait tout d’un corridor de la mort. Il tenta de ne pas se laisser impressionner ; il était trop tard pour renoncer.
L’homme inspira profondément, serra les poings et se dirigea de l’autre côté, en marchant d’abord, soucieux de ne pas faire de bruit, puis de plus en plus vite. L’urgence, désormais, l’emportait sur la prudence.
L’écho de ses pas s’éleva au milieu des murs de béton gris. Quelques mètres seulement le séparaient de la porte qui – il en était presque certain – le mènerait enfin là-haut, dehors, à la surface. »
Extrait de : H. Loevenbruck. « Les cathédrales du vide – Ari Mackenzie. »
Le rasoir d’Ockham par Henri Loevenbruck

Fiche de Le rasoir d’Ockham
Titre : Le rasoir d’Ockham (tome 1 sur 3 – Ari Mackenzie)
Auteur : Henri Loevenbruck
Date de parution : 2008
Editeur : Flammarion
Première page de Le rasoir d’Ockham
« Quand il entendit s’enfoncer doucement la longue et large aiguille dans l’arrière de son crâne, Christian Constantin comprit qu’il allait mourir d’une atroce manière.
Et cette lumière, de plus en plus éblouissante.
Allongé sur la table en chêne, cela faisait longtemps déjà qu’il ne pouvait plus bouger. Le paralysant qu’on lui avait injecté était redoutablement efficace et particulièrement vicieux : Christian Constantin était conscient de tout ce que l’on faisait subir à son corps, à sa chair, à son crâne, mais sans pouvoir lutter. Il ne pouvait pas même laisser s’exprimer la peur panique qui l’envahissait pourtant de façon si violente.
On avait attaché ses mains et ses bras, au tout début sans doute, avant que le produit ne fasse effet, et à présent il ne parvenait plus à déplacer une seule partie de son corps. Il ne pouvait qu’assister, impuissant, à son lent assassinat. Ne pas comprendre, ne pas savoir qui le contrôlait et pourquoi, était la plus cruelle et la plus barbare des tortures, bien plus effroyable que l’idée de la mort elle-même. »
Extrait de : H. Loevenbruck. « Le rasoir d’Ockham – Ari Mackenzie. »