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Le titan de l’espace par Yves Dermèze

Fiche de Le titan de l’espace
Titre : Le titan de l’espace
Auteur : Yves Dermèze
Date de parution : 1954
Editeur : Le Masque
Première page de Le titan de l’espace
« CHOB
Le corps gigantesque de Chob frémissait à lentes pulsations régulières. Une extrémité s’étendait tout là-bas, vers ß du Cygne, l’autre entourait cette planète Pluton que les Terrestres, pendant longtemps, ont cru terre dernière du système solaire.
Ces pulsations inquiétaient Chob. Il savait fort bien ce qu’elles signifiaient : les atomes extérieurs de son corps nébuleux et sans forme précise commençaient à se désintégrer. Son énergie vitale ne pouvait plus empêcher le processus classique. Vainement il s’était distendu au maximum de façon à se placer à la limite extrême où la matière n’est pas encore de l’énergie et où l’énergie demeure encore de la matière. Dans ces conditions, il couvrait un volume de quelques centaines d’années-lumière au cube et il vivotait d’une misérable existence d’être inférieur. »
Extrait de : Y. Dermèze. « Le titan de l’espace. »
Le Sharoun de Galicad par Yves Dermèze

Fiche de Le Sharoun de Galicad
Titre : Le Sharoun de Galicad
Auteur : Yves Dermèze
Date de parution : 1974
Editeur : Marabout
Première page de Le Sharoun de Galicad
« Le Sharoun de Galicad cracha sur le sol avec mépris et gratta la terre de son pied fourchu et corné.
— Prenez garde ! menaça-t-il. Si vous avez l’audace de cacher vos femmes, je me vengerai de telle façon que l’on en parlera dans votre village pendant deux générations !
Une fois de plus, il étudia les dix ou douze femmes alignées devant lui et ses trois guerriers. Il haussa les épaules. Les moins laides étaient les vieilles à la peau parcheminée. Certaines étaient même difformes. L’une d’elles était affligée d’un goitre monstrueux.
— Seigneur…, murmura le vieux chef de clan qui se tenait devant lui tout tremblant… Seigneur, toutes les femmes nubiles de mon clan sont devant Votre Seigneurie. »
Extrait de : Y. Dermèze. « Le Sharoun de Galicad. »
Le messager du Roi Henri par Yves Dermèze

Fiche de Le messager du Roi Henri
Titre : Le messager du Roi Henri
Auteur : Yves Dermèze
Date de parution : 1955
Editeur : Fayard
Première page de Le messager du Roi Henri
« Il pouvait être 11 heures du soir, quand, par une nuit du rude hiver !593, six cavaliers s’immobilisèrent devant la grand’porte du Veau-qui-tette.
L’hostellerie, placée à la sortie -de Meaux sur la route de Paris, n’incitait guère les voyageurs à y prendre quelque repos. Porte et volets étaient fermés. Pas une lumière ne brillait par les interstices. Dans la cour, derrière l’auberge, deux molosses hurlaient avec férocité : ils avaient entendu le pas des chevaux.
— Allons! dit l’un des cavaliers dont le visage, à demi enfoui dans le col d’un manteau, était invisible dans la pénombre. A terre tous. L’hôte doit nous attendre.
Ils sautèrent au sol.
— Monsieur le duc, murmura l’un d’eux, devons- nous entrer avec vous ?
— Oui bien, drôle ! J’aurai besoin de vous pour faire place nette. Allons, frappe. »
Extrait de : Y. Dermèze. « Le messager du roi Henri. »
Le coupe-gorge par Yves Dermèze

Fiche de Le coupe-gorge
Titre : Le coupe-gorge
Auteur : Yves Dermèze
Date de parution : 1968
Editeur : Société Éditions Générales
Première page de Le coupe-gorge
« Un malaise, voilà ce que ressentait Cartier en regardant le petit homme silencieux assis dans l’angle du bureau, près de la fenêtre. Cette impression désagréable provenait uniquement de l’aspect physique de l’inconnu qui n’avait pas bronché, qui n’avait pas dit un mot à l’entrée de l’agent n°1 de Mr Smith.
Devant une telle attitude indifférente, Cartier lui avait alors tourné le dos et s’était assis devant Mr Smith qui, comme à son habitude, essuyait ses lunettes en cherchant ses mots.
Et Mr Smith avait longuement parlé – mais Cartier, tout en enregistrant ses paroles, n’avait pas cessé de penser au petit homme silencieux. Qui était-il ? Pourquoi le patron livrait-il devant lui les secrets du service ?
Puis Mr Smith s’était tu, et avait recommencé à essuyer ses lunettes. Et Cartier, machinalement, s’était retourné vers l’inconnu. »
Extrait de : Y. Dermèze. « Le Coupe-gorge. »
La pierre vivante par Yves Dermèze

Fiche de La pierre vivante
Titre : La pierre vivante
Auteur : Yves Dermèze
Date de parution : 1958
Editeur : Fleurus
Première page de La pierre vivante
« C’EST des campeurs ! dit Lucien Valsetti.
Il y avait du mépris dans sa voix. Il passa la main gauche dans sa tignasse rousse ébouriffée, puis saisit un caillou et le jeta à ses pieds avec force. Il n’aimait pas les gars des villes. Lui, berger des garrigues, connaissait mieux que ceux-là la rude existence des campagnes.
— Ça se figure apprendre à se débrouiller ! poursuivit-il. Mais quand la promenade est terminée, ça trouve chez soi un père et une mère et un bon lit. Nous, hé, François ? Une paillasse, et la bergerie à nettoyer.
François ne disait rien. Il regardait.
— Oh, Valsetti ? murmura-t-il enfin. Ils vont descendre dans la Bouche du Diable !
Valsetti, sans répondre, s’allongea sur le sol surchauffé. Le soleil d’août grillait les rares buissons du Ségala. Les collines des Palanges barraient le ciel bleu de leur blancheur lépreuse. »
Extrait de : Y. Dermèze. « La Pierre Vivante. »
L’image de l’autre par Yves Dermèze

Fiche de L’image de l’autre
Titre : L’image de l’autre
Auteur : Yves Dermèze
Date de parution : 1974
Editeur : Le Masque
Première page de L’image de l’autre
« Je ne savais pas comment j’étais venu là. J’ignorais pourquoi je m’y trouvais. Peut-être étais-je mort subitement et y avait-il cela après la mort. Bizarre tout de même que j’aie conscience d’être vivant.
Par contre, je savais d’où je venais. Une fraction de seconde plus tôt, je vivais sur la troisième planète qui gravitait autour du Soleil : la Terre. Une fraction de seconde ? Comment pouvais-je être aussi affirmatif ? En fait j’ignorais tout du temps qui s’était écoulé entre mon « départ » de la Terre et mon « arrivée » ici. Cela avait pu être instantané. Mais tout aussi bien il avait pu y avoir un « trou » de plusieurs heures, plusieurs jours… pourquoi pas plusieurs siècles ?
J’étais vivant, soit. Je me sentais physiquement en forme, soit. Qu’est-ce que ça prouvait ? On avait pu me maintenir en état d’hibernation, ou utiliser quelque procédé inconnu des Terriens. »
Extrait de : Y. Dermèze. « L’Image de l’Autre. »
Alerte au grand canal par Yves Dermèze

Fiche de Alerte au grand canal
Titre : Alerte au grand canal
Auteur : Yves Dermèze
Date de parution : 1962
Editeur : Société Éditions Générales
Première page de Alerte au grand canal
« Lorsque Cartier débarqua à La Vera-Cruz, il était d’une humeur massacrante. Il tenait en horreur les missions dans lesquelles il jouait le rôle d’un miséreux. Sa grimace avait commencé quand Mr Smith avait parlé du Grand Canal. Travailler sur un chantier, pour aussi étendu qu’il fut, c’était se placer dans la situation du nouvel arrivant dans un village de province : aussitôt débarqué, aussitôt repéré. Elle s’était accrue, la grimace, quand Mr Smith avait émis, en se grattant le gosier, quelques doutes quant à l’efficacité – et peut-être à la loyauté – de Guzman, l’agent de La Vera-Cruz. C’était déjà suffisant pour mettre en boule Cartier : se dire qu’on sera brûlé dès son arrivée, et qu’on ne pourra pas compter sur « l’agent local »… Heureux surtout si ce Guzman ne lui tirait pas dans les pattes ! Mais le comble, ç’avait été les instructions quant au voyage. – « Vous êtes un purotin, comprenez-vous, Cartier ? Vous émigrez avec une centaine de dollars en poche, pas davantage. »
Extrait de : Y. Dermèze. « Alerte au grand canal. »
Yves Dermèze

Présentation de Yves Dermèze :
Yves Dermèze était un écrivain français de science-fiction, né le 4 novembre 1915 à Paris, et décédé le 26 décembre 1989. Il est considéré comme l’un des pionniers de la science-fiction française et a contribué de manière significative à la littérature de l’imaginaire.
Dermèze a débuté sa carrière d’écrivain dans les années 1940 et a publié de nombreux romans et nouvelles de science-fiction au cours de sa vie. Son œuvre se caractérise par son style d’écriture inventif et sa capacité à créer des mondes imaginaires fascinants.
Ses récits étaient souvent empreints d’une réflexion philosophique sur l’humanité, la société et les avancées technologiques. Il a exploré des thèmes tels que les voyages spatiaux, les univers parallèles et les robots, anticipant ainsi certaines des questions éthiques et morales liées à l’évolution de la technologie.
Yves Dermèze a été récompensé pour son travail, recevant notamment le Grand Prix de la Science-Fiction Française en 1979.
Malgré sa discrétion et son éloignement des cercles littéraires conventionnels, Yves Dermèze a laissé une empreinte durable dans la science-fiction française. Son héritage littéraire continue d’être redécouvert et apprécié par les amateurs du genre, témoignant de sa contribution significative à la littérature de l’imaginaire en France.
Livres de Yves Dermèze :
Espionnage :
- Alerte au grand canal (1962)
- Atome… cher trésor ! (1967)
- Cartier sur la corde raide (1965)
- Corrida pour une espionne (1968)
- Le coupe-gorge (1968)
- Le général est mort (1967)
- Pancho a frappé (1966)
- Sept à la morgue (1968)
L’image de l’autre (1974)
La pierre vivante (1958)
Le messager du roi Henri (1955)
Le Sharoun de Galicad (1974)
Le titan de l’espace (1954)
Le trésor du dieu (1946)
Les lumières (1976)
Souvenance pleurait (1950)
Via velpa (1975)
Pour en savoir plus sur Yves Dermèze :
La page Wikipédia de Y. Dermèze
La page Noosfere de Y. Dermèze
La page isfdb de Y. Dermèze