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Cycle du Professeur Manderpootz par Stanley G. Weinbaum
Fiche de Cycle du Professeur Manderpootz
Titre : Cycle du Professeur Manderpootz
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution : 1935
Traduction : Mais-Encore.fr
Editeur : Mais-Encore.fr
Cycle du Professeur Manderpootz — Stanley G. Weinbaum
Nouvelles publiées en 1935, aujourd’hui dans le domaine public.
Traduction française : Mais-Encore.fr
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Première page de Cycle du Professeur Manderpootz
« Je m’arrêtai en chemin vers l’aéroport de Staten Island pour passer un coup de téléphone. Ce fut sans doute une erreur, car sans cela, j’aurais probablement eu une chance d’y arriver à temps. Mais au bureau de la compagnie, on se montra aimable : « Nous retiendrons l’appareil cinq minutes pour vous », dit l’employé. « C’est le maximum que nous puissions faire. »
Je me précipitai donc à l’intérieur de mon taxi, et nous démarrâmes en trombe pour rejoindre le troisième niveau, traversant le pont de Staten Island à toute allure, comme une comète filant sur un arc-en-ciel d’acier. Je devais être à Moscou avant le soir — à vingt heures tapantes, pour être exact — pour l’ouverture des plis de l’appel d’offres du tunnel de l’Oural. Le gouvernement exigeait la présence physique d’un représentant de chaque entreprise soumissionnaire. La firme aurait pourtant dû y regarder à deux fois avant de m’envoyer, moi, Dixon Wells, même si la N. J. Wells Corporation est, pour ainsi dire, la propriété de mon père. J’ai la réputation — tout à fait injustifiée — d’être toujours en retard pour tout. Il se produit systématiquement quelque chose qui m’empêche d’arriver à l’heure. »
Extrait de : S.G Weinbaum. « Cycle du Professeur Manderpootz. »
Une odyssée martienne par Stanley G. Weinbaum

Fiche de Une odyssée martienne
Titre : Une odyssée martienne
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution :
Traduction : F. Jackson
Editeur : Coda
Sommaire de Une odyssée martienne :
- Une odyssée martienne
- Vallée des rêves
- Vol sur Titan
- Planète parasite
- Esclaves jaunes
- Les mangeurs de lotus
- Les lunettes de Pygmalion
- Le monde des si
- L’idéal
- Le défi venu de l’au-delà
- La planète du doute
- Red Peri
- Adaptation ultime
- La lune folle
- Mers étouffées
- Le point de vue
- Le cairn de la rédemption
- L’île de Protée
- Le cercle de zéro
- Graphique
- Au bord de l’infini
- Mers changeantes
- Révolution de 1950
- La planète aux marées
- La verte lueur de la mort
- Poèmes
Les mondes du Si par Stanley G. Weinbaum

Fiche de Les mondes du Si
Titre : Les mondes du Si
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution : 2013
Traduction : M. Madouraud, N. Dudon
Editeur :
Sommaire de Les mondes du Si :
- Les mondes du Si
- Les mondes du Si
- L’idéal
- Le point de vue
- La vallée des rêves
Première page de Les mondes du Si
« M’arrêter sur la route de l’aéroport de Staten Island, dans le but de donner un coup de fil, fut une grossière erreur, car j’aurais pu m’y prendre autrement. Mais le bureau se montra affable. « Nous retiendrons le vaisseau cinq minutes à votre intention, » m’assura l’employé. « C’est le mieux que nous puissions faire. »
Aussi retournai-je en courant à mon taxi, et nous gagnâmes le troisième niveau pour foncer sur le Staten Bridge, telle une comète entraînant à sa suite un arc-en-ciel d’argent. Je devais être à Moscou à vingt heures, pour l’ouverture de l’appel d’offre sur le tunnel de l’Oural. Le gouvernement avait requis la présence d’un représentant de chaque soumissionnaire, toutefois la société aurait dû s’abstenir de m’envoyer – moi, Dixon Wells – même si la N.J. Wells Corporation, pour ainsi dire, « est » mon père. »
Extrait de : S.G Weinbaum. « Les Mondes Du Si / La Vallée des Rêves. »
Le nouvel Adam par Stanley G. Weinbaum

Fiche de Le nouvel Adam
Titre : Le nouvel Adam
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution : 1939
Traduction : F. Jackson
Editeur : Coda
Première page de Le nouvel Adam
« ANNA HALL MOURUT AUSSI FLEGMATIQUEMENT QU’ELLE avait vécu ; elle mourut en couches de façon peu imaginative, ce qui lui épargna peut-être quelques souffrances maternelles, car son étrange fils survécut. L’austère John Hall, homme d’un certain âge, ne gaspilla pas ses ressources émotionnelles en vains regrets ou futiles récriminations au sujet de l’enfant. La vie était rude et sans pitié ; on prenait sans discuter ce qui venait. Hall accepta le nouveau-né et lui donna le nom de son propre père, le vieil Edmond.
Ce fut sans doute un rarissime accident des gènes et des déterminants qui produisit Edmond Hall : un bébé malingre, aux jambes droites dès la naissance, aux yeux bizarrement brillants. Pourtant, le détail anatomique le plus singulier, celui dont la vue fit bougonner l’alerte Docteur Lindquist, concernait ses mains, dont chaque doigt, fin et minuscule, possédait une articulation supplémentaire. Repliant son pouce à trois phalanges sur ses doigts qui en comportaient quatre, il formait un curieux petit poing qu’il fixait sans pleurer d’un regard gris jaune. »
Extrait de : S.G Weinbaum. « le nouvel adam. »
La flamme noire par Stanley G. Weinbaum

Fiche de La flamme noire
Titre : La flamme noire
Auteur : Stanley G. Weinbaum
Date de parution : 1939
Traduction : G.-H. Gallet
Editeur : Albin Michel
Première page de La flamme noire
« Hull Tarvish ne regarda qu’une fois en arrière, et cela seulement quand il fut au détour du chemin. La petite chaumière de pierre qui avait été sa maison restait là-bas, comme il l’avait vue un million de fois, encadrée dans les cèdres. Sa mère le guettait encore, et deux de ses jeunes frères le regardaient partir vers la vallée. Il leva la main en signe d’adieu puis il l’abaissa, en réfléchissant qu’aucun d’eux ne le voyait plus maintenant. Sa mère était rentrée et les deux gamins avaient aperçu un lapin. Il tourna la tête et descendit la pente, s’éloignant d’Ozarky.
Il passa près de l’endroit où avait été le grand chemin de fer des Anciens. Ce n’étaient plus maintenant que deux bandes rouillées et une rangée de traverses pourries. Auprès, se trouvait un tas de pierres moussues qui avait été un vieux bâtiment au temps d’avant les Siècles des Ténèbres, quand Ozarky faisait partie de l’ancien État du Missouri. »
Extrait de : S.G Weinbaum. « La Flamme Noire. »
Stanley G. Weinbaum

Présentation de Stanley G. Weinbaum :
Né le 4 avril 1902 à Louisville, dans le Kentucky, Stanley G. Weinbaum fut d’abord un ingénieur en chimie avant de se tourner vers la chose écrite. Si l’histoire des lettres romanesques ne retient souvent que les carrières au long cours, celle de Stanley G. Weinbaum constitue une éclatante exception. Son œuvre, en effet, s’est bâtie sur la durée dérisoire de dix-huit mois, avant qu’une funeste maladie (un cancer des poumons) ne l’emporte prématurément le 14 décembre 1935, à l’âge de trente-trois ans.
Pourtant, en l’espace d’une poignée de nouvelles publiées dans les fameuses revues sur papier pulpeux (pulps) des années trente, il a bouleversé à jamais les canons de la science-fiction.
Son formidable coup d’éclat survint en juillet 1934, lorsque la revue Wonder Stories publia son récit intitulé « Une odyssée martienne » (A Martian Odyssey). Jusqu’alors, la littérature d’imagination américaine se contentait bien souvent de dépeindre les créatures extraterrestres comme de vulgaires monstres belliqueux (ce que nos amis d’outre-Atlantique nomment les Bug-Eyed Monsters) ou comme de simples hommes affublés d’une couleur de peau exotique. Stanley G. Weinbaum, lui, fit montre d’une originalité stupéfiante en créant le personnage de Twiil : un être martien à l’apparence résolument non-humaine, doté d’une psychologie propre, d’une intelligence égale voire supérieure à celle des hommes, mais d’une logique profondément différente et insaisissable.
Cette nouvelle fit l’effet d’un coup de tonnerre dans le landerneau des littératures de l’imaginaire. Il fut le premier nouvelliste à concevoir une authentique écologie extraterrestre, où la faune et la flore obéissaient à des lois biologiques cohérentes bien qu’absolument étrangères aux nôtres. Son illustre confrère, Isaac Asimov, n’hésitera d’ailleurs pas, des décennies plus tard, à qualifier ce récit de chef-d’œuvre absolu, allant jusqu’à affirmer que cette unique parution avait suffi à changer la face du genre.
Durant les mois qui suivirent cette retentissante entrée en matière, Stanley G. Weinbaum produisit d’autres récits d’une redoutable acuité (tels que « Le Lotus mangeur » ou « La Planète du doute »), imposant un style élégant, mâtiné de poésie et de rigueur scientifique.
Bien que la faucheuse l’ait tragiquement arraché à sa machine à écrire, Stanley G. Weinbaum demeure l’un des phares de l’anticipation classique ; un météore dont la lueur irradie encore les pages des meilleurs faiseurs d’univers d’aujourd’hui.
Livres de Stanley G. Weinbaum :
Cycle du Professeur Manderpootz (1935)
La flamme noire (1939)
Le nouvel Adam (1939)
Les mondes du Si (2013)
Une odyssée martienne (????)
Pour en savoir plus sur Stanley G. Weinbaum :
La page Wikipédia sur S. G. Weinbaum
La page Noosfere sur S. G. Weinbaum
La page isfdb de S. G. Weinbaum