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Les révoltés de Bohen par Estelle Faye

Fiche de Les révoltés de Bohen

Titre : Les révoltés de Bohen (tome 2 sur 2 – Bohen)
Auteur : Estelle Faye
Date de parution : 2019
Editeur : Editions Critic

Première page de Les révoltés de Bohen

« Que se passe-t-il après la victoire des héros ? Que devient le monde après la révolution, lorsque le tyran est tombé et que le peuple libre est entré sous les voûtes vertes du Palais d’Ambre ?

Je vous préviens d’emblée, je ne vais pas vous raconter l’histoire heureuse d’une jeune et farouche révolution bouleversant Bohen partout sur son passage. J’aurais bien aimé, pourtant. J’avais sept ans lorsque les insurgés ont renversé l’Empire, lorsqu’un vent de liberté et d’espoir a secoué jusqu’aux tréfonds de notre trop vieux monde. Lorsque je suis sortie pour la première fois de la prison dorée qui m’avait vue grandir et que j’ai découvert un horizon infiniment plus vaste que celui auquel ma naissance aurait dû me condamner.

J’avais sept ans et on parlait de liberté partout dans Bohen, les gens chantaient dans les rues de la capitale. Tout en nettoyant la boue des inondations et en enterrant les cadavres, le peuple acclamait ses nouveaux héros. Ils avaient l’air si jeunes, tous, et si heureux alors. Moi qui ai eu la chance de les côtoyer, je me souviens… »

Extrait de : E. Faye. « Les révoltés de Bohen. »

Les seigneurs de Bohen par Estelle Faye

Fiche de Les seigneurs de Bohen

Titre : Les seigneurs de Bohen (tome 1 sur 2 – Bohen)
Auteur : Estelle Faye
Date de parution : 2017
Editeur : Editions Critic

Première page de Les seigneurs de Bohen

« J’ai vu changer la face du monde. Je n’ai que très peu influencé le cours des évènements, mais, au fond, peut-être n’était-ce pas mon rôle. J’étais agent des Empereurs, des derniers Empereurs de Bohen.

Certains soirs, alors que le vent couche les longues herbes de la steppe et que le froid ankylose mes mains ridées, de ces soirs porteurs d’orage où le Vieux Stepovoï, sur son cheval maigre, les cheveux fous, réveille les esprits des anciens nomades, les souvenirs de ma longue vie me reviennent en mémoire, les images défilent sur la toile mouvante de la steppe, l’herbe gris-vert aux reflets d’argent. Malgré moi, je plisse les paupières, je scrute le crépuscule ; malgré moi, je guette un rayon vert à l’horizon. Un miroitement lointain du Palais d’Ambre Vert, de la citadelle des Empereurs. Même si le Palais n’existe plus.

J’ai passé tant de crépuscules, quand j’étais enfant, à attendre cet éclat vert. À rêver de partir, de quitter la steppe pour découvrir le vaste monde. Et le monde, alors, c’était l’Empire. »

Extrait de : E. Faye. « Les Seigneurs de Bohen. »