Étiquette : Les conquérants de l’impossible

 

L’île surgie de la mer par Philippe Ébly

Fiche de L’île surgie de la mer

Titre : L’île surgie de la mer (tome 10 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1977
Editeur : Hachette

Première page de L’île surgie de la mer

« Nous nous arrêtons devant l’immeuble. Nous le regardons avec un peu d’étonnement, et nous hésitons tous les trois.
« Crois-tu vraiment que c’est ici ? » demande Thibaut.
À sa façon de poser la question, on comprend qu’il veut dire : « C’est n’importe où, mais sûrement pas ici. » Je fouille dans mes poches, et j’en sors une feuille de bloc-notes où mon père a inscrit une adresse. Je réponds :
« Nous sommes à Bordeaux, et c’est la rue Pelleport. Regarde le numéro de la maison. C’est bien ici. Pas d’erreur. »
Thibaut jette un coup d’œil sur le papier, et hausse les épaules. Nous sommes en face d’un immeuble de trois étages, assez ancien et plutôt délabré. On y entre par une porte cochère, dont un battant est entrebâillé. Xolotl s’avance et passe la tête à l’intérieur. »

Extrait de : P. Ébly. « L’ile surgie de la mer – Les conquérants de l’impossible. »

La voûte invisible par Philippe Ébly

Fiche de La voûte invisible

Titre : La voûte invisible (tome 9 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1976
Editeur : Hachette

Première page de La voûte invisible

« IL ÉTAIT à peu près dix heures, et fêtais seul chez moi. J’achevais de ranger des papiers, quand il y eut un coup de sonnette. Discret, mais bien net. Je n’attendais personne ce jour-là, surtout à ce moment de la soirée. Je suis allé ouvrir, bien entendu.
C’était un garçon de dix-sept ans, mince et très blond, qui semblait hésiter, comme s’il comprenait qu’il était un peu tard pour une visite de ce genre.
« Bonsoir, dit-il. Je ne vous dérange pas ?
— Bonsoir, Serge. Tu ne me déranges pas du tout… Entre ! »
Je l’avais rencontré en Suisse, quelques mois plus tôt. Il était en vacances dans le Valais, avec ses deux compagnons habituels, et nous avions sympathisé tout de suite. Depuis lors, je les avais revus trois ou quatre fois, mais aujourd’hui Serge était seul. »

Extrait de : P. Ebly. « La voute invisible – Les conquérants de l’impossible. »

La ville qui n’existait pas par Philippe Ébly

Fiche de La ville qui n’existait pas

Titre : La ville qui n’existait pas (tome 8 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1975
Editeur : Hachette

Première page de La ville qui n’existait pas

« C’était en Auvergne, un après-midi de juillet. Les trois garçons avaient passé la nuit à Trizac. Ils en étaient partis vers dix heures du matin, avaient traversé une partie de la forêt de Marilhoux, et s’étaient arrêtés pour déjeuner. Ensuite ils avaient repris leur marche vers la vallée du Falgoux, où ils avaient l’intention de camper, la nuit suivante.
Ils se trouvaient maintenant en face d’un couloir rocheux qui s’ouvrait dans la montagne, et qui ressemblait à l’entrée d’une grotte. L’un des garçons, mince et très blond, paraissait à peu près dix-sept ans. Il écarta quelques arbustes qui cachaient en partie le couloir, et essaya de voir à l’intérieur.
« Elle est vraiment bien camouflée, cette grotte, dit-il. Si Xolotl ne s’était pas mis à chercher des vipères, nous ne l’aurions jamais trouvée. »

Extrait de : P. Ebly. « La ville qui n’existait pas. »

Le navire qui remontait le temps par Philippe Ébly

Fiche de Le navire qui remontait le temps

Titre : Le navire qui remontait le temps (tome 7 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1974
Editeur : Hachette

Première page de Le navire qui remontait le temps

« C’ÉTAIT dans le Sud de l’Alsace, à la fin d’un bel après-midi de juillet. Trois garçons de seize ou dix-sept ans, le sac au dos, descendaient en file indienne un chemin creux bordé d’aubépines. Ils marchaient assez vite, comme s’ils étaient pressés d’achever l’étape avant la nuit.
« Où sommes-nous ? » demanda celui qui fermait la marche.
Le premier des trois garçons – Serge, mince et très blond – répondit sans tourner la tête et sans s’arrêter.
« Nous avons encore treize kilomètres avant Huningue. Là-bas, il y a un camp au bord du Rhin. Si nous voulons y être aujourd’hui, il ne faut pas traîner. »
Pendant trois ou quatre cents mètres, personne ne parla… Puis le garçon qui marchait derrière Serge posa le pied sur un caillou glissant. Alourdi par son sac, il perdit l’équilibre et tomba sur le côté. Ce fut une chute rapide et assez brutale. Les deux autres s’arrêtèrent, et Serge revint sur ses pas. »

Extrait de : P. Ebly. « Le navire qui remontait le temps. »

…et les martiens invitèrent les hommes par Philippe Ébly

Fiche de …et les martiens invitèrent les hommes

Titre : …et les martiens invitèrent les hommes (tome 6 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1974
Editeur : Hachette

Première page de …et les martiens invitèrent les hommes

« NOUS avons reconnu l’inscription au passage, et Xolotl m’a dit, en la montrant :
« Tomba di Nerone… Tu te rappelles, Serge ? Nous nous sommes arrêtés ici, l’an dernier. Juste ici…
— Oui. Je me rappelle. »
Nous étions au nord de Rome, sur la Via Cassia. C’était le premier jour de nos vacances, à la fin de l’après-midi. Un an plus tôt, exactement, nous nous étions arrêtés devant cette inscription, et nous avions discuté. Assez longuement, parce que nous n’étions pas d’accord  {1}.
 « Il n’y aura pas de discussion, cette année… »
C’était Thibaut qui venait de parler, et il avait raison. Cette année, il n’y aurait aucune discussion. Raoul et Marc n’avaient pu nous accompagner. Nous n’étions que trois. Il y avait Xolotl, que j’ai rencontré au Mexique et que mon père a adopté. Il y avait Thibaut, qui ne nous a jamais quittés depuis qu’il nous connaît. Et enfin, il y avait moi, Serge.
Nous avions des projets précis. Nous voulions flâner entre Rome et Florence. »

Extrait de : P Ebly. « … Et les Martiens invitèrent les hommes – Les conquérants de l’impossible. »

Pour sauver le diamant noir par Philippe Ébly

Fiche de Pour sauver le diamant noir

Titre : Pour sauver le diamant noir (tome 5 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1973
Editeur : Hachette

Première page de Pour sauver le diamant noir

« CET ÉTÉ-LÀ, mon neveu Pierre-Yves avait douze ans, et je lui avais promis, depuis très longtemps, de le conduire à Tanay pour son anniversaire. Je suis allé le chercher chez lui, au jour convenu, et nous sommes partis ensemble pour une semaine de vacances à l’aventure.

Tanay se cache à la pointe occidentale du Valais, dans une étroite bande de montagne entre le Rhône et la France… Nous sommes arrivés à la fin de l’après-midi et nous avons abandonné la voiture à Miex, car les autos ne montent pas à Tanay. Puis nous avons suivi, le sac au dos, un long sentier qui serpentait à flanc de montagne, avec de belles échappées sur la vallée du Rhône… Au dernier détour du sentier, nous nous sommes trouvés en face d’un merveilleux petit lac tout entouré de gros rochers, un admirable petit lac et une vingtaine de maisons… C’était Tanay. »

Extrait de : P. Ébly. « Pour sauver le Diamant Noir – Les conquérants de l’impossible. »

L’évadé de l’an II par Philippe Ébly

Fiche de L’évadé de l’an II

Titre : L’évadé de l’an II (tome 4 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1973
Editeur : Hachette

Première page de L’évadé de l’an II

« C’était à Paris. Un soir de juillet, chaud et sec.
Trois garçons de seize ou dix-sept ans venaient de sortir du métro, à la porte Dauphine, et ils cherchaient à s’orienter. L’un d’eux demanda : « Alors, Serge ? Tu t’y retrouves ? »
Celui à qui s’adressait cette question était plutôt mince, mais d’apparence solide, avec des cheveux très blonds, décolorés par le soleil.
« Tout va bien, répondit-il. Nous sommes à l’entrée de l’avenue Foch, et du bon côté. On nous attend à sept heures. Nous serons là juste à temps. »
Les trois garçons marchèrent en silence pendant une ou deux minutes. Puis celui qui avait parlé le premier dit encore :
« Pourquoi veut-elle nous voir ? »
Ce garçon était un peu plus petit que Serge, mais très robuste. Il avait des cheveux noirs en bataille, de grands yeux noirs, un visage énergique et résolu. Serge laissa passer quelques secondes et répondit :
« Je ne sais pas, Thibaut. Je ne sais rien de plus que toi. »
Thibaut haussa les épaules. »

Extrait de : P. Ébly. « L’évadé de l’an II – Les conquérants de l’impossible. »

L’éclair qui effaçait tout par Philippe Ébly

Fiche de L’éclair qui effaçait tout

Titre : L’éclair qui effaçait tout (tome 3 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1972
Editeur : Hachette

Première page de L’éclair qui effaçait tout

« LES cinq garçons s’étaient arrêtés devant l’inscription.
« Tomba di Nerone, lut le plus jeune, qui paraissait avoir à peu près quatorze ans. Ça veut dire : tombeau de Néron.
— Merci, Marc, on sait lire, dit un autre. Et on avait compris. Merci tout de même. »
Le garçon qui venait de parler pouvait avoir seize ans, et c’était le frère du premier. La ressemblance sautait aux yeux. Ils avaient la même forme de visage, les mêmes cheveux châtains et les mêmes yeux gris ardoise.
« Ce que je disais, c’était pour rendre service », dit Marc.
Son frère sortit une carte de sa poche et la déplia. »

Extrait de : P. Ébly. « L’éclair qui effaçait tout – Les conquérants de l’impossible. »

Celui qui revenait de loin par Philippe Ébly

Fiche de Celui qui revenait de loin

Titre : Celui qui revenait de loin (tome 2 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1972
Editeur : Hachette

Première page de Celui qui revenait de loin

« Le soir tombait.
Thibaut remontait la vallée, de toute la vitesse dont son cheval était capable. Quand il se retournait pour essayer de voir ses poursuivants, il était aveuglé par le flamboiement du soleil couchant. Les trois hommes étaient-ils toujours derrière lui ?… C’était le troisième jour de sa fuite. Pendant les deux nuits précédentes, il avait pu se cacher et dormir quelques heures. Ce soir, il lui fallait encore trouver, à tout prix, un endroit sûr pour y passer la nuit.
Un paysan, assis au bord de la rivière, leva la tête et le suivit des yeux. Thibaut lui jeta un coup d’œil rapide, se demandant s’il pouvait se fier à lui. Quelque chose lui disait que l’homme n’était pas sûr, et il ne s’arrêta pas. Il se savait facile à reconnaître, et son cheval ne passait jamais inaperçu. Ce paysan ne le trahirait sans doute pas volontairement, mais Thibaut devinait que ses poursuivants sauraient le mettre en confiance. Il imaginait facilement ce qu’ils pourraient lui dire… »

Extrait de : P. Ébly. « Celui qui revenait de loin – Les conquérants de l’impossible. »

Destination Uruapan par Philippe Ébly

Fiche de Destination Uruapan

Titre : Destination Uruapan (tome 1 sur 20 – Les conquérants de l’impossible)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1971
Editeur : Hachette

Première page de Destination Uruapan

« L’avion se posa, roula jusqu’au bout de la piste et vint se placer devant le bâtiment de l’aéroport. Une dizaine de passagers descendaient à Champaign. Parmi eux, Serge paraissait le moins pressé. Il sortit le dernier et suivit les autres sans la moindre hâte. Il devait attendre le premier avion pour Chicago, et il avait un peu plus de deux heures à patienter. Il savait que Champaign n’offrait aucun intérêt touristique et il préférait perdre ces deux heures à l’aéroport plutôt que de se promener au hasard dans des rues quelconques. Après tout, Champaign n’était qu’une ville moyenne de l’Illinois, pareille à cent autres villes américaines.
Serge montra son billet d’avion à un employé qui ne parlait pas le français. L’homme prononça une phrase qui était probablement aimable, mais certainement incompréhensible pour Serge, dont les connaissances en anglais étaient fort rudimentaires. Le geste qui ponctuait cette phrase était cependant très clair et Serge comprit qu’on lui indiquait une salle d’attente. Il remercia et s’y rendit. Autant aller là qu’ailleurs. Il était un peu moins de dix heures du matin. »

Extrait de : P. Ébly. « Destination Uruapan – Les conquérants de l’impossible. »