Étiquette : Les patrouilleurs de l’an 4003

 

Les marais de la mort par Philippe Ébly

Fiche de Les marais de la mort

Titre : Les marais de la mort (tome 5 sur 5 – Les patrouilleurs de l’an 4003)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1986
Editeur : Hachette

Première page de Les marais de la mort

« L’aventure commença par un petit cri bizarre à la foi aigu et bref, et à ce moment, il y avait à peu près seize heures que l’Épervier 7 avait quitté sa base. Ce cri, c’était une espèce de couinement, qui ne pouvait provenir que d’un jeune animal ou d’un ordinateur.
« Khaïï… Khaïï… »
Dogann se détourna légèrement pour observer l’écran de l’ordinateur, où un avertissement venait d’apparaître.
« FONCTIONNEMENT ANORMAL DU MOTEUR ! » Au-dessous de cette inscription, on voyait une série de chiffres et de symboles, que Dogann sembla comprendre sans aucune peine.
« Pas trop grave », dit-il simplement.
Il poussa deux boutons du tableau de bord, et on cessa de sentir la poussée des moteurs.
« Tu vas réparer ? »
Hina était une jeune Eurasienne aux grands yeux sombres – très jolie. Elle savait, en toute occasion, éviter les phrases inutiles. »

Extrait de : P. Ebly. « Les marais de la mort – Les patrouilleurs de l’an 4003. »

L’enlèvement du dieu blanc par Philippe Ébly

Fiche de L’enlèvement du dieu blanc

Titre : L’enlèvement du dieu blanc (tome 4 sur 5 – Les patrouilleurs de l’an 4003)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1985
Editeur : Hachette

Première page de L’enlèvement du dieu blanc

«  C’est encore loin ? » demanda Hina.
Elle avait posé cette question d’une voix tranquille. Son visage et son attitude n’exprimaient ni impatience ni inquiétude. Elle restait d’ailleurs toujours calme, même si tout le monde s’énervait autour d’elle.
« Plus tellement », répondit Dogann.
Le garçon qui venait de parler était solide et bien bâti. C’était, à coup sûr, le plus robuste des quatre patrouilleurs. Au contraire d’Hina, il semblait indécis et plutôt inquiet. Il observa longuement le carrefour autour de lui, à la recherche d’un signe ou d’un repère quelconque. Puis il ajouta, à mi-voix :
« Non. Nous ne sommes plus loin, maintenant. »
On devinait qu’il ne connaissait pas du tout l’endroit et qu’il n’avait pas de plan de la ville, ou qu’il ne voulait pas s’en servir. Le ciel, d’un gris terne, était déjà sombre. Seules quelques étoiles étaient visibles.
« Vous cherchez quelque chose ? » dit une voix, tout près d’eux. »

Extrait de : P. Ebly. « L’enlèvement du dieu blanc – Les patrouilleurs de l’an 4003. »

La vallée des cyclopes par Philippe Ébly

Fiche de La vallée des cyclopes

Titre : La vallée des cyclopes (tome 3 sur 5 – Les patrouilleurs de l’an 4003)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1984
Editeur : Hachette

Première page de La vallée des cyclopes

«  Pourquoi nous a-t-on fait venir ici ? » demanda Xoni.
Le garçon qui venait de parler portait l’uniforme bleu de la Police de l’Espace, avec un galon d’or à chaque manche. Ses cheveux blonds coupés court et ses yeux bleus très clairs lui donnaient l’air assez jeune, et les gens s’étonnaient souvent qu’il eût déjà ce premier galon. Et pourtant, Xoni avait passé toutes les épreuves nécessaires — une à une, et en travaillant dur — comme tous les autres aspirants.
« Sais pas ! répondit Hina. Personne ne m’a rien dit… On va sans doute nous parler de notre prochaine mission, A part ça, je ne sais rien. Vraiment rien. »
Hina était une Eurasienne — très jolie, avec de grands yeux sombres et de lourds cheveux noirs. Elle portait le même uniforme que son compagnon, et tous deux arboraient l’écusson rouge et blanc des Patrouilleurs de l’Espace. La lettre et le chiffre imprimés en bleu sur cet écusson — E. 7 — montraient qu’ils appartenaient, l’un comme l’autre, à l’équipage de l’Epervier 7. Elle laissa passer quelques secondes, puis demanda :
« Et toi ? Tu as une idée ? »
Xoni eut un geste d’incertitude. »

Extrait de : P. Ebly. « Les Patrouilleurs de l’An 4003 – La Vallée des Cyclopes. »

Au pouvoir des corsaires par Philippe Ébly

Fiche de Au pouvoir des corsaires

Titre : Au pouvoir des corsaires (tome 2 sur 5 – Les patrouilleurs de l’an 4003)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1984
Editeur : Hachette

Première page de Au pouvoir des corsaires

«  Qu’est-ce que tu fais ? » demanda Katia.
Il y avait presque une heure que Xoni n’avait plus ouvert la bouche, ce qui semblait plutôt anormal. Il était assis dans le fauteuil du pilote — c’était sa place préférée — et au moment où Katia lui parlait, il était plongé dans des calculs compliqués, avec un bloc-notes et une carte du ciel sur les genoux.
« Tu n’as pas besoin de faire le point, dit encore Katia. Nous sommes en pilotage automatique… Alors, à quoi servent-ils, tous tes calculs ? Et pour commencer, qu’est-ce que tu fabriques ? »
Tous deux se trouvaient à bord de l’Epervier 7. A la fin du XXe siècle, on aurait dit que cet engin était une « soucoupe volante ». En l’an 4003, on l’appelait plus simplement une « vedette spatiale du type E ». Vus du dehors, ces Eperviers avaient à peu près la forme d’une énorme lentille, et le poste de pilotage se trouvait juste au centre de la face supérieure, bien protégé par une coupole de plexiglas. Ces vedettes étaient rapides et maniables, capables de décoller à la verticale et de se poser n’importe où — au milieu d’un lac, s’il le fallait. Elles pouvaient jouer le rôle de long-courriers dans l’espace, ou voler très longtemps à basse altitude. »

Extrait de : P. Ebly. « Les Patrouilleurs de l’An 4003 – Au Pouvoir des Corsaires. »

La forêt des castors par Philippe Ébly

Fiche de La forêt des castors

Titre : La forêt des castors (tome 1 sur 5 – Les patrouilleurs de l’an 4003)
Auteur : Philippe Ébly
Date de parution : 1984
Editeur : Hachette

Première page de La forêt des castors

« On y voyait à peine à quinze pas. Au-delà, le brouillard noyait tout le marais dans une grisaille menaçante. Xoni se retourna lentement, en observant chaque détail autour de lui. Il savait que sa vie allait se jouer tout entière dans les minutes à venir. Il écoutait en même temps, sans rien entendre que le bourdonnement des libellules géantes, et par moments le vol rapide d’une guêpe d’eau. Et pourtant, le spont était là, prêt à l’attaque, sans doute à la limite du brouillard.
Bien entendu, la Bête avait un nom scientifique, assez compliqué, que personne n’employait jamais. On l’appelait « le spont » depuis si longtemps, qu’à présent, c’était devenu son seul nom. Xoni flaira l’air avec attention, en cherchant à reconnaître l’odeur du monstre. Mais non… Il n’y avait que la senteur des fleurs sauvages, et celle de l’herbe à demi pourrie. Alors, le garçon se rappela qu’il devait plutôt cacher sa propre odeur. Il se baissa, prit quelques poignées de boue et, sans bruit, en enduisit ses vêtements — il ne portait qu’une salopette de toile rude, car le temps était chaud. Il frotta l’étoffe longuement, pour qu’elle s’imprègne bien d’eau et de terre, puis il se frotta aussi les cheveux. Il savait que l’odeur de la vase n’attirait pas le spont. »

Extrait de : P. Ebly. « Les Patrouilleurs de l’An 4003 – La Forêt des Castors. »