La mandragore magique par Gustave Le Rouge

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Fiche de La mandragore magique
Titre : La mandragore magique
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1912
Editeur : Poche-Club
Première page de La mandragore magique
« La mandragore, (Atopa Mandragora), est une solanée, proche parente de la belladone et, comme elle, très vénéneuse. Les fleurs de la mandragore sont blanchâtres, légèrement teintées de pourpre, sur des hampes plus courtes que les feuilles et naissant immédiatement de la racine. Le fruit ressemble à une très petite pomme ; c’est une baie charnue, molle, jaunâtre lorsqu’elle est mûre et d’une odeur fétide, de même que la plante tout entière.
La racine épaisse, velue et fréquemment bifurquée a souvent fait comparer la mandragore à un torse humain.
Théophraste appelle cette plante Αυθρωπομορφου (à forme humaine), et Columelle la surnomme semi-homo (demi-homme).
Les anciens faisaient entrer la mandragore dans la composition des philtres, et dès la plus lointaine antiquité, elle a joué un rôle capital dans les opérations magiques.
Une tradition rabbinique veut que la mandragore ait poussé dans le Paradis terrestre, à l’ombre même de l’arbre du Bien et du Mal. Le père Joseph Lopiteau paraît se ranger à cette opinion quand il dit que les éléphants rencontrent la mandragore sur la route du Paradis terrestre. »
Extrait de : G. Le Rouge. « La mandragore magique. »
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