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Le sous-marin « Jules-Verne » par Gustave Le Rouge

Fiche de Le sous-marin « Jules-Verne »
Titre : Le sous-marin « Jules-Verne »
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1903
Editeur : BeQ
Première page de Le sous-marin « Jules-Verne »
« Dans la chambrette, simplement meublée d’une table, d’un lit et de deux chaises, qu’il occupait au cinquième étage d’une maison de la Canebière, à Marseille, l’ingénieur Goël Mordax était en train de mettre au net une épure des plus compliquées, lorsqu’on frappa timidement à sa porte.
– Au diable le raseur ! s’écria-t-il… Il y a vraiment des gens qui ont du temps à perdre !…
Tout en maugréant, Goël avait ouvert. Sa moue rechignée eut vite fait de se transformer en un sympathique sourire à l’aspect du visiteur inattendu.
– Comment, c’est toi, mon vieux Lepique, dit-il. Il y a au moins trois semaines que l’on ne t’a vu !…
– Au moins, si tu m’apportais des nouvelles de notre belle inconnue !…
– Ah ! Ah ! s’écria le nouveau venu en souriant, il s’agit bien d’elle et de son automobile endiablée… J’ai mieux que cela à t’annoncer. »
Extrait de : G. Le Rouge. « Le sous-marin « Jules Verne ». »
La vallée du désespoir par Gustave Le Rouge

Fiche de La vallée du désespoir
Titre : La vallée du désespoir
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1927
Editeur : BeQ
Première page de La vallée du désespoir
« Il y avait un mois que Martial Norbert avait quitté Mexico, en compagnie d’un vieux métis indien, Chanito, qu’on lui avait recommandé pour sa probité et pour la parfaite connaissance qu’il avait des parties encore inexplorées de la Cordillère des Andes. Martial, d’ailleurs, n’avait eu qu’à se féliciter de son choix et il appréciait de plus en plus les qualités d’un pareil guide, depuis qu’ils avaient pénétré dans les régions désertiques de la Sonora, la terre sans eau, sans arbres et sans maître, qu’on a énergiquement appelée No man’s land, la terre hostile à l’homme.
Après une rude matinée de marche à travers une plaine de sable, où les deux mules pesamment chargées enfonçaient parfois jusqu’au poitrail, ils avaient fini par atteindre un ravin abrité, où, sur les bords d’un petit ruisseau, poussaient quelques saules, quelques euphorbes et de maigres palmiers.
Martial, accablé de fatigue, anéanti par une chaleur suffocante, était tombé dans un profond sommeil. »
Extrait de : G. Le Rouge. « La vallée du désespoir. »
La reine des éléphants par Gustave Le Rouge

Fiche de La reine des éléphants
Titre : La reine des éléphants
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1906
Editeur : BeQ
Première page de La reine des éléphants
« Ce soir-là, comme presque tous les soirs, le colonel sir John Printermont, commandant au nom de Sa Majesté britannique les troupes en garnison à Bénarès, se promenait en compagnie de sa fille, miss Emmy, dans la large avenue bordée de palais qui longe le Gange, le fleuve sacré des Hindous, dont les eaux bleues viennent battre le pied des escaliers de marbre.
Tout entiers au ravissement de l’heure exquise, qui, dans ces climats, précède le coucher du soleil, le père et la fille se taisaient.
Devant eux, un éléphant richement caparaçonné de soie brodée d’argent, écartait lentement de sa trompe la paresseuse cohue des indigènes au teint de cuivre rouge, aux yeux étincelants et comme enfiévrés.
Bakaloo, tel était son nom, n’était pas un éléphant ordinaire.
Capturé tout jeune quelque vingt ans auparavant dans les forêts du nord de la presqu’île par le colonel, alors simple lieutenant, celui-ci avait eu le caprice d’entreprendre lui-même l’éducation du pachyderme. »
Extrait de : G. Le Rouge. « La reine des éléphants. »
La mandragore magique par Gustave Le Rouge

Fiche de La mandragore magique
Titre : La mandragore magique
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1912
Editeur : Poche-Club
Première page de La mandragore magique
« La mandragore, (Atopa Mandragora), est une solanée, proche parente de la belladone et, comme elle, très vénéneuse. Les fleurs de la mandragore sont blanchâtres, légèrement teintées de pourpre, sur des hampes plus courtes que les feuilles et naissant immédiatement de la racine. Le fruit ressemble à une très petite pomme ; c’est une baie charnue, molle, jaunâtre lorsqu’elle est mûre et d’une odeur fétide, de même que la plante tout entière.
La racine épaisse, velue et fréquemment bifurquée a souvent fait comparer la mandragore à un torse humain.
Théophraste appelle cette plante Αυθρωπομορφου (à forme humaine), et Columelle la surnomme semi-homo (demi-homme).
Les anciens faisaient entrer la mandragore dans la composition des philtres, et dès la plus lointaine antiquité, elle a joué un rôle capital dans les opérations magiques.
Une tradition rabbinique veut que la mandragore ait poussé dans le Paradis terrestre, à l’ombre même de l’arbre du Bien et du Mal. Le père Joseph Lopiteau paraît se ranger à cette opinion quand il dit que les éléphants rencontrent la mandragore sur la route du Paradis terrestre. »
Extrait de : G. Le Rouge. « La mandragore magique. »
La princesse des airs tome 2 par Gustave Le Rouge

Fiche de La princesse des airs tome 2
Titre : La princesse des airs tome 2
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1902
Editeur : BeQ
Première page de La princesse des airs tome 2
« Alban Molifer, depuis quelques jours, avait totalement délaissé les travaux de l’aéroscaphe.
Il errait maintenant des heures entières le long de la rivière qui, sortant du petit lac, allait tomber à l’extrémité sud du plateau, d’une hauteur de plusieurs centaines de mètres, en formant une cataracte grandiose.
Bien des fois l’aéronaute s’était arrêté auprès de cette cataracte, d’où s’élevait un panache de vapeur, et s’était absorbé dans ses songeries.
Cette eau écumante, dont le bruit retentissait majestueusement dans la solitude, était sans doute le point de départ d’un des grands fleuves asiatiques. Après avoir roulé le long des pentes abruptes de l’Himalaya, après avoir traversé les régions glacées de la Mandchourie et du Thibet, le fleuve allait arroser les plaines fertiles, les villes féeriques de l’empire chinois.
Ah ! si l’on avait pu franchir les quelques centaines de mètres qui séparaient le plateau du fleuve navigable que la cataracte formait certainement à son arrivée dans la vallée ! »
Extrait de : G. Le Rouge. « La Princesse des airs, tome II. »
La princesse des airs tome 1 par Gustave Le Rouge

Fiche de La princesse des airs tome 1
Titre : La princesse des airs tome 1
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1902
Editeur : BeQ
Première page de La princesse des airs tome 1
« À Saint-Cloud, dans son vaste cabinet de travail, dont les quatre fenêtres donnaient sur le parc, et qu’encombrait un pêle-mêle d’appareils électro-thérapiques, de flacons et de livres, le célèbre docteur Rabican était, depuis plus d’une heure, en grande conférence avec un de ses anciens clients, un gymnasiarque devenu aéronaute, et nommé Alban Molifer. Le fils du docteur, le jeune Ludovic Rabican, qui écoutait derrière la porte, et collait, de temps en temps, son œil au trou de la serrure, ne pouvait, malgré ses louables efforts, attraper que des lambeaux de conversation. Il savait qu’Alban, que son père avait, autrefois, guéri, grâce à une opération d’une hardiesse merveilleuse, s’occupait alors, dans le plus grand secret, de la construction d’un aérostat, conçu suivant des données toutes nouvelles. »
Extrait de : G. Le Rouge. « La Princesse des airs, tome I. »
La guerre des vampires par Gustave Le Rouge

Fiche de La guerre des vampires
Titre : La guerre des vampires (Tome 2 sur 2 – Robert Darvel)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1909
Editeur : BeQ
Première page de La guerre des vampires
« – Vous ne sauriez croire, monsieur Georges Darvel, dit le naturaliste Ralph Pitcher, combien votre arrivée fera plaisir à mes amis, le capitaine Wad et l’ingénieur Bolenski ! Ils vous attendent avec la plus vive impatience. Si vous saviez combien nous avons eu de peine à vous découvrir.
– J’en suis encore à me demander comment vous y êtes parvenus.
– C’est une lettre de vous, déjà ancienne, trouvée dans les papiers de votre frère, après la catastrophe de Chelambrun, qui nous a mis sur la voie.
– C’est la dernière que je lui avais écrite, murmura tristement le jeune homme : depuis, je suis sans nouvelles…
– Ne vous désolez pas ainsi ; rien n’est encore définitif ; tout ce que peuvent la science humaine et la puissance de l’or sera mis en œuvre pour le sauver, s’il en est encore temps, je vous le jure ! »
Extrait de : G. Le Rouge. « La guerre des vampires – Robert Darvel »
Le prisonnier de la planète Mars par Gustave Le Rouge

Fiche de Le prisonnier de la planète Mars
Titre : Le prisonnier de la planète Mars (Tome 1 sur 2 – Robert Darvel)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1908
Editeur : BeQ
Première page de Le prisonnier de la planète Mars
« – Personne n’est encore venu me demander, mistress Hobson ?
– Personne.
– Il n’est venu aucune lettre pour moi ?
– Aucune.
Mistress Hobson, propriétaire de la taverne à l’enseigne des Armes de l’Écosse, n’était pas bavarde de son naturel. Malgré le désir qu’avait son interlocuteur d’entrer en conversation, elle lui fit comprendre d’un petit mouvement sec et décidé qu’elle n’avait nullement envie de perdre son temps en paroles inutiles.
Installée derrière son comptoir, encadrée de pintes d’étain, d’énormes tranches de rosbif saignant, de petits barils de conserves et de flacons de pickles, elle était gravement occupée, en attendant l’heure du thé, à compter sa recette du matin et à disposer en tas égaux les pièces d’un shilling et de six pence qui remplissaient son tiroir-caisse. »
Extrait de : G. Le Rouge. « Le prisonnier de la planète Mars – Robert Darvel. »
La dame noire des frontières par Gustave Le Rouge

Fiche de La dame noire des frontières
Titre : La dame noire des frontières
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1914
Editeur : BeQ
Première page de La dame noire des frontières
« C’était quelques semaines avant la déclaration de guerre. Deux croiseurs anglais venaient d’entrer dans le port de Boulogne-sur-Mer. Toute la ville était en fête. Le casino et les luxueux hôtels qui l’environnent étaient brillamment illuminés. Sur le port, les cabarets étaient remplis de matelots et de « matelotes ».
Jusqu’à une heure avancée de la nuit, des groupes en goguette répétaient d’une voix sonore des chansons nautiques :
Celui-là n’aura pas du vin dans son bidon !
La Paimpolaise ;
La belle frégate, etc., etc.
Des patrouilles d’infanterie, la baïonnette au canon, la jugulaire baissée, tâchaient de mettre un peu d’ordre dans cette joie populaire. »
Extrait de : G. Le Rouge. « La dame noire des frontières. »
L’héroïne du Colorado par Gustave Le Rouge et Henri de Brisay

Fiche de L’héroïne du Colorado
Titre : L’héroïne du Colorado
Auteur : Gustave Le Rouge et Henri de Brisay
Date de parution : 1918
Editeur : BeQ
Première page de L’héroïne du Colorado
« Le général Todd Holmes avait eu une existence très mouvementée. Quoique riche, il était parti comme volontaire, dès le début de la guerre contre l’Espagne, et il n’avait pas tardé à jouer un rôle important. Plus tard, il avait guerroyé contre les pillards mexicains et dans ces luttes de frontière, il s’était acquis la réputation d’un chef héroïque, sagace, rompu à tous les stratagèmes de la guerre d’embuscade.
Brusquement, à cinquante ans à peine, il avait demandé sa mise à la retraite.
Le général Holmes était pourtant encore dans toute la verdeur d’une robuste maturité. Il restait encore sans fatigue une journée entière à cheval. Mais des buts plus intéressants s’offraient à son activité.
Au cours de sa longue carrière, il avait pu explorer cette riche province du Colorado, où abondent les mines de cuivre, d’or et d’argent et que son climat sec et tempéré très salubre, rend plus favorable que tout autre aux entreprises industrielles. »
Extrait de : G. Le Rouge + H. de Brisay. « L’héroïne du Colorado. »