Catégorie : Livres
La guerre olympique par Pierre Pelot

Fiche de La guerre olympique
Titre : La guerre olympique
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1980
Editeur : Denoël
Première page de La guerre olympique
« Le 1″ juillet 2222, fut déclaré ouvert, par le porte-parole des gouvernements, le 12e conflit international planétaire. Il se situait, cette année-là, sur le territoire des États d’Union d’Amérique du Nord (American Group, de la Confédération libérale), dans le camp BLANC. »
« Le premier conflit international planétaire programmé éclata en l’an 2200, sur le territoire national éthiopien (Fédération socialo-communiste) du camp ROUGE.
Le camp ROUGE fut vainqueur, avec une perte en vies humaines qui ne dépassait pas le chiffre de 3 millions. Le camp BLANC vaincu annonça plus de 8 millions de victimes.
Le deuxième conflit international planétaire programmé eut lieu en 2202.
Le troisième en, 2204. Et ainsi de suite. Il éclatait régulièrement tous les deux ans — c’était ce qu’avaient décidé les Nations.
On l’appelait également
LA GUERRE OLYMPIQUE »
Extrait de : P. Pelot. « La guerre olympique. »
La foudre au ralenti par Pierre Pelot

Fiche de La foudre au ralenti
Titre : La foudre au ralenti
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1983
Editeur : J’ai lu
Première page de La foudre au ralenti
« Son dos lui faisait mal. C’était cyclique et ne guérirait jamais, au moins il était prévenu, trois ou quatre docs, des types qui savaient de quoi ils parlaient, le lui avaient confirmé et répété – des vrais chanteurs de chorale. Il avait passé un examen radiographique. Non : deux. Conclusion, ils appelaient ça « une discrète ostéophytose antérieure débutante en D9-D10 ». Pas de quoi s’alarmer ; un jour, quand la douleur ne serait plus cyclique mais permanente et que les doses massives d’analgésiques n’auraient plus d’effet, bon, il se ferait peut-être bricoler la colonne vertébrale du côté de ces fameuses D9-D10. Un jour prochain. S’il vivait suffisamment longtemps pour souffrir le martyre. »
Extrait de : P. Pelot. « La foudre au ralenti. »
La forêt muette par Pierre Pelot

Fiche de La forêt muette
Titre : La forêt muette
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1982
Editeur : Albin Michel
Première page de La forêt muette
« Il tenait son poing fermé et serrait de toute sa force. L’objet caché à l’intérieur de sa main meurtrissait le creux de sa paume et ses doigts. Mais il ne voulait pas y songer, ni croire à la réalité de cette horreur ; il ne voulait pas que de nouvelles images terrifiantes, abominables, lui chavirent une fois encore le cerveau. Il n’avait rien dans sa main : c’était ce qu’il fallait se dire. Absolument.
Et s’ils voulaient y regarder, ils seraient obligés de lui casser les doigts.
Le docteur avait assuré qu’ils ne lui feraient aucun mal, au contraire, « N’aie pas peur, Charlie. C’est fini, terminé. » D’accord, d’accord, docteur. Il était sincère, c’est sûr. Sincère et gentil, le docteur.
Lui et les autres étaient venus à son secours et l’avaient arraché aux tentacules gluants du cauchemar, en cet endroit maudit. »
Extrait de : P. Pelot. « La forêt muette. »
La croque buissonnière par Pierre Pelot

Fiche de La croque buissonnière
Titre : La croque buissonnière
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 2008
Editeur : Nil éditions
Première page de La croque buissonnière
« Orties
Elles accompagnaient nos jeux de pirates et d’Indiens. Elles étaient presque de toutes les expéditions, en forêt ou ailleurs, elles nous voyaient passer dans nos shorts aux couleurs d’été, harnachés, coiffés de plumes, hurlant, brandissant des arcs de noisetier à la courbure rien moins que flageolante. Elles hochaient la tête, indulgentes, sans nous tenir rigueur des percées que nous lancions parfois dans leurs rangs à grands coups de bâton… Comme des ombres de voyageuses revenues de bien loin, elles nous voyaient passer, l’âme et l’haleine chargées de sucs et d’épices indicibles, exotiques chez nous un jour ancien de retour de néants intouchables…
Certes… ça brûle. Quand on y met la patte. On s’y frotte et on s’y pique, c’est même un vieil adage. Alors qu’il suffit de les caresser dans le sens du poil… »
Extrait de : P. Pelot. « La croque buissonnière. »
La cité au bout de l’espace par Pierre Suragne

Fiche de La cité au bout de l’espace
Titre : La cité au bout de l’espace
Auteur : Pierre Suragne
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de La cité au bout de l’espace
« C’était un long voyage. Un très très long voyage, pour le vaisseau spatial d’exploration Murwik 3 et son équipage. Ce qui restait de cet équipage…
Jen Mahutri était inquiet. La désagréable sensation d’angoisse était née à son insu, il y avait déjà plusieurs mois – il s’en apercevait maintenant – et elle n’avait fait que grandir. C’était peut-être la somme logique de toutes les vicissitudes du voyage…, une tension nerveuse « normale », qui se basait sur l’expérience des derniers temps et faisait naître ce sentiment de méfiance instinctive… Bien sûr… Jen Mahutri aurait voulu pouvoir s’en convaincre. Mais il ne pouvait pas. Et c’était précisément cela qui le gênait.
Il quitta la couchette de sa cellule, sur laquelle il était assis depuis de longues heures, désœuvré, tournant et retournant dans sa tête mille pensées noires, mille souvenirs. »
Extrait de : P. Suragne. « La cité au bout de l’espace. »
L’île aux enragés par Pierre Pelot

Fiche de L’île aux enragés
Titre : L’île aux enragés
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1973
Editeur : Hatier
Sommaire de L’île aux enragés
- L’homme qui venait de l’ouest
- La tempête
- Higg la maudite
- Les enragés
- Goel de Lyre
- Sur les traces de Sihan
- La ville aux monstres
- L’homme qui venait de la mer
Première page de L’homme qui venait de l’ouest
« Tout le jour, le soleil avait brillé.
Et puis, dans l’approche du soir, d’épais nuages s’étaient levés sur l’horizon. Le vent, qui venait de la mer et poussait devant lui ces vagues célestes moutonneuses, avait brutalement fraîchi. Mauvais signe.
Ceux qui se trouvaient dans les barques avaient rapidement hissé leurs filets. Ils avaient compris, habitués depuis leur plus tendre enfance à lire menaces et conseils de prudence dans le ciel et l’eau. Certains, les tout vieux, avaient senti le changement avant même que ne se lève le premier souffle de vent ou que n’apparaisse en ligne d’horizon la tête cotonneuse du premier nuage.
À présent, c’était vraiment le soir. Le soir noir, pressé à l’étouffement sous le ciel bas, surchargé d’un bataillon de grosses volutes molles. La mer était comme un métal froid, vide, toutes les barques de pêche tirées hors de son ventre. Sur la côte déserte, le vent venait se plaindre dans les griffes des broussailles ; il courait comme un fou sur la lande : on suivait à la trace ses danses d’hystérique dans les hautes herbes brûlées. »
Extrait de : P. Pelot. « L’île aux enragés. »
L’île au trésor par Pierre Pelot

Fiche de L’île au trésor
Titre : L’île au trésor
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 2008
Editeur : Calmann-Lévy
Première page de L’île au trésor
« Mon nom c’est Jim Hawkins, mais vous pouvez m’appeler Jim.
Je vais donc raconter toute l’histoire, du début à la fin.
L’idée ne vient pas de moi mais de Trelaway, et Trelaway a toujours de sacrées bonnes idées, en général, tous ceux qui savent de qui je parle, dans les Îles, vous le diront.
Personnellement, je connais Trelaway depuis toujours, pour la bonne raison que c’est pratiquement mon oncle. Je dis « pratiquement » parce que si Trelaway était vraiment marié à ma tante Sally-Sea, je veux dire devant la loi, il serait, alors, effectivement, mon oncle véritable, étant donné que tante Sally-Sea est ma vraie tante, la sœur jumelle de ma maman, et que Trelaway est son compagnon. Sean Trelaway. La plupart des gens, ici, l’appellent « Trelaway » et il pourrait tout aussi bien se prénommer Arthur ou Joseph que ça n’y changerait rien.
« Jim », qu’il m’a dit, « toi qui as la langue bien pendue, tu devrais raconter l’histoire de cette sacrée île et de son trésor dessus, et comment tout ça s’est passé. Personne ne le ferait mieux que toi, partner , je t’assure. J’en suis absolument certain. »
Extrait de : P. Pelot. « L’île au trésor. »
L’été en pente douce par Pierre Pelot

Fiche de L’été en pente douce
Titre : L’été en pente douce
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1980
Editeur : Gallimard
Première page de L’été en pente douce
« Il n’était pas du genre à se laisser impressionner facilement – du moins en apparence –, mais tout de même, la lecture du journal, rubrique « avis de décès », semblait lui avoir porté un coup. Il avait juré, grommelé des choses, et Lilas avait compris le principal. Pour confirmation, elle s’était reportée au journal. Depuis, Fane n’avait pas desserré les dents. Ou presque. Juste pour des banalités. Et pour enguirlander Lilas qui n’en finissait pas de se préparer. Lui, il s’était vaguement passé un coup de peigne dans les cheveux, c’est tout. Il n’avait pas mangé.
Fane transpirait. De grosses gouttes de sueur perlaient sur son front ridé, coulaient dans ses yeux, le long de son gros nez, puis se décrochaient n’importe comment et tombaient un peu partout, sur sa chemise, son pantalon, sur ses mains – la droite gantée et la gauche nue – sur le volant. »
Extrait de : P. Pelot. « L’été en pente douce. »
L’enfant qui marchait sur le ciel par Pierre Suragne

Fiche de L’enfant qui marchait sur le ciel
Titre : L’enfant qui marchait sur le ciel
Auteur : Pierre Suragne
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’enfant qui marchait sur le ciel
« Le monde lui-même possède un nom. Le monde s’appelle Zod.
Dans le ventre du monde, on dit que la machine est là, palpitante et silencieuse. La Machine. Depuis le commencement des Temps, la Machine compte et calcule. Depuis le commencement, la Machine copie et traduit le Temps, et elle en fait quelque chose de vaguement compréhensible pour l’esprit des hommes. C’est elle, c’est la Machine, qui calcule la lente succession des années. Une année est un cycle de temps bien défini qui dépend des rouages et de certaines révolutions de sphères transparentes, dans le ventre de la Machine.
L’enfant était âgé de huit années. Huit, c’est parfois déjà très vieux, très désespéré. C’est parfois l’âge de la mort. »
Extrait de : P. Suragne. « L’enfant qui marchait sur le ciel. »
L’assassin de Dieu par Pierre Pelot

Fiche de L’assassin de Dieu
Titre : L’assassin de Dieu
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 1998
Editeur : Bragelonne
Première page de L’assassin de Dieu
« … Et de tous ceux qui hantent ce pays, pas un ne sait ni ne se souvient qui il était avant, d’où il venait. Ni quels sont les pays d’avant ce pays-là, et pas davantage ceux d’après.
C’est un pays que certains personnages particulièrement mystérieux, et qui disent tout connaître des secrets, nomment parfois le Monde au bord du Gouffre. Ce qui finalement ne veut rien dire, car les gouffres ne sont pas plus inquiétants ni plus grands dans ce monde qu’ils ne le sont ailleurs. Le seul vrai gouffre, si l’on veut bien, est peut-être le ciel. L’immense, l’insondable trou noir du ciel.
Mais est-ce le ciel ? »
Extrait de : P. Pelot. « L’Assassin de Dieu. »