Catégorie : Livres

 

Les ancêtres d’Avalon par Marion Zimmer Bradley et Diana L. Paxson

Fiche de Les ancêtres d’Avalon

Titre : Les ancêtres d’Avalon (Tome 2 sur 8 – Cycle d’Avalon)
Auteur : Marion Zimmer Bradley et Diana L. Paxson
Date de parution : 2004
Traduction : P. Renaud-Grosbras
Editeur : Le livre de poche

Première page de Les ancêtres d’Avalon

« Tiriki s’éveilla en sursaut lorsque le lit vacilla. Elle tendit la main vers Micail, clignant des yeux pour chasser les images chaotiques et cruelles du feu, du sang, de murs en ruine et d’une silhouette acrimonieuse et sans visage qui se tordait dans ses chaînes. Mais elle était en sécurité dans son propre lit, son mari à ses côtés.
— Les dieux soient remerciés, murmura-t-elle. Ce n’était qu’un rêve !
— Pas vraiment, regarde.
Se dressant sur un coude, Micail montra du doigt la lampe qui pendait, ou plutôt se balançait, devant l’autel de la Mère, dans un coin, envoyant des ombres folles tout autour de la pièce.
— Mais je sais de quoi tu as rêvé. La vision m’est venue aussi.
Au même moment, la terre trembla à nouveau. Micail saisit Tiriki entre ses bras et la fit rouler vers le mur pour la protéger, alors que du plâtre dégringolait du plafond. Dans le lointain résonna un sourd grondement de maçonnerie en train de s’écrouler.  »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Cycle d’Avalon – Les ancêtres d’Avalon. »

La chute d’Atlantis par Marion Zimmer Bradley

Fiche de La chute d’Atlantis

Titre : La chute d’Atlantis (Tome 1 sur 8 – Cycle d’Avalon)
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1987
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : France Loisirs

Première page de La chute d’Atlantis

« Émissaires
 
Au bruit des sandales sur la pierre, Rajasta leva les yeux du manuscrit qu’il tenait déroulé sur l’un de ses genoux. La bibliothèque du temple était habituellement déserte à cette heure, et le prêtre en était venu à considérer comme son privilège personnel d’y étudier chaque jour sans être dérangé. Son front se plissa légèrement. Ce n’était pas de l’irritation – il n’était pas irascible –, mais plutôt une onde d’agacement, car il était plongé dans des réflexions profondes.
Les deux hommes qui étaient entrés dans la bibliothèque avaient cependant éveillé son intérêt et il se redressa pour les observer, sans pourtant lâcher le rouleau manuscrit, ou se lever. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Cycle d’Avalon – La chute d’Atlantis. »

Coeur de lumière par Marion Zimmer Bradley

Fiche de Coeur de lumière

Titre : Coeur de lumière (Tome 4 sur 4 – Lumière)
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1998
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pygmalion

Première page de Coeur de lumière

« Est-ce que j’aimais Colin MacLaren ? Une étrange question… Le monde voudrait la poser, j’imagine, à supposer qu’il entende parler de nous – ou s’en soucie. C’est un fait : Colin fut l’unique constante de mon existence, plus durable que mes emplois, mes domiciles ou même mon cher Peter.
Lors de notre rencontre, je sortais de l’adolescence, jeune femme livrée à elle-même dans un monde qui a tellement changé, ces quarante dernières années, que les années soixante, pour quelqu’un d’aujourd’hui, pourraient tout aussi bien être un pays étranger. Dans cet univers-là, les femmes connaissaient leur place et s’y tenaient – pour la plupart.
Un univers où le progrès était inévitable, tous les changements semblant bienvenus.
Les Américains et leurs alliés pensaient avoir vaincu le mal quelque temps plus tôt… Cette guerre avait modelé la génération du baby boom, même si le conflit dans lequel mes sœurs et moi avions baigné toute notre jeunesse était la Corée, pas la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, les deux paraissaient honorables et les victoires semblaient décisives pour ce que  »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Lumière – Coeur de lumière. »

Tombe de lumière par Marion Zimmer Bradley

Fiche de Tombe de lumière

Titre : Tombe de lumière (Tome 3 sur 4 – Lumière)
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1997
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pygmalion

Première page de Tombe de lumière

« LA FOURCHE DE MORTON 14 AOÛT 1917

La puissance de la Source l’enveloppait malgré les murs de pierre qui l’en séparaient. N’était l’orage d’été qui couvait sur le col de la Sentinelle, la montagne aurait brillé au clair de lune.

Attie jura en tambourinant aux portes du sanatorium. Comment Quentin osait-il essayer de détourner la Source à ses fins et imaginer qu’elle n’en saurait rien ? Elle pouvait lui pardonner beaucoup de choses. Mais pas cela.

La Source était sienne !

Aidé par ses avocats, et par la faiblesse de son frère, il avait dépouillé la jeune femme de ses terres.

Mais cela, il ne le volerait pas !

La Source coulait dans son sang. C’était son héritage maternel, remontant à l’époque du Grand Commencement. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Lumière – Tombe de lumière. »

Sorcière de lumière par Marion Zimmer Bradley

Fiche de Sorcière de lumière

Titre : Sorcière de lumière (Tome 2 sur 4 – Lumière)
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1996
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pygmalion

Première page de Sorcière de lumière

« On appelait la demeure « Grisange ». Construite pendant les derniers jours de la vieille colonie, elle avait été agrandie lors des premières années de la nouvelle nation.

Des vergers datant de ses débuts cernaient la résidence. Au printemps, les pommiers centenaires arrivaient encore à produire de magnifiques floraisons. Mais les champs de maïs et les rangées d’arbres fruitiers bien taillés appartenaient au passé. À présent, seule la maison subsistait. Ses planchers aux larges lattes chevillées, ses murs de crépi, ses plafonds bas aux poutres noircies par la fumée et ses petites fenêtres aux vitres tremblées étaient passés du luxueux au désuet puis au ringard.

Pour finir dans l’oubli, à la merci des éléments et du temps. La maison agonisait presque quand les vivants se souvinrent d’elle. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Lumière – Sorcière de lumière. »

Fantôme de lumière par Marion Zimmer Bradley

Fiche de Fantôme de lumière

Titre : Fantôme de lumière (Tome 1 sur 4 – Lumière)
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1995
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pygmalion

Première page de Fantôme de lumière

« La vieille maison était battue par les vents et la grêle comme si les éléments cherchaient à s’y engouffrer. Des éclairs zébraient les silhouettes qu’on devinait à l’intérieur.
On aurait dit des coups de scalpel assenés par un chirurgien démoniaque.
Le drame se jouait sous la coupole d’une pièce circulaire aux fenêtres hautes où se déroulait un rituel aussi ancien que la Terre. Entre deux éclairs, les chandelles des participants étaient l’unique source de lumière.
Mais elle suffisait.
Une femme nue au corps huilé était étendue sur un autel en bois couvert de velours et de fourrures. Sur le tissu, sa chevelure noire formait comme un halo. Debout près de sa tête, une officiante en tunique rouge communiait avec des forces mystérieuses. Les mains posées sur les tempes de la femme, elle psalmodiait dans une langue très ancienne. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Lumière – Fantôme de lumière. »

La faille entre les mondes par Marion Zimmer Bradley et Holly Lisle

Fiche de La faille entre les mondes

Titre : La faille entre les mondes (Tome 2 sur 2 – Les pouvoirs perdus)
Auteur : Marion Zimmer Bradley et Holly Lisle
Date de parution : 1998
Traduction : I. Troin
Editeur : Pocket

Première page de La faille entre les mondes

« Les derniers sauveteurs avaient abandonné les recherches depuis des mois. Quand l’Américaine sortit sur sa bicyclette d’une petite passe de montagne peu fréquentée, au cœur des Alpes italiennes, son mari avait déjà reçu un avis l’informant qu’elle était présumée morte. La ville où elle habitait avait fait son deuil, ses amis lui ayant présenté leurs respects. Pour elle, son absence n’avait duré que trente jours. Dans le monde qu’elle avait laissé et qu’elle rejoignait enfin, six mois étaient passés.

L’Américaine et son guide entrèrent dans la ville de Bardonecchia, où leur arrivée fit sensation. Le guide traînait un cadavre attaché à un brancard fixé au cadre de sa bicyclette. Dans sa poche, la femme cachait un livre.

Le cadavre et le livre n’étaient pas ce qu’ils semblaient être…

La morte ressemblait à la meilleure amie de l’Américaine, également portée disparue. En réalité, c’était une copie magique créée pour lui fournir un alibi, alors que la jeune femme, bien vivante, restait en Glenravenne, où elle officiait comme Maîtresse de la Garde de ce royaume affligé. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley et H. Lisle. « Les pouvoirs perdus – La faille entre les mondes. »

Glenravenne par Marion Zimmer Bradley et Holly Lisle

Fiche de Glenravenne

Titre : Glenravenne (Tome 1 sur 2 – Les pouvoirs perdus)
Auteur : Marion Zimmer Bradley et Holly Lisle
Date de parution : 1995
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : Pocket

Première page de Glenravenne

« Jay Bennington ne voulait plus penser au désastre. Elle tira le rebord de son bonnet de pluie plus bas sur sa nuque, mais cela ne servait à rien : l’eau continuait à dégoutter sous son imperméable et le long de son dos. Elle était froide : l’orage d’été qui sévissait sur toute la Côte Est avait peut-être une origine tropicale, mais la pluie qu’il faisait dégringoler sur Jay n’était pas particulièrement chaude.
Il faut que je m’en aille. Quelque part où personne ne me connaît, où personne ne peut me retrouver. Là où je peux marcher la tête haute, et j’ai intérêt à y aller vite fait, avant que la nouvelle se répande. Un million de kilomètres, ce ne serait pas trop loin. Vraiment dommage qu’aucun endroit de cette planète ne se trouve à un million de kilomètres de ce trou à rats.
Jay arpentait d’un pas maniaque la rue McDuffie, les chaussures pleines d’eau. Elle marchait depuis des heures, depuis que la discussion avec  »

Extrait de : M. Zimmer Bradley et H. Lisle. « Les pouvoirs perdus – Glenravenne. »

Sara par Marion Zimmer Bradley

Fiche de Sara

Titre : Sara (Tome 3 sur 3 – Claire Moffat)
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1990
Traduction : H. Tézenas
Editeur : Pocket

Première page de Sara

« À la rue

 
La pluie commença à tomber à l’instant même où la limousine des pompes funèbres quittait le cimetière. Pendant tout le trajet du retour, son clapotis sur le pare-brise, le gémissement des essuie-glaces entretinrent un triste contrepoint à mon désespoir.
Une semaine plus tôt, nous, les Latimer, étions encore quatre personnes en vie : ma mère, Janet, fragile, souvent malade, mais combien vivante, combien précieuse pour nous tous… (J’avais dû temporairement renoncer à mes activités artistiques pour venir veiller sur elle, et lui éviter les soucis qui risquaient à chaque instant de briser son cœur défaillant) ; mon père, Paul, resté svelte et droit comme un i, malgré sa chevelure grisonnante, l’œil toujours aussi vif, la voix ferme et posée ; mon frère, Brad, enfin, dix-neuf ans à peine, le visage rieur, tout fringant dans son uniforme, lorsqu’il partait rejoindre sa caserne à Parris Island. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Claire Moffat – Sara. »

Adagio pour une ombre par Marion Zimmer Bradley

Fiche d’Adagio pour une ombre

Titre : Adagio pour une ombre (Tome 2 sur 3 – Claire Moffat)
Auteur : Marion Zimmer Bradley
Date de parution : 1984
Traduction : H. Tézenas
Editeur : Pygmalion

Première page d’Adagio pour une ombre

« UNE fine pellicule cotonneuse flottait dans les rues, un nuage énorme trônait au sommet de Twin Peaks, et la tour de la télévision, géant de métal dominant les collines de San Francisco, rappelait Orion émergeant des brumes.

Par lambeaux, le brouillard s’était infiltré jusque dans le jardin – petit carré de gazon bordé de plantes vertes et grises, hérissées çà et là de piquants. Un citronnier, sombre et feuillu où voisinaient fleurs blanches et fruits, était adossé au mur du garage dans lequel s’insinuaient par la fenêtre ouverte, ses douces et entêtantes senteurs.

Dans le petit bâtiment aux murs lambrissés baptisé atelier, une femme, agenouillée près de l’âtre devant son tour de potier, leva les yeux et crispa les mâchoires pour refouler son angoisse. Bien que les dernières semaines eussent mis ses nerfs à rude épreuve, elle refusait de baisser les bras, aimant par-dessus tout sa maison, son jardin, son métier. »

Extrait de : M. Zimmer Bradley. « Claire Moffat – Adagio pour une ombre. »