La Maleficio par Maurice Limat
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Fiche de La MaleficioTitre : La Maleficio Première page de La Maleficio« Des nuages roulaient, occultant partiellement la lune, lui donnant cet aspect de tristesse morne bien peu en accord avec le romantisme que la tradition et l’imagerie attribuent généralement au ciel vénitien. Jacques Landret en faisait la constatation. Sans amertume. Il pensait seulement que le voyage à Venise manque de charme quand il est accompli en solitaire, comme c’était son cas. À trente-quatre ans, il était enfin parvenu à effectuer le voyage qu’il souhaitait depuis toujours. Les circonstances, jusqu’alors, lui avaient été peu favorables. Et puis il avait fallu un déplacement commercial, pour la firme où il était ingénieur. Ses directeurs s’étant mis en rapport avec des industriels vénitiens, Landret avait été chargé de préparer les contacts en vue d’une collaboration entre les ateliers français et leurs homologues italiens. On allait lancer, sur le marché européen, puis mondial, un nouveau modèle de machine à écrire. Jacques Landret était, sinon le promoteur, du moins un des « pères » du nouveau modèle. Aussi avait-il accepté d’emblée la mission qui lui donnait l’occasion de connaître enfin la cité des Doges. » Extrait de : M. Limat. « La Maleficio. » |