La volte des vertugadins par Robert Merle

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Fiche de La volte des vertugadins
Titre : La volte des vertugadins (Tome 7 sur 13 – Fortune de France)
Auteur : Robert Merle
Date de parution : 1991
Editeur : Le livre de poche
Première page de La volte des vertugadins
« Si l’on devait préjuger de la destinée d’un homme par son baptême, le mien fut si glorieux que je devrais, sans trop de déraison, espérer atteindre un jour aux plus hautes charges de l’État. Mais je ne sache pas que je doive tant m’en hausser le bec. Si Henri Quatrième fut mon parrain, cet honneur ne tenait assurément pas aux mérites d’un enfantelet vagissant, mais à la faveur dont jouissait alors mon père, le premier Marquis de Siorac, et aux pressantes sollicitations de ma bonne marraine, la Duchesse de Guise, qui, même avant que je naquisse, fut à moi si tendrement affectionnée que son fils aîné en conçut de l’aigreur. Il est vrai que le jeune duc, comme devait dire si cruellement Richelieu, n’avait pas « l’esprit plus grand que le nez » ; appendice que la cour jugeait chez lui d’une petitesse ridicule.
À y penser en mon âge mûr, la pompe de mon baptême ne m’éblouit pas davantage. Des trois filleuls d’Henri IV, je fus bien le seul à qui la fortune daigna sourire et davantage du fait de mes fidèles services que de ce glorieux début. Le plus célèbre des filleuls royaux, Henri II de Montmorency, fut décapité sous Louis XIII pour haute trahison. Et la plus obscure, du moins par la naissance, Marie Concini, fille de Concino Concini et de Léonora Galigaï, mourut à huit ans. »
Extrait de : R. Merle. « La Volte des vertugadins – Fortune de France. »
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