Lafcadio Hearn

Présentation de Lafcadio Hearn :
Lafcadio Hearn (1850-1904) était un écrivain et journaliste anglo-irlandais, principalement connu pour ses écrits sur le Japon, où il passa la dernière partie de sa vie et devint une figure importante de la littérature japonaise. Sa biographie est marquée par une enfance difficile, un journalisme incisif et une transformation culturelle radicale.
Jeunesse et débuts
Né Patricio Lafcadio Tessima Carlos Hearn à Leucade, en Grèce, d’un père irlandais et d’une mère grecque, son enfance est instable. Il est abandonné par sa mère et élevé en Irlande par sa grand-tante, mais est victime d’un accident qui lui fait perdre l’usage d’un œil, le laissant avec un visage déformé. Cette difformité, en plus de sa vue limitée, le rendit timide et solitaire. À 19 ans, il part pour les États-Unis pour y chercher fortune.
Journalisme aux États-Unis
Aux États-Unis, il s’installe d’abord à Cincinnati, puis à la Nouvelle-Orléans. Il y travaille comme journaliste, se spécialisant dans les articles à sensation, souvent macabres et bizarres. Son style d’écriture est déjà remarquable, caractérisé par une prose riche et évocatrice. Il explore la culture créole et le mysticisme vaudou, ce qui se reflète dans ses œuvres ultérieures. C’est durant cette période qu’il écrit ses premiers livres, notamment « Chita: A Memory of Last Island » (1889) et des collections de contes et d’essais.
Transformation japonaise
En 1890, il est envoyé au Japon comme correspondant pour un journal américain. Sa fascination pour la culture et les traditions japonaises le pousse à y rester. Il est d’abord enseignant à l’école de Matsue, puis à Kumamoto et enfin à l’université de Tokyo. Il se marie avec une Japonaise, Koizumi Setsu, et adopte la nationalité japonaise et le nom de Koizumi Yakumo.
Hearn devint un fervent défenseur et un interprète de la culture japonaise pour le monde occidental. Il a écrit de nombreux essais et livres qui ont présenté le Japon avant sa modernisation rapide, se concentrant sur les mythes, les contes de fantômes et la vie quotidienne. Ses œuvres les plus célèbres de cette période incluent « Glimpses of Unfamiliar Japan » (1894) et « Kwaidan: Stories and Studies of Strange Things » (1904), un recueil de contes de fantômes traditionnels qui est toujours populaire aujourd’hui.
Héritage
Mort d’une insuffisance cardiaque en 1904, Lafcadio Hearn laisse un héritage littéraire considérable. Il est considéré comme l’un des premiers et des plus influents Japonologues, ayant su capturer l’essence d’un Japon traditionnel qui s’évanouissait. Son travail a influencé de nombreux écrivains et a aidé à façonner la perception occidentale du Japon. Au Japon, il est toujours très respecté et ses œuvres continuent d’être lues et étudiées.
Livres de Lafcadio Hearn :
Fantômes japonais (1930)
Kotto (1912)
Kwaidan (1904)
Le Japon (1904)
Le Japon inconnu (1904)
Pour en savoir plus sur Lafcadio Hearn :
La page Wikipédia sur L. Hearn
La page Noosfere sur L. Hearn
La page isfdb de L. Hearn