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Le huitième sortilège par Terry Pratchett

Fiche de Le huitième sortilège

Titre : Le huitième sortilège (Tome 2 sur 41 – Annales du Disque-monde)
Auteur : Terry Pratchett
Date de parution : 1986
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante

Première page de Le huitième sortilège

« Le soleil se leva lentement, comme s’il doutait de l’utilité de cet effort.

Un nouveau jour naquit sur le Disque, mais très graduellement, et voici pourquoi :

Lorsque la lumière entre en contact avec un puissant champ de magie, elle perd toute notion d’urgence. Elle réduit carrément sa vitesse. Et sur le Disque-monde la magie était fâcheusement puissante, autant dire que la douce lumière jaune de l’aube se répandait sur le paysage endormi telle la caresse d’un amant attentionné ou, selon certains, comme de la mélasse. Elle marquait une pause pour emplir les vallées. Elle s’amoncelait au pied des chaînes de montagnes. Quand elle atteignait Cori Celesti, l’aiguille de pierre grise et de glace verte haute de vingt kilomètres qui formait le moyeu du Disque, résidence des dieux, elle s’accumulait jusqu’à finir par déferler en un gigantesque tsunami paresseux, dans un silence de velours, sur les terres enténébrées au-delà.

Un spectacle qu’on ne voyait sur aucun autre monde. Évidemment, aucun autre monde ne se faisait véhiculer dans l’infini étoilé à dos de quatre éléphants géants, eux-mêmes juchés sur la carapace d’une tortue plus gigantesque encore. »

Extrait de : T. Pratchett. « Annales du Disque-monde – Le Huitième Sortilège. »

La huitième couleur par Terry Pratchett

Fiche de La huitième couleur

Titre : La huitième couleur (Tome 1 sur 41 – Annales du Disque-monde)
Auteur : Terry Pratchett
Date de parution : 1983
Traduction : P. Couton
Editeur : L’Atalante

Première page de La huitième couleur

« Dans un ensemble lointain de dimensions récupérées à la casse, dans un plan astral nullement conçu pour planer, les tourbillons de brumes stellaires frémissent et s’écartent…

Voyez…

La tortue la Grande A’Tuin apparaît, elle fend d’une brasse paresseuse l’abîme interstellaire, ses membres pesants recouverts d’un givre d’hydrogène, son antique et immense carapace criblée de cratères météoritiques. De ses yeux vastes comme des océans, encroûtés de chassie et de poussière d’astéroïdes, Elle fixe le But Ultime.

Dans son cerveau plus grand qu’une ville, avec une lenteur géologique, Elle ne songe qu’au Fardeau.

Une bonne partie du fardeau est évidemment due à Bérilia, Tubul, Ti-Phon l’Immense et Jérakine, les quatre éléphants géants dont les larges épaules bronzées par les étoiles soutiennent le disque du Monde que la longue cataracte enguirlande sur son vaste pourtour et que surplombe le dôme bleu layette des Cieux.

L’astropsychologie n’est toujours pas parvenue à établir à quoi ils pensent. »

Extrait de : T. Pratchett. « Annales du Disque-Monde – La Huitième Couleur. »