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C’est le coeur qui lâche en dernier par Margaret Atwood

Fiche de C’est le coeur qui lâche en dernier

Titre : C’est le coeur qui lâche en dernier
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 2015
Traduction : M. Albaret-Maatsch
Editeur : Robert Laffont

Première page de C’est le coeur qui lâche en dernier

« Dans la Honda, ils sont serrés pour dormir. Déjà que c’était pas un palace à la base, vu qu’ils l’ont achetée d’occasion… Si c’était un van, ils auraient davantage de place, mais tu parles qu’ils auraient pu s’en payer un, même à l’époque où ils pensaient avoir de l’argent. Stan dit qu’ils ont déjà de la veine d’avoir cette caisse, ce qui est vrai, n’empêche, ce n’est pas pour ça qu’ils sont un tant soit peu plus à l’aise.
Charmaine estime que Stan devrait dormir à l’arrière parce qu’il a besoin de plus de place – ce ne serait que justice, il est plus grand –, or il doit être devant pour lever le camp rapidement en cas d’urgence. Il ne fait pas confiance aux réactions de Charmaine dans ces circonstances : d’après lui, elle serait trop occupée à hurler pour conduire. Charmaine peut donc profiter de l’espace plus spacieux derrière, même si elle aussi est obligée de se recroqueviller comme un escargot, parce qu’elle ne peut pas vraiment étendre les jambes. »

Extrait de : M. Atwood. « C’est le cœur qui lâche en dernier. »

Les testaments par Margaret Atwood

Fiche de Les testaments

Titre : Les testaments (Tome 2 sur 2 – La servante écarlate)
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 2019
Traduction : M. Albaret-Maatsch
Editeur : Robert Laffont

Première page de Les testaments

« Seuls les morts ont droit à une statue, mais on m’en a élevé une de mon vivant. Me voici pétrifiée avant l’heure.

Cette statue constituait un modeste témoignage de reconnaissance pour mes multiples contributions, pour reprendre la citation qu’a lue Tante Vidala à haute voix. Cette tâche que nos supérieurs lui avaient confiée était loin de lui plaire. J’ai remercié Tante Vidala avec toute l’humilité que j’ai pu mobiliser, puis j’ai tiré sur la corde et dégagé le drap qui me dissimulait ; il est tombé à terre en tourbillonnant, et je me suis dressée devant tous. Ici, à Ardua Hall, nous ne pratiquons pas les acclamations, mais j’ai eu droit à quelques applaudissements discrets. J’ai incliné la tête en guise de salut.

Ma statue est plus grande que nature, c’est souvent le cas chez les statues, et me représente plus jeune, plus mince et en meilleure forme que je ne le suis depuis quelque temps. Je me tiens droite, les épaules rejetées en arrière, et mes lèvres affichent un sourire assuré mais bienveillant. »

Extrait de : M. Atwood. « Les Testaments – La servante écarlate. »

La servante écarlate par Margaret Atwood

Fiche de La servante écarlate

Titre : La servante écarlate (Tome 1 sur 2 – La servante écarlate)
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 1985
Traduction : S. Rué
Editeur : Robert Laffont

Première page de La servante écarlate

« Nous dormions dans ce qui fut autrefois le gymnase. Le sol était en bois verni, avec des lignes et des cercles tracés à la peinture, pour les jeux qui s’y jouaient naguère ; les cerceaux des paniers de basket-ball étaient encore en place, mais les filets avaient disparu. Un balcon courait autour de la pièce, pour recevoir le public, et je croyais sentir, ténue comme une image persistante, une odeur âcre de sueur transpercée par les effluves sucrés de chewing-gum et de parfum que dégageaient les jeunes spectatrices, que les photographies me montraient en jupes de feutrine, plus tard en minijupes, ensuite en pantalons, puis parées d’une unique boucle d’oreille, les cheveux en épi, striés de vert. »

Extrait de : M. Atwood. « La servante écarlate – La servante écarlate. »

Madaddam par Margaret Atwood

Fiche de Madaddam

Titre : Madaddam (Tome 3 sur 3 – Le dernier homme)
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 2013
Traduction : P. Dusoulier
Editeur : Robert Laffont

Première page de Madaddam

« Quand l’histoire commence, Snowman habite dans un arbre au bord de la mer. Il croit être le seul véritable humain survivant après qu’une pandémie létale a balayé la planète. Non loin de là vivent les Enfants de Crake, une espèce humanoïde douce et pacifique, biogénétiquement créée par le brillantissime Crake, autrefois le meilleur ami de Snowman et son rival auprès de sa bien-aimée, la belle et énigmatique Oryx.
Les Crakers sont exempts de jalousie sexuelle, de cupidité, de vêtements et du besoin d’ingérer des protéines animales ou d’utiliser des insectifuges – tous facteurs que Crake tenait pour responsables non seulement des malheurs de l’humanité, mais aussi de la dégradation de la planète. Les Crakers s’accouplent de manière saisonnière, lorsque certaines parties de leur corps virent au bleu. »

Extrait de : M. Atwood. « MaddAddam – Le dernier homme. »

Le temps du déluge par Margaret Atwood

Fiche de Le temps du déluge

Titre : Le temps du déluge (Tome 2 sur 3 – Le dernier homme)
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 2009
Traduction : J.-D. Brèque
Editeur : Robert Laffont

Première page de Le temps du déluge

« Tôt le matin, Toby monte sur le toit pour regarder le soleil se lever. Un manche à balai lui sert de balancier : l’ascenseur a cessé de fonctionner il y a quelque temps et l’escalier de service ruisselle d’humidité, alors si elle glisse et tombe, personne ne viendra la ramasser.
Dès la première chaleur, la brume monte de l’étendue d’arbres qui la sépare de la ville en ruine. Il y a dans l’air une légère odeur de brûlé, caramel, goudron et barbecue rance, et la puanteur graisseuse d’un dépotoir incendié puis arrosé par la pluie. Au loin, les tours abandonnées sont pareilles aux coraux d’un antique récif : délavées, décolorées, vidées de toute vie.
Mais la vie est toujours là. Des oiseaux pépient ; sûrement des moineaux. »

Extrait de : M. Atwood. « Le Temps du déluge – Le dernier homme. »

Le dernier homme par Margaret Atwood

Fiche de Le dernier homme

Titre : Le dernier homme (Tome 1 sur 3 – Le dernier homme)
Auteur : Margaret Atwood
Date de parution : 2003
Traduction : M. Albaret-Maatsch
Editeur : 10 / 18

Première page de Le dernier homme

« Snowman se réveille avant l’aube. Immobile, il écoute la marée montante et les vagues qui déferlent, l’une après l’autre, et franchissent divers obstacles, flish-flish, flish-flish, au rythme des battements d’un cœur. Il aimerait tant se croire encore endormi.
La ligne d’horizon, à l’est, baigne dans une brume grisâtre teintée d’une lueur rosée, funeste. Curieux la douceur que cette couleur affiche encore. Elle sert de toile de fond aux silhouettes sombres des tours offshore qui émergent comme irréelles du rose et du bleu pâle du lagon. Les criailleries des oiseaux nichant là et le ressac de l’océan au loin dans les ersatz de récifs formés de pièces de voiture rouillées, de briques en vrac et de décombres assortis rappellent presque le bruit de la circulation les jours de congé.
Il consulte machinalement sa montre – boîtier en acier inoxydable et bracelet en aluminium poli encore brillants alors qu’elle ne marche plus. »

Extrait de : M. Atwood. « Le dernier homme – Le dernier homme. »

Margaret Atwood

Présentation de Margaret Atwood :

Margaret Atwood, née le 18 novembre 1939 à Ottawa, est une figure emblématique de la littérature canadienne et internationale. Romancière, poétesse et essayiste, elle est reconnue pour son style unique et ses œuvres engagées, qui explorent souvent les thèmes de la condition féminine, du pouvoir et de la dystopie.

Une enfance marquée par la nature et la littérature

Fille d’un entomologiste et d’une nutritionniste, Margaret Atwood passe son enfance au cœur de la nature canadienne. Très tôt, elle se passionne pour la lecture et l’écriture, nourrissant son imagination d’histoires fantastiques.

Des débuts prometteurs

Après des études universitaires à Toronto et Harvard, Margaret Atwood publie son premier recueil de poésie, Double Persephone, en 1961. Ce succès initial est suivi par la publication de nombreux romans, dont La Servante écarlate (1985), qui la propulse sur la scène littéraire mondiale.

La Servante écarlate : Un roman culte

La Servante écarlate est sans doute l’œuvre la plus célèbre de Margaret Atwood. Ce roman dystopique, qui dépeint une société totalitaire où les femmes sont réduites à l’état d’esclaves sexuelles, a connu un succès phénoménal et a été adapté en série télévisée. L’œuvre a suscité de nombreuses analyses et débats sur les enjeux du féminisme et du pouvoir.

Une œuvre riche et variée

Au-delà de La Servante écarlate, Margaret Atwood a publié une œuvre abondante et diversifiée :

  • Romans: Elle a exploré de nombreux genres, de la science-fiction à la littérature historique, en passant par le roman noir.
  • Poésie: La poésie est un élément central de son œuvre. Elle a publié de nombreux recueils, où elle aborde des thèmes intimes et universels.
  • Essais: Margaret Atwood est également une essayiste reconnue. Elle s’est exprimée sur de nombreux sujets, de la littérature à la politique.

Une influence durable

Margaret Atwood est aujourd’hui considérée comme l’une des écrivaines les plus importantes de notre temps. Son œuvre a inspiré de nombreux auteurs et a contribué à faire évoluer la littérature.

En résumé, Margaret Atwood est une écrivaine prolifique et engagée, dont l’œuvre continue de fasciner et de questionner les lecteurs du monde entier.

Livres de Margaret Atwood :

Le dernier homme :

Servante écarlate :

Intégrales :

C’est le coeur qui lâche en dernier (2015)
Captive (1996)
Faire surface (1972)
Graine de sorcière (2016)
J’ai faim de toi (2018)
L’odyssée de Pénélope (2005)
L’oeuf de Barbe-Bleue (1983)
La femme comestible (1969)
La vie avant l’homme (1979)
La voleuse d’homme (1993)
Lady Oracle (1976)
Le tueur aveugle (2000)
Marquée au corps (1981)
Mort en lisière (1991)
Neuf contes (2014)
Oeil de chat (1988)
Poèmes tardifs (2020)
Questions brûlantes (2022)
Trois contes très racontables (2017)

Pour en savoir plus sur Margaret Atwood :

La page Wikipédia de M. Atwood
La page Noosfere de M. Atwood
La page isfdb de M. Atwood