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Les fontaines du paradis par Arthur C. Clarke
Fiche de Les fontaines du paradis
Titre : Les fontaines du paradis
Auteur : Arthur C. Clarke
Date de parution : 1979
Traduction : G. H. Gallet
Editeur : J’ai lu
Première page de Les fontaines du paradis
« Kalidasa
La couronne devenait plus lourde avec chaque année qui passait. Lorsque le Vénérable Bodhidharma Mahanayake Thero l’avait – tellement à contrecœur – posée pour la première fois sur sa tête, le prince Kalidasa fut surpris de sa légèreté. À présent, vingt ans plus tard, le roi Kalidasa abandonnait avec plaisir ce cercle d’or incrusté de joyaux, chaque fois que le permettait l’étiquette de la cour.
Il y en avait peu ici, au sommet du rocher-forteresse battu par le vent ; peu d’envoyés diplomatiques ou de pétitionnaires sollicitaient audience sur ces hauteurs. Beaucoup de ceux qui faisaient le voyage jusqu’au Yakkagala rebroussaient chemin devant l’ascension finale, à travers la gueule même du lion accroupi, qui semblait toujours prêt à bondir »
Extrait de : A. C. Clarke. « Les Fontaines Du Paradis. »
Les enfants d’Icare de Arthur C. Clarke
Fiche de Les enfants d’Icare
Titre : Les enfants d’Icare
Auteur : Arthur C. Clarke
Date de parution : 1954
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu
Première page de Les enfants d’Icare
« Il y avait un demi-million d’années que le volcan qui avait fait surgir Taratua des profondeurs du Pacifique était endormi. Et pourtant, songeait Reinhold, un brasier plus ardent que celui qui avait présidé à la naissance de l’île allait la submerger avant peu. Son regard se posa sur l’aire de lancement, s’éleva en suivant le monumental berceau qui ceinturait encore la Christophe Colomb. À soixante mètres au-dessus du sol, le nez de la fusée accrochait les derniers rayons du soleil déclinant. C’était l’une des dernières nuits qu’elle connaîtrait : bientôt, elle voguerait dans le soleil éternel de l’espace.
Tout était paisible sous les hauts palmiers couronnant l’arête rocheuse de l’île. Les seuls bruits que l’on entendait étaient la rumeur trépidante d’un compresseur pneumatique qui se mettait occasionnellement en marche ou un appel assourdi lancé par un technicien. Reinhold avait fini par aimer ces palmiers blottis les uns contre les autres et il venait presque tous les soirs contempler son petit royaume. L’idée qu’ils seraient désintégrés quand la »
Extrait de : A. C. Clarke. « Les enfants d’Icare. »
Les chants de la Terre lointaine par Arthur C. Clarke
Fiche de Les chants de la Terre lointaine
Titre : Les chants de la Terre lointaine
Auteur : Arthur C. Clarke
Date de parution : 1986
Traduction : F.-M. Watkins
Editeur : Bragelonne
Première page de Les chants de la Terre lointaine
« La plage de Tarna
Avant même que le bateau franchisse le récif, Mirissa comprit que Brant était en colère. L’attitude tendue de son corps à la barre – le simple fait qu’il n’ait pas laissé le passage final aux mains expertes de Kumar – indiquait que quelque chose l’avait troublé.
Elle quitta l’ombre des palmiers et descendit lentement sur la plage, le sable mouillé alourdissant ses pas. Quand elle arriva au bord de l’eau, Kumar affalait déjà la voile. Son petit frère – maintenant presque aussi grand qu’elle et tout en muscles solides – agita gaiement la main. Que de fois elle avait souhaité que Brant ait le bon caractère de Kumar, qu’aucune crise ne pouvait apparemment bouleverser ! »
Extrait de : A. C. Clarke. « Les Chants de la Terre lointaine. »
Le vent venu du soleil par Arthur C. Clarke
Fiche de Le vent venu du soleil
Titre : Le vent venu du soleil
Auteur : Arthur C. Clarke
Date de parution : 1972
Traduction : G. W. Barlow
Editeur : Pocket
Sommaire de Le vent venu du soleil
- La nourriture des dieux
- Maelström II
- Clartés dans l’abîme
- Le vent qui vient du soleil
- Mystère sur la lune
- Dernières instructions
- Qui est à l’appareil ?
- Retrouvailles
- Retour sur soi
- Lumière au coeur des ténèbres
- La plus longue histoire de science-fiction jamais contée
- L’honorable Herbert Heorge Morley Robert Wells
- Amour universel
- Croisade
- Le ciel impitoyable
- Marée neutronique
- Passage de la terre
- Face à face avec méduse
Première page de La nourriture des dieux
« En toute honnêteté, je dois vous prévenir, Monsieur le Président, qu’une bonne partie de mon témoignage sera fort peu ragoûtante : il s’agit d’aspects de la nature humaine que l’on évoque rarement en public, et sûrement jamais devant une commission parlementaire. Mais il faut bien, je le crains, les regarder en face. Il y a des cas où il faut arracher le voile de l’hypocrisie, et celui-ci en est un.
Vous et moi, Messieurs, descendons d’une longue lignée de carnivores. Je vois à votre expression que vous ignorez pour la plupart le sens de ce terme. Cela n’a rien de surprenant : il vient d’un langage qui ne se parle plus depuis deux mille ans. Peut-être ferais-je mieux d’éviter les euphémismes et d’être d’une brutale franchise, même s’il me faut utiliser des mots qu’on n’entend jamais dans la bonne société. Je présente à l’avance mes excuses à tous ceux que je pourrais offusquer.
Il y a quelques siècles encore, la nourriture favorite de tous les hommes était la viande – la chair d’animaux qui avaient été vivants. Je ne cherche pas à vous soulever le cœur : ce n’est qu’une constatation de fait, qu’on peut vérifier dans n’importe quel livre d’histoire… »
Extrait de : A. C. Clarke. « Le vent venu du soleil. »
Le marteau de Dieu par Arthur C. Clarke
Fiche de Le marteau de Dieu
Titre : Le marteau de Dieu
Auteur : Arthur C. Clarke
Date de parution : 1993
Traduction : J.-P. Roblain
Editeur : Bragelonne
Sommaire de Le marteau de Dieu
« Première rencontre
Oregon, le 10 août 1972
La boule de feu incandescente et sa longue traîne vaporeuse furent photographiées dans l’Ouest américain, au-dessus du Parc National du Grand Teton, par un touriste aux réflexes rapides. Elle avait la taille d’une petite maison, pesait neuf mille tonnes et se déplaçait à cinquante mille kilomètres à l’heure. Il lui fallut moins de deux minutes pour traverser l’atmosphère terrestre et foncer à nouveau vers l’espace.
Elle tournait autour du Soleil depuis des milliards d’années et le moindre changement d’orbite aurait suffi pour qu’elle s’écrase sur n’importe quelle grande ville, avec une puissance destructrice plus de cinq fois supérieure à celle de la bombe d’Hiroshima. »
Extrait de : A. C. Clarke. « Le Marteau de Dieu. »
Le livre d’or par Arthur C. Clarke
Fiche de Le livre d’or
Titre : Le livre d’or de la science fiction
Auteur : Arthur C. Clarke
Date de parution : 1981
Traduction : G. W. Barrow
Editeur : Pocket
Sommaire de Le livre d’or
- La lignée de David
- Point de rupture
- L’épaisseur des montagnes
- Une aube nouvelle
- L’arme du silence
- Course aux armements
- Ils hériteront de la terre
- Le laboureur de la mer
- Pour perdre sa gravité
- Et la lumière tue
- Des pieds et des mains
- Flèche aux étoiles
- Le sphinx au bord de la mer
Première page de La lignée de David
« Tomber en Afrique de deux cent cinquante mille mètres d’altitude… et se casser une cheville, ça ne fait peut-être pas très sérieux, dit David, mais ça fait mal quand même. Mais ce qui, selon lui, lui fit le plus mal, c’est que nous nous soyons tous précipités dans le désert pour voir ce qui était arrivé au A 20 alors que lui-même n’avait pas eu droit à notre visite avant des heures.
« Un peu de logique, David », objecta Jimmy Langford. « Nous savions par le message radio de l’hélicoptère qui t’avait récupéré que tu t’en étais tiré, tandis que le A 20 pouvait être une perte sèche. »
« Il n’y a qu’un seul A 20 », dis-je pour arranger les choses, « tandis que des pilotes d’essai de fusées, on en trouve tant qu’on en veut, ou du moins treize à la douzaine. »
David nous jeta un regard noir sous ses sourcils broussailleux et grommela quelque chose en gallois. »
Extrait de : A. C. Clarke. « Le livre d’or de la science fiction. »
Le fantôme venu des profondeurs par Arthur C. Clarke
Fiche de Le fantôme venu des profondeurs
Titre : Le fantôme venu des profondeurs
Auteur : Arthur C. Clarke
Date de parution : 1990
Traduction : R. Wagner
Editeur : J’ai lu
Première page de Le fantôme venu des profondeurs
« Il devait y avoir de meilleures façons de fêter son vingt et unième anniversaire qu’en assistant à une messe funèbre, se répéta Jason Bradley. Au moins, cela ne le touchait pas personnellement. Il se demanda si le directeur de l’opération JENNIFER, ou ses sous-fifres de la CIA connaissaient seulement les noms des soixante-trois marins russes qu’ils allaient envoyer par le fond.
La cérémonie paraissait irréelle, et la présence de l’équipe de tournage ne faisait qu’amplifier le sentiment d’illusion. Jason avait l’impression d’être un figurant dans un film hollywoodien, et que quelqu’un allait crier : « Moteur ! » quand les cadavres enveloppés de suaires commenceraient à glisser dans la mer. Après tout, il était fort plausible – et même probable – qu’Howard Hughes en personne fût à bord de l’avion qui avait tourné au-dessus du navire quelques heures plus tôt. Si ce n’était pas le Vieux, sans doute était-ce un ponte de la Summa Corporation ; personne d’autre n’était au courant de »
Extrait de : A. C. Clarke. « Le fantôme venu des profondeurs. »
La cité et les astres par Arthur C. Clarke
Fiche de La cité et les astres
Titre : La cité et les astres
Auteur : Arthur C. Clarke
Date de parution : 1956
Traduction : F. Cousteau
Editeur : Denoël
Première page de La cité et les astres
« Tel un joyau resplendissant, la cité reposait au sein du désert. Elle avait autrefois connu le changement et la modification, mais le temps, maintenant, ne passait plus pour elle : jours et nuits voltigeaient sur la face du désert, mais dans les rues de Diaspar, c’était toujours l’après-midi, et le soir ne tombait jamais. Les longues nuits d’hiver pouvaient poudrer le désert de gelée blanche où se figeait le vestige d’humidité de l’air ténu de la terre : la cité ne connaissait ni chaleur ni froid. Elle n’avait aucun contact avec le monde extérieur ; elle était elle-même un univers.
Auparavant, les hommes avaient construit des villes, mais jamais aucune comme celle-là. Certaines avaient duré des siècles, d’autres des millénaires, avant que le temps ne balayât jusqu’à leurs noms. Diaspar seule avait défié l’éternité, se défendant, ainsi que tout ce qu’elle abritait, contre la lente érosion des siècles, les ravages de la vieillesse et la corrosion de la rouille. »
Extrait de : A. C. Clarke. « La Cité Et Les Astres. »
L’exploration de l’espace par Arthur C. Clarke
Fiche de L’exploration de l’espace
Titre : L’exploration de l’espace
Auteur : Arthur C. Clarke
Date de parution : 1951
Traduction : R. Guillonnet
Editeur : Denoël
Première page de L’exploration de l’espace
« LA FORMATION DU RÊVE
La conception même du voyage interplanétaire resta bien entendu impossible tant qu’on ignora l’existence des autres planètes. Cette découverte eut lieu beaucoup plus tard que nous ne l’imaginons parfois. Si Mercure, Vénus, Mars, Jupiter étaient connues dès la plus haute antiquité, pour les anciens elles n’étaient que des étoiles errantes. (Le mot « planète » signifie en effet « errant ».) Quant à savoir ce qu’étaient ces étoiles, c’était une question à laquelle chaque philosophe donnait une réponse différente. Les disciples de Pythagore, au VIe siècle avant Jésus-Christ, n’étaient pas très loin de la vérité lorsqu’ils enseignaient que la Terre était une des planètes. Mais cette doctrine, si évidemment opposée à toutes les données du sens commun, n’était pas généralement acceptée et de fait, il n’y avait guère, à l’époque, d’arguments pour l’appuyer. Pour les anciens, par conséquent, l’idée du voyage interplanétaire, au sens littéral, n’était pas seulement fantastique : elle n’avait aucun sens. »
Extrait de : A. C. Clarke. « L’Exploration de l’Espace. »
L’étoile par Arthur C. Clarke
Fiche de L’étoile
Titre : L’étoile
Auteur : Arthur C. Clarke
Date de parution : 1958
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu
Sommaire de L’étoile
- Le réfugié
- De l’autre côté du ciel
- Par mesure de sécurité
- Objectif lune
- Campagne publicitaire
- Toute la vie devant soi
- Casanova cosmique
- Les sons de la terre lointaine
- L’orchidée récalcitrante
- A l’aube de l’histoire …
- « Si jamais je t’oublie, ô Terre … »
- Brevet en souffrance
- Le visiteur
- L’étoile
Première page de Le réfugié
« — Quand il montera à bord, murmura le capitaine Saunders en attendant que s’éjecte la rampe de débarquement, comment diable vais-je l’appeler ?
Dans un silence soucieux, l’officier de navigation et le copilote considérèrent ce grave problème d’étiquette. Puis Mitchell éteignit le tableau de bord principal et, privés d’énergie, les innombrables circuits du vaisseau sombrèrent dans l’inertie.
— Conformément au protocole, dit-il avec une nonchalance affectée, la réponse correcte est « Votre Altesse Royale ».
— Pouah ! éructa Saunders. Vous me voyez en train d’appeler qui que ce soit de la sorte ?
— Les traditions se perdent, observa Chambers avec tact. M’est avis qu’on devrait pouvoir tolérer « Monsieur ». Mais en cas d’oubli, ne vous inquiétez pas : il y a bien longtemps que personne ne s’est rendu à la Tour. En outre, ce Henry-là est loin d’avoir un caractère aussi irascible que celui qui collectionnait les épouses.
— Il a la réputation d’être un jeune homme absolument charmant, ajouta Mitchell. Et pas bête, par »
Extrait de : A. C. Clarke. « L’Étoile. »