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Le magasin d’antiquités par Charles Dickens

Fiche de Le magasin d’antiquités
Titre : Le magasin d’antiquités
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1841
Traduction : A. des Essards
Editeur : Archipoche
Première page de Le magasin d’antiquités
« Quoique je sois vieux, la nuit est généralement le temps où je me plais à me promener. Souvent, l’été, je quitte mon logis dès l’aube et j’erre tout le jour par les champs et les ruelles écartées. Parfois même je m’échappe plusieurs journées ou semaines de suite ; mais, à moins que je ne sois à la campagne, je ne sors guère qu’après le soleil couché, bien que, grâce au ciel, j’aime autant que toute autre créature vivante ses rayons et la douce gaieté dont ils animent la terre.
Cette habitude, je l’ai insensiblement contractée ; d’abord, parce qu’elle est favorable à mon infirmité, ensuite parce qu’elle me fournit le meilleur moyen d’établir mes observations sur le caractère et les occupations des gens qui remplissent les rues. L’éblouissement de l’heure de midi, le va-et-vient confus qui règne alors conviendraient mal à des investigations paresseuses comme les miennes : à la clarté d’un réverbère, ou par l’ouverture d’une boutique, je saisis un trait des figures qui passent devant moi, et cela sert mieux mon dessein que de les contempler en pleine lumière. »
Extrait de : C. Dickens. « Le magasin d’antiquités. »
Le grillon du foyer par Charles Dickens

Fiche de Le grillon du foyer
Titre : Le grillon du foyer
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1845
Traduction : A. Chaillot
Editeur : Bibebook
Première page de Le grillon du foyer
« La Bouilloire fit entendre son premier cri ! Ne me dites pas ce que mistress Peerybingle disait. Je le sais mieux qu’elle. Mistress Peerybingle peut laisser croire jusqu’à la fin des temps qu’elle ne saurait dire lequel des deux commença à crier ; mais moi je dis que c’est la Bouilloire. Je dois le savoir, j’espère ! La Bouilloire commença cinq bonnes minutes, à la petite horloge de Hollande qui était dans un coin, avant que le Grillon poussât le premier cri.
Comme si, vraiment, le petit faucheur placé en haut de l’horloge n’avait pas fauché au moins un demi arpent de pré, abattant une herbe imaginaire avec sa faux lancée de droite à gauche, avant que le Grillon fît chorus avec la Bouilloire !
Je ne suis pas d’un caractère absolu ; tout le monde le sait. Je ne voudrais pas mettre mon opinion en opposition avec celle de mistress Peerybingle, si je n’étais pas sûr, positivement sûr de ce que je dis. Mais ceci est une question de fait. Et le fait est que la Bouilloire se mit à chanter au moins cinq minutes avant que le Grillon donnât signe de vie. Contredisez-moi, et je le dirai dix fois. »
Extrait de : C. Dickens. « Le Grillon du Foyer. »
La terre de Tom Tiddler par Charles Dickens

Fiche de La terre de Tom Tiddler
Titre : La terre de Tom Tiddler
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1890
Traduction :
Editeur : BNF
Première page de La terre de Tom Tiddler
« — Et pourquoi appelle-t-on cela la terre de Tom Tiddler ? demanda le voyageur.
— Parce qu’il jette des sous aux mendiants et aux vagabonds qui, naturellement, les ramassent, répondit l’aubergiste. Et comme il fait cette aumône sur sa propre terre qui était, vous le remarquerez, avant d’être à lui, celle de sa famille, vous n’avez qu’à considérer les sous comme de l’or ou de l’argent et à changer le nom de la propriété en celui du propriétaire et vous saurez sur le bout de vos doigts le nom de la plaisanterie des
enfants, et cela est juste aussi, dit l’aubergiste, avec son habitude favorite de regarder dans l’espace à travers la table et la croisée, par-dessous la jalousie à moitié tirée. Du moins, cela était considéré ainsi par plusieurs des gentlemen qui ont pris des tasses de thé dans cette humble salle.
Le voyageur en ce moment prenait le thé avec l’aubergiste qui tirait directement à boulet rouge sur lui. »
Extrait de : C. Dickens. « La Terre de Tom Tiddler. »
La maison hantée par Charles Dickens

Fiche de La maison hantée
Titre : La maison hantée
Auteur : Charles Dickens, Wilkie Collins, George Augustus Sala, Elizabeth Gaskell, Hesba Shelton, Adelaide Procter
Date de parution : 1892
Traduction :
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Sommaire de La maison hantée :
- Les mortels dans la maison
- L’esprit de la chambre de l’horloge
- L’esprit de la double chambre
- L’esprit de la chambre des tableaux
- L’esprit de la chambre aux armoires
- L’esprit de la chambre de M. B***
- L’esprit de la chambre du coin
Première page de Les mortels dans la maison
« C’est sans aucun des accessoires attribués aux revenants, et sans être environné des prestiges habituels aux apparitions, que j’ai fait pour la première fois connaissance avec la maison, qui est le sujet de ce conte de Noël.
Je la vis au grand jour, éclairée par un beau soleil. Il n’y avait ni vent, ni pluie, ni éclairs, ni tonnerre, ni circonstances terribles ou extraordinaires d’aucune espèce, pour ajouter à son effet. Bien plus, comme elle n’était qu’à un mille de la gare du chemin de fer, je m’y étais rendu directement, et pendant que j’attendais devant la maison et regardais le chemin par lequel j’étais venu, je vis le train de marchandises qui s’avançait doucement en suivant le remblai dans la vallée. Je ne dirai pas que toutes choses étaient tout à fait selon la règle ordinaire, parce que je me demande si n’importe quoi peut l’être excepté pour des gens tout à fait vulgaires, et ma vanité me suggère ce doute ; mais je prendrai sur moi de dire que tout le monde aurait pu voir cette maison, comme je la vis, par cette belle matinée d’automne. »
Extrait de : C. Dickens. « La Maison Hantée. »
L’embranchement de Mugby par Charles Dickens

Fiche de L’embranchement de Mugby
Titre : L’embranchement de Mugby
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1879
Traduction : T. Bentzon
Editeur : BNF
Première page de L’embranchement de Mugby
« Monsieur l’employé ! où sommes-nous donc ?
– À l’embranchement de Mugby, monsieur.
– Il est bien éventé, ce me semble ?
– Oh ! oui, monsieur, il l’est beaucoup en général.
– La nuit est-elle encore pluvieuse ?
– Oui, il pleut à verse.
– Ouvrez-moi la porte, je veux descendre.
– Vous avez trois minutes d’arrêt, » dit l’employé tout ruisselant d’eau, en regardant à la lueur de sa lanterne le cadran de sa montre qui semblait avoir pleuré, tant il était inondé de gouttes de pluie.
« Trois minutes ! un peu plus, je pense, répondit le voyageur, car je ne continue pas. »
Extrait de : C. Dickens. « L’Embranchement de Mugby. »
L’ami commun (partie 2) par Charles Dickens

Fiche de L’ami commun
Titre : L’abîme
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1865
Traduction :
Editeur : Bibebook
Première page de L’ami commun
« Le travail que Rokesmith avait fait toute la nuit n’était pas de nature à lui procurer un sommeil paisible. Il dormit cependant un peu vers le matin, et se leva plus affermi que jamais dans sa résolution. C’était bien décidé : le repos de mister et de missis Boffin ne serait troublé par aucun revenant. Muet et invisible, le spectre de John Harmon veillerait quelque temps encore sur la fortune qu’il avait abandonnée, puis il quitterait ces lieux où l’on menait une existence à laquelle il ne pouvait prendre part.
Le secrétaire repassa dans son esprit tout ce qu’il s’était dit la veille. Ainsi qu’il arrive à bien des gens, il en était venu là sans s’apercevoir des forces accumulées de tous les incidents qu’avaient fait naître les circonstances. Lorsque dominé par la crainte qu’il devait au souvenir de ses premières années, lorsque effrayé du mal dont la fortune de son père avait toujours été la cause ou le prétexte, il avait conçu l’idée de sa première supercherie, ses intentions étaient pures. »
Extrait de : C. Dickens. « L’Ami Commun – Tome II. »
L’ami commun (partie 1) par Charles Dickens

Fiche de L’ami commun
Titre : L’abîme
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1865
Traduction :
Editeur : Bibebook
Première page de L’ami commun
« Inutile de préciser la date ; mais de nos jours, vers la fin d’une soirée d’automne, un bateau fangeux et d’aspect équivoque flottait sur la Tamise entre le pont de Southwark, qui est en fonte, et le pont de Londres, qui est en pierre.
Deux personnes étaient dans ce bateau : un homme vigoureux, à cheveux gris et en désordre, au teint bronzé par le soleil, et une jeune fille de dix-neuf à vingt ans qui lui ressemblait assez pour que l’on reconnût qu’il était son père.
La jeune fille ramait, et maniait ses avirons avec une grande aisance. L’homme aux cheveux gris, les cordes lâches du gouvernail entre les mains, et les mains dans la ceinture, fouillait la rivière d’un œil avide. »
Extrait de : C. Dickens. « L’Ami Commun – Tome I. »
L’abîme par Charles Dickens

Fiche de L’abîme
Titre : L’abîme
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1867
Traduction :
Editeur : BNF
Première page de L’abîme
« Premier Tableau
Extérieur de l’hospice des Enfants trouvés à Londres. Murs de l’hospice avec petite porte au fond Réverbère au-dessus de la porte. Maisons du square, à droite et à gauche.
SCÈNE PREMIÈRE
UN POLICEMAN, UNE DAME
Au lever du rideau, la pluie tombe. Un policeman avec sa lanterne examine les portes des maisons, les pousse pour s’assurer qu’elles sont fermées. — Au moment où il traverse la scène pour continuer sa ronde, une dame simplement mise et voilée, entre par le côté opposé.
LA DAME.
Pardon, monsieur, est-ce que dix heures sont sonnées ?
LE POLICEMAN.
Pas encore, madame. »
Extrait de : C. Dickens. « L’Abîme. »
Histoires de fantômes par Charles Dickens

Fiche de Histoires de fantômes
Titre : Histoires de fantômes
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 2016
Traduction : I. Gadoin
Editeur : Gallimard
Sommaire de Histoires de fantômes :
- Confession trouvée dans une prison au temps de Charles II
- Fantômes de Noël
- A lire au crépuscule
- La chambre de la mariée
- Esprits frappeurs authentiques
- La maison hantée
- Capitaine Meurtre et le pacte avec le diable
- Le portrait de la belle inconnue
- Le procès pour meurtre
- Le signaleur
Première page de Confession trouvée dans une prison au temps de Charles II
« J’ai été lieutenant dans l’armée de Sa Majesté, et j’ai servi à l’étranger durant les campagnes de 1677 et 1678. Le traité de Nimègue une fois conclu, je suis revenu chez moi, ai quitté l’armée et me suis retiré sur une petite propriété située à quelques miles à l’est de Londres, que j’avais récemment acquise au nom de ma femme.
Comme cette nuit est la dernière qui me reste à vivre, je veux confier dans ces pages la vérité pure et entière, sans rien en cacher. Je n’ai jamais été un homme très courageux ; dès mon enfance, j’avais été d’un naturel renfrogné, morose, méfiant. Mais voilà que je parle de moi comme si j’avais déjà quitté ce monde… car à l’instant où j’écris ces mots, on est en train de creuser ma tombe et d’inscrire mon nom sur les sinistres registres de la mort. »
Extrait de : C. Dickens. « Histoires de Fantômes (Édition Enrichie). »
David Copperfield par Charles Dickens

Fiche de David Copperfield
Titre : David Copperfield
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1850
Traduction : P. Lorain
Editeur : BNF
Première page de David Copperfield
« Serai-je le héros de ma propre histoire ou quelque autre y prendra-t-il cette place ? C’est ce que ces pages vont apprendre au lecteur. Pour commencer par le commencement, je dirai donc que je suis né un vendredi, à minuit (du moins on me l’a dit, et je le crois). Et chose digne de remarque, l’horloge commença à sonner, et moi, je commençai à crier, au même instant.
Vu le jour et l’heure de ma naissance, la garde de ma mère et quelques commères du voisinage qui me portaient le plus vif intérêt longtemps avant que nous pussions faire mutuellement connaissance, déclarèrent : 1° que j’étais destiné à être malheureux dans cette vie ; 2° que j’aurais le privilège de voir des fantômes et des esprits. Tout enfant de l’un ou de l’autre sexe assez malheureux pour naître un vendredi soir vers minuit possédait invariablement, disaient-elles, ce double don. »
Extrait de : C. Dickens. « David Copperfield. »