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L’oiseau bleu par Maurice Maeterlinck

Fiche de L’oiseau bleu

Titre : L’oiseau bleu
Auteur : Maurice Maeterlinck
Date de parution : 1909
Editeur :

Première page de L’oiseau bleu

« Le théâtre représente l’intérieur d’une cabane de bûcheron, simple, rustique, mais non point misérable. – Cheminée à manteau où s’assoupit un feu de bûches. – Ustensiles de cuisine, armoire, huche, horloge à poids, rouet, fontaine, etc. – Sur une table, une lampe allumée. – Au pied de l’armoire, de chaque côté de celle-ci, endormis, pelotonnés, le nez sous la queue, un Chien et une Chatte. – Entre eux deux, un grand pain de sucre blanc et bleu. – Accrochée au mur, une cage ronde renfermant une tourterelle. – Au fond, deux fenêtres dont les volets intérieurs sont fermés. – Sous l’une des fenêtres, un escabeau. – À gauche, la porte d’entrée de la maison, munie d’un gros loquet. – À droite, une autre porte. – Échelle menant à un grenier. – Également à droite, deux petits lits d’enfant, au chevet desquels, sur deux chaises, des vêtements se trouvent soigneusement pliés. »

Extrait de : M. Maeterlinck. « L’Oiseau bleu. »

Maurice Maeterlinck

Présentation de Maurice Maeterlinck :

Maurice Maeterlinck, qui vit le jour à Gand, sous les brumes poétiques des Flandres, le 29 août 1862, demeure incontestablement l’une des figures de proue du mouvement symboliste. Cet illustre homme de lettres venu d’outre-Quiévrain a su, par la grâce d’une plume empreinte de mystère et de spiritualité, hisser le drame intérieur au sommet du panthéon littéraire mondial.

C’est à l’aube des années 1890 que ce génie tutélaire fit irruption dans les cénacles parisiens. Son recueil « Serres chaudes », publié en 1889, distilla une poésie nouvelle, langoureuse et teintée d’une douce mélancolie. Mais c’est sur les planches que M. Maeterlinck révolutionna véritablement l’esthétique de son temps. Avec son drame « Pelléas et Mélisande » (1892), il offrit au théâtre une œuvre d’une indicible beauté, faite de silences, de fatalité et de non-dits, qui fascina tant le grand Claude Debussy que ce dernier s’empressa de l’habiller d’une musique immortelle.

Au tournant du siècle, le dramaturge connut un triomphe planétaire avec sa féerie onirique « L’Oiseau bleu » (1908), une merveilleuse quête initiatique où le rêve se dispute à la tendresse. Toutefois, l’esprit insatiable de cet auteur ne se borna point à l’art théâtral. Penseur aux accents panthéistes et observateur méticuleux de l’univers, il livra aux honnêtes hommes de vibrants essais philosophiques et naturalistes. Des ouvrages tels que « La Vie des abeilles » (1901) ou « L’Intelligence des fleurs » témoignent avec superbe de cette volonté farouche d’ausculter l’âme secrète de la nature.

Cette trajectoire lumineuse fut couronnée, en 1911, par la distinction suprême : le prix Nobel de littérature, lequel vint consacrer une œuvre dramatique d’une richesse et d’une pureté exceptionnelles. Élevé à la dignité de comte par le roi des Belges en 1932, cet aristocrate de l’esprit s’éteignit paisiblement à Nice, au printemps de l’année 1949, léguant à notre civilisation un héritage majestueux.

Aujourd’hui, le souvenir de Maurice Maeterlinck flotte encore dans notre paysage culturel, tel un parfum d’éternité. Lire ou relire aujourd’hui cet immense écrivain, c’est accepter de se laisser bercer par l’ineffable, et redécouvrir avec émerveillement les frissons de l’invisible qui régissent, en sourdine, notre condition

Livres de Maurice Maeterlinck :

Bulles bleues (1948)
L’hôte inconnu (1917)
L’intelligence des fleurs (1907)
L’oiseau bleu (1909)
La nuit des enfants (2022)
La vie des abeilles (1901)
La vie des fourmis (1930)
La vie des termites (1926)
Le miracle de Saint Antoine (1903-1920)
Les aveugles – L’intruse (1890)
Serres chaudes (1889)

Pour en savoir plus sur Maurice Maeterlinck :

La page Wikipédia sur M. Maeterlinck
La page Noosfere sur M. Maeterlinck
La page isfdb de M. Maeterlinck