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Maurice Maeterlinck

Présentation de Maurice Maeterlinck :

Maurice Maeterlinck, qui vit le jour à Gand, sous les brumes poétiques des Flandres, le 29 août 1862, demeure incontestablement l’une des figures de proue du mouvement symboliste. Cet illustre homme de lettres venu d’outre-Quiévrain a su, par la grâce d’une plume empreinte de mystère et de spiritualité, hisser le drame intérieur au sommet du panthéon littéraire mondial.

C’est à l’aube des années 1890 que ce génie tutélaire fit irruption dans les cénacles parisiens. Son recueil « Serres chaudes », publié en 1889, distilla une poésie nouvelle, langoureuse et teintée d’une douce mélancolie. Mais c’est sur les planches que M. Maeterlinck révolutionna véritablement l’esthétique de son temps. Avec son drame « Pelléas et Mélisande » (1892), il offrit au théâtre une œuvre d’une indicible beauté, faite de silences, de fatalité et de non-dits, qui fascina tant le grand Claude Debussy que ce dernier s’empressa de l’habiller d’une musique immortelle.

Au tournant du siècle, le dramaturge connut un triomphe planétaire avec sa féerie onirique « L’Oiseau bleu » (1908), une merveilleuse quête initiatique où le rêve se dispute à la tendresse. Toutefois, l’esprit insatiable de cet auteur ne se borna point à l’art théâtral. Penseur aux accents panthéistes et observateur méticuleux de l’univers, il livra aux honnêtes hommes de vibrants essais philosophiques et naturalistes. Des ouvrages tels que « La Vie des abeilles » (1901) ou « L’Intelligence des fleurs » témoignent avec superbe de cette volonté farouche d’ausculter l’âme secrète de la nature.

Cette trajectoire lumineuse fut couronnée, en 1911, par la distinction suprême : le prix Nobel de littérature, lequel vint consacrer une œuvre dramatique d’une richesse et d’une pureté exceptionnelles. Élevé à la dignité de comte par le roi des Belges en 1932, cet aristocrate de l’esprit s’éteignit paisiblement à Nice, au printemps de l’année 1949, léguant à notre civilisation un héritage majestueux.

Aujourd’hui, le souvenir de Maurice Maeterlinck flotte encore dans notre paysage culturel, tel un parfum d’éternité. Lire ou relire aujourd’hui cet immense écrivain, c’est accepter de se laisser bercer par l’ineffable, et redécouvrir avec émerveillement les frissons de l’invisible qui régissent, en sourdine, notre condition

Livres de Maurice Maeterlinck :

L’oiseau bleu
La nuit des enfants

Pour en savoir plus sur Maurice Maeterlinck :

La page Wikipédia sur M. Maeterlinck
La page Noosfere sur M. Maeterlinck
La page isfdb de M. Maeterlinck