Les aveugles – L’intruse par Maurice Maeterlinck

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Fiche de Les aveugles – L’intruse
Titre : Les aveugles – L’intruse
Auteur : Maurice Maeterlinck
Date de parution : 1890
Editeur : Bibliothèque numérique romande
Sommaire de Les aveugles – L’intruse :
- Les aveugles
- L’intruse
Première page de Les aveugles
« Une très ancienne forêt septentrionale, d’aspect éternel sous un ciel profondément étoilé. – Au milieu, et vers le fond de la nuit, est assis un très vieux prêtre enveloppé d’un large manteau noir. Le buste et la tête, légèrement renversés et mortellement immobiles s’appuyent contre le tronc d’un chêne énorme et caverneux. La face est affreusement pâle et d’une immuable lividité de cire où s’entr’ouvrent les lèvres violettes. Les yeux muets et fixes ne regardent plus du côté visible de l’éternité, et semblent ensanglantés sous un grand nombre de douleurs immémoriales et de larmes. Les cheveux, d’une blancheur très grave, retombent en mèches roides et rares, sur le visage plus éclairé et plus las que tout ce qui l’entoure dans le silence attentif de la morne forêt. Les mains extrêmement maigres, sont rigidement jointes sur les cuisses. – À droite, six vieillards aveugles sont assis sur des pierres, des souches et des feuilles mortes. – À gauche, et séparées d’eux par un arbre déraciné et des quartiers de roc, six femmes, également aveugles, sont assises en face des vieillards. »
Extrait de : M. Maeterlinck. « Les Aveugles – L’Intruse. »
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