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La basilique d’ombre par Pierre Pevel

Fiche de La basilique d’ombre

Titre : La basilique d’ombre (tome 3 sur 3 – Haut-Royaume – Les Sept cités)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2016
Editeur : Bragelonne

Première page de La basilique d’ombre

« La baronne Deshamia de Servane était déjà levée lorsqu’on frappa à la porte de sa chambre. Elle ne répondit pas aussitôt. Son premier geste, dès le réveil, avait été d’ouvrir en grand une haute fenêtre en ogive donnant sur l’est et elle se trouvait encore là, emmitouflée dans une couverture traînée depuis le lit, à contempler pensivement la levée du jour. À l’approche de la quarantaine, Deshamia n’avait pas perdu beaucoup de ses attraits. Son corps était resté mince et souple, ses longs cheveux noirs tombaient encore en boucles soyeuses jusqu’à ses reins. Son visage montrait bien quelques rides, mais elles lui donnaient plus de charme qu’elles ne lui enlevaient de grâce. Aussi, contrairement aux autres élégantes de la cour, la baronne ne tentait-elle pas de les dissimuler sous des couches de fard. Elle les portait sans honte, avec l’assurance de celle qui sait que rien ne peut vraiment nuire à sa beauté.

Quelqu’un, dans le lit, bougea.

Sans se retourner, la baronne dit :

— Tu dois partir. Tu prendras le petit escalier et tu sortiras par la porte du jardin. »

Extrait de : P. Pevel. « Cycle Haut-Royaume – Les Sept Cités – La Basilique d’Ombre. »

Le serment du Skande par Pierre Pevel

Fiche de Le serment du Skande

Titre : Le serment du Skande (tome 2 sur 3 – Haut-Royaume – Les Sept cités)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2016
Editeur : Bragelonne

Première page de Le serment du Skande

«  Elles étaient sept cités aux confins du Haut-Royaume. Sept cités d’une même province mais qui – tant elles différaient – étaient comme autant de capitales pour autant de contrées. On les disait nées durant la Dernière Guerre des Ténèbres, mais peut-être étaient-elles plus anciennes. Leur histoire était tourmentée et leur origine prisonnière de brumes lointaines.

Il y avait l’orgueilleuse et superbe Samarande. Béjofa, aux cent et mille ruelles, aux cent et mille voleurs. Elyrath-la-Pieuse. Siiria et Dalisce, les cités sœurs. Angborn, sentinelle sur la mer des Brumes. Et Daryamar, secrète et abandonnée. Après le sacrifice du Dragon-Roi et la fin des Ténèbres, après le déclin des Dragons Divins et l’avènement des Premiers Royaumes, les Sept Cités vécurent longtemps sous l’autorité de princes-marchands qui se succédaient par l’intrigue et le complot, la dague et le poison. La corruption eut cependant raison de leur règne et les Cités s’émancipèrent, s’affrontèrent, connurent des destins divers. De nouveau réunies après un siècle, elles rejoignirent le Haut-Royaume qui, alors, étendait son empire. Pour autant, elles ne jouirent pas de la paix. »

Extrait de : P. Pevel. « Cycle Haut-Royaume – Les Sept Cités – Le Serment du Skande. »

Le joyau des Valoris par Pierre Pevel

Fiche de Le joyau des Valoris

Titre : Le joyau des Valoris (tome 1 sur 3 – Haut-Royaume – Les Sept cités)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2016
Editeur : Bragelonne

Première page de Le joyau des Valoris

« C’était une nuit claire et tiède. Dans le ciel, les blancs et les ors des constellations de la Grande Nébuleuse étincelaient, mus par une longue et lente ronde.

Les deux hommes avançaient à pas souples et rapides dans des rues obscures. Aussi silencieux que possible, ils étaient parfaitement rompus à l’exercice délicat qui consiste à conjuguer vitesse et discrétion. En d’autres circonstances et en d’autres lieux, on aurait pu les prendre pour des chasseurs en quête d’un gibier furtif. Mais ici, dans ce luxueux quartier de Samarande, ils ne pouvaient être que des voleurs.

Celui qui ouvrait la voie et vérifiait à chaque intersection qu’elle était libre avait une lourde rapière au côté et portait une capuche qui dissimulait son visage. L’autre était un colosse, un guerrier skande immense armé d’une épée à deux mains dans le dos. Ils se connaissaient bien, savaient où ils allaient et comment s’y rendre. Ils n’avaient pas besoin de se parler pour se comprendre – un geste ou une œillade suffisaient, et parfois moins.

Après avoir laissé passer une patrouille du guet et attendu qu’elle s’éloigne, ils empruntèrent une ruelle qui les protégea des regards jusqu’à destination ou presque : une fois au bout de la ruelle, il ne leur restait plus qu’à franchir la rue qui longeait le mur qu’ils visaient. Ce mur cernait une riche propriété d’où sourdait la rumeur – musique, chants et rires – d’une fête troublant la quiétude du quartier. »

Extrait de : P. Pevel. « Cycle Haut-Royaume – Les Sept Cités – Le Joyau des Valoris. »

L’émissaire par Pierre Pevel

Fiche de L’émissaire

Titre : L’émissaire (tome 5 sur 5 – Haut-Royaume)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2021
Editeur : Bragelonne

Première page de L’émissaire

« Darha’Kàn avait répondu à l’appel de ses frères, Os’vhehir et Vor’Ohrta. Dominant les ruines d’un amphithéâtre creusé à flanc de colline, les trois Dragons Infernaux toisaient Serk’Arn, le Dragon de la Destruction, dont le spectre s’inclinait devant eux, en bas des gradins de vieille pierre, tête basse et paupières closes, immobile, les ailes largement écartées et touchant le sol.
— Pourquoi cette assemblée ? demanda Darha’Kàn.
Ses yeux d’obsidienne étaient parcourus de veinures dont s’échappaient – comme d’autant de fissures – des fumées d’Obscure pourpres. Il était plus grand et plus massif que ses frères, mais partageait avec eux les mêmes écailles tranchantes, les mêmes ailes membraneuses et la même crête osseuse sur l’échine. Par droit d’aînesse, il parlait le premier et le dernier, décidait quand les deux autres restaient incertains, imposait parfois sa volonté. Car Darha’Kàn ne dépassait pas seulement ses frères en âge, mais aussi en puissance. Dragon d’Obscure, il dominait le plus profond et le plus redoutable des Royaumes Infernaux.
— Serk’Arn nous demande audience, répondit Vor’Ohrta.
C’était le Dragon d’Oubli et de ses yeux noirs et luisants s’élevaient des rubans laiteux et vaporeux. Son royaume était le second des Enfers. »

Extrait de : P. Pevel. « L’Émissaire – Haut-Royaume. »

L’adversaire par Pierre Pevel

Fiche de L’adversaire

Titre : L’adversaire (tome 4 sur 5 – Haut-Royaume)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2020
Editeur : Bragelonne

Première page de L’adversaire

« La vieille femme préparait son repas quand quelqu’un frappa à la porte. Elle n’attendait pas de visite mais ce n’était jamais pour rien qu’on venait trouver la mère Iloucha dans sa cabane, là-haut, par-delà le col du Chien Noir. En se détournant du feu, elle remarqua qu’elle avait déjà posé deux écuelles sur la table. Sans y penser. Elle ne chercha pas à comprendre – à quoi bon essayer d’expliquer ce qui ne peut l’être ?

Elle ouvrit sa porte, une bourrasque entra et les premiers mots de l’inconnu furent :

— L’hospitalité pour mon compagnon et moi-même ?

La vieille sut au premier regard qu’elle ne l’oublierait jamais.

Avec ses vêtements élimés, sa cape rapiécée, son bâton de marche et sa besace sur l’épaule, il aurait pu passer pour un vagabond ou pour l’un de ces pèlerins en route vers le mausolée du premier Haut-Roi et qui se serait égaré. Pour autant, ce voyageur n’était pas un voyageur ordinaire et la mère Iloucha était certaine qu’il n’avait certainement pas perdu son chemin. Il était grand, avec d’épais cheveux blancs, une barbe courte et des yeux d’un bleu délavé. Mais surtout, une force émanait de lui : elle lui venait de sa stature et de son regard, et aussi de quelque chose de si puissant qu’il ne pouvait le contenir tout à fait.

— Dans les Égides, l’hospitalité, c’est sacré, répondit la vieille. Malheur à celui qui la refuse et malheur à celui qui en abuse. »

Extrait de : P. Pevel. « L’Adversaire – Haut-Royaume. »

Le roi par Pierre Pevel

Fiche de Le roi

Titre : Le roi (tome 3 sur 5 – Haut-Royaume)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2018
Editeur : Bragelonne

Première page de Le roi

« La table était un large anneau de pierre. Elle semblait perdue dans des ténèbres infinies, une colonne de lumière pâle tombant sur la sphère qui flottait en son centre et, piquetée de constellations et d’astres solitaires, figurait les cieux d’Imélorie.
— Trois étoiles rouges convergent vers la constellation du Royaume aux Cinq Couronnes, dit le Premier Gardien.
Il avait convoqué l’Assemblée d’Ir’kans.
Aussi étaient-ils neuf à la table de pierre – neuf dont on ne distinguait que la tête et les épaules, et que coiffaient de larges et profondes capuches grises.
— Toutes annoncent la guerre, dit le Quatrième.
— Leur course s’est hâtée, dit la Sixième.
Comme la Neuvième, rien – sinon sa voix féminine – ne la distinguait des sept autres.
— Elle s’est hâtée alors que l’étoile du Vieux Roi disparaissait, dit le Deuxième.
— Ainsi s’est accomplie sa destinée, dit le Septième.
— Erreur, corrigea sèchement le Troisième.
Le Troisième et le Septième Gardien s’étaient souvent opposés. Leur inimitié était connue. Dernièrement, le Septième s’était imposé à l’Assemblée, mais il avait eu assez d’humilité ou d’intelligence pour ne pas évincer le Premier. »

Extrait de : P. Pevel. « Le Roi – Haut-Royaume. »

L’héritier par Pierre Pevel

Fiche de L’héritier

Titre : L’héritier (tome 2 sur 5 – Haut-Royaume)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2014
Editeur : Bragelonne

Première page de L’héritier

« Ce jour serait celui des obsèques d’un héros.

Un ciel minéral, gris et lourd comme l’ardoise, couvrait les Monts Égides. Une pluie d’hiver tombait sur la Citadelle. Fine et pénétrante, on la voyait à peine mais elle faisait briller le pavé et glaçait jusqu’à l’os. Le cortège funèbre allait d’un pas lent, par des rues vides aux portes closes et aux fenêtres aveugles. La vieille forteresse semblait déserte, morte, abandonnée sous l’averse dans son écrin de falaises nues. Aux remparts, les bannières arborant les cinq couronnes du Haut-Royaume pendaient, détrempées et ternes. Des corbeaux aux ailes luisantes s’étaient posés sur les plus hautes tours. Attentifs, ils observaient. Le prince Aldéran de Langre ouvrait la marche, monté sur un cheval dont les sabots troublaient des flaques d’encre. Derrière lui, un chariot tiré par quatre chevaux transportait un cercueil d’ébène recouvert d’un étendard empesé de pluie. Venait ensuite une escorte de cavaliers plongés dans un silence absolu. »

Extrait de : P. Pevel. « L’Héritier – Haut-Royaume. »

Le chevalier par Pierre Pevel

Fiche de Le chevalier

Titre : Le chevalier (tome 1 sur 5 – Haut-Royaume)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2013
Editeur : Bragelonne

Première page de Le chevalier

« Une lune cendre s’était levée sur la capitale des duchés de Sarme et Vallence. Elle se reflétait à la surface d’une lagune dont les eaux noires et basses étaient traversées de salamandres luminescentes. C’était l’été. La Grande Nébuleuse emplissait le ciel. La nuit était chaude, étouffante, envahie par l’odeur de vase qui montait des canaux et empuantissait jusqu’aux plus sombres et discrètes venelles des vieux quartiers d’Alencia. Une lanterne brûlait au fond de l’une de ces ruelles. Entourée d’un ballet d’insectes, elle éclairait une porte à laquelle Lorn Askariàn frappa d’un poing ganté de cuir. Ignorant qu’il paierait bientôt le prix de sa loyauté, il venait secourir un homme dont la vie lui semblait valoir plus que la sienne.

Dans la porte, le panneau d’un guichet coulissa.

Parce que sa capuche cachait le haut de son visage, Lorn releva la tête et laissa voir ses yeux. Il attendit, la main posée sur le pommeau de l’épée, silhouette sombre et immobile dans la lueur incertaine.

Le guichet claqua et la porte s’ouvrit. »

Extrait de : P. Pevel. « Le Chevalier – Haut-Royaume. »

Pierre Pevel

Présentation de Pierre Pevel :

Pierre Pevel est une illustre figure des lettres françaises, né en l’an de grâce 1968 à Nancy.
Avant de s’imposer comme l’un des maîtres incontestés de la littérature de l’imaginaire dans notre cher Hexagone, Pierre Pevel fit ses premières armes dans les milieux du journalisme, de la traduction et de l’écriture scénaristique. Il prêta notamment sa plume à la conception de jeux de rôles, divertissements d’imagination fort prisés, publiant ses premiers travaux sous le pseudonyme de Pierre Jacq. Fort de cette riche expérience où l’invention est reine, il ne tarda point à embrasser pleinement la carrière de romancier.

C’est au tournant du millénaire qu’il s’illustre véritablement, marquant les esprits avec sa trilogie de « Wielstadt ». En mêlant avec une redoutable habileté l’érudition historique de la guerre de Trente Ans aux ressorts du fantastique et du merveilleux, Pierre Pevel impose une griffe qui deviendra sa signature : la fantaisie historique, ou ce que d’aucuns se plaisent à nommer l’histoire secrète.

Mais c’est sans conteste avec le cycle des « Lames du Cardinal » que sa renommée franchit allègrement nos frontières. Dans cette étincelante fresque de cape et d’épée, digne du grand Alexandre Dumas, l’auteur nous transporte sous le règne de Louis XIII. L’on y découvre de fiers bretteurs au service du cardinal de Richelieu, contraints de ferrailler contre d’impitoyables dragons dissimulés sous forme humaine. Ce coup de maître lui valut non seulement les louanges de la critique nationale, couronnées par le grand prix de l’Imaginaire, mais également la prestigieuse reconnaissance de nos amis britanniques, qui lui octroyèrent le très convoité David Gemmell Morningstar Award.

L’esprit toujours en ébullition, Pierre Pevel ravit ensuite ses lecteurs avec « Le Paris des Merveilles », délicieuse uchronie nous dépeignant notre capitale à la Belle Époque, où cabarets, fiacres et Tour Eiffel côtoient fées, mages et chats doués de parole. Plus récemment, c’est avec le cycle du « Haut-Royaume » qu’il s’aventure sur les terres de l’épopée fantastique pure, démontrant une fois encore l’étendue de sa palette.

Romancier prolifique, récompensé par maints lauriers (dont l’incontournable prix Imaginales), Pierre Pevel se dresse aujourd’hui en véritable orfèvre du merveilleux francophone. Ses récits, trépidants et chamarrés, prouvent à qui en douterait que le roman de divertissement, lorsqu’il est tissé avec une telle virtuosité et un tel amour du beau langage, constitue une composante fort noble de nos belles-lettres.

Livres de Pierre Pevel :

Chroniques des Sept cités :

Haut-Royaume :

Haut-Royaume – Les Sept cités :

La trilogie de Wielstadt :

Lames du cardinal :

Le Paris des Merveilles :

Intégrales :

Viktoria 91 (2002)

Pour en savoir plus sur Pierre Pevel :

La page Wikipédia sur P. Pevel
La page Noosfere sur P. Pevel
La page isfdb de P. Pevel

Les meilleurs romans de fantasy médiévale

La fantasy médiévale est l’une des formes les plus populaires de la littérature de l’imaginaire. Royaumes en guerre, châteaux, chevaliers, magie, créatures fantastiques, prophéties et luttes pour le pouvoir : ses ingrédients sont nombreux, mais les romans qui les utilisent avec talent sont finalement beaucoup plus rares.

Des paysages mythiques de la Terre du Milieu aux intrigues politiques du Trône de fer, en passant par les grandes sagas de Robin Hobb, Robert Jordan ou Brandon Sanderson, la fantasy médiévale a donné naissance à certaines des œuvres les plus importantes de la littérature de l’imaginaire.

Mais par où commencer ? Quels sont les cycles incontournables ? Et quels romans méritent vraiment leur place parmi les meilleurs ?

Nous avons sélectionné 20 œuvres majeures de la fantasy médiévale, en privilégiant aussi bien les grands classiques que les sagas modernes et quelques références francophones.

Qu’est-ce que la fantasy médiévale ?

La fantasy médiévale se déroule généralement dans un monde imaginaire fortement inspiré de l’Europe médiévale. On y retrouve des royaumes, des forteresses, des villages, des chevaliers, des guerriers, des conflits entre seigneurs et parfois des systèmes féodaux.

La magie et les créatures fantastiques constituent cependant la véritable différence avec un simple roman historique.

Dragons, sorciers, elfes, nains, artefacts magiques, peuples imaginaires ou forces surnaturelles peuvent ainsi côtoyer les personnages humains.

Le genre est toutefois très vaste. Certaines œuvres privilégient l’aventure et la magie, d’autres les guerres et les intrigues politiques. La fantasy moderne peut également adopter une tonalité beaucoup plus sombre, voire violente.

Notre sélection assume donc une définition relativement large de la fantasy médiévale, tout en écartant les œuvres trop éloignées de cet imaginaire.

1. Le Seigneur des anneaux — J. R. R. Tolkien

Difficile de parler de fantasy médiévale sans commencer par Le Seigneur des anneaux.

Publié au milieu des années 1950, le chef-d’œuvre de J. R. R. Tolkien a profondément marqué la fantasy moderne. Son influence est telle qu’une grande partie des codes aujourd’hui associés à la fantasy épique lui sont directement ou indirectement liés.

Le lecteur y découvre la Terre du Milieu, un univers extrêmement riche peuplé d’hommes, d’elfes, de nains, de hobbits et de nombreuses autres créatures.

Au centre du récit se trouve un objet qui pourrait décider du destin de tous les peuples de la Terre du Milieu : l’Anneau unique.

Pour le détruire, Frodon Sacquet doit quitter la Comté et entreprendre un voyage extrêmement dangereux. Il sera accompagné par plusieurs compagnons, tandis que les forces de Sauron se préparent à la guerre.

Le cycle compte trois volumes, à lire dans cet ordre :

  1. La Communauté de l’anneau
  2. Les Deux Tours
  3. Le Retour du roi

Même après plusieurs décennies, Le Seigneur des anneaux reste une référence incontournable pour quiconque souhaite découvrir la fantasy médiévale.

2. Le Trône de fer — George R. R. Martin

Avec Le Trône de fer, George R. R. Martin propose une vision beaucoup plus sombre et réaliste de la fantasy médiévale.

Ici, les royaumes ne sont pas seulement menacés par des créatures surnaturelles : les ambitions politiques, les trahisons et les rivalités entre grandes familles constituent également des dangers redoutables.

Le continent de Westeros est dominé par plusieurs maisons qui se disputent le pouvoir. Les Stark, les Lannister, les Baratheon et d’autres familles vont se retrouver entraînés dans une lutte dont les conséquences dépassent largement la question du trône.

L’une des particularités majeures de la saga réside dans son traitement des personnages. Les frontières entre héros et personnages secondaires sont beaucoup moins nettes que dans la fantasy traditionnelle, et personne ne semble véritablement à l’abri.

Le cycle compte 15 volumes dans l’édition française sur Mais-Encore.fr, en commençant par Le Trône de fer.

Pour les lecteurs qui apprécient les intrigues politiques, les personnages complexes et une fantasy médiévale particulièrement sombre, c’est l’un des grands incontournables du genre.

3. L’Assassin royal — Robin Hobb

Avec L’Assassin royal, Robin Hobb délaisse la fantasy spectaculaire pour construire une histoire beaucoup plus intime.

Le personnage central est FitzChevalerie, un jeune garçon dont la naissance le place au cœur des affaires de la famille royale. Formé pour devenir assassin au service du royaume, Fitz va devoir apprendre à maîtriser ses capacités tout en naviguant dans les intrigues de la cour.

La force du cycle tient notamment à son personnage principal. Robin Hobb s’intéresse autant à ses relations, ses doutes et ses blessures qu’aux événements fantastiques qui l’entourent.

La magie occupe également une place importante dans cet univers, notamment à travers l’Art et le Vif.

Le cycle principal compte six volumes, à commencer par :

  1. L’Apprenti assassin
  2. L’Assassin du roi
  3. La Nef du crépuscule
  4. Le Poison de la vengeance
  5. La Voie magique
  6. La Reine solitaire

L’Assassin royal est particulièrement recommandé aux lecteurs qui recherchent une fantasy médiévale centrée sur les personnages plutôt que sur les seules batailles.

4. La Roue du temps — Robert Jordan

Avec La Roue du temps, Robert Jordan s’attaque à l’une des grandes fresques de la fantasy épique.

Le point de départ semble relativement classique : un jeune homme vivant dans une région isolée découvre que son existence est liée à des événements qui dépassent largement son village.

Mais la série va rapidement prendre une ampleur considérable. Robert Jordan construit progressivement un monde immense, avec ses peuples, ses cultures, ses religions, ses systèmes politiques et ses différentes formes de magie.

Le destin des personnages est lié à une ancienne prophétie et à un conflit qui oppose les forces de la Lumière aux puissances qui menacent le monde.

La série compte 16 volumes sur Mais-Encore.fr, avec L’Œil du monde comme premier volume principal, précédé selon les éditions de Les Corbeaux.

La Roue du temps s’adresse avant tout aux lecteurs qui aiment les univers extrêmement développés et les longues sagas dans lesquelles les personnages évoluent sur plusieurs milliers de pages.

5. La Belgariade — David Eddings

Avec La Belgariade, David Eddings revient à une fantasy plus traditionnelle et particulièrement accessible.

Garion, un jeune garçon apparemment ordinaire, mène une existence paisible jusqu’au jour où des événements étranges commencent à bouleverser sa vie. Il découvre progressivement que son destin est beaucoup plus important qu’il ne pouvait l’imaginer.

Le récit reprend certains grands motifs de la fantasy épique — prophétie, magie, destinée, ancien conflit entre forces rivales — tout en accordant une place importante aux personnages et aux dialogues.

La série compte cinq volumes, à commencer par Le Pion blanc des présages.

La Belgariade constitue ainsi une excellente porte d’entrée vers la fantasy médiévale classique, notamment pour les lecteurs qui souhaitent découvrir une grande saga sans commencer immédiatement par les œuvres les plus complexes ou les plus sombres du genre.

6. Les Chroniques de Narnia — C. S. Lewis

Publié entre 1950 et 1956, Les Chroniques de Narnia de C. S. Lewis constituent l’un des grands classiques de la fantasy.

Le lecteur y découvre Narnia, un monde parallèle peuplé d’animaux capables de parler, de créatures fantastiques, de sorciers et de rois. Plusieurs enfants venus de notre monde vont être entraînés dans les conflits qui opposent les forces du bien et du mal.

La série mêle aventure, magie, mythologie et merveilleux, avec une atmosphère qui peut être aussi bien féerique que beaucoup plus sombre.

Les sept volumes peuvent être lus dans l’ordre chronologique de l’histoire :

  1. Le Neveu du magicien
  2. Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique
  3. Le Cheval et son écuyer
  4. Le Prince Caspian
  5. L’Odyssée du Passeur d’aurore
  6. Le Fauteuil d’argent
  7. La Dernière Bataille

Avec son univers médiéval fantastique, ses royaumes, ses batailles et ses créatures légendaires, Narnia reste une œuvre incontournable pour découvrir la fantasy classique.

7. Le Cycle de Terremer — Ursula K. Le Guin

Avec Terremer, Ursula K. Le Guin propose une fantasy médiévale très différente des grandes sagas épiques traditionnelles.

Le premier volume, Le Sorcier de Terremer, raconte l’apprentissage de Ged, un jeune garçon doté de pouvoirs magiques exceptionnels. Mais la maîtrise de la magie exige bien davantage que de simples connaissances : elle impose de comprendre les forces que l’on manipule et leurs conséquences.

Au fil des romans, Le Guin développe un monde composé d’îles, de royaumes et de peuples différents, dans lequel la magie repose notamment sur la connaissance des véritables noms des choses.

Le cycle compte six volumes :

  1. Le Sorcier de Terremer
  2. Les Tombeaux d’Atuan
  3. L’Ultime Rivage
  4. Tehanu
  5. Contes de Terremer
  6. Le Vent d’ailleurs

L’intérêt de Terremer ne réside pas seulement dans son univers. Ursula K. Le Guin utilise la fantasy pour explorer des thèmes comme l’identité, le pouvoir, la responsabilité et l’équilibre.

C’est une œuvre à privilégier pour les lecteurs qui recherchent une fantasy plus profonde et introspective.

8. Les Archives de Roshar — Brandon Sanderson

Avec Les Archives de Roshar, Brandon Sanderson s’inscrit dans la tradition de la fantasy épique tout en développant un univers particulièrement ambitieux.

Roshar est un monde marqué par des tempêtes dévastatrices et par une histoire ancienne dont les secrets continuent de peser sur le présent. Les royaumes, les ordres de chevaliers et les pouvoirs surnaturels sont au cœur d’un conflit qui menace de bouleverser l’ensemble du monde.

Le premier volume, La Voie des rois, introduit plusieurs personnages et points de vue qui vont progressivement se rejoindre.

La série compte 11 volumes sur Mais-Encore.fr, avec La Voie des rois 1 comme point de départ.

Sanderson accorde également une grande importance à la construction de son système de magie. Les pouvoirs ne sont pas simplement mystérieux : ils obéissent à des règles précises qui deviennent progressivement essentielles à l’intrigue.

Les Archives de Roshar conviendront donc particulièrement aux lecteurs qui aiment les grandes fresques, les systèmes de magie élaborés et les univers extrêmement détaillés.

9. Fils-des-Brumes — Brandon Sanderson

Avec Fils-des-Brumes, Brandon Sanderson propose une fantasy médiévale plus originale que ne pourrait le laisser penser son apparence initiale.

Le premier volume, L’Empire ultime, se déroule dans un monde dominé depuis des siècles par un souverain quasi divin. La société est profondément divisée entre les nobles et les skaa, tandis qu’un système de magie fondé sur la consommation de métaux permet à certains individus de développer des capacités extraordinaires.

Vin, une jeune voleuse, découvre qu’elle possède elle aussi ces pouvoirs.

Elle rejoint alors un groupe de rebelles qui prépare un projet extrêmement ambitieux : renverser l’Empire.

La série compte sept volumes sur Mais-Encore.fr, en commençant par L’Empire ultime.

L’originalité de Fils-des-Brumes tient notamment à son système de magie, mais aussi à son mélange entre aventure, révolution, intrigue politique et fantasy épique.

C’est une excellente série pour les lecteurs qui souhaitent retrouver les grands codes de la fantasy médiévale tout en découvrant un univers qui cherche à les renouveler.

10. Le Livre des Martyrs — Steven Erikson

Avec Le Livre des Martyrs, Steven Erikson propose l’une des œuvres les plus ambitieuses et les plus exigeantes de la fantasy épique moderne.

Le premier volume, Les Jardins de la lune, plonge immédiatement le lecteur dans un monde immense, marqué par les guerres, les empires, les dieux et les forces magiques.

L’une des particularités de la série est de ne pas tout expliquer immédiatement. Erikson introduit de nombreux personnages, peuples et événements sans toujours fournir toutes les clés permettant de les comprendre dès leur apparition.

Le lecteur doit donc progressivement reconstituer l’histoire et les relations entre les différentes forces qui s’affrontent.

La série compte 10 volumes, à commencer par Les Jardins de la lune.

Le Livre des Martyrs est particulièrement recommandé aux lecteurs qui aiment les univers gigantesques, les intrigues complexes et les œuvres qui demandent une véritable implication.

Ce n’est pas nécessairement la meilleure porte d’entrée pour découvrir la fantasy médiévale, mais c’est certainement l’une des sagas les plus impressionnantes pour les lecteurs prêts à s’investir dans une longue fresque.

11. Les Chroniques de Krondor — Raymond E. Feist

Avec Les Chroniques de Krondor, Raymond E. Feist construit l’une des grandes fresques de la fantasy médiévale américaine.

Le cycle nous entraîne dans le monde de Midkemia, où royaumes, guerres, magie et peuples fantastiques se côtoient. L’histoire commence avec Magicien, qui suit notamment Pug, un jeune garçon destiné à découvrir que le monde est beaucoup plus vaste et dangereux qu’il ne l’imaginait.

Au fil des romans, l’univers s’étend considérablement et de nouveaux personnages viennent prendre une place centrale dans le récit. Les conflits entre royaumes et les relations avec des civilisations venues d’autres mondes donnent progressivement à la saga une dimension particulièrement épique.

Sur Mais-Encore.fr, l’ensemble compte 29 volumes répartis en 10 séries. Pour commencer, il faut se tourner vers Magicien.

Les Chroniques de Krondor s’adressent avant tout aux lecteurs qui aiment les grandes sagas de fantasy, les personnages qui évoluent sur plusieurs volumes et les univers suffisamment vastes pour permettre de multiplier les histoires.

12. La Première Loi — Joe Abercrombie

Avec La Première Loi, Joe Abercrombie propose une fantasy médiévale nettement plus sombre et cynique.

Le premier volume, Premier sang, présente plusieurs personnages aux parcours très différents : un barbare, un inquisiteur, un noble et un magicien vont progressivement se retrouver liés par les événements qui agitent leur monde.

Abercrombie reprend certains codes traditionnels de la fantasy épique, mais les détourne avec une grande liberté. Les héros ne sont pas nécessairement courageux, les personnages moralement irréprochables sont rares et les conflits ne se résolvent pas toujours comme dans les récits classiques.

La trilogie compte trois volumes :

  1. Premier sang
  2. Déraison et sentiments
  3. Dernière querelle

L’une des grandes forces de la série réside dans ses personnages. Joe Abercrombie s’intéresse particulièrement à leurs contradictions, à leurs faiblesses et aux compromis qu’ils sont prêts à accepter pour survivre.

La Première Loi est donc un excellent choix pour les lecteurs qui souhaitent une fantasy médiévale adulte, violente et souvent particulièrement ironique.

13. La Compagnie noire — Glen Cook

Avec La Compagnie noire, Glen Cook contribue à populariser une fantasy militaire beaucoup plus sombre que les grandes sagas traditionnelles.

La série raconte les aventures d’une compagnie de mercenaires qui vend ses services au plus offrant. Les membres de la Compagnie ne sont pas des chevaliers héroïques : ce sont des soldats habitués à la guerre, à la violence et aux compromis nécessaires pour rester en vie.

Le récit est notamment raconté à travers les chroniques de la Compagnie, ce qui donne à l’ensemble une tonalité très particulière.

Le monde dans lequel évoluent les mercenaires est dominé par des puissances magiques et des personnages redoutables, mais la guerre est toujours observée à hauteur d’homme.

La série compte 13 volumes, en commençant par La Compagnie noire.

Avec son approche militaire, son atmosphère sombre et ses personnages moralement ambigus, l’œuvre de Glen Cook a fortement influencé une partie de la fantasy moderne.

14. Le Cycle d’Elric — Michael Moorcock

Impossible de parler de fantasy médiévale sans évoquer Elric, l’un des personnages les plus célèbres de la sword & sorcery.

Elric est un empereur albinos, physiquement fragile mais doté d’immenses pouvoirs magiques. Son arme, Stormbringer, est une épée runique capable d’absorber les âmes de ceux qu’elle tue.

Michael Moorcock s’éloigne ici radicalement du héros traditionnel. Elric est tourmenté, vulnérable et souvent confronté aux conséquences désastreuses de ses propres choix.

L’univers du cycle est également marqué par le combat entre la Loi et le Chaos, deux forces qui dépassent largement les simples rivalités entre royaumes.

Le cycle compte 11 volumes sur Mais-Encore.fr, à commencer par Elric des Dragons.

Elric constitue une excellente porte d’entrée vers la sword & sorcery, mais aussi vers une fantasy plus sombre et plus décadente, très différente de l’héritage de Tolkien.

15. Le Cycle des épées — Fritz Leiber

Avec Le Cycle des épées, Fritz Leiber met en scène deux personnages devenus emblématiques de la fantasy d’aventure : Fafhrd et le Souricier gris.

Les deux héros sont très différents, mais partagent le goût de l’aventure, des combats et des ennuis. Leurs histoires les conduisent à travers des cités dangereuses, des contrées étranges et des situations où l’humour côtoie souvent la violence.

Leiber privilégie une fantasy d’aventure plus légère et plus dynamique que celle des grandes fresques épiques.

Le cycle compte sept volumes, à commencer par Épées et démons.

L’importance historique de cette série est considérable : elle fait partie des œuvres qui ont contribué à définir la sword & sorcery, avec ses aventuriers, ses voleurs, ses magiciens, ses monstres et ses cités pleines de dangers.

Pour les lecteurs qui recherchent davantage l’aventure et l’humour que les longues intrigues politiques, Le Cycle des épées constitue donc un excellent choix.

16. Les Livres des Rai-Kirah — Carol Berg

Moins connue du grand public que Tolkien, Robin Hobb ou Brandon Sanderson, Carol Berg mérite pourtant une place dans une sélection des grandes œuvres de fantasy médiévale avec Les Livres des Rai-Kirah.

Le premier volume, L’Esclave, nous fait découvrir Seyonne, un homme réduit en esclavage après la conquête de son peuple. Son existence va basculer lorsqu’il est chargé de protéger un prince dont le comportement cache de nombreux secrets.

La série mêle aventure, magie, politique et relations de pouvoir, tout en accordant une place importante à la psychologie de ses personnages.

Sur Mais-Encore.fr, la série compte trois volumes traduits :

  1. L’Esclave
  2. L’Insoumis
  3. Le Vengeur

Le quatrième volume de la série n’ayant pas été traduit en français, les lecteurs francophones doivent pour l’instant s’arrêter à cette trilogie.

Les Livres des Rai-Kirah constituent une excellente découverte pour ceux qui apprécient les univers de fantasy médiévale relativement classiques, mais qui souhaitent sortir des sagas les plus connues.

17. Gagner la guerre — Jean-Philippe Jaworski

Avec Gagner la guerre, Jean-Philippe Jaworski signe l’un des romans majeurs de la fantasy française contemporaine.

Le roman se déroule dans le Vieux Royaume, un univers de fantasy médiévale dans lequel intrigues politiques, guerres, manipulations et magie se mêlent étroitement.

Le personnage principal, Benvenuto Gesufal, est un assassin et homme de main au service de la République de Ciudalia. Cynique, brutal et particulièrement débrouillard, il évolue dans un monde où les puissants n’hésitent pas à employer les méthodes les plus discutables pour parvenir à leurs fins.

L’originalité du roman tient notamment à sa narration. Benvenuto raconte lui-même son histoire avec une voix très personnelle, souvent ironique et particulièrement savoureuse.

Gagner la guerre est le deuxième tome de la série Récits du Vieux Royaume. Il est précédé par Janua Vera, un recueil de récits qui permet de découvrir plusieurs aspects de cet univers.

Mais Gagner la guerre peut parfaitement être découvert seul.

Pour les lecteurs francophones qui recherchent une fantasy adulte, ambitieuse et particulièrement bien écrite, c’est aujourd’hui l’un des titres à ne pas manquer.

18. Les Salauds gentilshommes — Scott Lynch

Avec Les Salauds gentilshommes, Scott Lynch propose une fantasy médiévale centrée sur les voleurs, les escroqueries et les intrigues plutôt que sur les traditionnels héros chevaleresques.

Le premier volume, Les Mensonges de Locke Lamora, présente Locke Lamora, un voleur particulièrement talentueux qui dirige une bande de spécialistes de l’escroquerie.

Dans la cité de Camorr, les intrigues entre criminels et puissants sont nombreuses. Locke et ses compagnons vont cependant se retrouver confrontés à un adversaire beaucoup plus dangereux que prévu.

La série compte trois volumes sur Mais-Encore.fr, en commençant par :

  1. Les Mensonges de Locke Lamora
  2. Des horizons rouge sang
  3. La République des voleurs

L’un des grands atouts de la série est son mélange d’aventure, d’humour, de violence et de dialogues particulièrement travaillés.

Les Salauds gentilshommes est donc une excellente alternative aux grandes sagas de fantasy épique : ici, les héros ne cherchent pas nécessairement à sauver le monde. Ils cherchent surtout à réussir leurs coups.

19. La Chronique du tueur de roi — Patrick Rothfuss

Avec La Chronique du tueur de roi, Patrick Rothfuss propose une fantasy médiévale particulièrement centrée sur son personnage principal et sur l’art du récit.

Le premier volume, Le Nom du vent, raconte l’histoire de Kvothe, personnage légendaire dont la vie semble déjà appartenir aux histoires que l’on raconte dans les tavernes.

Musicien, magicien, étudiant et aventurier, Kvothe revient sur son passé et raconte comment il est devenu l’homme que les légendes décrivent.

Le récit mêle apprentissage, magie, aventure, musique, mystère et romance, avec une place particulièrement importante accordée à la narration.

Sur Mais-Encore.fr, la série compte cinq volumes, avec Le Nom du vent comme premier volume.

La série est particulièrement adaptée aux lecteurs qui apprécient les personnages charismatiques, les récits d’apprentissage et les univers de fantasy dans lesquels les légendes et la réalité se mélangent.

20. Le Haut Royaume — Pierre Pevel

Pour terminer cette sélection, impossible de ne pas faire une place à Pierre Pevel, l’un des représentants majeurs de la fantasy française contemporaine.

Avec Le Haut Royaume, l’auteur imagine un univers de fantasy médiévale dans lequel royaumes, chevaliers, complots et magie se côtoient.

Le premier cycle compte cinq volumes, à commencer par Le Chevalier.

L’univers est marqué par une longue histoire politique et militaire, tandis que les personnages doivent composer avec les ambitions des puissants et les menaces qui pèsent sur le royaume.

Pierre Pevel privilégie une fantasy très accessible, portée par l’aventure et les intrigues de cour, tout en développant progressivement son univers.

Sur Mais-Encore.fr, le Haut Royaume comprend également la série Les Sept Cités, qui compte trois volumes.

Avec cette œuvre, notre sélection se termine sur une référence francophone qui montre que la fantasy médiévale ne se résume pas aux grands classiques anglo-saxons.


Et les autres romans de fantasy médiévale à découvrir ?

Notre Top 20 ne signifie évidemment pas que les autres œuvres de notre sélection ne méritent pas d’être lues.

Certaines sont simplement moins incontournables, tandis que d’autres appartiennent à des courants plus particuliers de la fantasy.

Parmi les œuvres à découvrir, on peut notamment citer Le Hobbit de J. R. R. Tolkien, Les Chroniques de Thomas Covenant de Stephen R. Donaldson, Conan de Robert E. Howard, Le Cycle de Corum de Michael Moorcock ou encore Le Cycle de Lyonesse de Jack Vance.

La fantasy française et francophone offre également plusieurs alternatives intéressantes, avec Les Lames du Cardinal de Pierre Pevel, Le Puits des mémoires de Gabriel Katz, Les Chroniques des Crépusculaires de Mathieu Gaborit, Le Livre des étoiles d’Erik L’Homme, La Geste d’Alban de Jean-Luc Marcastel et L’Épée, la Famine et la Peste d’Aurélie Wellenstein.

Enfin, les lecteurs qui apprécient une fantasy plus sombre pourront se tourner vers La Reine rouge de Mark Lawrence, tandis que Les Chroniques de la tour de Laura Gallego García ou les œuvres de Katherine Kurtz (La Trilogie des rois et ses suites) offrent d’autres approches du genre.

La fantasy médiévale est suffisamment vaste pour permettre à chacun de trouver une saga correspondant à ses goûts : épopée, aventure, magie, politique, humour ou dark fantasy.

Conclusion : quelle fantasy médiévale lire maintenant ?

La fantasy médiévale ne se résume pas aux châteaux, aux chevaliers et aux dragons. C’est justement ce qui fait sa richesse. Derrière les codes du genre se cachent des histoires très différentes : épopées fondatrices, intrigues politiques, récits d’apprentissage, aventures de mercenaires, guerres gigantesques ou encore histoires plus sombres où la magie côtoie la violence et les jeux de pouvoir.

Les vingt œuvres de cette sélection montrent cette diversité. Le Seigneur des anneaux demeure une référence incontournable pour découvrir les fondations de la fantasy moderne. L’Assassin royal, La Roue du temps ou Les Archives de Roshar proposent des univers beaucoup plus vastes, à explorer sur plusieurs tomes. À l’inverse, Gagner la guerre, La Première Loi ou La Compagnie noire offrent une vision plus adulte, plus brutale et souvent plus cynique du genre.

Certains lecteurs chercheront avant tout le plaisir de l’aventure et pourront se tourner vers La Belgariade, Les Chroniques de Narnia ou Les Livres des Rai-Kirah. D’autres préféreront la magie et les grandes figures héroïques avec Terremer, Elric ou Le Cycle des épées. Et pour ceux qui aiment les intrigues, les personnages ambigus et les mondes où personne n’est vraiment à l’abri, Le Trône de fer, Les Salauds gentilshommes ou Le Haut Royaume constituent d’excellents choix.

Il n’existe donc pas un seul « meilleur » roman de fantasy médiévale. Le bon point de départ dépend surtout de ce que vous recherchez dans une lecture. Un grand classique, une saga monumentale, une fantasy sombre ou une aventure plus légère : le genre offre suffisamment de portes d’entrée pour que chacun puisse trouver son univers.

Et si vous avez déjà parcouru les vingt œuvres de cette sélection, les autres titres évoqués dans ce guide constituent autant de pistes pour poursuivre l’exploration. Car l’une des grandes forces de la fantasy médiévale est précisément de donner l’impression que, derrière chaque royaume découvert, un autre monde attend encore d’être exploré.