Étiquette : Haut-Royaume – Les Sept cités
La basilique d’ombre par Pierre Pevel

Fiche de La basilique d’ombre
Titre : La basilique d’ombre (tome 3 sur 3 – Haut-Royaume – Les Sept cités)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2016
Editeur : Bragelonne
Première page de La basilique d’ombre
« La baronne Deshamia de Servane était déjà levée lorsqu’on frappa à la porte de sa chambre. Elle ne répondit pas aussitôt. Son premier geste, dès le réveil, avait été d’ouvrir en grand une haute fenêtre en ogive donnant sur l’est et elle se trouvait encore là, emmitouflée dans une couverture traînée depuis le lit, à contempler pensivement la levée du jour. À l’approche de la quarantaine, Deshamia n’avait pas perdu beaucoup de ses attraits. Son corps était resté mince et souple, ses longs cheveux noirs tombaient encore en boucles soyeuses jusqu’à ses reins. Son visage montrait bien quelques rides, mais elles lui donnaient plus de charme qu’elles ne lui enlevaient de grâce. Aussi, contrairement aux autres élégantes de la cour, la baronne ne tentait-elle pas de les dissimuler sous des couches de fard. Elle les portait sans honte, avec l’assurance de celle qui sait que rien ne peut vraiment nuire à sa beauté.
Quelqu’un, dans le lit, bougea.
Sans se retourner, la baronne dit :
— Tu dois partir. Tu prendras le petit escalier et tu sortiras par la porte du jardin. »
Extrait de : P. Pevel. « Cycle Haut-Royaume – Les Sept Cités – La Basilique d’Ombre. »
Le serment du Skande par Pierre Pevel

Fiche de Le serment du Skande
Titre : Le serment du Skande (tome 2 sur 3 – Haut-Royaume – Les Sept cités)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2016
Editeur : Bragelonne
Première page de Le serment du Skande
« Elles étaient sept cités aux confins du Haut-Royaume. Sept cités d’une même province mais qui – tant elles différaient – étaient comme autant de capitales pour autant de contrées. On les disait nées durant la Dernière Guerre des Ténèbres, mais peut-être étaient-elles plus anciennes. Leur histoire était tourmentée et leur origine prisonnière de brumes lointaines.
Il y avait l’orgueilleuse et superbe Samarande. Béjofa, aux cent et mille ruelles, aux cent et mille voleurs. Elyrath-la-Pieuse. Siiria et Dalisce, les cités sœurs. Angborn, sentinelle sur la mer des Brumes. Et Daryamar, secrète et abandonnée. Après le sacrifice du Dragon-Roi et la fin des Ténèbres, après le déclin des Dragons Divins et l’avènement des Premiers Royaumes, les Sept Cités vécurent longtemps sous l’autorité de princes-marchands qui se succédaient par l’intrigue et le complot, la dague et le poison. La corruption eut cependant raison de leur règne et les Cités s’émancipèrent, s’affrontèrent, connurent des destins divers. De nouveau réunies après un siècle, elles rejoignirent le Haut-Royaume qui, alors, étendait son empire. Pour autant, elles ne jouirent pas de la paix. »
Extrait de : P. Pevel. « Cycle Haut-Royaume – Les Sept Cités – Le Serment du Skande. »
Le joyau des Valoris par Pierre Pevel

Fiche de Le joyau des Valoris
Titre : Le joyau des Valoris (tome 1 sur 3 – Haut-Royaume – Les Sept cités)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2016
Editeur : Bragelonne
Première page de Le joyau des Valoris
« C’était une nuit claire et tiède. Dans le ciel, les blancs et les ors des constellations de la Grande Nébuleuse étincelaient, mus par une longue et lente ronde.
Les deux hommes avançaient à pas souples et rapides dans des rues obscures. Aussi silencieux que possible, ils étaient parfaitement rompus à l’exercice délicat qui consiste à conjuguer vitesse et discrétion. En d’autres circonstances et en d’autres lieux, on aurait pu les prendre pour des chasseurs en quête d’un gibier furtif. Mais ici, dans ce luxueux quartier de Samarande, ils ne pouvaient être que des voleurs.
Celui qui ouvrait la voie et vérifiait à chaque intersection qu’elle était libre avait une lourde rapière au côté et portait une capuche qui dissimulait son visage. L’autre était un colosse, un guerrier skande immense armé d’une épée à deux mains dans le dos. Ils se connaissaient bien, savaient où ils allaient et comment s’y rendre. Ils n’avaient pas besoin de se parler pour se comprendre – un geste ou une œillade suffisaient, et parfois moins.
Après avoir laissé passer une patrouille du guet et attendu qu’elle s’éloigne, ils empruntèrent une ruelle qui les protégea des regards jusqu’à destination ou presque : une fois au bout de la ruelle, il ne leur restait plus qu’à franchir la rue qui longeait le mur qu’ils visaient. Ce mur cernait une riche propriété d’où sourdait la rumeur – musique, chants et rires – d’une fête troublant la quiétude du quartier. »
Extrait de : P. Pevel. « Cycle Haut-Royaume – Les Sept Cités – Le Joyau des Valoris. »