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Les meilleurs romans de fantasy français

La fantasy française a longtemps vécu dans l’ombre des grandes références anglo-saxonnes. Pourtant, depuis plusieurs décennies, les auteurs français ont développé une véritable identité, avec des univers riches, des intrigues ambitieuses et des approches très différentes du genre.

Fantasy épique, dark fantasy, fantasy historique, merveilleux, aventure, fantasy jeunesse ou encore steampunk : la production française offre aujourd’hui une grande variété de styles.

Mais par où commencer ?

Pour vous aider à trouver votre prochaine lecture, nous avons sélectionné 20 romans incontournables de la fantasy française, auxquels nous ajoutons 15 autres romans à découvrir. Cette sélection privilégie la diversité des univers et des styles, tout en évitant de multiplier les romans issus d’une même série.

Notre sélection des meilleurs romans de fantasy français

1. Gagner la guerre — Jean-Philippe Jaworski

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy politique, fantasy historique

Difficile de parler de fantasy française contemporaine sans commencer par Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski.

Le roman nous entraîne dans le Vieux Royaume, aux côtés de Don Benvenuto, un assassin et espion qui évolue dans un univers où intrigues politiques, complots et violence se mêlent étroitement.

Loin du héros traditionnel, Benvenuto est un personnage ambigu, cynique et profondément humain. Le roman se distingue également par une langue particulièrement travaillée et un univers d’une grande richesse.

Gagner la guerre est le deuxième tome des Récits du Vieux Royaume, mais il peut être découvert comme une porte d’entrée majeure dans cet univers.

Pourquoi le lire ?
Pour ses intrigues politiques, son personnage principal mémorable et son écriture particulièrement travaillée.


2. Les Lames du Cardinal — Pierre Pevel

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, cape et épée

Imaginez la France de Louis XIII, ses mousquetaires, ses complots politiques… et des dragons.

C’est le point de départ des Lames du Cardinal, l’une des œuvres les plus accessibles et divertissantes de Pierre Pevel. L’auteur mélange habilement histoire, aventure de cape et d’épée et fantasy.

Le résultat est un roman rythmé, spectaculaire et particulièrement efficace.

Pourquoi le lire ?
Pour découvrir une fantasy française qui associe histoire et imaginaire sans jamais sacrifier l’aventure.


3. Le Secret de Ji — Pierre Grimbert

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, quête initiatique

Avec Le Secret de Ji, Pierre Grimbert propose une grande aventure collective autour d’un mystérieux secret qui traverse les générations.

Le roman possède tous les ingrédients de la fantasy épique : un monde vaste, des peuples différents, des personnages appelés à jouer un rôle déterminant et une quête qui dépasse largement leurs propres destins.

Le Secret de Ji constitue le premier ensemble d’une vaste saga qui comprend également Les Enfants de Ji et Les Gardiens de Ji.

Pourquoi le lire ?
Pour retrouver le plaisir d’une grande fantasy d’aventure à la française.


4. Chien du heaume — Justine Niogret

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy historique

Avec Chien du heaume, Justine Niogret propose une fantasy beaucoup plus sombre et intimiste.

L’univers médiéval est brutal, les personnages sont marqués par la violence et l’identité occupe une place centrale dans le récit.

Le roman s’éloigne ainsi de la fantasy épique traditionnelle pour privilégier une atmosphère âpre, des personnages complexes et une écriture particulièrement évocatrice.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy médiévale sombre, adulte et éloignée des clichés du genre.


5. Les Seigneurs de Bohen — Estelle Faye

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy épique

Estelle Faye nous entraîne dans un monde marqué par la guerre, les bouleversements politiques et les luttes de pouvoir.

Les Seigneurs de Bohen inaugure une histoire où plusieurs personnages et destins se croisent dans un univers sombre et foisonnant. L’autrice accorde également une place importante à l’atmosphère et à la construction de son monde.

Le roman est le premier tome du cycle Bohen, qui compte deux volumes.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy sombre et ambitieuse portée par un univers original.


6. La Passe-miroir : Les Fiancés de l’hiver — Christelle Dabos

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy jeunesse, fantasy de cour

Avec Les Fiancés de l’hiver, Christelle Dabos a construit l’un des grands succès de la fantasy francophone destinée aux adolescents et jeunes adultes.

Ophélie possède un pouvoir étonnant : elle peut lire les objets et traverser les miroirs. Son existence bascule lorsqu’elle est promise à Thorn et doit rejoindre la Citacielle.

L’intrigue mêle magie, politique, mystère et découverte d’un univers extrêmement original.

Le roman ouvre une série de quatre volumes.

Pourquoi le lire ?
Pour son univers inventif, sa magie originale et son excellente porte d’entrée vers la fantasy française.


7. La Quête d’Ewilan : D’un monde à l’autre — Pierre Bottero

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy jeunesse, portail fantasy, quête initiatique

Pierre Bottero est l’un des auteurs français qui a le plus contribué à faire découvrir la fantasy à toute une génération de lecteurs.

Dans D’un monde à l’autre, Camille découvre qu’elle est capable de passer dans un univers parallèle. Elle va alors découvrir Gwendalavir et se retrouver au cœur d’une aventure qui la dépasse.

Le premier tome de La Quête d’Ewilan ouvre une trilogie particulièrement accessible et riche en aventures.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy accessible, dynamique et particulièrement adaptée aux jeunes lecteurs.


8. Les Chroniques des Crépusculaires — Mathieu Gaborit

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy épique

Mathieu Gaborit occupe une place particulière dans la fantasy française, notamment grâce à son univers sombre et baroque.

Les Chroniques des Crépusculaires nous plongent dans un monde où la magie, les créatures étranges et les forces politiques se côtoient.

L’écriture et l’imaginaire de Gaborit donnent au roman une personnalité très différente de la fantasy médiévale plus classique.

Pourquoi le lire ?
Pour découvrir une fantasy française originale, sombre et particulièrement imaginative.


9. Le Puits des mémoires — Gabriel Katz

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, aventure

Trois hommes se réveillent sans aucun souvenir de leur passé.

Ils ignorent qui ils sont, pourquoi ils sont poursuivis et quel rôle ils ont pu jouer dans les événements qui les entourent.

Le Puits des mémoires repose ainsi sur un excellent moteur narratif : le mystère entourant l’identité des personnages.

La série compte trois volumes et constitue une excellente lecture pour ceux qui recherchent une fantasy d’aventure rythmée.

Pourquoi le lire ?
Pour son rythme, ses personnages et son mélange efficace de mystère et d’aventure.


10. Druide — Olivier Peru

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, fantasy celtique

Avec Druide, Olivier Peru propose une fantasy fortement imprégnée de l’univers celtique et du monde médiéval.

Le roman s’intéresse notamment aux druides, aux croyances anciennes et aux rapports complexes entre différents peuples.

L’ambiance historique donne au récit une identité particulière, tout en conservant les éléments fantastiques attendus du genre.

Pourquoi le lire ?
Pour son atmosphère celtique, son univers historique et son approche sombre de la fantasy.


11. Le Haut Royaume : Le Chevalier — Pierre Pevel

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, fantasy médiévale

Avec Le Haut Royaume, Pierre Pevel revient à une fantasy plus traditionnelle, dans un monde médiéval où royaumes, chevaliers et magie se côtoient.

Le Chevalier est le premier tome d’une série de cinq volumes.

Le roman permet ainsi de découvrir une autre facette de l’auteur, loin de la fantasy historique des Lames du Cardinal.

Pourquoi le lire ?
Pour retrouver les grands codes de la fantasy médiévale dans une œuvre française.


12. La Geste du Sixième Royaume — Adrien Tomas

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, fantasy d’aventure

La Geste du Sixième Royaume propose une aventure dans un univers où les royaumes, les peuples et les forces surnaturelles s’affrontent.

Adrien Tomas privilégie une narration dynamique et un grand nombre de personnages, ce qui donne au récit une dimension épique.

La série compte deux volumes.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy épique accessible et riche en aventures.


13. Le Chant des cavalières — Jeanne Mariem Corrèze

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, fantasy féministe

Le Chant des cavalières met les femmes et leurs parcours au centre de son univers.

Le roman s’intéresse notamment à la transmission, au pouvoir et aux relations entre les personnages féminins, dans un cadre de fantasy où l’aventure conserve une place importante.

Pourquoi le lire ?
Pour découvrir une fantasy contemporaine qui propose une autre manière d’aborder les rapports de pouvoir et les figures héroïques.


14. Les Ombres de Wielstadt — Pierre Pevel

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, enquête fantastique

Avec Les Ombres de Wielstadt, Pierre Pevel mêle une nouvelle fois histoire et imaginaire.

L’action se déroule dans une ville marquée par les tensions politiques et religieuses, où le fantastique s’immisce progressivement dans une intrigue proche de l’enquête.

Le roman ouvre la trilogie de Wielstadt, composée de trois volumes.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy historique où l’enquête et l’atmosphère occupent une place centrale.


15. La Moïra : La Louve et l’enfant — Henri Loevenbruck

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, fantasy celtique

Avec La Louve et l’enfant, Henri Loevenbruck nous entraîne dans un univers inspiré notamment des mythologies et cultures celtiques.

Le roman raconte le début d’une aventure initiatique dans laquelle la relation entre l’être humain et la nature occupe une place importante.

La Moïra est une trilogie dont ce roman constitue le premier volume.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy accessible, centrée sur l’aventure, la nature et les légendes celtiques.


16. La Voie des oracles — Estelle Faye

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, fantasy antique

Estelle Faye s’intéresse ici à une période rarement exploitée par la fantasy : l’Antiquité.

La Voie des oracles nous plonge dans un monde marqué par les croyances, les mythes et les transformations d’une civilisation.

La série compte trois volumes.

Pourquoi le lire ?
Pour découvrir une fantasy historique originale, loin des éternels royaumes médiévaux.


17. L’Héritage des Rois-Passeurs — Manon Fargetton

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, portail fantasy

L’Héritage des Rois-Passeurs joue avec l’idée de mondes qui se croisent et de personnages confrontés à un destin qui les dépasse.

Manon Fargetton propose une fantasy accessible et moderne, dans laquelle l’aventure et les relations entre les personnages occupent une place importante.

Le cycle est composé de deux volumes.

Pourquoi le lire ?
Pour une fantasy moderne et accessible, idéale pour ceux qui aiment les histoires de mondes parallèles.


18. Confessions d’un automate mangeur d’opium — Fabrice Colin et Mathieu Gaborit

Genre : Fantasy
Sous-genres : steampunk, fantasy historique

Avec Confessions d’un automate mangeur d’opium, Fabrice Colin et Mathieu Gaborit mélangent imaginaire, histoire alternative, technologie et fantastique.

L’univers donne une place importante aux automates et aux inventions, dans une ambiance qui évoque le steampunk tout en conservant une forte dimension fantasy.

Pourquoi le lire ?
Pour son univers original et son mélange entre aventure, technologie et fantastique.


19. Porcelaine : Légende du jardin des roses — Estelle Faye

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy féerique, conte

Avec Porcelaine, Estelle Faye adopte une approche plus proche du conte et du merveilleux.

Le roman joue avec les codes des légendes et des récits féeriques, tout en conservant une atmosphère parfois sombre.

C’est une excellente manière de découvrir une fantasy française qui ne repose pas uniquement sur les grandes batailles et les quêtes épiques.

Pourquoi le lire ?
Pour son atmosphère de conte, sa poésie et son imaginaire féerique.


20. Danse avec les lutins — Catherine Dufour

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy humoristique, merveilleux

Catherine Dufour apporte une tonalité différente à cette sélection avec Danse avec les lutins.

L’autrice joue avec les conventions de la fantasy et propose un récit où l’humour et le merveilleux occupent une place importante.

Un choix intéressant pour terminer ce Top 20 sur une note plus légère et décalée.

Pourquoi le lire ?
Pour son humour, son imagination et sa manière de détourner les codes traditionnels de la fantasy.


15 autres romans de fantasy français à découvrir

Notre Top 20 ne suffit évidemment pas à résumer la richesse de la fantasy française. Voici donc quinze autres romans présents sur mais-encore.fr qui méritent eux aussi votre attention.

Le Serment de l’orage — Gabriel Katz

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, aventure

Après Le Puits des mémoires, Gabriel Katz propose avec Le Serment de l’orage une autre aventure de fantasy portée par l’action et les enjeux politiques.

Un choix intéressant pour les lecteurs qui apprécient les univers épiques et les intrigues rapides.


Martyrs — Olivier Peru

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy épique

Avec Martyrs, Olivier Peru développe une fantasy ambitieuse et sombre, dans laquelle les personnages sont confrontés à des événements violents et à des enjeux politiques majeurs.

Une lecture à privilégier si vous aimez les univers adultes et les récits de grande ampleur.


Un éclat de givre — Estelle Faye

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy urbaine, post-apocalyptique

Un éclat de givre montre une autre facette de l’œuvre d’Estelle Faye.

L’univers abandonne les royaumes médiévaux traditionnels pour proposer une ambiance plus moderne et dégradée, à la frontière entre fantasy urbaine et récit post-apocalyptique.


Les Haut-Conteurs : La Voix des rois — Olivier Peru et Patrick McSpare

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy jeunesse, dark fantasy

Avec La Voix des rois, Olivier Peru et Patrick McSpare proposent une aventure destinée notamment aux jeunes lecteurs, mais qui peut également séduire les adultes amateurs de fantasy.

Il s’agit du premier tome des Haut-Conteurs, une série de six volumes.


Le Livre des étoiles : Qadehar le sorcier — Erik L’Homme

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy jeunesse, fantasy épique

Qadehar le sorcier est le premier volume du Livre des étoiles, une trilogie qui s’adresse particulièrement aux adolescents.

Erik L’Homme y propose une fantasy accessible, portée par l’aventure, la magie et l’apprentissage.

La série compte trois volumes.


La Malédiction d’Old Haven — Fabrice Colin

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, aventure

Avec La Malédiction d’Old Haven, Fabrice Colin propose une aventure teintée de mystère et de fantastique.

Le roman ouvre une série de deux volumes et constitue une autre manière de découvrir l’imaginaire de l’auteur.


Les Chevaliers du Tintamarre — Raphaël Bardas

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy humoristique, aventure

Les Chevaliers du Tintamarre prennent le contrepied de la fantasy épique très sérieuse.

L’humour, les personnages hauts en couleur et l’aventure donnent au roman une tonalité plus légère.

Une excellente option pour les lecteurs qui souhaitent une fantasy amusante et décalée.


La Dernière Terre — Magali Villeneuve

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy épique

La Dernière Terre propose un univers sombre dans lequel les personnages doivent évoluer dans un monde marqué par les conflits et les tensions.

La série compte deux volumes et s’inscrit dans une fantasy particulièrement tournée vers les personnages et l’atmosphère.


Les Dieux sauvages — Lionel Davoust

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, dark fantasy

Avec Les Dieux sauvages, Lionel Davoust propose une fantasy ambitieuse construite autour d’un univers vaste et complexe.

La série compte quatre volumes et s’adresse particulièrement aux lecteurs qui apprécient les grandes fresques de fantasy.


L’Agent des ombres — Michel Robert

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy épique

L’Agent des ombres s’inscrit dans une fantasy plus sombre, portée par l’action, les conflits et les personnages ambigus.

La série compte dix volumes, ce qui en fait une proposition particulièrement intéressante pour les lecteurs qui souhaitent s’immerger durablement dans un univers.


Le Dieu Oiseau — Aurélie Wellenstein

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy mythologique

Aurélie Wellenstein développe avec Le Dieu Oiseau un imaginaire singulier, marqué par les mythes, les créatures et une atmosphère parfois inquiétante.

Le roman constitue une excellente découverte pour ceux qui recherchent une fantasy française originale et différente des grandes sagas médiévales.


La Voie du cygne — Laurent Kloetzer

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, fantasy urbaine

La Voie du cygne se distingue par son univers et son approche plus atypique de la fantasy.

Laurent Kloetzer y développe une histoire où l’ambiance et la construction du monde jouent un rôle important.


Le Roi d’août — Michel Pagel

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy historique, uchronie

Avec Le Roi d’août, Michel Pagel joue avec l’Histoire pour construire une réalité alternative où le fantastique vient modifier le cours des événements.

Un choix particulièrement intéressant pour les amateurs d’uchronie et de fantasy historique.


Féerie pour les ténèbres — Jérôme Noirez

Genre : Fantasy
Sous-genres : dark fantasy, fantasy baroque

Féerie pour les ténèbres plonge le lecteur dans un imaginaire sombre, étrange et baroque.

Jérôme Noirez développe un univers très personnel, loin des canons de la fantasy médiévale classique.

À privilégier si vous aimez les œuvres dérangeantes et les univers qui sortent des sentiers battus.


Le Monde de la Terre Creuse — Alain Paris

Genre : Fantasy
Sous-genres : fantasy épique, aventure

Enfin, Le Monde de la Terre Creuse propose une aventure de grande ampleur dans un univers riche en péripéties.

La série compte dix volumes, ce qui en fait une œuvre particulièrement intéressante pour les lecteurs qui aiment les longues sagas.

Une fantasy française aux multiples visages

Cette sélection montre à quel point il est difficile de parler d’une seule « fantasy française ».

Gagner la guerre et Les Chroniques des Crépusculaires explorent une fantasy sombre et adulte. Les Lames du Cardinal et Les Ombres de Wielstadt mélangent fantasy et histoire. La Quête d’Ewilan, La Passe-miroir ou Le Livre des étoiles offrent des portes d’entrée plus accessibles vers l’imaginaire.

D’autres auteurs préfèrent explorer le merveilleux, comme Estelle Faye avec Porcelaine, ou l’humour, comme Catherine Dufour avec Danse avec les lutins.

Cette diversité constitue probablement l’une des grandes forces de la fantasy française contemporaine.

Par quel roman commencer ?

Tout dépend finalement de ce que vous recherchez.

Si vous aimez les intrigues politiques et les personnages ambigus, commencez par Gagner la guerre.

Pour une grande aventure mêlant histoire et fantasy, Les Lames du Cardinal constituent un excellent choix.

Si vous recherchez une fantasy épique plus traditionnelle, tournez-vous vers Le Secret de Ji, Le Haut Royaume ou La Geste du Sixième Royaume.

Pour une lecture plus sombre et adulte, Chien du heaume, Les Seigneurs de Bohen ou Martyrs sont de très bonnes options.

Enfin, si vous souhaitez faire découvrir la fantasy à un adolescent, La Quête d’Ewilan, La Passe-miroir ou Le Livre des étoiles constituent d’excellentes portes d’entrée.

Conclusion

La fantasy française n’a pas besoin de copier les grandes œuvres anglo-saxonnes pour trouver sa propre identité.

De Jean-Philippe Jaworski à Estelle Faye, de Pierre Pevel à Pierre Bottero, les auteurs français ont développé des univers extrêmement variés : fantasy épique, dark fantasy, fantasy historique, fantasy jeunesse, merveilleux, steampunk, uchronie ou encore fantasy humoristique.

Cette sélection de vingt incontournables et quinze romans complémentaires ne prétend évidemment pas établir un classement définitif. Le « meilleur » roman de fantasy dépend toujours des goûts de chaque lecteur.

Mais une chose est certaine : si vous pensez connaître la fantasy uniquement à travers Tolkien, George R. R. Martin ou les grandes sagas anglo-saxonnes, la fantasy française mérite largement que vous lui accordiez une place dans votre bibliothèque.

Et avec les nombreux auteurs et romans encore à découvrir, cette sélection n’est probablement que le début du voyage.

Les meilleurs romans de steampunk

Des machines à vapeur capables de bouleverser le monde, des dirigeables sillonnant les cieux, des savants excentriques, des automates, des villes victoriennes et des technologies qui n’auraient jamais dû exister : le steampunk est un genre qui aime réinventer le passé pour imaginer des futurs qui n’ont jamais eu lieu.

Né véritablement comme courant littéraire dans les années 1980, le steampunk puise pourtant largement dans les œuvres de Jules Verne, H. G. Wells et d’autres auteurs de la littérature d’anticipation du XIXe siècle. Mais il ne se résume pas à quelques machines à vapeur et à des décors victoriens. Le genre s’est progressivement mélangé avec l’uchronie, la fantasy, l’aventure, le fantastique et même la science-fiction.

Cette diversité se retrouve dans notre sélection des 20 meilleurs romans de steampunk. Des œuvres fondatrices aux romans plus récents, voici les livres qui ont contribué à définir et à renouveler le genre.


1. Les Voies d’Anubis — Tim Powers

Publié en 1983, Les Voies d’Anubis est l’un des romans fondateurs du steampunk moderne.

Tim Powers imagine un Londres victorien où les voyages dans le temps permettent de rencontrer des personnages historiques comme Lord Byron, tout en plongeant le lecteur dans un univers mêlant magie, sociétés secrètes, créatures fantastiques et machines étonnantes.

Le roman suit Brendan Doyle, un spécialiste de la littérature qui participe à une expédition temporelle pour assister à une conférence de Coleridge en 1810. Mais le voyage ne se déroule évidemment pas comme prévu.

Avec son mélange de Londres victorien, voyage temporel, histoire alternative, magie et aventure, Les Voies d’Anubis possède une place particulière dans l’histoire du steampunk.

C’est un excellent choix pour découvrir un steampunk qui ne se limite pas à la technologie et qui assume pleinement sa dimension fantastique.

Pourquoi le lire ?

  • Pour découvrir l’un des grands classiques du steampunk.
  • Pour son mélange de voyage temporel et de fantasy.
  • Pour son Londres victorien particulièrement imaginatif.
  • Pour son atmosphère d’aventure et de mystère.

2. La Machine à différences — William Gibson & Bruce Sterling

Et si la révolution informatique avait commencé au XIXe siècle ?

C’est le point de départ de La Machine à différences, publié en 1990 par William Gibson et Bruce Sterling.

Les deux auteurs imaginent une Angleterre victorienne profondément transformée par l’existence de machines mécaniques capables d’effectuer des calculs complexes. Charles Babbage a réussi à construire ses machines à différences et la technologie informatique s’est développée avec près d’un siècle d’avance.

Cette modification apparemment technique bouleverse toute la société britannique.

Le roman mélange ainsi uchronie, politique, technologie et société victorienne, tout en imaginant une révolution industrielle alternative particulièrement crédible.

Ici, pas besoin de multiplier les gadgets extraordinaires : c’est la simple modification de l’histoire technologique qui suffit à transformer complètement le monde.

La Machine à différences est également important parce qu’il montre que le steampunk peut être beaucoup plus qu’une esthétique : il peut devenir un véritable outil pour réfléchir à l’évolution des sociétés et des technologies.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son uchronie particulièrement ambitieuse.
  • Pour son interprétation du Londres victorien.
  • Pour son mélange de politique et de technologie.
  • Pour découvrir l’un des romans majeurs du steampunk moderne.

3. Homunculus — James P. Blaylock

Avec Homunculus, James P. Blaylock propose une autre vision du steampunk, beaucoup plus proche du fantastique et de l’horreur.

Publié en 1986, le roman se déroule dans une Angleterre victorienne peuplée de savants, d’inventeurs, d’alchimistes et de personnages aux motivations pour le moins douteuses.

L’histoire tourne notamment autour d’un mystérieux homoncule venu de l’espace et de plusieurs personnages qui cherchent à mettre la main sur lui.

Le roman mélange avec beaucoup de liberté science-fiction, fantastique, humour noir et imaginaire victorien.

Chez Blaylock, les machines ne sont donc pas simplement des éléments de décor. Elles participent à un univers étrange où les inventions scientifiques semblent constamment franchir les limites entre science, magie et folie.

Homunculus représente ainsi parfaitement le versant le plus baroque et fantastique du steampunk.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son ambiance victorienne très particulière.
  • Pour son mélange de science-fiction et de fantastique.
  • Pour ses inventeurs et savants complètement décalés.
  • Pour découvrir le steampunk dans sa forme la plus étrange.

4. Machines infernales — K. W. Jeter

K. W. Jeter est souvent considéré comme l’un des auteurs ayant contribué à populariser le terme steampunk lui-même.

Avec Machines infernales, premier volume de la série George Dower, il plonge son lecteur dans une Angleterre victorienne où les inventions mécaniques et les découvertes scientifiques prennent une place centrale.

Le jeune George Dower se retrouve entraîné dans une aventure où se mêlent inventions extraordinaires, savants, complots et machines improbables.

Le roman possède cette esthétique qui deviendra caractéristique du steampunk : une technologie mécanique poussée beaucoup plus loin que ce que permettait réellement l’époque victorienne.

La série George Dower ne compte que trois volumes, les deux suivants n’ayant pas été traduits. Cela n’empêche pas Machines infernales de constituer une excellente introduction à l’un des courants historiques du steampunk.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son importance dans l’histoire du genre.
  • Pour son univers victorien et mécanique.
  • Pour son côté aventureux et décalé.
  • Pour découvrir l’un des auteurs associés aux débuts du steampunk.

5. Le Seigneur des airs — Michael Moorcock

Avec Le Seigneur des airs, Michael Moorcock emmène le steampunk dans une direction beaucoup plus uchronique.

Premier volume de la série Oswald Bastable, le roman imagine un XXe siècle radicalement différent de celui que nous connaissons. Les puissances impériales disposent de technologies aéronautiques avancées et les dirigeables occupent une place centrale dans cet univers.

Oswald Bastable, officier britannique, découvre progressivement un monde qui ne correspond pas à celui de son époque.

Le roman permet à Moorcock de jouer avec les codes de l’aventure populaire, de l’impérialisme et de l’histoire alternative tout en développant une technologie rétrofuturiste particulièrement marquée.

Avec ses dirigeables, ses machines extraordinaires et son histoire alternative, Le Seigneur des airs constitue donc une autre étape importante dans l’évolution du steampunk.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son univers rétrofuturiste.
  • Pour ses dirigeables et ses technologies alternatives.
  • Pour son mélange d’aventure et d’uchronie.
  • Pour découvrir la série Oswald Bastable.

Pourquoi ces cinq romans sont-ils importants ?

Ces cinq premiers titres montrent déjà que le steampunk ne constitue pas un genre aussi uniforme qu’on pourrait le croire.

Les Voies d’Anubis privilégie le fantastique et le voyage temporel. La Machine à différences imagine une véritable histoire alternative de la révolution industrielle. Homunculus pousse le genre vers le fantastique et l’étrange. Machines infernales met davantage l’accent sur les inventions et l’aventure, tandis que Le Seigneur des airs explore les possibilités de l’uchronie et du rétrofuturisme.

C’est justement cette capacité à mélanger les genres qui fait la richesse du steampunk.


6. Mécaniques fatales — Philip Reeve

Et si les villes elles-mêmes pouvaient se déplacer et se livrer une guerre sans merci ?

C’est le point de départ de Mécaniques fatales, premier volume de la série Tom et Hester de Philip Reeve.

Dans cet univers, les ressources de la Terre sont devenues rares et les grandes villes se sont transformées en gigantesques machines mobiles. Elles parcourent les terres à la recherche de petites cités qu’elles peuvent capturer et absorber.

Londres est devenue une immense cité prédatrice, équipée de machines capables de poursuivre ses proies.

Le jeune Tom Natsworthy, apprenti historien, mène une existence relativement tranquille jusqu’au jour où il est précipité hors de Londres par une mystérieuse jeune femme, Hester Shaw.

Le roman mélange aventure, science-fiction, technologie rétrofuturiste et univers postapocalyptique.

Même si l’histoire s’éloigne du steampunk victorien traditionnel, Mécaniques fatales en reprend plusieurs éléments fondamentaux : machines gigantesques, technologies mécaniques, esthétique industrielle et vision alternative du progrès.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son concept spectaculaire de villes mobiles.
  • Pour son mélange de steampunk et de postapocalyptique.
  • Pour son rythme d’aventure particulièrement efficace.
  • Pour découvrir l’univers de Tom et Hester.

7. L’Âge de diamant — Neal Stephenson

Avec L’Âge de diamant, Neal Stephenson propose une vision du futur qui semble très éloignée du Londres victorien traditionnel du steampunk.

Pourtant, le roman partage avec le genre une fascination essentielle pour les technologies mécaniques et leur influence sur la société.

Dans ce futur, les nanotechnologies ont bouleversé l’économie et les rapports sociaux. Les objets peuvent être fabriqués presque instantanément à partir de matières premières, tandis que de nouvelles communautés se sont constituées autour de valeurs et de modes de vie différents.

L’un des éléments centraux du roman est un livre interactif extraordinaire, conçu pour accompagner une jeune fille dans son apprentissage.

Neal Stephenson mélange ici science-fiction, technologie, éducation, société et réflexion sur l’évolution humaine.

Pourquoi le retrouver dans une sélection steampunk ?

Parce que L’Âge de diamant appartient à cette branche du genre qui s’intéresse moins à la simple reconstitution victorienne qu’à une technologie alternative capable de transformer radicalement la civilisation.

C’est un steampunk beaucoup plus futuriste et conceptuel, mais qui participe à la même fascination pour les rapports entre technologie et société.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son imagination technologique.
  • Pour son monde profondément original.
  • Pour sa réflexion sur l’éducation et la société.
  • Pour découvrir une forme de steampunk très éloignée des clichés victoriens.

8. Le Prestige — Christopher Priest

Avec Le Prestige, Christopher Priest nous ramène dans l’Angleterre victorienne, mais par l’intermédiaire d’un univers dominé par les illusions, les inventions et les rivalités entre deux magiciens.

Le roman raconte la confrontation entre Alfred Borden et Robert Angier, deux illusionnistes prêts à tout pour surpasser leur rival.

Leurs spectacles deviennent progressivement de plus en plus extraordinaires, jusqu’à faire intervenir des technologies et des découvertes scientifiques qui dépassent largement les connaissances de leur époque.

Christopher Priest construit son histoire sous la forme de récits emboîtés, de journaux intimes et de témoignages contradictoires. Le lecteur est donc constamment amené à se demander ce qui est vrai et ce qui relève de l’illusion.

Le Prestige est ainsi à la frontière de plusieurs genres : roman historique, fantastique, science-fiction et récit d’anticipation.

Sa place dans cette sélection tient surtout à son atmosphère victorienne, à son utilisation de technologies extraordinaires et à cette fascination pour les inventeurs qui caractérise une partie du steampunk.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son atmosphère victorienne.
  • Pour sa confrontation entre magie et technologie.
  • Pour son intrigue construite comme un gigantesque tour de magie.
  • Pour découvrir le roman à l’origine du film de Christopher Nolan.

9. Les Enchantements d’Ambremer — Pierre Pevel

Avec Les Enchantements d’Ambremer, Pierre Pevel transpose le steampunk dans une version particulièrement française et fantastique.

Premier volume de la série Le Paris des Merveilles, le roman imagine un Paris du début du XXe siècle dans lequel la magie existe et où les créatures féeriques côtoient les humains.

Paris n’est pas exactement celui que nous connaissons. Les progrès techniques et la magie ont suivi des chemins différents, donnant naissance à un monde où se mélangent automates, dirigeables, inventions extraordinaires, fées, elfes et autres créatures fantastiques.

Le héros, Louis Denizart Hippolyte Griffont, est un mage et détective qui se retrouve impliqué dans une affaire particulièrement dangereuse.

Le résultat est un savoureux mélange de fantasy, enquête, aventure et esthétique rétrofuturiste.

Le steampunk de Pierre Pevel n’est donc pas une simple transposition du modèle britannique. L’auteur l’adapte à son propre imaginaire et transforme Paris en un terrain de jeu particulièrement séduisant.

Les Enchantements d’Ambremer est le premier volume d’une trilogie qui se poursuit avec L’Élixir d’oubli et Le Royaume immobile.

Pourquoi le lire ?

  • Pour découvrir une version française du steampunk.
  • Pour son mélange de magie et de technologie.
  • Pour son Paris alternatif particulièrement réussi.
  • Pour son côté aventure et enquête.

10. Boneshaker — Cherie Priest

Avec Boneshaker, Cherie Priest déplace le steampunk vers une Amérique alternative ravagée par une catastrophe industrielle.

Le roman se déroule dans une version uchronique de Seattle, après une catastrophe provoquée par une gigantesque machine de forage.

La ville est désormais séparée du reste du monde par un mur et envahie par un gaz toxique. À l’intérieur vivent des survivants dans un environnement dangereux, peuplé notamment de zombies.

Dans cet univers postapocalyptique, les machines, les inventions et les technologies rétrofuturistes occupent une place centrale.

Cherie Priest mélange ainsi steampunk, uchronie, aventure et horreur, donnant naissance à un roman très différent des récits victoriens classiques.

Boneshaker est également le premier volume du Cycle du siècle mécanique, une série qui compte trois volumes.

Ce roman montre parfaitement que le steampunk peut quitter l’Europe victorienne pour explorer d’autres périodes et d’autres territoires tout en conservant son identité.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son mélange de steampunk et d’horreur.
  • Pour son univers postapocalyptique.
  • Pour son uchronie américaine.
  • Pour ses machines et technologies rétrofuturistes.

Cinq visions très différentes du steampunk

Ces cinq romans montrent à quel point le genre s’est diversifié.

Avec Mécaniques fatales, Philip Reeve transforme le monde en gigantesque terrain de chasse mécanique. Neal Stephenson pousse le genre vers une science-fiction technologique avec L’Âge de diamant. Christopher Priest mélange le monde victorien, l’illusion et la science dans Le Prestige.

Pierre Pevel apporte quant à lui une dimension française et fantastique avec Les Enchantements d’Ambremer, tandis que Cherie Priest démontre avec Boneshaker que le steampunk peut parfaitement s’intégrer à un univers postapocalyptique et horrifique.


11. Perdido Street Station — China Miéville

Avec Perdido Street Station, China Miéville imagine l’une des villes les plus extraordinaires de la fantasy contemporaine : Nouvelle-Crobuzon.

La cité est immense, industrielle, polluée et peuplée d’humains mais aussi de créatures et de peuples aux formes très diverses. Les machines à vapeur, les automates, les inventions scientifiques et les technologies étranges y côtoient une magie particulièrement développée.

Le roman raconte l’histoire d’Isaac Dan der Grimnebulin, un scientifique qui accepte d’aider une créature mystérieuse victime d’une transformation particulièrement étrange.

Cette enquête va rapidement l’entraîner dans une affaire qui menace toute la ville.

Premier volume du Cycle de Bas-Lag, Perdido Street Station est difficile à enfermer dans une seule catégorie. Il mélange fantasy, science-fiction, horreur, aventure et esthétique steampunk.

C’est précisément cette hybridation qui lui vaut sa place dans notre sélection.

Le roman montre notamment comment le steampunk peut s’affranchir complètement du cadre victorien traditionnel pour créer un univers original, sombre et profondément fantastique.

Pourquoi le lire ?

  • Pour découvrir l’extraordinaire ville de Nouvelle-Crobuzon.
  • Pour son mélange de fantasy et de steampunk.
  • Pour son univers industriel particulièrement riche.
  • Pour son imaginaire très éloigné des clichés du genre.

12. Le Déchronologue — Stéphane Beauverger

Avec Le Déchronologue, Stéphane Beauverger propose un roman français particulièrement original qui mélange aventure maritime, uchronie et manipulation du temps.

Le capitaine Henri Villon commande le Déchronologue, un navire équipé d’une technologie extraordinaire : des canons capables de modifier le temps.

Son équipage va se retrouver entraîné dans une aventure où les événements ne semblent plus respecter une chronologie normale.

Le roman nous plonge dans un XVIIe siècle réinventé, peuplé de pirates, de navires et de technologies impossibles.

Le steampunk est ici très différent de sa forme victorienne habituelle. L’auteur transpose certains de ses principes dans une époque beaucoup plus ancienne, donnant naissance à une sorte de steampunk baroque et maritime.

Cette approche originale permet au roman de se démarquer nettement des œuvres qui reprennent simplement les codes du Londres industriel.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son univers maritime particulièrement original.
  • Pour son mélange de steampunk et de voyage temporel.
  • Pour son XVIIe siècle réinventé.
  • Pour découvrir un excellent exemple de steampunk français.

13. Confessions d’un automate mangeur d’opium — Fabrice Colin & Mathieu Gaborit

Avec Confessions d’un automate mangeur d’opium, Fabrice Colin et Mathieu Gaborit plongent le lecteur dans une France alternative où les machines, la magie et les inventions extraordinaires occupent une place centrale.

Le roman reprend plusieurs éléments caractéristiques du steampunk tout en leur ajoutant une importante dimension fantastique.

Automates, savants, inventions mécaniques et atmosphère fin-de-siècle participent à la construction d’un monde où la technologie semble constamment franchir les limites du possible.

Le titre lui-même résume assez bien l’esprit du roman : il s’agit d’un univers où la mécanique et l’étrange se rencontrent constamment.

Cette œuvre constitue donc un bon représentant du steampunk français teinté de fantastique, à côté du Paris des Merveilles de Pierre Pevel.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son univers français alternatif.
  • Pour son mélange de technologie et de fantastique.
  • Pour ses automates et ses inventions.
  • Pour découvrir une autre approche francophone du steampunk.

14. Leviathan — Scott Westerfeld

Avec Leviathan, Scott Westerfeld imagine une Première Guerre mondiale qui ne ressemble absolument pas à celle que nous connaissons.

Dans cet univers, les puissances européennes se divisent notamment entre les Clankers, qui utilisent d’immenses machines mécaniques, et les Darwinistes, qui ont développé des technologies biologiques permettant de créer des créatures vivantes utilisées comme armes et moyens de transport.

Le jeune Aleksandar, héritier de l’Empire austro-hongrois, se retrouve entraîné dans le conflit tandis que Deryn Sharp, jeune fille déguisée en garçon, sert dans les forces britanniques.

Le contraste entre les machines des Clankers et les organismes vivants des Darwinistes donne au roman une identité visuelle et technologique particulièrement forte.

Premier volume de la série Léviathan, qui compte trois volumes, le roman constitue une excellente porte d’entrée vers un steampunk destiné à un public plus jeune, sans pour autant sacrifier l’ampleur de son univers.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son uchronie de la Première Guerre mondiale.
  • Pour le contraste entre machines et biotechnologies.
  • Pour son univers rétrofuturiste très inventif.
  • Pour son mélange d’aventure, d’histoire et de science-fiction.

15. Les Conjurés de Florence — Paul J. McAuley

Avec Les Conjurés de Florence, Paul J. McAuley transpose le principe du steampunk dans une Renaissance italienne profondément différente de celle que nous connaissons.

Le roman imagine une Florence où les progrès scientifiques et technologiques ont pris une direction radicalement différente.

Machines, inventions, automates et manipulations scientifiques se mêlent ainsi aux intrigues politiques et aux ambitions des différents protagonistes.

Le résultat est un véritable steampunk de la Renaissance, très éloigné des décors victoriens auxquels le genre est généralement associé.

Cette capacité à transposer le principe du steampunk dans d’autres périodes historiques constitue justement l’un des principaux intérêts du roman.

Les Conjurés de Florence montre qu’il n’est pas nécessaire de reproduire systématiquement le Londres du XIXe siècle pour construire un univers steampunk convaincant.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son mélange de Renaissance et de rétrofuturisme.
  • Pour ses inventions et ses automates.
  • Pour son uchronie originale.
  • Pour découvrir une forme de steampunk particulièrement atypique.

Le steampunk peut-il exister sans époque victorienne ?

Ces cinq romans apportent une réponse assez claire : oui.

Perdido Street Station abandonne complètement notre histoire pour créer un monde de fantasy industrielle. Le Déchronologue transpose l’esthétique du genre au XVIIe siècle. Confessions d’un automate mangeur d’opium imagine une France alternative où technologie et fantastique se rencontrent. Leviathan transforme la Première Guerre mondiale en conflit entre machines et créatures biologiques, tandis que Les Conjurés de Florence invente une Renaissance rétrofuturiste.

Ces romans montrent ainsi que le véritable cœur du steampunk n’est peut-être pas une époque précise, mais plutôt la rencontre entre une histoire alternative, des technologies anachroniques et un imaginaire nourri par les révolutions industrielles.


16. Jack Faust — Michael Swanwick

Avec Jack Faust, Michael Swanwick revisite l’un des grands mythes de la littérature fantastique : celui de Faust.

Le personnage de Jack Faust cherche à dépasser les limites du savoir humain et conclut un pacte qui lui permet d’acquérir des connaissances extraordinaires. Mais cette découverte du progrès scientifique va également transformer profondément le monde qui l’entoure.

Le roman mélange ainsi fantastique, histoire alternative, science et technologie, dans une Europe qui ne suit plus exactement le cours de notre histoire.

Swanwick utilise les codes du steampunk pour réfléchir aux conséquences du progrès scientifique et à la transformation d’une société confrontée à des connaissances qu’elle n’est pas nécessairement prête à maîtriser.

Le résultat est un roman particulièrement original, qui associe les grandes figures du mythe fantastique à une réflexion sur la science et le progrès.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son mélange de fantastique et de science.
  • Pour sa réinterprétation du mythe de Faust.
  • Pour son univers historique alternatif.
  • Pour découvrir un steampunk très différent des aventures victoriennes classiques.

17. La Porte des mondes — Robert Silverberg

Avec La Porte des mondes, Robert Silverberg propose une uchronie qui imagine une histoire radicalement différente de la nôtre.

Une catastrophe démographique bouleverse profondément l’Europe et le monde méditerranéen. Les grandes civilisations que nous connaissons ont évolué selon d’autres trajectoires, donnant naissance à un monde où les rapports de force politiques, économiques et culturels sont totalement différents.

Le roman suit Dan Beauchamp, un Anglais qui voyage dans cet univers alternatif et découvre progressivement une histoire qui aurait pu être la nôtre.

Le livre se situe davantage du côté de l’uchronie historique que du steampunk strict. Mais son intérêt pour les technologies, les sociétés alternatives et les conséquences d’une divergence historique le rapproche de certaines formes du genre.

C’est donc une œuvre plus périphérique dans notre classement, mais particulièrement intéressante pour les lecteurs qui apprécient le steampunk lorsqu’il rencontre l’histoire alternative.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son histoire alternative particulièrement ambitieuse.
  • Pour son univers très différent de notre réalité.
  • Pour son mélange d’aventure et d’uchronie.
  • Pour explorer la frontière entre steampunk et histoire alternative.

18. L’Instinct de l’équarrisseur — Thomas Day

Avec L’Instinct de l’équarrisseur, Thomas Day propose une interprétation française particulièrement sombre du steampunk.

Le roman joue avec les codes de l’aventure, du fantastique et de l’histoire alternative, dans un univers où la technologie et la violence occupent une place importante.

Comme plusieurs œuvres françaises de notre sélection, le roman ne cherche pas simplement à reproduire le Londres victorien traditionnel. Il utilise plutôt les possibilités offertes par le steampunk pour construire un monde décalé, brutal et imaginatif.

Thomas Day s’intéresse notamment aux rapports entre technologie, pouvoir et violence, donnant au récit une tonalité beaucoup plus sombre que celle des aventures steampunk les plus classiques.

Pourquoi le lire ?

  • Pour découvrir une vision française du steampunk.
  • Pour son ambiance sombre.
  • Pour son mélange d’aventure et d’histoire alternative.
  • Pour une approche plus adulte du genre.

19. Bohème — Mathieu Gaborit

Avec Bohème, Mathieu Gaborit développe un univers où la magie et la technologie se côtoient étroitement.

L’auteur, déjà présent dans notre sélection avec Confessions d’un automate mangeur d’opium, possède une longue expérience des univers mêlant fantasy, inventions et imaginaire industriel.

Bohème s’inscrit dans cette tradition avec un monde où les machines et les éléments fantastiques ne sont jamais très éloignés les uns des autres.

Le roman représente ainsi une autre facette du steampunk français teinté de fantasy.

L’intérêt de Gaborit est justement de ne pas considérer la technologie et la magie comme deux éléments incompatibles. Elles participent toutes les deux à la construction de son univers et contribuent à lui donner une identité très particulière.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son mélange de magie et de technologie.
  • Pour découvrir une autre facette du steampunk français.
  • Pour son univers original.
  • Pour les lecteurs qui apprécient le steampunk teinté de fantasy.

20. Jonathan Strange & Mr Norrell — Susanna Clarke

Pour terminer notre Top 20, nous retrouvons un roman qui se situe clairement à la frontière entre plusieurs genres.

Jonathan Strange et Mr Norrell se déroule dans une Angleterre alternative du XIXe siècle où la magie, longtemps considérée comme une pratique appartenant au passé, revient progressivement dans la société.

Deux magiciens aux caractères très différents vont participer à cette renaissance : le prudent Mr Norrell et le jeune Jonathan Strange.

Le roman de Susanna Clarke est avant tout une œuvre de fantasy historique et de magie, mais son cadre britannique, son imaginaire du XIXe siècle et son mélange entre histoire alternative, inventions et esthétique rétrofuturiste permettent de le rapprocher du steampunk au sens large.

C’est donc l’une des œuvres les plus discutables de notre classement, mais aussi l’une des plus intéressantes pour comprendre la frontière entre steampunk et fantasy victorienne.

Si vous appréciez les univers historiques réinventés, la magie et les atmosphères britanniques, le roman mérite largement le détour.

Pourquoi le lire ?

  • Pour son extraordinaire relecture de l’Angleterre du XIXe siècle.
  • Pour son mélange d’histoire et de magie.
  • Pour son atmosphère victorienne.
  • Pour découvrir la frontière entre fantasy historique et steampunk.

Et les autres romans de steampunk à découvrir ?

Notre Top 20 ne peut évidemment pas représenter toutes les facettes du steampunk. Plusieurs romans méritent donc d’être ajoutés à votre liste de lecture.

Du côté de Pierre Pevel, L’Élixir d’oubli et Le Royaume immobile poursuivent l’aventure du Paris des Merveilles, tandis que Les Ombres de Wielstadt propose une autre incursion de l’auteur dans un univers historique teinté de fantastique.

Dreadnought, de Cherie Priest, complète le Cycle du siècle mécanique après Boneshaker.

On peut également citer Le Peshawar Lancers de S. M. Stirling, New Victoria de Lia Habel, Le Club Vesuvius de Mark Gatiss, La Fugitive de Whitechapel de Bec McMaster et Frey de Chris Wooding.

Pour les lecteurs qui souhaitent aller vers des œuvres plus proches de la fantasy, Perdido Street Station de China Miéville constitue déjà un excellent exemple d’hybridation entre les deux genres.

Enfin, certaines œuvres sont importantes pour comprendre les racines du steampunk sans être du steampunk à proprement parler. C’est notamment le cas de Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne et de La Machine à explorer le temps de H. G. Wells.

Ces deux romans ont profondément participé à l’imaginaire technologique et rétrofuturiste dont le steampunk s’est ensuite nourri.


Conclusion

Le steampunk est un genre difficile à enfermer dans une définition unique.

Il peut prendre la forme d’un Londres victorien rempli de machines extraordinaires, comme dans Les Voies d’Anubis ou Machines infernales. Il peut devenir une uchronie technologique ambitieuse avec La Machine à différences, une aventure rétrofuturiste avec Le Seigneur des airs, ou encore une fantasy industrielle avec Perdido Street Station.

D’autres auteurs choisissent de déplacer complètement le genre : Philip Reeve imagine des villes capables de se déplacer dans Mécaniques fatales, Cherie Priest transforme le steampunk en récit postapocalyptique avec Boneshaker, tandis que Scott Westerfeld réinvente la Première Guerre mondiale dans Leviathan.

La littérature française n’est pas en reste. Pierre Pevel, Stéphane Beauverger, Fabrice Colin, Mathieu Gaborit et Thomas Day proposent chacun une vision personnelle du genre, souvent en le mélangeant avec la fantasy, l’aventure ou l’histoire alternative.

Et c’est probablement cette liberté qui fait la force du steampunk. Derrière les dirigeables, les automates, les machines à vapeur et les lunettes d’aviateur se cache surtout une idée beaucoup plus intéressante : imaginer un monde où l’histoire, la technologie et le progrès auraient pris un autre chemin.

Si vous aimez les univers rétrofuturistes, les inventions impossibles, les uchronies et les aventures dans des mondes qui n’ont jamais existé, le steampunk offre donc un terrain de lecture particulièrement vaste.

Il ne vous reste plus qu’à choisir votre première machine à remonter le temps.

Le chevalier de Wielstadt par Pierre Pevel

Fiche de Le chevalier de Wielstadt

Titre : Le chevalier de Wielstadt (tome 3 sur 3 – La trilogie de Wielstadt)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2013
Editeur : Bragelonne

Première page de Le chevalier de Wielstadt

« Pour l’occasion, Rainer von Regenhalt avait passé des habits qui ne convenaient guère au gentilhomme qu’il était. Coiffé d’un feutre cabossé, une vieille rapière au côté et des bottes avachies aux pieds, il était vêtu de cuir usé et de gros drap. Une barbe de vingt-quatre heures lui mangeait les joues et alourdissait sa moustache d’ordinaire bien taillée. Ses cheveux blonds s’étalaient aux épaules sur le col d’une chemise jaunie, tachée de crasse et de sueur.

Il ressemblait ainsi à ces spadassins qui hantaient les rues et tavernes de Wielstadt depuis six ans que la guerre avait éclaté dans le Saint Empire, et plus encore depuis que les canons s’étaient tus au printemps. Déserteurs en fuite, soldats de régiments dispersés ou mercenaires sans emploi, ils étaient beaucoup à avoir gagné la cité rhénane. La paix, qui les avait jetés désœuvrés sur les routes de régions dévastées, n’était sans doute que provisoire. Mais elle avait déjà duré de longs mois en cette année 1624, et il était certain qu’elle passerait l’hiver puisqu’on ne menait campagne qu’aux beaux jours. En l’attente, il fallait bien vivre. La prospérité insolente de Wielstadt avait donc attiré nombre de reîtres et brigands qui s’étaient mêlés à la foule famélique des réfugiés chassés par les pillages.

Si la dégaine de Regenhalt ne convenait pas à son rang, elle convenait en revanche fort bien au quartier où il se trouvait. C’était celui des Deux-Gibets, l’un des plus pauvres et mal famés de Wielstadt. Tout, ici, n’était que venelles, murs lépreux et bâtisses branlantes. On y menait des vies sans espoir ni joies, dans les ordures et les décombres, et l’on s’écharpait pour une paire de souliers troués. Le guet se montrait peu souvent et toujours en nombre. Une patrouille isolée essuyait immanquablement des regards haineux et des insultes à peine contenues. Mais elle pouvait aussi être prise à parti par une population dont la misère exaspérait la colère. Dès lors, les attroupements avaient tôt fait de se muer en embuscades. »

Extrait de : P. Pevel. « Le Chevalier de Wielstadt – La trilogie de Wielstadt. »

Les masques de Wielstadt par Pierre Pevel

Fiche de Les masques de Wielstadt

Titre : Les masques de Wielstadt (tome 2 sur 3 – La trilogie de Wielstadt)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2013
Editeur : Bragelonne

Première page de Les masques de Wielstadt

« Depuis le sommet d’une colline herbeuse, quelque part dans un coin perdu de campagne allemande, les deux hommes à plat ventre observaient les ruines d’une abbaye où, cinq cents mètres plus loin, brûlaient les feux d’un campement. On n’en voyait guère plus à la lueur des étoiles et d’un pâle croissant de lune. La nuit était sans nuages, silencieuse, encore tiède une heure avant l’aube.

« Ce sont eux. — Sans doute, oui. » Ils avaient chuchoté, et une même prudence faisait qu’ils hésitaient à trop lever la tête. Cela ne les empêcha pas, cependant, de repérer des silhouettes allongées et d’autres passant devant les feux. « Des sentinelles. — Quatre, peut-être cinq. — C’est beaucoup. — Point tant, puisqu’ils sont une trentaine. Du moins à ce qu’il semble… — Et nous ne sommes que vingt », conclut le frère maréchal Markus. Ce disant, il jeta un regard en arrière, vers les mousquetaires qu’il commandait et qui attendaient à couvert. Tous étaient des templiers comme lui. Pour autant, ils ne portaient pas la casaque blanche à croix écarlate qui les désignait d’ordinaire. »

Extrait de : P. Pevel. « Les Masques de Wielstadt – La trilogie de Wielstadt. »

Les ombres de Wieslstadt par Pierre Pevel

Fiche de Les ombres de Wieslstadt

Titre : Les ombres de Wieslstadt (tome 1 sur 3 – La trilogie de Wielstadt)
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2013
Editeur : Bragelonne

Première page de Les ombres de Wieslstadt

« Frôlant les toits enneigés, la petite fée volait de toute la force de ses ailes de libellule. Haute d’une douzaine de centimètres, légère et gracile, elle peinait à aller droit parmi les bourrasques qui la chahutaient et les flocons qui l’aveuglaient. La douce chaleur du halo lumineux qui noyait son corps nu ne suffisait pas à la protéger du froid. Un halo bien pâle d’ailleurs, signe d’une fatigue extrême.

Un croassement sinistre retentit dans le tumulte. La fée fut aussitôt traversée par un grand frisson : le corbeau lancé à ses trousses venait de la retrouver. Elle risqua un regard en arrière, aperçut la silhouette de son poursuivant. Ce n’était malheureusement pas un corbeau ordinaire : plus gros que la normale, il avait dans les yeux une lueur rouge et cruelle qui trahissait l’emprise de l’Ombre.

Un début de panique prit la fée qui redoubla d’effort. Elle fuyait, le corps à l’horizontale, les bras collés aux flancs, les jambes droites et jointes, sa lourde chevelure acajou touchant ses reins. Elle savait que le corbeau ne renoncerait pas. Elle savait également qu’elle ne trouverait plus très longtemps le salut dans la fuite. Elle devait gagner un refuge, au plus vite, au plus tôt. Mais le temps et la lucidité lui manquaient ; les idées se bousculaient dans sa petite tête affolée. »

Extrait de : P. Pevel. « Les Ombres de Wielstadt – La trilogie de Wielstadt. »

Viktoria 91 par Pierre Pevel

Fiche de Viktoria 91

Titre : Viktoria 91
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2002
Editeur : Imaginaires Sans Frontières

Première page de Viktoria 91

« Lorsque Nancy Hollis – surnommée l’Amirale – quitta la chaleur bruyante et enfumée du Scottish Sergeant, l’air du dehors lui fut comme un linge humide et frais au contact du visage. Elle frissonna, ramena sur ses épaules nues son pauvre châle de laine et inspira trois fois à grande goulée, une main sur le ventre, l’autre sur le front. Il faisait nuit, mais Nancy n’était pas en état de savoir l’heure qu’il était.

Big Ben sonnait huit heures du soir lorsque Nancy avait poussé la porte du Sergeant. Le ventre vide, elle comptait y trouver un homme prêt à débourser quelques shillings. Au pire, en faisant bon visage aux ivrognes, elle réussirait bien à se faire offrir les verres qui lui permettraient d’oublier sa faim. Malheureusement, Nancy n’avait séduit au cours de la soirée qu’un ouvrier puant, qu’elle soulagea à genoux entre deux portes. Le tanner(1) ainsi gagné lui permit de s’offrir un cruchon de mauvais rhum qu’elle but trop vite. »

Extrait de : P. Pevel. « Viktoria 91. »

Les lames du cardinal – intégrale par Pierre Pevel

Fiche de Les lames du cardinal – intégrale

Titre : Les lames du cardinal – intégrale
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2010
Editeur : Bragelonne

Sommaire de Les lames du cardinal – intégrale :

  • Les lames du cardinal
  • L’alchimiste des ombres
  • Le dragon des arcanes

Le Paris des merveilles – intégrale par Pierre Pevel

Fiche de Le Paris des merveilles – intégrale

Titre : Le Paris des merveilles – intégrale
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2015
Editeur : Bragelonne

Sommaire de Le Paris des merveilles – intégrale :

  • Les enchanteurs d’Ambremer
  • L’élixir d’oubli
  • Le royaume immobile

La trilogie de Wielstadt – intégrale par Pierre Pevel

Fiche de La trilogie de Wielstadt – intégrale

Titre : La trilogie de Wielstadt – intégrale
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2011
Editeur : Pocket

Sommaire de La trilogie de Wielstadt – intégrale :

  • Les ombres de Wielstadt
  • Les masques de Wielstadt
  • Le chevalier de Wielstadt

Haut-Royaume – Les sept cités – intégrale par Pierre Pevel

Fiche de Haut-Royaume – Les sept cités – intégrale

Titre : Haut-Royaume – Les sept cités – intégrale
Auteur : Pierre Pevel
Date de parution : 2016
Editeur : Bragelonne

Sommaire de Haut-Royaume – Les sept cités – intégrale :

  • Le joyau des Valoris
  • Le serment du Skande
  • La basilique d’ombre