Étiquette : Chroniques de Pulpillac
La nuit des ponotes hématophages par Jean-Luc Marcastel

Fiche de La nuit des ponotes hématophages
Titre : La nuit des ponotes hématophages (tome 2 sur 2 – Chroniques de Pulpillac)
Auteur : Jean-Luc Marcastel
Date de parution : 2018
Editeur : Lynks
Première page de La nuit des ponotes hématophages
« La nuit, en ce mois d’octobre, était encore tiède. Un reste de douceur paressait dans l’air, malgré les feuilles jonchant le sol tout autour des arbres.
Au creux de la vallée, en contrebas, les lumières de Pulpillac animaient l’obscurité. La rivière miroitait sous la lune presque pleine.
Un bruit vint troubler le calme de ce petit coin de nature, celui d’un moteur qui avait connu des jours meilleurs… Quelques secondes plus tard, la lumière de phares qu’on aurait dits affublés de loucherie trouait l’ombre. Ce qu’il fallait bien se résoudre à appeler « une voiture » s’extirpait de la nuit pour venir se garer dans un chemin montant dans les bois.
Dire que le véhicule en question n’était pas flambant neuf n’était pas lui rendre justice. Pour s’en convaincre, il suffisait de regarder ses portières, dont pas une n’avait la même couleur, ou son pare-chocs avant qui paraissait tenir par le seul pouvoir adhésif du scotch qui l’entourait. »
Extrait de : JL Marcastel. « La nuit des ponotes hematophages – Chroniques de Pulpillac. »
Quand les poules avaient des dents… par Jean-Luc Marcastel

Fiche de Quand les poules avaient des dents…
Titre : Quand les poules avaient des dents… (tome 1 sur 2 – Chroniques de Pulpillac)
Auteur : Jean-Luc Marcastel
Date de parution : 2018
Editeur : Lynks
Première page de Quand les poules avaient des dents…
« — Vous cinq là !
Aurélien se tourna en tous sens pour découvrir l’origine de cette voix qu’il ne connaissait que trop bien, celle de Monsieur Bazan, le professeur de maths le plus redouté du collège…
En fait il ne s’appelait pas Bazan du tout, mais les élèves, ayant appris qu’il habitait dans le village de Labrousse, lui avaient collé ce surnom bien des années plus tôt : « Bazan l’homme de Labrousse ». Il lui était resté. Tout le monde l’appelait comme ça. Même les parents, en rencontres scolaires. Ce qui ne faisait rien pour lui adoucir l’humeur qu’il avait déjà très « volcanique ».
Pour l’heure, Monsieur Bazan, presque aussi large que haut, « cubique », dardait sur lui ses petits yeux chafouins sous sa coupe au bol redoutable qu’on aurait dit tout droit venue du Moyen Âge…
— Oui, vous aussi ! insista-t-il, comme Aurélien, prudent, faisait mine de se retirer sur la pointe des pieds. »
Extrait de : JL Marcastel. « Quand les poules avaient des dents – Chroniques de Pulpillac. »