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Le rire du klone par Milan

Fiche de Le rire du klone

Titre : Le rire du klone (tome 2 sur 2 – Dérive)
Auteur : Milan
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le rire du klone

« RoyD regarda ses mains noires tendues devant lui; elles avaient causé tant de problèmes. Elles avaient régi sa vie depuis sa venue à la conscience lorsque, à l’âge de vingt ans, son Original Roy Ghurdal s’était vu attribuer le clone auquel il avait droit. Ainsi était né RoyD, dont la seule différence avec son Original, à l’époque, était ces mains noires qui indiquaient à tous son statut de clone. Et donc d’esclave sans aucun droit dans la civilisation d’Eden, l’Ile Spatiale, le dernier refuge de l’humanité après la mort de la Terre.
Loin au-dessus de sa tête, les deux autres vallées de l’Ile Spatiale se distinguaient parfaitement entre les immenses baies vitrées donnant sur l’espace.
Il les contempla sachant qu’il n’en aurait bientôt plus l’occasion Bientôt il serait entre les mains de la police qui le recherchait pour témoigner sur l’assassinat de son Original, dont le meurtrier n’avait toujours pas eté arrêté. Et accessoirement pour répondre à quelques questions concernant le Mouvement pour l’Emancipation des Clones et plus particulièrement les Affranchis, le groupe Action qu’il avait créé pour agiter un peu la société qui se refusait à entendre les cris d’angoisse des clones. »

Extrait de : Milan. « le rire du klone – Dérive. »

Le clone triste par Milan

Fiche de Le clone triste

Titre : Le clone triste (tome 1 sur 2 – Dérive)
Auteur : Milan
Date de parution : 1988
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le clone triste

« RoyD Ghurdal jeta un regard inquiet autour de lui. La rue était déserte.
Il traversa la pelouse de la villa. L’air était pur, comme toujours, et dans un arbre proche un oiseau chantait.
Rien ne semblait avoir changé. Le clone sentit une nausée lui chavirer le cœur. Quelque chose avait changé, pourtant. Quelque chose de fondamental. Roy était là, dans cette villa. Il gisait sur le sol, le crâne fracassé. À côté de lui, se trouvait la statuette de bronze qui avait servi à le tuer.
Roy était mort, son clone était à présent orphelin.
Le clone leva les yeux. Loin au-dessus de lui, le soleil brillait au sein d’un ciel artificiellement bleu. »

Extrait de : Milan. « Le clone triste. »