Étiquette : Les Macht
Corvus par Paul Kearney

Fiche de Corvus
Titre : Corvus (tome 2 sur 3 – Les Macht)
Auteur : Paul Kearney
Date de parution : 2010
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Orbit
Première page de Corvus
« Sitôt arrivé au sommet de la dernière éminence, il retrouva ses vieilles habitudes et s’arrêta pour baisser les yeux sur les ombres bleutées d’un crépuscule naissant. Appuyé sur sa lance, il soupira.
Devant lui, le sol s’écoulait en plis et dépressions de plus en plus obscurs pour aller se fondre dans le creux de la vallée où coulait un torrent. Il vit dans le lointain un éclair écarlate, un reflet des dernières lueurs du soleil renvoyé par le cours d’eau. Puis les montagnes qui le cernaient parurent se rapprocher, comme pour se pelotonner les unes contre les autres avant d’affronter la nuit, et la vallée disparut comme par enchantement. Cependant, au cœur de ces ténèbres paisibles, il discernait encore une lueur dorée à l’éclat régulier.
La hampe de sa lance craqua sous son poids. Les lanières de cuir de son havresac et de son bouclier meurtrissaient ses épaules. Une onde de chaleur passa près de lui ; les vestiges du jour. Il baissa les paupières quand ce souffle caressa son front couvert de sueur, puis il se détourna et se redressa. »
Extrait de : P. Kearney. « Corvus – Les Macht. »
10 000 au coeur de l’Empire par Paul Kearney

Fiche de 10 000 au coeur de l’Empire
Titre : 10 000 au coeur de l’Empire (tome 1 sur 3 – Les Macht)
Auteur : Paul Kearney
Date de parution : 2008
Traduction : J.-P. Pugi
Editeur : Orbit
Première page de 10 000 au coeur de l’Empire
« Rictus avait vu le jour en bord de mer, et c’était en bord de mer qu’il allait quitter ce monde.
Il s’était débarrassé de son bouclier et restait assis sur une touffe de marram jaunâtre, les orteils séparés par des andains de sable froid et gris alors que les festons d’écume de la marée montante l’éblouissaient comme de la neige.
Redresser la tête lui aurait permis de voir à l’ouest, sur les épaulements du Panjaeos, de la neige véritable. Dans les hauteurs où Gænion avait forgé le cœur des étoiles.
Ce lieu en valait un autre pour mourir.
Il sentait le sang couler de son flanc, une lente promesse qu’il considérait pleine d’ironie. Ce qui le fit sourire. Je sais, pensa-t-il. Je sais ces choses. Insister est superflu. Le fer de la lance d’un Burien s’était chargé de mettre les points sur les i. »
Extrait de : P. Kearney. « 10 000 au coeur de l’Empire – Les Macht. »