Étiquette : Les monarchies divines
Les vaisseaux de l’ouest par Paul Kearney

Fiche de Les vaisseaux de l’ouest
Titre : Les vaisseaux de l’ouest (tome 5 sur 5 – Les monarchies divines)
Auteur : Paul Kearney
Date de parution : 2002
Traduction : M.-C. Elsen
Editeur : Editions du Rocher
Première page de Les vaisseaux de l’ouest
« Richard Hawkwood se dégagea du caniveau où la foule l’avait projeté et se tailla violemment un passage au milieu du peuple en liesse, sans hésiter à marcher sur des pieds, à jouer des coudes et à fusiller d’un regard féroce tous ceux qui croisaient ses yeux.
Du bétail. Rien que du fichu bétail.
Il découvrit une espèce de petit havre de sérénité à l’abri d’une bâtisse de haute taille et y fit une halte pour reprendre souffle. Les ovations étaient assourdissantes et, agglutinés, les humbles habitants d’Abrusio ne sentaient pas vraiment la rose. Il essuya la sueur qui dégoulinait de ses paupières. Un rugissement monta de la foule, suivi du fracas de sabots sur la chaussée pavée. Une fanfare de trompettes et de bruits de bottes avançaient d’un pas cadencé. Hawkwood passa la main dans sa barbe. Par le sang de Dieu, il avait besoin de boire un bon coup ! »
Extrait de : P. Kearney. « Monarchies Divines – Les vaisseaux de l’ouest. »
Les guerres de fer par Paul Kearney

Fiche de Les guerres de fer
Titre : Les guerres de fer (tome 3 sur 5 – Les monarchies divines)
Auteur : Paul Kearney
Date de parution : 1996
Traduction : M.-C. Elsen
Editeur : Editions du Rocher
Première page de Les guerres de fer
« Au paroxysme de son cauchemar fiévreux qui le faisait transpirer dans les ténèbres, il sentit la bête s’insinuer dans sa chambre et le surplomber. Pourtant, c’était impossible. Pas de si loin, il s’agissait sans doute…
Ô doux Seigneur des deux, Chef suprême de la terre, ne me quittez pas maintenant…
Prier, prier, prier. Et l’aspect dérisoire, de sa part, de cet acte : adresser des prières à Dieu, alors que son âme était noire comme l’encre et déjà vendue. Déjà égarée et promise aux flammes éternelles.
Doux Ramusio, ne m’abandonnez pas. Restez près de moi en cette heure de détresse.
Il pleurait. La chose était là. Il en avait la certitude. Elle l’épiait, aussi patiente qu’une statue. Il lui appartenait. Il était maudit.
Trempé de sueur, il ouvrit ses paupières collantes sur l’obscurité absolue de sa chambre. Des larmes avaient coulé le long de son cou pendant son sommeil et les fourrures épaisses recouvrant sa couche étaient sens dessus dessous. »
Extrait de : P. Kearney. « Monarchies Divines – Les guerres de fer. »
Les rois hérétiques par Paul Kearney

Fiche de Les rois hérétiques
Titre : Les rois hérétiques (tome 2 sur 5 – Les monarchies divines)
Auteur : Paul Kearney
Date de parution : 1996
Traduction : M. Thirioux
Editeur : Editions du Rocher
Première page de Les rois hérétiques
« Toujours, les hommes vont vers l’ouest. Cela a-t-il un rapport avec la course du soleil ? Il les attire comme la flamme d’un cierge attire des phalènes.
De nombreuses années, longues et pénibles, se sont écoulées, et pourtant je suis encore là : le dernier des fondateurs, mon corps ne m’appartenant presque plus, au final. J’ai vu quatre siècles du monde éveillé défiler progressivement, leur passage à peine marqué par les changements dans la terre où j’ai élu domicile. Les hommes changent, et ils aiment croire que le monde change avec eux. Ce n’est pas le cas ; il se contente de les tolérer et continue à suivre ses propres révolutions ésotériques.
Et pourtant il y a quelque chose dans l’air, tel un murmure d’hiver dans ce pays qui ne connaît pas de saisons. Je sens un changement s’amorcer. »
Extrait de : P. Kearney. « Monarchies Divines – Les rois hérétiques. »
Le voyage d’Hawkwood par Paul Kearney

Fiche de Le voyage d’Hawkwood
Titre : Le voyage d’Hawkwood (tome 1 sur 5 – Les monarchies divines)
Auteur : Paul Kearney
Date de parution : 1995
Traduction : M. Thirioux
Editeur : Editions du Rocher
Première page de Le voyage d’Hawkwood
« Navire de la mort – il cabotait sous la brise du nord-ouest, les huniers immobiles, mais les vergues brassées pour affronter un vent perdu depuis trop longtemps en haute mer. L’équipage de la yole fut le premier à l’apercevoir, la veille de la Saint-Beynac. Il donnait lourdement de la gîte, en dépit de la houle légère, et les vestiges de ses voiles vibrèrent et s’agitèrent lorsque la brise fraîchit.
C’était une journée d’un bleu parfait, un ciel et un océan immenses qui se reflétaient même l’un sur l’autre. Quelques goélands voletaient, impatients, autour des filets remplis d’argent remorqués par l’équipage de la yole qui faisait des affaires en or, et un banc d’oyvips étincelants, anormalement nombreux, batifolait par bâbord – mauvais augure. À l’intérieur de chaque banc, disait-on, hurlait l’âme d’un noyé. Mais le vent était clément et le banc démesuré – perceptible telle une ombre gigantesque sous la coque du navire, scintillant de temps à autre lorsque le flanc lumineux d’un poisson se contorsionnait ; les pêcheurs étaient présents depuis le quart du matin, remplissant leurs filets avec la récompense incertaine de la mer, la ligne obscure de la côte hebrionienne n’étant que pure conjecture, au loin, bien au-delà de leurs épaules droites. »
Extrait de : P. Kearney. « Monarchies Divines – Le voyage d’Hawkwood. »