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La prison de la nuit par Edwin Charles Tubb

Fiche de La prison de la nuit
Titre : La prison de la nuit (Tome 17 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : R. D. Nolane
Date de parution : 1977
Editeur : Presses de la cité
Première page de La prison de la nuit
« Kars Gartok fut le dernier à quitter le vaisseau, s’attardant dans sa cabine jusqu’à ce que tous les autres soient partis, peu désireux d’entendre ressasser les mêmes propos amers et débilitants, et d’éviter toutes les habituelles conversations creuses. Il ne descendit de l’aéronef que lorsque celui-ci fut devenu silencieux. Le jour était déjà bien avancé et le soleil bas sur l’horizon. Un brouillard humide avait investi l’atmosphère et fait naître des perles sur le grillage de l’enceinte du terrain. Il conférait aussi un aspect éthéré, presque onirique, à la haute silhouette qui attendait juste. au-delà de la porte.
Mais le Frère Eldon n’avait rien d’un fantôme. Il attendait, revêtu d’une. simple robe brune dont le capuchon ramené en arrière malgré le froid révélait un visage ridé et fripé par l’âge et les privations. Il était pieds nus dans ses sandales et tenait dans ses mains noueuses un bol de plastique à bon marché usé par le temps. Il le leva en voyant s’approcher Gartok.
— La charité, mon frère. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des etoiles – La Prison de la Nuit. »
Le havre des ténèbres par Edwin Charles Tubb

Fiche de Le havre des ténèbres
Titre : Le havre des ténèbres (Tome 16 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : R. D. Nolane
Date de parution : 1977
Editeur : Presses de la cité
Première page de Le havre des ténèbres
« L’illusion surgit à l’improviste alors que Lavinia poursuivait sa chevauchée vers le nord, la conversation stimulante de Charles lui ayant fait perdre toute notion du temps. L’homme avait fière allure et portait les mêmes vêtements que le jour ou il l’avait rejointe pour une chasse, peu de temps après leur première rencontre. Le tableau de chasse s’était révélé aussi négligeable que leur plaisir avait été intense. Ils avaient erré, main dans la main, parlant à bâtons rompus de tout un tas de choses. Sa timidité s’était relâchée au contact de Charles tandis que lui, peut-être amusé par la prévenance passionnée de la jeune fille, avait quelque peu abaissé sa garde habituelle.
Et aujourd’hui, elle retrouvait le même homme au charme suave qu’elle avait connue alors qu’elle n’était guère plus qu’une adolescente. C’était il y a longtemps et, à cette époque, Charles n’avait pas la même apparence physique. Des rides marquaient la douce courbe de ses joues et sa chair s’affaissait sous son menton. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des etoiles – Le havre des tenebres. »
Le spectre du soleil oublié par Edwin Charles Tubb

Fiche de Le spectre du soleil oublié
Titre : Le spectre du soleil oublié (Tome 15 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : R. D. Nolane
Date de parution : 1976
Editeur : Presses de la cité
Première page de Le spectre du soleil oublié
« Un homme agonisait sur Hoghan. Il était allongé par terre, à l’abri du tronc déchiqueté d’un arbre brisé ; il perdait beaucoup de sang qui ruisselait en fines rigoles sur le sol. Son uniforme était en loques, brûlé et taché. Sa voix n’était plus qu’un murmure tourmenté au sein des ténèbres parsemés de flammes.
— Earl ?
— Je suis là. (Dumarest s’agenouilla dans la boue et posa sa main gauche sur l’épaule du mourant.) Calme-toi, Clar, ça va s’arranger.
— Inutile de me raconter des histoires, Earl, répondit l’homme d’une voix éteinte par la douleur et marquée par une impatience amère. Tu me prends pour un imbécile, ou quoi ? Je vais mourir et tu le sais aussi bien que moi. Ce coup de laser m’a traversé les tripes et, si je n’avais pas eu de cuirasse, j’aurais déjà l’arme à gauche depuis longtemps. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – Le spectre du soleil oublié. »
Les colonnes de Balhadorha par Edwin Charles Tubb

Fiche de Les colonnes de Balhadorha
Titre : Les colonnes de Balhadorha (Tome 14 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : R. D. Nolane
Date de parution : 1976
Editeur : Presses de la cité
Première page de Les colonnes de Balhadorha
« Au crépuscule, le ciel de Teralde était un tableau de palpitantes bandes de couleurs brillantes ; de minuscules cristaux de poussière aérienne réfléchissaient la lumière, de telle sorte que la totalité de la coupole du firmament donnait l’impression qu’un artiste cosmique y avait répandu le contenu de sa palette dans un accès de génie inspiré. C’était un spectacle frappant mais qui, pour Dumarest, avait depuis longtemps cessé d’avoir du charme.
Dumarest déambulait dans les rues que la lumière mourante irisait de lueurs dorées, passant devant de hautes maisons en pierre, aux fenêtres étroites et aux portes épaisses et fermées à double tour. Les magasins eux-mêmes avaient l’air de petites forteresses avec leurs articles jalousement surveillés et exposés avec une évidente réticence. Le terrain, lui, était aussi désert qu’à l’accoutumée et la porte s’ouvrant dans la clôture de protection n’était pas gardée, signe évident qu’aucun vaisseau n’était attendu. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – Les colonnes de Balhadorha. »
L’oeil du zodiaque par Edwin Charles Tubb

Fiche de L’oeil du zodiaque
Titre : L’oeil du zodiaque (Tome 13 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1975
Editeur : Presses de la cité
Première page de L’oeil du zodiaque
« La nuit, on eût dit le feulement d’un monstre, d’une bête sauvage, qui montait vers les cieux, emporté par le vent, un grognement de faim entrecoupé d’explosions saccadées qui emplissaient l’air et le chargeaient d’une odeur de corruption âcre. Le jour, le monstre s’avérait être une combinaison d’hommes et de machines qui perçaient le flanc d’une montagne, plongeant profondément, attaquant la pierre millénaire et pulvérisant la roche pour y trouver le métal qu’elle contenait.
Le chantier s’autofinançait : le métal permettait en effet de payer le percement du tunnel qui relierait les secteurs habités, liaison qui réduirait les transports maritimes et aériens coûteux et dangereux.
Il serait un jour achevé… mais Dumarest n’avait aucune intention d’attendre cet instant. Il était déjà resté trop longtemps sur Mercatum. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – L’oeil du zodiaque. »
La proie du Cyclan par Edwin Charles Tubb
Fiche de La proie du Cyclan
Titre : La proie du Cyclan (Tome 12 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1975
Editeur : Presses de la cité
Première page de La proie du Cyclan
« La froideur du bureau était totale. C’était une vaste salle aux lignes fonctionnelles, d’une simplicité spartiate ; l’isolant acoustique qui recouvrait les murs, le plancher et le plafond était d’un gris neutre et dépourvu de tout élément décoratif ou d’une couleur qui eût égayé l’atmosphère. Seul le simulacre étincelant suspendu au milieu de la pièce réchauffait cet endroit ; c’était une représentation de la Galaxie que fixait songeusement le Premier Cyber, Maître Nequal.
C’était un chef-d’œuvre d’ingéniosité électronique : de minuscules points de lumière contenus dans un réseau de forces invisibles, toute la sphère contenue dans huit mètres cubes d’espace. Il était normal que, vu la réduction, les détails fussent indistincts ; les milliards de mondes particuliers, les comètes, les matières astéroïdales, les satellites, les secteurs de poussières, tout se perdait dans la représentation éclatante d’étoiles innombrables. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – La proie du Cyclan. »
La maison du serpent par Edwin Charles Tubb
Fiche de La maison du serpent
Titre : La maison du serpent (Tome 11 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1974
Editeur : Presses de la cité
Première page de La maison du serpent
« De haute taille, elle portait ses épais cheveux dorés en une crête qui lui auréolait la tête. Des mèches épaisses couraient à partir des tempes, coupées en pointes relevées qui accentuaient le tracé des pommettes hautes et la légère incurvation de ses joues. La mâchoire était ronde, mais avec une détermination rigide, et les lèvres étaient charnues, celle du bas trahissant une sensualité boudeuse. Les yeux étaient enfoncés dans leur orbite, ambre miroitant, très écartés sous les sourcils finement peints et relevés au coin comme ceux d’une chatte aux aguets.
Dumarest prit conscience qu’elle l’étudiait avec un intérêt inaccoutumé.
Il tourna lentement la page de l’antique volume posé devant lui sur la table et ne regarda pas le texte hermétique sous sa protection transparente, préférant se concentrer sur la jeune fille. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – La maison du serpent. »
La cité des assassins par Edwin Charles Tubb

Fiche de La cité des assassins
Titre : La cité des assassins (Tome 10 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1973
Editeur : Plon
Première page de La cité des assassins
« Akon Batik était un vieillard au visage couturé et aux yeux bridés mouchetés de paillettes d’ambre. Il avait des oreilles dépourvues de lobe, collées contre son crâne arrondi, et une bouche mince tombante, comme s’il avait dégusté l’univers et l’avait trouvé insipide. Il portait une robe brodée noire et jaune, dont les larges manches recouvraient presque toute la main. Une calotte ronde assortie était rehaussée par un joyau unique qui captait la lumière et la reflétait en échardes de rubis chatoyant. Il mélangea nonchalamment le tas de cristaux posés devant lui sur le bureau en bois sculpté. Son doigt était mince, crochu, l’ongle long et pointu. À son contact, les cristaux émirent un froissement sec en se déplaçant sur la feuille de papier.
— D’Estale ?
— Oui, répondit Dumarest. D’Estale. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – La cité des assassins. »
Les prisonniers du mirage par Edwin Charles Tubb

Fiche de Les prisonniers du mirage
Titre : Les prisonniers du mirage (Tome 9 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1973
Editeur : Plon
Première page de Les prisonniers du mirage
« Dumarest entendit le bruit alors qu’il quittait sa cabine, une lamentation aiguë et pénétrante, presque un cri, purs il se détendit en se souvenant de la Ghenka qui était montée à bord à Frell. Elle se trouvait dans le salon et distrayait la société de son chant ondoyant tout en s’accompagnant de minuscules clochettes qui tintinnabulaient comme des cristaux. Elle portait le costume complet de Ghenka, le corps recouvert, le visage devenu un masque de peinture, les boucles d’or, d’argent, de rubis et de jais décorées de joyaux artistiquement placés qui captaient et reflétaient la lumière en échardes de brillant éclatant, de telle sorte que ses traits paraissaient animés d’insectes rampants en pierres précieuses.
Elle devait avoir un certain âge, présuma Dumarest. Nulle jeune Ghenka ne se serait trouvée sur un vaisseau croisant aussi loin du centre de la galaxie ; les mondes riches et les mécènes fortunés étaient trop éloignés. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – Les prisonniers du mirage. »
Le vaisseau du passé par Edwin Charles Tubb

Fiche de Le vaisseau du passé
Titre : Le vaisseau du passé (Tome 8 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1973
Editeur : Plon
Première page de Le vaisseau du passé
« Le musée avait quelque chose d’une cathédrale, si bien que les visiteurs marchaient à pas feutrés et parlaient en chuchotant, intimidés par la majesté de l’édifice. Il était fait de pierre brute, ses hauts toits en voûte murmurants d’échos lointains, ses vastes salles flanquées de galeries et de fenêtres oblongues en verre de couleur vive. Même les gardiens, discrètement postés près des piliers sculptés, ressemblaient davantage à des pièces de musée qu’à des hommes : créatures soumises à l’art du taxidermiste, simulacres en uniforme chargés de protéger des trésors fabuleux. Il eût été facile d’oublier leur présence.
Dumarest ne l’oubliait pas. Dès son entrée dans le musée, il avait eu conscience de leurs regards attentifs. Ils le suivaient en ce moment même, tandis qu’il déambulait avec une douzaine d’autres personnes, sa tenue gris neutre contrastant violemment avec leurs atours citadins, le désignant comme étranger et, par là, objet d’intérêt. Même les gardiens finissaient par s’ennuyer. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – Le vaisseau du passé. »