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La croix du sang par Jean de La Hire

Fiche de La croix du sang

Titre : La croix du sang (Tome .. sur .. – Nyctalope)
Auteur : Jean de La Hire
Date de parution : 1941
Editeur : Editions d’Hauteville

Première page de La croix du sang

« À Paris, dans son courrier, Léo Saint-Clair trouva la lettre que voici :

La Hêtraie,
Par Saint-Christophe-sur-le-Nais
(Indre-et-Loire).

Mon cher ami,

En d’inoubliables circonstances, nous nous sommes juré l’un à l’autre assistance immédiate et absolue si, quelque jour, un grave danger menaçait l’un de nous ou un être humain aimé de nous.

Saint-Clair, en vertu de votre serment, venez à moi, venez à nous, venez vite !… je vous attends.

Jacques d’Hermont.

P.-S. – Ne me répondez pas. Venez ! Venez avec Soca et Vitto, car sans doute aurez-vous besoin d’eux. Pour moi, pour mon entourage et ma domesticité, vous serez censé me faire l’amicale surprise de vous arrêter à La Hêtraie au cours de votre voyage, afin de déjeuner avec moi à la fortune du pot, comme je vous y ai souvent convié.

Supposez que vous êtes invité à chasser le sanglier dans le Périgord. Ayez donc vos armes et munitions de chasse à la grosse bête. »

Extrait de : J. de La Hire. « La croix du sang – Nyctalope. »

Wanda par Jean de La Hire

Fiche de Wanda

Titre : Wanda (Tome .. sur .. – Nyctalope)
Auteur : Jean de La Hire
Date de parution : 1936
Editeur : Editions André Jaeger

Première page de Wanda

« Le mercredi 25 juin 1913, vers 7 heures du matin, en mer Noire, un grand trois-mâts, l’Hirondelle, filait dru sous petite voilure. Rieur parce qu’il aimait le gros temps et que celui d’aujourd’hui ne serait, à son avis, qu’un essai de tempête et non une tempête véritable, le capitaine Gaston Barnave, sous son ciré et son suroît jaune clair, fumait son brûle-gueule sur la passerelle en se laissant mollement balancer du même rythme qu’avait son ami Léo Saint-Clair, le Nyctalope, adossé à côté de lui et fumant un cigare. Ils venaient de faire un petit déjeuner copieux et savoureux ; ils avaient eu grand appétit et digéraient bien, d’autant plus contents qu’une profonde et solide amitié les liait depuis une bonne vingtaine d’années, c’est-à-dire depuis l’École Navale. Aimant passionnément la mer, ils avaient tous deux, d’ailleurs pour des raisons bien différentes, conquis le brevet de capitaine au long cours.

Mais tout à coup les deux hommes, d’un même mouvement très vif, tournèrent et penchèrent la tête pour regarder par bâbord avant. »

Extrait de : J. de La Hire. « Wanda – Nyctalope. »

L’ile d’épouvante par Jean de La Hire

Fiche de L’ile d’épouvante

Titre : L’ile d’épouvante (Tome .. sur .. – Nyctalope)
Auteur : Jean de La Hire
Date de parution : 1930
Editeur : Editions d’Hauteville

Première page de L’ile d’épouvante

« Quels drames, avant cette entrevue mystérieuse, projetée par une femme extraordinaire résolue à s’allier à l’homme le plus étonnant que l’Humanité ait jamais connu !…
D’abord, ce fut la nuit où Saint-Clair le Nyctalope découvrit que sa femme Sylvie et leur fils Pierre, mis en catalepsie au moyen d’un merveilleux appareil, et en compagnie d’un certain Mézarek, savant redoutable, étaient endormis de telle sorte qu’ils ne se réveilleraient qu’en l’an 2125 !
Puis ce fut la nuit où, par le même procédé scientifique, Saint-Clair et son ami Gnô Mitang, et leurs gardes du corps Vitto et Soca s’endormirent pour ne se réveiller, eux aussi, que cent soixante-douze années plus tard !…
Les années passent, passent. Et c’est le réveil. Et, au réveil, c’est :
D’un côté, le Nyctalope et ses amis, grâce à la multiplication et à l’emploi de leur fortune pendant leur sommeil, sont automatiquement devenus les maîtres de L’Universelle, puissante agence d’informations, de propagande, régnant sur tout l’hémisphère sud de la Terre. »

Extrait de : J. de La Hire. « L’île d’épouvante – Nyctalope. »

Belzébuth par Jean de La Hire

Fiche de Belzébuth

Titre : Belzébuth (Tome .. sur .. – Nyctalope)
Auteur : Jean de La Hire
Date de parution : 1930
Editeur : Editions d’Hauteville

Première page de Belzébuth

« — C’est curieux ! fit Saint-Clair en entrant dans sa chambre. Pourquoi diable suis-je oppressé, agacé, inquiet ?… Et cela précisément à la fin d’une journée si joliment printanière, si gaie… Rarement, j’ai eu, comme aujourd’hui, la pleine conscience du bonheur où nous vivons, ma femme, mon fils et moi… Et voilà que, cet heureux jour terminé, je suis mal à l’aise, tourmenté, inquiet… angoissé même. Pourquoi ?
Ainsi soliloquant, Saint-Clair s’était arrêté au milieu de la chambre. Contrevents fermés, la nuit était complète. Mais Léo Saint-Clair était le « Nyctalope » : comme les yeux de certains animaux, ses yeux avaient la faculté rare d’y voir la nuit presque autant que le jour.
Dans le château de Blingy, à Versailles, qu’ils habitaient depuis leur mariage, c’est-à-dire depuis douze ans, Léo et Sylvie Saint-Clair avaient divisé le premier étage en deux petits appartements de trois pièces entre lesquels s’allongeait une galerie toute vitrée d’un côté, et donnant de l’autre côté sur les deux chambres de leur fils Pierre et de sa gouvernante, Mlle Bron.
Celte galerie, avant d’aboutir à l’appartement du Nyctalope, traversait de part en part une vieille tour féodale. »

Extrait de : J. de La Hire. « Belzebuth – Nyctalope. »

Le mystère de l’Everest par Jean de La Hire

Fiche de Le mystère de l’Everest

Titre : Le mystère de l’Everest (Tome .. sur .. – Nyctalope)
Auteur : Jean de La Hire
Date de parution : 1925
Editeur : Editions André Jaeger

Première page de Le mystère de l’Everest

« Jean Ciserat secoua sa cigarette au-dessus du cendrier et dit en riant :

— Qu’est-ce que c’est, ce capitaine Néel, dont je vois pour la première fois le portrait sur ce meuble ? Il a une belle écriture et la dédicace est assez mystérieuse.

Et il la lut, la dédicace, avec une sorte d’emphase comique :

« À Léo Saint-Clair, en lui souhaitant de voir clair dans les ténèbres de l’Everest, point culminant du massif de l’Himalaya. »

— Comme tu es ignorant ! s’écria Saint-Clair en se renversant dans le fauteuil où il était confortablement assis. Mais, mon cher, tu n’as donc rien lu au sujet des expéditions anglaises pour l’ascension du mont Everest ?

— Ma foi ! fit Ciserat en haussant les épaules, j’ai lu ce que tout le monde a lu : des articles de journaux, des études dans des revues, des résumés de comptes rendus scientifiques…

— Et tu n’as vu nulle part le nom du capitaine Néel ?

— Non ! ou du moins je n’y ai pas prêté une attention qui le situât dans ma mémoire. »

Extrait de : J. de La Hire. « Le mystère de l’Everest – Nyctalope. »