Dmitry Glukhovsky

Présentation de Dmitry Glukhovsky :

Dmitri Gloukhovski, qui vit le jour au mois de juin de l’an 1979 dans la majestueuse capitale moscovite, s’est hissé au premier rang des maîtres contemporains de l’anticipation et du roman conjectural. Signalons d’emblée à nos lecteurs, soucieux du bon usage, que si les gazettes internationales emploient volontiers la transcription anglo-saxonne « Dmitry Glukhovsky », nos presses parisiennes ont fort sagement opté pour la graphie « Dmitri Gloukhovski », se pliant ainsi aux justes règles de la phonétique française pour rendre fidèlement les inflexions de l’alphabet cyrillique.

Avant de s’adonner tout entier aux joies de la fiction, ce fin lettré, qui maîtrise une abondance de langues étrangères, parcourut le vaste monde en qualité de grand reporter. Pourtant, c’est par la puissance de son imagination qu’il allait durablement marquer notre paysage littéraire. Dès l’aube de sa carrière, il eut l’ingénieuse idée de soumettre ses premiers textes au jugement de ses lecteurs par le truchement des réseaux informatiques, une démarche d’une modernité confondante qui aboutit, en 2005, à la publication sur papier de son œuvre maîtresse : « Métro 2033 ».

Dans cette fresque magistrale et crépusculaire, le romancier nous dépeint une humanité réduite à se terrer dans les entrailles du métropolitain de Moscou, fuyant la surface d’une Terre ravagée par un cataclysme nucléaire. Chaque station y devient une cité-état, avec ses croyances, ses marchands et ses périls. Loin du simple récit d’épouvante, Dmitri Gloukhovski y bâtit une véritable épopée souterraine, explorant avec une grande acuité psychologique les espoirs et les angoisses de la condition humaine. Ce coup de maître, salué par un succès de librairie retentissant, engendra deux suites fort prisées, « Métro 2034 » et « Métro 2035 », qui parachevèrent la réputation de leur auteur.

Loin de se laisser enfermer dans les sombres tunnels de cette seule saga, l’écrivain s’est également illustré par d’autres ouvrages d’une grande vigueur romanesque. Avec « Crépuscule » (paru originellement sous le titre « Sumerki »), il livre un suspense teinté de mysticisme autour de la traduction d’un antique grimoire maya. Plus récemment, sa plume incisive nous a offert « Futu.re », un vertigineux roman d’avertissement dans lequel il imagine une société européenne condamnée à la surpopulation pour avoir vaincu la mort ; une fable d’une sombre poésie qui n’est pas sans rappeler les grandes heures du roman dystopique.

Se tenant à bonne distance du tumulte des affaires publiques et de la chronique politique de son temps, pour ne laisser s’exprimer que la pure sève de son art, Dmitri Gloukhovski prouve que la littérature slave conserve cette formidable capacité à sonder les abîmes de l’âme. Il s’affirme aujourd’hui comme un digne héritier des grands visionnaires de l’anticipation, offrant au public des œuvres d’une profondeur et d’une ingéniosité peu communes.

Livres de Dmitry Glukhovsky :

Métro :

  • Métro 2033 Vers la lumière
  • Métro 2034 Vers les ténèbres
  • Métro 2035

Futu.Re
L’avant-poste
Nouvelles de la mère patrie
Sumerki
Texto

Pour en savoir plus sur Dmitry Glukhovsky :

La page Wikipédia sur D. Glukhovsky
La page Noosfere sur D. Glukhovsky
La page isfdb de D. Glukhovsky

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