Auteur/autrice : CH91

 

David Loman

Présentation de David Loman :

Il n’y a pas d’informations substantielles concernant un écrivain de science-fiction anglais nommé David Loman. Il est possible qu’il s’agisse d’un auteur moins connu, d’un pseudonyme, ou qu’il y ait une erreur dans l’orthographe de son nom.

Livres de David Loman :

Le fléau sanguinaire (1984)

Pour en savoir plus sur David Loman :

La page Wikipédia sur D. Loman
La page Noosfere sur D. Loman
La page isfdb de D. Loman

Bill Garnett

Présentation de Bill Garnett :

Bill Garnett (né en 1941) est un écrivain anglais de science-fiction. Bien que moins connu que certains des grands noms du genre, il a contribué à la littérature de science-fiction avec ses romans et ses nouvelles, explorant souvent des thèmes liés à la société, à la technologie et à l’avenir de l’humanité.

Né en Angleterre, Garnett a développé un intérêt pour la science-fiction dès son jeune âge, une passion qui l’a conduit à l’écriture. Il a commencé à publier ses travaux dans les années 1970, une période riche en innovations et en diversifications au sein du genre.

Parmi ses œuvres notables, on peut citer son roman The Last Citadel, publié en 1980. Ce récit post-apocalyptique explore les luttes de survivants dans un monde dévasté, mettant en lumière les dynamiques de pouvoir et la résilience humaine face à l’adversité. Le roman a été salué pour son atmosphère sombre et son exploration des thèmes de la survie et de la reconstruction.

Garnett a également écrit plusieurs nouvelles qui ont paru dans diverses anthologies et magazines spécialisés. Ces récits explorent souvent des idées futuristes, des rencontres avec des civilisations extraterrestres, et les implications des avancées scientifiques sur la condition humaine.

Bien que son œuvre ne soit pas aussi vaste que celle d’auteurs plus prolifiques, Bill Garnett a laissé une marque dans le domaine de la science-fiction britannique. Ses écrits témoignent d’une imagination fertile et d’une capacité à aborder des questions importantes à travers le prisme de mondes imaginaires.

Continuant potentiellement d’écrire aujourd’hui, Bill Garnett reste une figure respectée par les amateurs de science-fiction pour ses contributions au genre et pour sa perspective unique sur les futurs possibles de notre espèce.

Livres de Bill Garnett :

L’horreur aux mille visages (1984)

Pour en savoir plus sur Bill Garnett :

La page Wikipédia sur B. Garnett
La page Noosfere sur B. Garnett
La page isfdb de B. Garnett

Jack Ketchum

Présentation de Jack Ketchum :

Dallas William Mayr (1946-2018), plus connu sous le pseudonyme de Jack Ketchum, était un écrivain américain de romans noirs et d’horreur. Né le 10 novembre 1946 à Livingston, dans le New Jersey, il est décédé le 24 janvier 2018 à New York.

Avant de devenir un écrivain à plein temps, Ketchum a exercé divers métiers, notamment celui d’agent littéraire pour Henry Miller. Il a commencé à publier des nouvelles dans les années 1970 sous le pseudonyme de Jerzy Livingston. C’est dans les années 1980 qu’il adopte le nom de plume de Jack Ketchum, inspiré du nom d’un bourreau anglais.

Son premier roman, Off Season (publié en français sous le titre Morte Saison), paru en 1980, a immédiatement suscité la controverse en raison de sa violence graphique. Malgré cela, ou peut-être grâce à cela, Ketchum s’est rapidement imposé comme une figure marquante de la littérature d’horreur contemporaine. Ses œuvres se caractérisent par un réalisme cru, une exploration sans concession de la nature humaine dans ses aspects les plus sombres, et une violence souvent choquante mais jamais gratuite selon ses admirateurs.

Parmi ses romans les plus notables, on peut citer The Girl Next Door (Une fille comme les autres), inspiré d’un fait divers réel particulièrement atroce, Red, Offspring, et The Woman, qui ont tous été adaptés au cinéma. Il a également écrit de nombreuses nouvelles, dont certaines ont été récompensées par le prix Bram Stoker.

Jack Ketchum a reçu plusieurs prix pour l’ensemble de son œuvre, notamment le prix Grand Master de la World Horror Convention en 2011 et un prix spécial pour l’ensemble de sa carrière de la Horror Writers Association en 2014, rejoignant ainsi des auteurs tels que Stephen King, Peter Straub et Richard Matheson.

Son travail a influencé de nombreux écrivains du genre et continue de marquer les lecteurs par sa puissance et son intensité. Malgré la brutalité de ses récits, Ketchum était considéré par beaucoup comme un homme chaleureux et généreux. Il laisse derrière lui une œuvre marquante qui explore les limites de la cruauté humaine et la fragilité de l’innocence.

Livres de Jack Ketchum :

Cache-cache effroyable (1981)
Comme un chien (2017)
Fils unique (1985)
Morte saison (1980)
Saison de mort (1981)
Une fille comme les autres (1989)

Pour en savoir plus sur Jack Ketchum :

La page Wikipédia sur J. Ketchum
La page Noosfere sur J. Ketchum
La page isfdb de J. Ketchum

Le rendez-vous aux 300 000 par Georges Murcie

Fiche de Le rendez-vous aux 300 000

Titre : Le rendez-vous aux 300 000
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le rendez-vous aux 300 000

« Henri Dumont arpente nerveusement la pièce.

La nuit est tombée, sans pourtant lui apporter le moindre calme. Une nuit chaude de juillet. Derrière la baie, constamment close à cause de la climatisation, on imagine le crissement des insectes nocturnes qui emplit le silence de la campagne toute proche. Il s’arrête un instant devant la cloison de verre. Plusieurs mètres plus bas, la Loire reflète les lumières de l’énorme édifice. Dumont songe qu’il y aura bientôt cinq ans qu’il contemple quotidiennement ce paysage ; depuis que l’immeuble a été spécialement construit pour abriter le Centre Européen d’Etudes Cosmiques, en septembre 1982.

Plus loin, sur la gauche, on aperçoit les lueurs de La Charité-sur-Loire. Brusquement (mais pourquoi justement ce soir?), Dumont se rend compte que la ville, au cours de ces années, a connu une extension considérable… Peut-être le remarque-t-il parce qu’il n’a guère coutume de voir ce panorama de nuit. Il quitte normalement le C.E.E.C. vers seize heures… L’obscurité donne au paysage un aspect un peu insolite, pour lui au moins, et il en remarque peut-être mieux certains détails, certains changements… »

Extrait de : G. Murcie. « Le Rendez-vous au 300 000. »

Le non-être par Georges Murcie

Fiche de Le non-être

Titre : Le non-être
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le non-être

« De nacre et d’ébène, la mer scintillait.

Un astre d’apparence assez volumineuse venait d’apparaître dans une sorte de clairière ouverte dans le ciel obscur. Dans les cieux de l’Empire Xaxalien, Kardan n’avait encore rien vu de semblable. Il le contempla avec admiration. Cet astre brillait intensément entre les nuages déchiquetés qui le cernaient de toutes parts et qu’il ourlait d’un feston pâle et mouvant. Par sa seule présence, la nuit était transformée.

Kardan eut l’impression qu’il faisait plus frais, brusquement ; à moins que ce ne fût qu’une illusion, peut-être due à cette lumière blafarde qui semblait tout saupoudrer de givre.

Kardan frissonna.

Devant lui, assez proche mais un peu en contrebas, le flot léchait l’étroite bande de sable avec une régularité un peu exaspérante, un entêtement patient.

Il bâilla. Malgré l’étrange beauté du spectacle, l’ennui le gagnait et, avec lui, un peu d’inquiétude. »

Extrait de : G. Murcie. « Le non-être. »

Là-bas par Georges Murcie

Fiche de Là-bas

Titre : Là-bas
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1978
Editeur : Fleuve noir

Première page de Là-bas

« Al Gance augmenta progressivement le régime des photoréacteurs.

Multicolores et brillants, les index lumineux se déplacèrent lentement sur les écrans et cadrans situés devant lui. Tout était normal. L’accélération s’effectuait régulièrement ; les propulseurs développaient maintenant une puissance considérable.

Pourtant, l’Interstella-14 ne se déplaçait pas d’un pouce…

Al Gance soupira.

Près de lui, Barbara Cartlew s’affairait vainement devant les émetteurs. Les communications avec les quatre autres appareils de l’escadrille étaient interrompues depuis quelques minutes. La Terre restait muette, ainsi que les six bases flottantes qui gravitaient en permanence sur des orbites solaires variables dont le tracé leur permettait d’être constamment à l’écoute du cosmos entier. Mais sans doute aurait-il été plus juste de parler de surdité que de mutisme. Il était en effet impensable que tous les émetteurs-récepteurs terrestres soient simultanément tombés en panne. Cependant, Barbara était sûre que ses propres appareils fonctionnaient parfaitement. Personne ne répondait à ses appels, et il lui fallait bien admettre que, d’une manière inexplicable, les messages qu’elle ne cessait d’émettre ne parvenaient pas à leurs destinataires. »

Extrait de : G. Murcie. « Là-bas. »

La révolte de Zarmou par Georges Murcie

Fiche de La révolte de Zarmou

Titre : La révolte de Zarmou
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir

Première page de La révolte de Zarmou

« La nuit se lovait dans l’étroite et profonde cuvette, avec la grâce lente et un peu dédaigneuse d’un fauve qui, repu, tourne en rond et se couche enfin, les yeux mi-clos, le souffle calme, ramassé sur lui-même, et comme enveloppé dans sa propre tiédeur.
L’épaisse nuit de Chigarnaga, humide, chaude, silencieuse, et pourtant pleine, ce soir encore, de présences vagues, ondoyantes, félines ; ombres imprécises comme des présages, à peine perceptibles, par instants, dans l’obscurité presque impénétrable.
Une nuit-lionne, sauvage et majestueuse, apparemment inoffensive et néanmoins dangereuse, apparemment indifférente à tout et pourtant vigilante, toujours prête à bondir sur l’innocente proie qui se serait laissé abuser par cette tranquillité trompeuse.
Vigilante, Ormeya l’était aussi.
Comme chaque soir depuis près de deux semaines, depuis le début de l’épreuve, elle s’était retranchée dès le crépuscule dans la Caverne de Lumière, au centre même de Chigarnaga dont les constructions s’étendaient en cercles concentriques dans le fond de la cuvette, comme autant de remparts érigés les uns contre les autres, étroitement juxtaposés. »

Extrait de : G. Murcie. « La Révolte de Zarmou. »

La puissance de l’ordre par Georges Murcie

Fiche de La puissance de l’ordre

Titre : La puissance de l’ordre
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir

Première page de La puissance de l’ordre

« Lew Welsh venait de le relever aux commandes.

Francis Lyotard gagna lentement la cabine de relaxation.

Le local, parfaitement isolé et conditionné, occupait la partie située à l’extrême droite de l’appareil.

L’extrême droite… Au fond, pensa-t-il, cela ressemblait à une couronne. Quatre énormes rayons tubulaires reliaient cette structure extérieure à la coupole centrale où se trouvaient la salie des machines et le poste de commande.

L’aéronef n’avait ainsi de parties gauche et droite que par rapport à un axe purement théorique. A bord, on parlait généralement d’avant, d’arrière, de tribord et de bâbord par rapport à la direction supposée du déplacement. Faute de points de repère fixes, on n’était même pas sûr de déterminer ce sens avec exactitude. L’oeil n’avait rien où accrocher ses regards. ti fallait se fier aux instruments. »

Extrait de : G. Murcie. « La puissance de l’ordre. »

La mémoire du futur par Georges Murcie

Fiche de La mémoire du futur

Titre : La mémoire du futur
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1978
Editeur : Fleuve noir

Première page de La mémoire du futur

« Soulevée par le lourd véhicule qui venait de le croiser en le frôlant, une gerbe d’eau sale vint s’abattre avec un bruit de grêle sur le pare-brise et le capot.

Instinctivement, Jean-Paul Roulès avait fermé les yeux durant une fraction de seconde, et il s’était légèrement rejeté en arrière, comme si les éclaboussures risquaient de l’atteindre. Un réflexe dont il eut un peu honte, encore qu’il fût seul à bord et que personne n’ait pu voir ce mouvement de recul qu’il jugeait ridicule. Il haussa les épaules et exhala un soupir de lassitude.

Il avait déjà parcouru une bonne centaine de kilomètres sous une pluie battante et le temps, franchement exécrable depuis le milieu de l’après-midi, ne s’améliorait pas. Un crépuscule précoce bleuissait le paysage et estompait les contours. Sur la route, assez étroite et plutôt mal entretenue, stagnaient de grandes flaques frémissantes. Un vent violent soufflait en rafales où la pluie tourbillonnait, affolée. Echevelés, les arbres se balançaient et semblaient être en proie à une étrange ivresse. »

Extrait de : G. Murcie. « La mémoire du futur. »

La folie du capitaine Sangor par Georges Murcie

Fiche de La folie du capitaine Sangor

Titre : La folie du capitaine Sangor
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir

Première page de La folie du capitaine Sangor

« Maïka était vraiment une fille extraordinaire.

C’était, en tout cas, ce que pensaient généralement d’elle les personnes qui la connaissaient ou l’approchaient. Surtout les hommes, qu’elle troublait autant par son indifférence, peut-être même davantage que par ses charmes. Elle avait une façon bien à elle, et qui déroutait son entourage, de rester froide, distante, comme si elle ne s’apercevait absolument pas que d’innombrables regards admirateurs convergeaient vers elle, plus éloquents que maints discours !

Ce n’était pas, à proprement parler, de l’arrogance. Plutôt de la distraction. Maïka avait constamment l’air d’être absente, lointaine, de songer à autre chose, absorbée dans les pensées qui lui étaient propres et qu’elle gardait secrètes.

Était-elle réellement belle ?

Frank s’était souvent posé cette question, sans jamais parvenir à y apporter une réponse satisfaisante.

Chez Maïka, c’était en réalité autre chose que de la beauté, si on désirait toutefois en respecter les classiques canons. Une longue fille mince aux attaches souples et graciles… Frank l’aurait volontiers comparée à une fleur, mais il ne savait pas très bien laquelle choisir… Il fallait que ce soit une fleur haute et longue, dans le genre des iris, des arums ou des lys… »

Extrait de : G. Murcie. « La folie du capitaine Sangor. »