Auteur/autrice : CH91
Le voyageur en noir par John Brunner

Fiche de Le voyageur en noir
Titre : Le voyageur en noir
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1987
Traduction : P. Moran
Editeur : Mnémos
Sommaire de Le voyageur en noir
- La marque du chaos
- Abattre la porte des enfers
- Le pari qu’on perd en gagnant
- Ces choses qui sont des dieux
- Un redoutable empire
Première page de La marque du chaos
« Il avait porté quantité de noms, mais sa nature restait unique. Et cette unicité le contraignait à respecter certaines lois qui ne s’appliquaient pas au commun des mortels. En contrepartie, il était affranchi de nombre d’obligations beaucoup plus habituelles.
L’un et l’autre systèmes se valaient cependant en rigidité ; il n’était nulle possibilité pour lui, aux changements de saison, de relâcher sa surveillance sur la partie du Tout placée sous sa responsabilité.
Quatre planètes étaient entrées en conjonction, la veille ; il importait donc de se préparer à un voyage semblable à et différent de tous ceux qu’il avait accomplis précédemment, car il avait été ordonné qu’à cette époque, sauf en cas de force majeure, il parcoure les chemins de l’ordinaire. Et, avec une relative bonne volonté – il n’était pas dans sa nature de se rebeller contre la contingence –, il allait faire en sorte de se trouver partout où sa présence se révélait nécessaire, pour finir sa route en un lieu proche de son point de départ. »
Extrait de : J. Brunner. « Le voyageur en noir. »
Faute de temps par John Brunner

Fiche de Faute de temps
Titre : Faute de temps
Auteur : John Brunner
Date de parution : 1963
Traduction : G.W Barlow
Editeur : Le passager clandestin
Première page de Faute de temps
« C’était forcément un rêve ! Forcément ! Max Harrow se le répétait avec de faibles gémissements, sachant que, jusqu’alors, prendre cons-cience qu’il rêvait lui avait toujours permis de se libérer, en se réveillant.
Mais cette fois il ne pouvait pas s’échapper. Il lui semblait être écartelé entre deux réalités, tels des chevaux tirant frénétiquement dans des directions opposées. La moitié de lui-même se rappelait nettement être allée se coucher, s’être endormie ; l’autre moitié, maintenant la plus forte, percevait des choses bien éloignées du monde familier.
Cet endroit… Il y avait des gens ici, une vingtaine peut-être, devinés plutôt qu’aperçus dans l’ombre fuligineuse. Il y avait une atmosphère froide et humide à laquelle se mêlaient un relent de sueur et l’âcreté de la fumée. Il y avait un feu qui brûlait, sans cheminée pour évacuer la fumée. Il y avait des lampes qui jetaient de vacillantes lueurs jaunes. Les gens étaient vêtus de fourrures en loques, ils étaient sales, affamés, désespérés. »
Extrait de : J. Brunner. « Faute de temps. »
Les ludions du temps par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Les ludions du temps
Titre : Les ludions du temps (Tome 12 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les ludions du temps
« L’âge de chaque civilisation détermine les limites de son horizon. Plus une culture est ancienne, plus elle s’est développée de façon continue – ce qui fut le cas ici – et plus ces limites se sont étendues.
Durant la quatre mille cent cinquantième année de la civilisation planétaire considérée, la limite se montait à quatre cent mille unités de distance, cette unité valant un quarante millième du périmètre équatorial de la planète-mère de ce peuple.
Mille cinq cents révolutions circumsolaires plus tard, la limite, telle la paroi extérieure d’un ballon qui se gonfle, s’étendait à un milliard quatre cent millions d’unités – ce qui correspondait à l’orbite de la planète la plus extérieure de ce système stellaire. On commença à identifier les premières corrélations ayant trait à la nature du cosmos, et la pensée purement abstraite s’approcha des problèmes réels. Dans la recherche et la spéculation, on se mouvait encore au sein du monde visible, du macrocosme optiquement perceptible.
Un quart de siècle plus tard déjà, entrés en sécession vis-à-vis du pouvoir central, les puissants réfractaires de cette race parvenaient jusqu’aux plus proches des étoiles qui entouraient le système-patrie. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Les Ludions du Temps – Perry Rhodan. »
Enigmes du passé par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Enigmes du passé
Titre : Enigmes du passé (Tome 11 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M. Vannereux
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de Enigmes du passé
« Le lieutenant Cliff Nordberg était ravi que le commandant du Tibeta lui ait accordé sa journée. Depuis plusieurs jours, le croiseur lourd, stationné au plus profond de l’espace à dix mille années-lumière de la Terre, attendait que l’état-major de l’Astromarine Solaire lui communique de nouvelles instructions.
Le colonel Pferlinger avait affiché un certain étonnement quand l’officier s’était présenté à lui.
— Vous désirez, lieutenant ?
L’embarras de Cliff pouvait se constater à des années- lumière.
— Monsieur, je vous demande pardon… J’ai quarante ans aujourd’hui.
— Bien, bien, avait répondu affablement son supérieur en hochant la tête. Continuez comme ça, et vous en aurez bientôt quatre-vingts, puis cent vingt. C’est pour ça que vous êtes venu me voir ? Vous savez que nous sommes en position d’attente et que des consignes importantes peuvent nous parvenir à tout moment.
— Oui, je le sais, Monsieur. Néanmoins je voulais vous présenter une requête. C’est mon anniversaire et je désirais inviter des amis pour le fêter au mess. Avec beaucoup de monde, naturellement. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Enigmes du Passé – Perry Rhodan. »
La catalyse de l’instable par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de La catalyse de l’instable
Titre : La catalyse de l’instable (Tome 10 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de La catalyse de l’instable
« La jeune fille souriait.
— Quelle charmante soirée ! Plus charmante que jamais ! s’exclama l’homme sur un ton sarcastique.
— En ta compagnie, n’importe quelle soirée, même pluvieuse, est inoubliable, répliqua la beauté juvénile assise en face de lui.
Le vent soufflait de l’ouest, charriant la pluie avec lui. Les gouttes d’eau ruisselaient en fines rigoles sur les fenêtres à double vitrage. Le revêtement spécial dont elles étaient recouvertes avait la propriété d’absorber la buée pour rendre au plastoverre clarté et pureté après chaque ondée et permettre aux lumières de Trade City de briller à nouveau de tous leurs feux.
Joaquin Manuel Cascal, Patriarche d’un clan très spécial de Prospecteurs Cosmiques, propriétaire du Baraka et colonel de l’Astromarine Solaire, étendit ses longues jambes pour être plus à l’aise. Il portait de légères bottes de ville en cuir précieux et un pantalon coupé à la dernière mode de la capitale. En effet, pour tout ce qui concernait son habillement, il dépensait son argent sans compter. Il avait une prédilection pour le style tape-à-l’œil, ce qui l’aidait à jouer son rôle avec brio.
— Tu as l’air parfaitement en forme ! constata Caresca après l’avoir contemplé d’un regard insistant. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « La Catalyse de l’Instable – Perry Rhodan. »
Face au supermutant par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Face au supermutant
Titre : Face au supermutant (Tome 9 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : C. Lamy
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de Face au supermutant
« Allongé sur son rembourrage multicolore moelleux comme du duvet, le monstre, les yeux fermés, s’étira de plaisir en brandissant les poings tandis que sa petite bouche suçait avec volupté une tétine couleur chair. La combinaison dorée enveloppant son corps chétif se soulevait au rythme de sa respiration.
Il était bien au chaud au centre de cet écrin à la fois humide, agréable et douillet ; en sécurité tout comme l’était le fœtus dans le ventre de sa mère.
Mais lui n’était plus un enfant ; il avait déjà quitté le giron maternel depuis cinq cent vingt-quatre ans. Un éventuel observateur aurait peut-être deviné la raison de cet âge avancé en remarquant la forme ovoïde qui dessinait un renflement à hauteur du nombril, sous le vêtement doré. Des vibrations invisibles et inaudibles s’échappaient de l’objet : celles d’un activateur cellulaire.
Les succions cessèrent brusquement. Le monstre était rassasié. Il cracha l’embout buccal qui se rétracta aussitôt dans le logement du système d’alimentation, et il ouvrit les yeux. Démesurés, larges de huit centimètres, vert clair, hallucinés, inquiétants… et pourtant humains. Des yeux bien trop grands pour le minuscule visage impubère, mais à la mesure de l’énorme crâne à la peau cuivrée sous laquelle se dessinait un réseau de veines bleuâtres et saillantes. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Face au Supermutant – Perry Rhodan. »
L’adieu aux Accalauries par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de L’adieu aux Accalauries
Titre : L’adieu aux Accalauries (Tome 8 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de L’adieu aux Accalauries
« Debout devant la fenêtre de sa chambre, au premier étage d’un petit hôtel, Galbraith Deighton, le chef de la Défense Solaire, fixait d’un regard stupéfait la rue relativement sombre à cette heure tardive. Juste en face de son perchoir, deux astronautes étaient occupés à maintenir en équilibre, au milieu de la chaussée, l’agent spécial Tillis Kilgore qui vacillait sur ses jambes, afin de l’empêcher de tomber. Comme le degré d’ivresse des deux secouristes était à peine inférieur à celui de leur ami, cette opération nécessitait de leur part la plus grande concentration, et ils ne manquaient pas de s’abreuver réciproquement d’encouragements sonores.
La colère de Deighton, provoquée par le comportement scandaleux de son agent, venait juste d’atteindre son point culminant lorsqu’un nouveau tapage retentit, cette fois-ci à l’extrémité de la chaussée. Le maréchal solaire plissa les yeux pour y voir plus clair et finit par distinguer un deuxième groupe d’ivrognes entourant un autre de ses hommes, Vip Poster. Celui-ci paraissait encore plus éméché que le premier. Il avait atteint ce stade d’ébriété où l’on souhaitait fraterniser avec le monde entier ; c’est du moins ce qu’il ressortait de ses protestations plutôt balbutiées que vraiment prononcées. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « L’adieu aux Accalauries. »
Le satellite anti-solaire par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Fiche de Le satellite anti-solaire
Titre : Le satellite anti-solaire (Tome 7 sur 28 – Perry Rhodan #7 (Les Cappins))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J. Gérard
Date de parution : 1969
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le satellite anti-solaire
« Le colonel Tepper Sockmann était un officier exemplaire de la Hotte Impériale d’Olympe, autrefois appelée Astromarine Solaire. Depuis quelque temps toutefois, il négligeait son apparence. Il se sentait relégué dans un bled, non pas en raison du caractère désertique de Krover, deuxième planète du système de Squirepankin, mais parce qu’il se voyait comme un chien à qui on .aurait ordonné de garder un os profondément enterré dans un quartier inhabité.
L’os en question était un dépôt souterrain de la Flotte, construit cent quatre-vingts ans plus tôt sur &over. Quant au quartier inhabité, c’était le système de l’étoile Squirepankin.
Dans ce trou perdu, avait pesté le colonel deux jours plus tôt, il ne s’est jamais rien passé, il ne se passe rien, et il ne se passera rien non plus dans les mille ans à venir !
Mais Tepper Sockmann était humain, et « l’erreur est humaine », disait une ancienne maxime…
Derrière l’officier supérieur, le sas étanche de la coupole d’accès camouflée se referma avec un chuintement. Sur l’horizon, le disque de braise rouge du soleil se levait, à peine déformé par l’atmosphère ténue de la planète. Une faible brise soufflait avec indifférence sur le paysage désert en soulevant de petits tourbillons de sable. »
Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Le satellite anti-solaire – Perry Rhodan. »
Frère Elthor par Pierre Bordage

Fiche de Frère Elthor
Titre : Frère Elthor (Tome 5 sur 5 – La fraternité du Panca)
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2012
Editeur : L’Atalante
Première page de Frère Elthor
« COMMENT tu t’appelles, mon gars ? »
Le nom d’Elthor s’échappa spontanément des lèvres de Bent. Une moue de réprobation déforma les lèvres rainurées de son vis-à-vis.
« Elthor ? Drôle de cadeau qu’ils t’ont fait, tes parents ! Elthor est le jumeau maléfique d’Elkar. Un vrai salopard ! Personne ne s’aviserait de porter son nom par ici. »
Bent essuya d’un revers de main la sueur qui perlait à son front. La chaleur du cakra lui irradiait tout le flanc gauche. Pourtant, avec la grisaille du ciel et le vent froid soufflant du nord, la température extérieure n’excédait pas les cinq degrés Celsius.
« Je plaisantais, reprit-il avec un sourire. Mon vrai nom est Bent. »
L’autre le considéra quelques secondes avec sévérité avant de marmonner entre ses dents :
« Faut pas plaisanter sur certaines choses, mon gars… »
Extrait de : P. Bordage. « Frère Elthor – La fraternité du Panca. »
Soeur Onden par Pierre Bordage

Fiche de Soeur Onden
Titre : Soeur Onden (Tome 4 sur 5 – La fraternité du Panca)
Auteur : Pierre Bordage
Date de parution : 2011
Editeur : L’Atalante
Première page de Soeur Onden
« QUELQUES MOIS selon les créatures d’Onden…
Dans quelques mois, l’immense nuée dont Klarel avait perçu la puissance destructrice déferlerait sur la Voie lactée et détruirait toute forme de vie dans les systèmes habités.
La jeune femme séjournait depuis quelques jours chez les parents de Lamir, le soldat de l’armée gouvernementale d’Albad. Leur appartement se nichait dans le cœur du Xatar, l’endroit considéré comme le plus dangereux de Simer, la capitale planétaire. Les arvets, les habitants du quartier, allaient désormais tête nue, convaincus que la rencontre de l’être des prophéties et des nifleuses avait rétabli la paix et rendu superflues les précautions vestimentaires.
« La paix est factice, soupira Lamir. Les quartiers s’enflammeront au premier coup de vent, comme les braises sous la cendre.
— Le guerrier fabuleux des prophéties est venu et a craché ses boules de feu sur les ennemis, protesta sa mère. »
Extrait de : P. Bordage. « Sœur Onden – La fraternité du Panca. »