Auteur/autrice : CH91
Mâa par Georges Murcie

Fiche de Mâa
Titre : Mâa
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir
Première page de Mâa
« Il se réveilla en sursaut.
Il se sentait oppressé. Dans sa gorge, une boule d’angoisse faisait curieusement naître un volume dur et douloureux. Il essaya machinalement d’avaler sa salive, eut l’impression d’ingurgiter quelque chose de consistant et râpeux.
Il ne constata pas tout de suite qu’il était trempé de sueur. À vrai dire, cela ne le surprit pas. Il commençait même à en prendre l’habitude.
L’habitude…
Pour autant qu’on puisse s’accoutumer à ces désagréables réveils qui survenaient en pleine nuit. Il en ignorait la cause. C’était déjà la cinquième fois que le phénomène se produisait. Comme chaque fois, il conservait l’impression vague d’avoir été la proie d’un cauchemar, dont il ne gardait cependant aucun souvenir précis.
Il résista pendant quelques instants à l’envie impérieuse qu’il éprouvait d’allumer sa lampe de chevet. Il trouvait ce geste ridicule, et il en avait aussi un peu honte. »
Extrait de : G. Murcie. « Mâa. »
Michael Wolfitt

Présentation de Michael Wolfitt :
D’après les informations disponibles, Michael Wolffit est le pseudonyme d’un écrivain anglais d’horreur qui est également connu sous le nom de Mike Fredman.
Il est principalement connu pour son roman d’horreur « Night Shriek ». Le livre est décrit comme étant dans la veine de James Herbert, un autre écrivain d’horreur britannique populaire. « Night Shriek » raconte l’histoire d’un couple dont la grossesse prend une tournure étrange et terrifiante.
Les détails biographiques spécifiques sur Michael Wolffit/Mike Fredman sont rares.
Livres de Michael Wolfitt :
Les griffes de la mort (1983)
Pour en savoir plus sur Michael Wolfitt :
La page Wikipédia sur M. Wolfitt
La page Noosfere sur M. Wolfitt
La page isfdb de M. Wolfitt
Guy N. Smith

Présentation de Guy N. Smith :
Guy Newman Smith (21 novembre 1939 – 24 décembre 2020) était un écrivain anglais, principalement connu pour ses romans d’horreur pulp, bien qu’il ait également écrit des ouvrages non romanesques, de la pornographie softcore et de la littérature pour enfants.
Né à Hopwas, dans le Staffordshire, Smith a fait ses études à la Lichfield Cathedral School et au Wrekin College. Sa mère, E. M. Weale, était une romancière historique d’avant-guerre, qui l’a encouragé à écrire dès son plus jeune âge. Il a été publié pour la première fois à l’âge de 12 ans dans le journal local The Tettenhall Observer.
Après avoir envisagé une carrière dans la banque, Smith s’est finalement tourné vers l’écriture à plein temps. Son premier roman d’horreur, Werewolf by Moonlight, a été publié en 1974, mais c’est Night of the Crabs (1976) qui a véritablement lancé sa carrière d’écrivain. Ce roman est devenu le premier d’une longue série mettant en scène des crabes tueurs.
Smith était un auteur prolifique, ayant écrit plus de 120 livres et environ 4 000 articles. Ses œuvres se caractérisent par leur style direct, leur violence graphique et leurs thèmes sensationnels, impliquant souvent des créatures monstrueuses et des scénarios apocalyptiques.
Outre ses romans d’horreur, Smith a également publié sous les pseudonymes de Jonathon Guy (pour les livres pour enfants) et Gavin Newman (pour les thrillers). Il a également écrit des livres non romanesques sur divers sujets liés à la campagne.
Smith est décédé le 24 décembre 2020, à l’âge de 81 ans. Il reste une figure populaire du genre de l’horreur pulp, et ses œuvres continuent d’être lues et appréciées par les fans du monde entier.
Livres de Guy N. Smith :
Le spectre insatiable (1983)
Sabat n°1 (1982)
Pour en savoir plus sur Guy N. Smith :
La page Wikipédia sur G. N. Smith
La page Noosfere sur G. N. Smith
La page isfdb de G. N. Smith
Gilles Bergal

Présentation de Gilles Bergal :
Gilles Bergal, né en 1954, est le pseudonyme principal de l’écrivain français Gilbert Gallerne, connu pour ses contributions significatives à la littérature d’horreur, de fantastique et de science-fiction.
Sous le nom de Gilles Bergal, il a été une figure marquante de la mythique collection « Gore » aux éditions Fleuve Noir, publiant des romans qui ont marqué les lecteurs par leur intensité et leur audace. On peut citer parmi ses œuvres d’horreur Cauchemar à Staten Island et Camping sauvage. Ses écrits dans le domaine du fantastique et de la science-fiction sont également nombreux, comprenant des romans, des nouvelles et des essais. Plusieurs de ses nouvelles ont été regroupées dans les omnibus Amok et La nuit des hommes-loups aux éditions Rivière Blanche.
Parallèlement à sa carrière sous pseudonyme, Gilbert Gallerne a publié de nombreux thrillers sous son véritable nom, notamment Teddy est revenu, Le patient 127 et Je suis le gardien de mon frère. Il a obtenu une reconnaissance notable en remportant le Prix du Quai des Orfèvres en 2010 pour son roman policier Au pays des ombres, un succès commercial avec plus de 100 000 exemplaires vendus. Plus récemment, il a publié La mort pour vengeance, premier tome d’une série mettant en scène le personnage d’Agnès Castellane.
Précurseur dans le domaine de l’édition numérique, la plupart de ses ouvrages, qu’ils soient signés Gilles Bergal ou Gilbert Gallerne, sont disponibles en format électronique.
Ayant mené une carrière dans la banque, Gilbert Gallerne a également été critique littéraire et traducteur de plusieurs best-sellers américains, enrichissant ainsi son parcours littéraire. Son œuvre variée témoigne d’une passion pour les genres de l’imaginaire et du suspense, faisant de lui une figure importante de la littérature populaire française contemporaine.
Livres de Gilles Bergal :
Amok (1986)
Au pays des ombres (2009)
Camping sauvage (1989)
Cauchemar à Staten Island (1986)
Créatures des ténèbres (1985)
Dérive (1988)
Gore story (2015)
L’ombre de Claudia (2011)
La nuit des hommes-loups (2008)
Mauvaise main (2016)
Zombie blues (2007)
Pour en savoir plus sur Gilles Bergal :
La page Wikipédia sur G. Bergal
La page Noosfere sur G. Bergal
La page isfdb de G. Bergal
Les rescapés du futur par Georges Murcie

Fiche de Les rescapés du futur
Titre : Les rescapés du futur
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les rescapés du futur
« Les hautes et larges roues se remirent lentement en mouvement.
Sur le sol grisâtre et poussiéreux de la galerie, les pneus énormes laissaient les empreintes floues de leurs profonds dessins.
L’engin, massif, lourd, imposant, faisait d’abord songer à quelque tracteur. Ou à l’un de ces puissants appareils motorisés qu’on apercevait fréquemment sur les chantiers ou les tracés des futures autoroutes et dont le commun des mortels ne soupçonnait qu’à peine l’utilité. Mais la comparaison ne résistait pas à un examen plus détaillé.
L’habitacle, assez spacieux pour contenir une équipe de six hommes pourvus d’un abondant matériel, en était complètement clos. Les parois transparentes, de plastacier moulé, permettaient une visibilité totale sous tous les angles. On devinait, à ses joints épais et à son système de verrouillage, que la porte d’accès assurait une fermeture hermétique, transformait l’habitacle en un caisson parfaitement étanche. »
Extrait de : G. Murcie. « Les Rescapés du futur. »
Les possédés de Wolf 359 par Georges Murcie

Fiche de Les possédés de Wolf 359
Titre : Les possédés de Wolf 359
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les possédés de Wolf 359
« Que s’est-il passé sur notre planète ? »
Que s’est-il produit ici, il y a longtemps, très longtemps ? Si longtemps que seul notre aîné en garde quelque souvenir, vague sans doute, et que tout ce qui nous environne a déjà subi gravement l’irrémédiable dommage de l’érosion, cette lente lime du temps qui parvient peu à peu, insensiblement, à tout corrompre, saper, détruire, effacer. Il ne reste plus que vestiges et décombres, à l’exclusion de l’ensemble complexe de machines, d’appareils et d’instruments divers qui forme la Matrice et son réseau tentaculaire soigneusement entretenu.
Qu’est devenu tout ce qui existait auparavant, de toute évidence, selon toute vraisemblance, et dont il ne reste plus que des traces ? Et tous ces ravages, toute cette désolation, sont-ils imputables seulement à l’action patiente et tenace du temps qui passe, inexorable, à cette dégradation
progressive et naturelle de toute matière ? »
Sans doute était-il normal que tout être doté d’intelligence en vînt un jour ou l’autre à se poser des questions sur ses propres origines et sur les cataclysmes qui avaient secoué la longue évolution de son espèce au cours de l’Histoire. »
Extrait de : G. Murcie. « Les possédés de Wolf 359. »
Les naufragés du temps par Georges Murcie

Fiche de Les naufragés du temps
Titre : Les naufragés du temps
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les naufragés du temps
« Par trente-sept degrés nord et trente degrés de longitude ouest, la base de Molkopekh s’étendait sur près de seize kilomètres carrés.
Pistes et installations diverses occupaient en fait la presque totalité d’une plaine circulaire blottie au fond d’une vaste dépression. Cette cuvette était située au sud-est de la Grande-Ile, non loin de la côte que l’océan mordait sans cesse. Elle était cernée par des sommets au tracé déchiqueté, assez élevés en réalité, bien que ce relief parût doux, comparé au massif montagneux qui, au nord et surtout à l’est du pays, dressait des cimes impressionnantes, si hautes qu’un feston de neige les couronnait même pendant les mois les plus chauds de l’été.
Sous la coupole de verre qui coiffait l’Édifice Pyramidal, où siégeaient la Direction de la base ainsi que divers services administratifs et la plupart des centres de recherches, Kamanzarak contemplait le paysage alentour d’un regard presque distrait. »
Extrait de : G. Murcie. « Les Naufragés du temps. »
Les hybrides de Michina par Georges Murcie

Fiche de Les hybrides de Michina
Titre : Les hybrides de Michina
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les hybrides de Michina
« Elle se redressa lentement en repoussant la couverture qu’elle avait frileusement ramenée sur
elle avant de s’assoupir.
Assise sur le lit étroit, elle jeta un coup d’œil autour d’elle. C’était devenu une sorte de réflexe, car elle ressentait toujours un peu d’appréhension à son réveil, et elle regardait alors ce qui l’entourait comme si elle redoutait de se retrouver dans un cadre inconnu. Elle savait bien pourtant que rien ne pouvait se passer ainsi, que tout dépendait d’elle en définitive ; de son acceptation. Un libre choix, vraiment, puisque aucune obligation ne la liait.
La pénombre n’était pas assez dense pour noyer tout à fait les contours des objets et des meubles
familiers. On les devinait dans la pièce, masses sombres et rassurantes.
Rassurantes…
Elle répéta le mot, eut du moins l’impression de le murmurer.
C’était vraiment contraire à ce qu’elle avait coutume d’éprouver lorsqu’il lui arrivait de s’éveiller en pleine nuit. »
Extrait de : G. Murcie. « Les hybrides de Michina. »
Les grottes de Phobos par Georges Murcie

Fiche de Les grottes de Phobos
Titre : Les grottes de Phobos
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les grottes de Phobos
« Eric Dauteuil allongea les doigts vers le petit boîtier en plastique de couleur ivoire qui, à distance, permettait de sélectionner les programmes et d’effectuer toutes les corrections de réglage nécessaires. Il actionna un bouton de manière à baisser la puissance du récepteur.
Il supportait mal le bruit. De plus en plus difficilement. Même la musique lui mettait parfois les nerfs à vif.
Les images continuèrent de défiler sur l’immense écran triface. Le son était maintenant si faible que certaines intonations devenaient inaudibles.
Il éprouvait ainsi l’impression d’assister à la projection d’un film muet.
Pas tout à fait cela, pourtant. Il s’agissait d’ailleurs d’un film en couleur, comme tous les programmes diffusés en ambiovision, ce qui rendait la comparaison boiteuse.
Sur toute la hauteur des murs de la pièce, l’écran couvrait une paroi entière et une bonne partie des deux cloisons perpendiculaires.
Une installation gigantesque, luxueuse, qui lui avait coûté une petite fortune. »
Extrait de : G. Murcie. « Les grottes de Phobos. »
Le tunnelumière par Georges Murcie

Fiche de Le tunnelumière
Titre : Le tunnelumière
Auteur : Georges Murcie
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le tunnelumière
« Luc Verneuil se redresse lentement et s’étire en bâillant.
Le soleil est haut dans le ciel, presque au midi. Intense, la lumière oblige Verneuil à cligner des yeux. Par la mince fente que ses paupières laissent entre elles, il voit l’étendue verte du pré devant lui et aperçoit, un peu plus loin, légèrement en contrebas, le miroitement des eaux du Roudèze. Tour à tour calme et turbulent, mais jamais bien large, le ruisseau court et serpente entre deux rangées d’arbres. Une saignée d’ombre et de fraîcheur au milieu de la campagne écrasée par la chaleur de ce mois de juillet.
Verneuil ébauche un sourire et masse doucement ses reins un peu courbatus. Il sent sous ses doigts l’étoffe humide de sa chemise.
A-t-on idée aussi, pense-t-il, de s’assoupir ainsi dans un pré, en plein jour, et, en outre, presque en bordure d’une rivière !
Il s’ébroue de nouveau, effectue deux ou trois flexions de la taille pour achever de s’assouplir, fait demi-tour et remonte à pas lents la pente douce du pré, en direction des ruines du Vieux Moulin. »
Extrait de : G. Murcie. « Le Tunnelumière. »