Auteur/autrice : CH91

 

Ordinator Craignos par André Caroff

Fiche de Ordinator Craignos

Titre : Ordinator Craignos (Tome 7 sur 8 – Ordinator)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ordinator Craignos

« Décembre 2302, Cité Mère, 188e arrondissement. 23 heures, par une température froide, humide, un temps brumeux, quelque part vers le milieu de l’interminable rue du Nord.
Yossy Bal, vingt-cinq ans, employée dans l’un des deux mille secrétariats à la Jeunesse urbaine de la capitale en tant que secrétaire-assistante-sociale. Célibataire. Inscrite à un cours de danse moderne et en revenant précisément à pied car logeant à moins de dix minutes de là. Seule, comme d’habitude, à emprunter cette direction des quartiers périphériques en raison de ses modestes moyens. Sa rémunération ne suffisant pas à l’entretenir avec ses parents infirmes…
Accident de glisseur sept ans auparavant. Sa mère, Loé Bal, atteinte aux jambes, contrainte de se déplacer en fauteuil électrique. Son père, Mor Bal, colonne vertébrale fracturée, également paraplégique mais avec hémiplégie du côté droit jusqu’à l’épaule… »

Extrait de : A. Caroff. « Ordinator-Craignos. »

Ordinator Ocularis par André Caroff

Fiche de Ordinator Ocularis

Titre : Ordinator Ocularis (Tome 6 sur 8 – Ordinator)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ordinator Ocularis

« Le ciel roulait des nuages noirs que le soleil perçait de plus en plus malaisément. La Cité Mère dormait depuis deux jours après la grande fête du Renouveau qui, pendant quarante-huit heures, avait maintenu les foules sous pression dans les salles de spectacle, sous les chapiteaux, dans les stades et les palais des sports.
Jadis, la guerre atomique avait ravagé la planète.
Aujourd’hui, on repartait pour ainsi dire de zéro avec la pollution atmosphérique provoquée par les usines innombrables qui cernaient littéralement la ville et ses trente millions d’habitants. Les pluies acides avaient dévasté les forêts, les prairies. Un nouveau groupement des Verts existait, mais il prêchait dans le désert, se brisait les dents contre l’armure des puissances de l’Argent.
A travers son agrandisseur, Abel 6666-4bis AG, Grand Héros de Silicon Valley, Envoyé de Irata Communication, Intermédiaire de Xeroxa-Fortunex, Vainqueur d’Attila, Tombeur de l’Organisation, etc., observait des touffes d’herbe et quelques dizaines de fourmis sur l’angle de la terrasse située au 12e niveau. »

Extrait de : A. Caroff. « Ordinator-Ocularis. »

Ordinator Criminalis par André Caroff

Fiche de Ordinator Criminalis

Titre : Ordinator Criminalis (Tome 5 sur 8 – Ordinator)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ordinator Criminalis

« Un buzzer zonzonna sourdement dans l’angle sud de la salle blindée. Une sonnerie aigre répondit et un circuit de distribution cracha une décharge haute tension qui balança un digital et mit en mouvement un clavier automatisé. Marguerite. Piou-piou-piou ! Imprimante à blanc : « Il faut tuer ABEL 6666-4bis A.G. si volonté voir aboutir projet FA-NE. Stop… Piou-piou-piou…»
Klaxon lugubre. Fin d’émission avec une flopée de floxes à l’arrivée. Silence. Pas âme qui vive à des kilomètres-lumière. La nuit sidérale. Moins 1503 degrés centigrades. 
Face cachée de la Lune.
 
Le message enregistré fut diffusé douze minutes plus tard dans le bunker Centre-Afrique de la S.S.FA-NE. Haïlé Gambialé l’écouta trois fois et ses dents incroyablement blanches grincèrent. Il commuta le visiaphone, pianota un indicatif européen sur la console d’ivoire. Buzzer. Trente secondes. Puis le visage en lame de couteau de Sistano sur l’écran. »

Extrait de : A. Caroff. « Ordinator-criminalis. »

Ordinator Érotikos par André Caroff

Fiche de Ordinator Érotikos

Titre : Ordinator Érotikos (Tome 4 sur 8 – Ordinator)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1985
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ordinator Érotikos

« C’était un énorme Biéraler 92999-009-TKZ à triple console alphanumérique et utilisant bien entendu la logique informatique. Il acceptait 900 périphériques à la fois, stockait 2 240 000 octets. Mais il pouvait acquérir une puissance quasiment illimitée grâce à une méthode d’interface surdouée lui permettant de dialoguer avec des unités à cassettes de 13 millions d’octets chacune, des imprimantes thermiques à mémoire tampon, des lecteurs de code à barres, d’extraordinaires modules horloges, des triconvertisseurs d’interface, etc. 
On l’avait dissimulé en un lieu où nul ne pourrait le découvrir, ni par déductions ni par hasard. On préparait son coup depuis plus de quatre ans, enregistrant les échecs des autres de manière à constituer la liste des actions à ne pas faire pour réussir. »

Extrait de : A. Caroff. « Ordinator-erotikos. »

Ordinator Phantastikos par André Caroff

Fiche de Ordinator Phantastikos

Titre : Ordinator Phantastikos (Tome 3 sur 8 – Ordinator)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ordinator Phantastikos

« Abel 6666-4bis (Grand héros de Silicon Valley, Envoyé de Irata Communication, Intermédiaire de Xeroxa-Fortunex, Vainqueur d’Attila, Tombeur récent de l’Organisation se tenait allongé dans la bulle de sa cellule d’habitation. 65e niveau. Au cœur de la Cité-Mère. Une énorme métropole de 30 millions d’âmes. Du béton, du béton, encore du béton…
Abel lisait un livre ancien, datant de cette époque où certains avaient le loisir d’écrire des « poèmes en prose ». Le texte était d’un écrivain mort depuis longtemps, après avoir vécu une vraie vie d’homme. Il signait Pierre Descamps, émouvait profondément Abel en ayant écrit ceci : Loin des cadastres, près des fermes de chênes rouges et des grands chevaux blancs, par un temps poilu de chaleur, les oncles bûcherons, dans une odeur d’oiseaux, de cuisses, de fusils, sont venus voir leur frère mort (…) En chemins raides, toujours à mûrir, ce furent voitures artisanales, hameaux de charrues, et dans la montagne, avec la fumée d’âtres, des entassements de troupeaux et de vallées bleues (…) »

Extrait de : A. Caroff. « Ordiinator-phantastikos. »

Ordinator Macchabées par André Caroff

Fiche de Ordinator Macchabées

Titre : Ordinator Macchabées (Tome 2 sur 8 – Ordinator)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1984
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ordinator Macchabées

« Il y a le temps de la jeunesse et celui de la vieillesse, le temps de l’amour et le temps de la haine, le temps de la santé et celui de la maladie, de l’été et de l’hiver, de la richesse et de la pauvreté.
En fait il y a un temps pour tout et on peut tout faire à condition d’en avoir le temps.
Abel 6666-4bis regardait passer le temps parce qu’il en avait le loisir. Il trouvait cela très agréable. Une feuille tomba du seul arbre de son jardin. On était cependant au début du printemps et il n’y avait aucune raison pour que cette feuille tombe. D’autant qu’elle était verte, jeune et qu’elle avait, en somme, tout l’avenir devant elle.
Abel 6666-4bis AG (pour Agent du Gouvernement) était en congé « de repos » pour quatre semaines. Cadeau du Comité des Sages après son exploit contre Attila et le directeur Jorg, alias M. Gunther. »

Extrait de : A. Caroff. « Ordinator-macchabées. »

Ordinator Labyrinthus par André Caroff

Fiche de Ordinator Labyrinthus

Titre : Ordinator Labyrinthus (Tome 1 sur 8 – Ordinator)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir

Première page de Ordinator Labyrinthus

« Terre d’acier.
Ciel de plomb.
Sur une superficie approximative de 90 kilomètres carrés. Approximative car l’acier, les connexions, les terminaux, croissaient et embellissaient chaque jour sous l’action des logiciels aux centaines de milliards de codes secrets.
Et tout cela avait commencé de nombreuses années auparavant, au xxe siècle, par rien du tout : 16 kilo-octets (ko) de mémoire vive, 26 ko de mémoire morte (dont 14 occupés par un basic intégré). Microprocesseur 16 bits (TMS 9900). Seize couleurs programmables, générateur de sons (5 octaves) et de huit bruits.
Il y avait aussi des 8 ko de mémoire vive, 6 ko de mémoire morte. Microprocesseur 8 bits (6809). Huit couleurs, générateur musical (5 octaves).
Une misère. Le néant. »

Extrait de : A. Caroff. « Ordinator-Labyrinthus. »

Madame Atomos sème la tempête par André Caroff et Michel Stephan

Fiche de Madame Atomos sème la tempête

Titre : Madame Atomos sème la tempête (Tome 19 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff et Michel Stephan
Date de parution : 2013
Editeur : Rivière blanche

Sommaire de Madame Atomos sème la tempête

  • Madame Atomos sème la tempête
  • Une écharpe de soie rouge
  • Avec les compliments de Nestor
  • La maitresse du Haut-château

Première page de Madame Atomos sème la tempête

« Le Sergent James Bundick et son adjoint Danny roulaient tous deux à bord d’une voiture verte banalisée qui n’était pas loin d’avoir atteint la date limite et ne passerait certainement pas le prochain hiver. Ils venaient de quitter la Nationale 23 et déjà les premiers reflets fantasmagoriques du désert Mojave apparaissaient devant eux. En cette chaude matinée de printemps, la brume montait du Pacifique commençant à recouvrir les faubourgs de Los Angeles.

Danny, le plus jeune des deux policiers, jeta un rapide coup d’œil à son collègue. Il se demanda si lui aussi se transformerait de la sorte dans vingt ans et deviendrait un fonctionnaire gras du bide comme le Sergent Bundick qui approchait de la retraite et ne semblait plus prendre grand chose en considération. »

Extrait de : A Caroff et M. Stephan. « Mme Atomos sème la tempête. »

Les sphères attaquent par André Caroff

Fiche de Les sphères attaquent

Titre : Les sphères attaquent (Tome 18 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1979
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les sphères attaquent

« Cela ressemblait à une bulle de savon, à cette différence près que cette sphère avait approximativement le diamètre d’une balle de tennis. Sous le soleil ardent du continent sud-américain, la bulle diffusait des teintes irisées en s’élevant au-dessus de la formidable végétation amazonienne.

Le vent soufflait légèrement de l’ouest et la bulle dérivait donc vers l’est, mais de façon rectiligne, au ras des cimes épaisses qu’elle évitait curieusement.

Dans la fantastique étendue de la forêt vierge, sous la voûte immense du ciel uniformément bleu, cette bulle n’était qu’une chose microscopique, quasiment invisible parce que transparente, une chose sans importance qui finirait fatalement par éclater sous la pression de deux courants d’air opposés, contre une branche, sous le coup de bec d’un oiseau affamé… et distrait. »

Extrait de : A. Caroff. « Les sphères attaquent. »

Mme Atomos cherche la petite bête par André Caroff

Fiche de Mme Atomos cherche la petite bête

Titre : Mme Atomos cherche la petite bête (Tome 17 sur 22 – Madame Atomos)
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1970
Editeur : Fleuve noir

Première page de Mme Atomos cherche la petite bête

« Miss Dollough ne paraissait pas son âge. À soixante-douze ans, elle n’avait évidemment plus l’allure d’une jeune fille, ni même d’une jeune femme, mais elle connaissait des « vieilles » de soixante-cinq ans qui ne lui arrivaient pas à la cheville.

Il est vrai que miss Dollough prenait grand soin de sa santé et que sa vie s’était déroulée calmement, sans heurts, sous l’autorité bienveillante d’un époux militaire de carrière qui avait trépassé quelques années auparavant. Veuve, miss Dollough, bien que fort chagrinée, n’avait pratiquement rien changé à sa façon de vivre ni à ses habitudes. La mort de son mari avait été suivie d’une pension honorable et, quand la matérielle est assurée, tout est beaucoup plus facile.

Miss Dollough avait simplement sous-loué le premier étage de sa maison à un ingénieur, marié et père de trois charmants bambins, puis, se sentant un peu seule, elle avait adopté un chat. »

Extrait de : A. Caroff. « Mme Atomos cherche la petite bête. »